Bertrand Méheust répond à Odin: Aimé Michel en savait-il plus sur les ovnis qu’il ne le disait?
Il y a un peu plus d’une semaine, un lecteur du blog a posé une question fort pertinente dans les commentaires de l’Entretien avec Bertrand Méheust, au sujet de l’ouvrage d’Aimé Michel, «L’apocalypse molle». Cette question d’Odin57, qui concernait un point précis de la pensée du «pape de la soucoupe», a été transmise à Bertrand Méheust, à qui elle s’adressait, et celui-ci y a répondu promptement (je suis entièrement responsable du délai, trop occupé ces derniers jours).
Comme la réponse de Bertrand Méheust soulève des interrogations fondamentales sur le dossier des ovnis et la communauté ufologique, il m’a semblé que la suggestion de Basile d’en faire un nouveau billet était pleinement justifiée.
Par la même occasion, les commentaires de ce billet pourraient devenir le lieu d’un débat fondamental sur le dossier des ovnis, la valeur des témoignages, la notion de preuve en ufologie, l’hypothèse voulant qu’il y ait une pensée ou une intention derrière le phénomène ovni, etc.
Et pour ceux et celles qui le voudraient, on pourrait également y discuter l’impact négatif que peut avoir le channeling et autres soi-disant contacts avec d’hypothétiques extraterrestres. La journée est particulièrement bien choisie pour cela car, dans quelques heures, même les croyants les plus enthousiastes devront se rendre à l’évidence que l’ovni du 14 octobre 2008 de Blossom Goodchild et d’autres prétendus médiums n’était en réalité qu’un canular de plus, une autre supercherie extrêmement nuisible pour l’ufologie sérieuse.
Mais commençons par le commencement. Voici donc la question d’Odin57 et la réponse de Bertrand Méheust.
Question d’Odin57: (Extrait de L’Apocalypse molle, d’Aimé Michel)
«Mais il y a plus grave. Depuis longtemps, il incitait les ufologues à se méfier d’une recherche qui pourrait bien se révéler «la plus dangereuse de toute». Vers 1980, cette intuition se précise et se confirme. Il ne se prend pas à douter de la réalité des ovnis et de leur origine supra humaine, comme le font à l’époque certains ufologues, il s’inquiète plutôt de l’aspect labyrinthique et indécidable de la question (…) Pour caractériser la nature du problème auquel nous sommes confrontés, il reprend souvent une formule de Pascal: à ses yeux, les ovnis sont des «vérités déguisées en mensonges». Et il me répète : «je hais les vérités déguisées en mensonges».
Que cachait, sous cet énoncé apparemment énigmatique, la pensée d’Aimé Michel à propos «d’une recherche qui pourrait se révéler la plus dangereuse de toute» et «d’une vérité déguisée en mensonge»?
Réponse de Bertrand Méheust: Je crois qu’il faut laisser à Aimé Michel sa zone d’ombre, et ne pas scruter chacun de ses propos comme une vérité révélée. Il a poursuivi plus loin que la plupart la réflexion sur un sujet encore vierge, et il s’est retrouvé dans un labyrinthe de questions sans réponse.
Quand il parlait de la recherche «la plus dangereuse de toutes», il pensait sans doute à tous ces gens qui se sont perdus dans l’ufologie (s’il revenait aujourd’hui, il pourrait méditer sur la pertinence de sa formule!) Il pensait sans doute aussi à son aventure personnelle, à son orthoténie par exemple, qui s’est révélée une illusion.
La question des ovnis est suffisamment étayée pour que l’on ne puisse pas rejeter le dossier. Mais elle ne l’est pas assez pour que l’on puisse déboucher sur une certitude quelconque. On ne peut plus se débarrasser de la question, mais il est très difficile de la penser sans tomber dans des illusions projectives, voire dans une forme ou une autre de paranoïa.
Toute connaissance humaine est déjà, à des degrés divers, une interprétation, on apprend cela aux élèves de terminale. Mais quand l’esprit humain se porte sur «les bords du réel» (selon l’expression de Jacques Vallée) l’interprétation devient parfois délire, la raison engendre des monstres.
Aimé Michel savait cela et il en avait peur. Il proposait donc comme contre-mesure son «tout envisager et ne rien croire». C’est un beau principe, mais que l’on ne peut jamais mettre totalement en pratique. Les textes que j’ai publiés montrent qu’Aimé Michel lui-même croyait, et voulait croire, en un certain nombre de choses. Ainsi, quand il parlait de «vérités déguisées en mensonges», en reprenant la formule de Pascal, il s’avançait trop, à mon avis, sur la nature du phénomène ovni; il allait au-delà de ce que l’état réel du dossier nous permet de tenir pour assuré.
Il voulait dire, je pense, qu’il y a bien une pensée derrière le phénomène. Que cette pensée nous transcende. Mais qu’elle se manifeste à nous munie de sa propre réfutation, de manière à ce que l’on ne puisse jamais tenir sa réalité pour assurée. (Les inventeurs d’Ummo avaient repris cette idée, puisque les Ummites, à plusieurs reprises, écrivent à leurs correspondants: «Ne nous croyez pas»!) Au fond, il pensait que l’histoire était hantée, que quelque chose nous poussait, c’était son côté «gothique».
Fin de la réponse de Bertrand Méheust.
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Lire aussi:


26 décembre 2008 à 6:38
Je viens de penser à un truc. Le scepticisme existe peut-être parce qu’au fond, ca flatte l’égo de se penser moins ignorant que la moyenne de nos concitoyens. Un élitisme socio-intello-ego-trip en quelque sorte, au même titre que les conspirationnistes, les adeptes des sectes, les initiés du Secret, les millénaristes, les ésotéreux et autres dompteurs de zorbes. Je fais un parallèle avec le fameux » carré noir sur fond blanc » par le célèbre peintre nullissime Piet Mondrian, qui avait été encensé par la critique: une véritable bande de cons à mon avis. Qu’importe; eux avait su voir au delà de la vision médiocre des gens ordinaires sans culture… Ils savent et les autres ne savent pas. Ca vous rappelle rien? Peu importe les inepties véhiculées, il suffira d’y assortir la bonne définition, et le commun des mortels n’y verra que du feu.
26 décembre 2008 à 6:55
J’ai quand même failli à quelques reprises à ma vocation rationaliste en soucoupisant à quelques reprises ma belle-mère, dont les robes grotesques de couleurs criardes enveloppant 100 kilos de suif de même que sa voix semblable à un PC speaker interne ont déclenché une méprise complexe de type 31, un soir de beuverie. Il y a un fond sceptique en moi, je le sens…
26 décembre 2008 à 11:05
Excellent ! La belle mère !
Bon réponse en image c’est trop long sinon:
http://img126/imageshack.us/img126/6548/snap1ve6.jpg
http://img117/imageshack.us/im.....ap2sh5.jpg
26 décembre 2008 à 11:07
Sinon jeanmarc.donnadieu@orange.fr
ou
nemrod34@orange.fr
Je te donnes mon téléphone on se comprendras sûrement mieux.
26 décembre 2008 à 16:20
Nemrod34: Les liens du post 56 ne fonctionnent pas. C’est un complot du gouvernement secret.
4 mars 2009 à 17:57
à propos de la phrase d’Aimé Michel :
la recherche sur les OVNIS est peut-être la plus dangereuse qui soit …
Cette phrase enigmatique signifie peut-être que le phénomène OVNI est menteur car il utilise l’inconscient et les émotions des témoins …
Un peu comme le faisait le diable du moyen-age afin de faire perdre le bon sens spirituel des humains …
Une explication toute simple mais plausible face à des OVNIS diaboliquement destructeurs de sens … et d’individus fragiles .
C.G JUNG voyait des archétypes derrière ces OVNIS , il n’osa pas parler de Satan en tant que psychiatre un peu scientifique !
Alors restons trés prudents et trés distants face à ce phénomène OVNI absurde et dénué de SENS !!!
5 mars 2009 à 2:05
Très bien le coup du moyen age, tes suppositions sembles tout droit sorties de là …
Je crois que les ovnis peuvent dangeureux pour la raison.
28 février 2010 à 9:35
Le phénomène OVNI fait figure d’opportunité irremplaçable pour constater le registre spontané (et donc insaisissable) dans lequel se situe la production mentale du cerveau humain. Il « voit » ce qu’il y a à percevoir, en fonction du focus conceptuel dont il est capable du fait de sa structure organique. Il est comme un poste radio capable de capter une gamme limitée de fréquences (hertziennes) et aucune autre; il peut les décoder pour les reproduire sous forme de sons, en fonction du système de production sensible associé au récepteur/démodulateur. Le système nerveux de tout être vivant et le cerveau humain plus précisément, est conçu pour cette fonction de réception-production, sensorielle et subjective en toute méconnaissance de le faire. L’homme « pense » qu’il est impliqué à un niveau intentionnel dans ce mécanisme alors qu’il fait figure d’organisme apparemment créé et dévolu à cette tâche; il est un instrument qui s’ignore. La preuve en est que selon les époques, ce qui change ce sont les thèmes et formes de la production mentale mais non leur nature qui reste toujours fonction des structures qui la sous-tendent. Le cerveau d’un homme du paléolithique produit des dessins sur une paroi, des croyances quant à l’univers qui l’entoure, de la manière dont il le fait encore aujourd’hui. Ce qui change vient de la sédimentation progressive des idées mais non de l’idéation; c’est la technique ou la fonction qu’elle remplit mais pas la compétence dans la figuration picturale. Le cerveau humain est voué à produire de l’humain, à la manière… humaine et rien que cela. D’où l’impossibilité structurelle pour lui de décoder un phénomène qui non seulement n’est pas de son registre cognitif, mais qui de surcroît semble être décidé par un intention autre que la sienne. Tout se passe en matière d’ovni comme si l’être humain était agit de l’intérieur pour le confronter à quelque chose dont il est sans le savoir, structurellement le porteur; comme un ordinateur ne sait pas qu’il peut « produire » des opérations complexes, des images de choses inconnues, dans ses circuits ou sur son écran.Et de plus quand il les constate, il les postule extérieures à lui. Tout comme on ne voit pas sa propre subjectivité, on est ignorant de ce que sa propre humanité impose de vécu ordinaire à soi-même.
Tout se passe alors comme si le monde n’appartenait pas au domaine physique (au sens scientifique donné à ce terme), mais à celui de la psychologie (certains diront de la parapsychologie, mais cela ne change rien). Ou alors c’est la physique qui est une des branches de la psychologie, dans le sous-groupe des processus auto-génératifs/suggestifs, qu’un intégrisme intellectuel ancestral a relégué pour faire plus sérieux, par-delà le mur de Berlin de la métaphysique. [On dirait que lorsque les Elohim convoquent l'adam devenu loquace, pour qu'il nome les êtres vivants de son environnement, c'est comme s'ils voulaient vérifier la compétence discriminante de leur créature et du coup ce que cette "machine à concevoir" allait produire comme réalité nouvelle (Gen 2:20). Une sorte de test psychotechnique de recrutement avant embauche, en quelque sorte. Apparemment, le résultat les a beaucoup amusés, du moins au début...] Ce qui est important dans cette histoire, c’est que la scène semble indiquer que les créateurs présumés de l’homme s’attendaient à une pareille production subjective, comme s’ils avaient déjà procédé à une telle expérience à un autre moment, ailleurs ou avec d’autres êtres créés. « On y est, voyons voir ce dont est capable notre dernier modèle de bipède corticalisé fait maison. » Ce qui les intéresse, c’est donc ce que le décodage ou l’interprétation du réel va être, quand il passera au travers du filtre du subjectivisme (le soft) des structures cérébrales choisies pour réaliser la « carte mère » de l’adama. Le « hard » lui, est toujours le même, ça il connaissent puisqu’il ont apparemment le même, ce n’est que cuisine génétique et chimie du carbone.
Il est intéressant de constater où l’homme en est arrivé à ce point-ci de sa capacité à complexifier son rapport au réel par le truchement de la technologie. Celle-ci, malgré ses aspects spectaculaires n’a toujours permis à ses promoteurs que de creuser toujours et encore le même sillon d’une règle séparative qui dit: « je scinde pour mieux comprendre ». ( »Et accessoirement, quand un grumeau me résiste, il me reste encore la possibilité de croire. ») Ci-après, un lien pour une illustration de ce qui nous attend en matière de technologie quand elle ambitionne de supprimer peu à peu toute interface entre ce qui est perçu et celui qui perçoit, comme si c’était une garantie d’appréhension plus certaine des phénomènes. http://www.youtube.com/watch?v.....re=related
Le virtuel intégré à la physiologie des fonctions sensorielles comme alimentation ordinaire du (même) monde.
En conséquence de ce schéma volitionnel des créateurs de l’homme, l’émergence de la conscience est aussi peu remarquable que l’apparition de la préhension tactile chez les hominidés. Ce sont les nécessités de la distinction élective humaine qui fait que la conscience devient du fait de cet attribut un phénomène mystérieux. Sans cette vision sentimentale que l’homme a tendance à manifester pour lui-même, la conscience ne serait qu’un outil de l’évolution, voire même un fonction biologique concourant à élever sa compétence à survivre; au même titre que n’importe quelle autre fonction organique réputée vitale pour un organisme vivant. Les ours ont des griffes, les lions des muscles et des crocs, l’homme a un cerveau qui sécrète la conscience, l’amour, l’humanisme, Dieu, la psychanalyse, l’ONU, la civilisation des loisirs, etc. Toute la production humaine est entachée d’une constante anthropologique, qui la rend à usage strictement humain, mais surtout qui le prive de pouvoir expérimenter sa présence au monde autrement qu’à la manière humaine. Être conscient de soi, n’est-ce pas braquer un projecteur sur sa personne, sa destiné, sa place, son propre phénomène? Et quoi de plus utile pour sortir de son anonymat et de finalement rassurant, face à la ronde céleste des galaxies indifférentes.
Maintenant la question est de savoir si cette compétence insigne à se sentir être soi, faisait partie du cahier des charges des créateurs de l’homme? A considérer les reproches qui lui ont été faits dès le commencement, il semble que la manifestation d’une conscience de soi l’ait plutôt rendu insupportable à ses créateurs. Du reste n’a-t-il pas été prié de partir de l’Eden dès qu’il a commencé de manifester des prétentions supérieures à celles qui lui avaient été initialement reconnues? ( »l’arbre de bien et mal » et tout le tintouin) et finalement d’avoir été balayé par une vague diluvienne de la surface du globe? (Aujourd’hui, on nous annonce que c’est le soleil qui fait des siennes! Putain de cosmos! comme ne dirait sûrement pas Hubert Reeves.)
Les ovnis apparaissent à l’intérieur de ce cadre préformaté, comme quelque chose de voulu, sensoriellement déterminés, dont l’intention originelle se situe à l’extérieur du cerveau qui les objective et qui fait figure d’opérateur en même temps qu’il est le lieu de leur avération.
Il semble que la préoccupation récurrente des « entités » qui semblent « graviter » dans la périphérie des hommes ait été de tout temps de manifester leur présence de manière plus ou moins concevable par les témoins. Il se pourrait bien que les crops circles n’aient d’autre fonction de manifester pareille permanence par la manifestation de formes signifiantes, parfois d’une beauté à couper le souffle et de plus en plus complexes, que la nature ne saurait produire spontanément. Force est de constater que s’il en est ainsi , l’homme ne pourra que décevoir encore et toujours les auteurs de ces messages, puisque tout ce qu’il sait faire, fidèle à lui-même depuis des millénaires apparemment, c’est discourir en rond sur leur authenticité et spéculer à l’infini quant à leur signification qui ne serait alors, rien d’autre qu’un: « Coucou! On est là! »
28 février 2010 à 10:23
Là, le ventilo est battu à plate couture….
28 février 2010 à 10:32
Et pour la vidéo portée par Serenius, la prochaien fois il faudra qu’ils soiten plus rigoureux dans le trucage (l’image projetée sur le dos de la main par exemple c’est pas terrible)
28 février 2010 à 10:38
» mais qui de surcroît semble être décidé par un intention autre que la sienne. »
Et ça c’est pas du cognitif ?
C’est comme ça que tu le perçois, mais s’il n’y avait simplement aucune intention ?
« Tout comme on ne voit pas sa propre subjectivité on est ignorant de ce que sa propre humanité impose de vécu ordinaire à soi-même. »
C’est exactement ce que tu es en train de faire.
« Ce qui est important dans cette histoire, c’est que la scène semble indiquer que les créateurs présumés de l’homme »
Créateurs présumés par qui ?
« En conséquence de ce schéma volitionnel »
Ça veut dire quoi ça ?
« Il semble que la préoccupation récurrente des « entités » qui semblent « graviter » dans la périphérie des hommes ait été de tout temps de manifester leur présence de manière plus ou moins concevable par les témoins. »
Pour toi pas pour moi…
« Il se pourrait bien que les crops circles n’aient d’autre fonction de manifester pareille permanence par la manifestation de formes signifiantes, parfois d’une beauté à couper le souffle et de plus en plus complexes, que la nature ne saurait produire spontanément.
Force est de constater que s’il en est ainsi , l’homme ne pourra que décevoir encore et toujours les auteurs de ces messages, »
Les crops circle sont faits par des humains.
http://cnegu.info/manuals/cropscirclesveritesetcontreverites.pdf
Tu sais comment ça s’appelle ce que tu fais là ?
http://charlatans.info/blablator.html
Exemple :
« Je mange des pâtes sur la table. »
Deviens:
« Il est de notoriété publique qu’une rupture des énergies est une sorte d’agencement machinique qui à travers ses diverses composantes, arrache sa consistance en franchissant des seuils ontologiques et d’irréversibilité non linéaires et je ne vous apprendrai rien en vous disant que la médecine holistique est une singularité-évènement correspondant à des séries hétérogènes qui s’organisent en un système ni stable ni instable.
Ainsi il est un fait à prendre en compte que la biosphère ou la mécanosphère, accrochées sur cette planète, focalisent un point de vue d’espace de temps et d’énergie, elles tracent un angle de constitution de notre galaxie.
Les pâtes que je mage sont en relation. »
28 février 2010 à 12:55
serenius a écrit (plein de choses)
Je m’interesserai simplement à la réaction de nos deux compères, l’un parce que la seule chose qu’il a compris c’est qu’il ne comprenait rien, l’autre parce que les seules choses qu’il comprend c’est deux mots inscrits dans un cercle.
Avec ça, longue vie au scepteucisme
!
28 février 2010 à 14:47
Est-ce que Nemrod prend bien son traitement? Il semble faire de la mauvaise bille ce garçon et elle va finir par lui remplir le sang. Quel dommage! Un esprit si profond. C’est à pleurer de chagrin toute cette souffrance! Alors qu’il y a sûrement quelque part quelqu’un pour l’aimer, sûrement, j’en suis certaine, même quelqu’un comme lui.
[Volitionnel: de volition = volontaire = résultat d'une volonté.] J’ai fait la recherche rien que pour toi. Si c’est pas de l’amour ça!
Note de JC: merci de toujours utiliser le même pseudo, ça facilite les échanges de savoir à qui on parle. Alors, Serenius ou Babette?
1 mars 2010 à 4:17
Merci, au moins j’ai appris un mot.
Question: à quoi ça sert d’être si hermétique et chiant (autant de motS là où une phrase simple suffirait) ?
1 mars 2010 à 15:39
De rien.
C’est ce que Joseph II (l’empereur d’Autriche) a dit un jour à Mozart: »Il y a trop de notes dans votre opéra ». Ce à quoi Mozart a répondu: « Il y a juste les notes qu’il faut ». C’est toujours pareil, quand on ne comprend pas quelque chose, on accuse la chose, et on voudrait au moins qu’elle soit plus courte. C’est une affaire de confort intellectuel. L’être humain est ainsi fait et dans son histoire les exemples abondent. Giordano Bruno en a fait les frais. Il suffit d’écouter « Le Masque et la Plume » le dimanche soir sur France Inter à 20h, pour s’en convaincre: le même film/roman/pièce, fait s’entre-étriper les « critiques » qui sont pourtant des professionnels bien élevés! C’est exactement en vertu de ce même type d’intolérance, liée à la préservation de son inestimable confort intellectuel, qu’il se trouve toujours des gens pour considérer Mozart comme hermétique et chiant.
Pour moi, ce qu’à écrit Sérénius est d’une totale limpidité. Chaque mot me parle et me renvoie à des lectures faites, des conversations échangées, des pensées que j’ai eu qui sont autant de références vivantes. Un foisonnement. En particulier, il m’est revenu à l’esprit la préface de la réédition de Science-Fiction et Soucoupes-Volantes » de Bertrand Meheust, que j’avais lu il y a deux ans. Et ça m’a donné envie de la relire. C’est vraiment très pertinent et intelligent.
1 mars 2010 à 15:54
Babette, vous ne semblez pas avoir lu ma note précédente (au bas de votre commentaire), dans laquelle je vous demandais de choisir un pseudo et de le conserver. Il appert que les pseudos Serenius et Babette sont connectés avec la même adresse IP. Il y a donc deux possibilités: il s’agit de la même personne (qui devient du coup un troll), ou alors ce sont deux personnes distinctes qui utilisent le même ordinateur. Je crois que des précisions s’imposent, surtout après les éloges que vous adressez aujourd’hui à Serenius.
1 mars 2010 à 15:55
» C’est toujours pareil, quand on ne comprend pas quelque chose, on accuse la chose, et on voudrait au moins qu’elle soit plus courte. »
Je paraphrase :
C’est toujours pareil, quand on veut en mettre plein la vue, on met de pleins de mots après ouvert ouvert un dico et cherché les mots rares.
Ainsi celui qui me lit se dit que je suis savant, alors qu’en fait je sors des conneries énormes et sans queue ni tête.
C’est ce qu’on appelle le parlé charlatan.
» Giordano Bruno en a fait les frais. »
Bruno, gallillée et d’autres étaient des scientifiques, c’est des croyants qui leurs cherchés des poux dans la tête, c’est définitivement le mauvais exemple et le mauvais argument…
« Pour moi, ce qu’à écrit Sérénius est d’une totale limpidité. »
C’est drôle ce qu’écris nemrod4 est d’une totale limpidité pour NEMROD34? C’est fou non?
Bon sinon , des arguments ? Solides vérifiables ? E pas ton ressentis dont tout le nde se fout totalement ?
C’est un truc de zozo de ce prendre pour le centre du monde ? Que son avis dépasse tous les arguments solides qu’on pourrait avancer ?
Tu fait du parlé de charlatan, tu t’écoute parlé et te délecte de te relire, visiblement tu as besoin de spectateur, sauf que tous n’apprécient pas le spectacle…
Des béotiens sûrement, il ne peut en être autrement …
Le pire c’est que s’il y avait un championnat du monde du style de zozo tu serais dans les 300 quelque chose, il y a bien plus talentueux…
1 mars 2010 à 16:33
Pas bien compliqué JC: il se trouve que Babette vit avec Serenius. Il n’y a donc pas de procès verbal à distribuer
ce qui est tout à leur honneur.
Longue vie à mes frères et soeurs !
1 mars 2010 à 16:36
« Le parlé charlatan »
Mon pauvre gars ! connais-tu le « parlé-pour-ne-rien dire » ?
Que tu ne comprennes pas c’est une chose, que tu l’étales sur ton pain c’est moins glorieux.
1 mars 2010 à 17:00
Ah bon, Orphée? Des amis à vous?
1 mars 2010 à 17:44
A moins que Babette/Serenius souffre d’un dédoublement de la personnalité. Ça existe. J’ai un voisin comme ça: il est persuadé d’être un grand mécanicien!
1 mars 2010 à 20:14
Pas du tout JC, je fais simplement de la voyance
2 mars 2010 à 5:17
« connais-tu le « parlé-pour-ne-rien dire » ? »
Oui puisque je prend la peine de te lire toi et d’autres …
6 juin 2010 à 14:19
Bonjour à tous
Je viens de découvrir ce blog. Ma parole, ce sont les Pléiades ! Une telle élévation de pensée n’est pas courante de nos jours. Mais parmi l’assemblée distinguée des intervenants, j’ai dépisté un intrus, un cyborg infiltré ; je peux même affirmer qu’il s’agit d’un Nemrod modèle 34. Ce modèle périmé avait à l’origine été conçu dans le but d’assurer le maintien de l’ordre, en rattachement au ministère de l’Amour dès 1984. En raison de sa chronique propension au zèle, accompagné d’accès de fébrilité incontrôlable, la production en série du 34 fut rapidement abandonnée. Celui qui sévit ici est à l’évidence un exemplaire ayant échappé à tout contrôle, confirmant ainsi le diagnostic qui conduisit à sa désaffectation.
Pour le neutraliser, il suffit, à l’instar du brillant quoique emphatique Serenius, de le confronter à un discours complexe, excédant de loin ses facultés cognitives, ce qui produit inévitablement un bug dans ses circuits. Voilà !
Salutations ufologiques
LEMCUS
8 juin 2010 à 11:52
@ Serenius
Bon, plus sérieusement [ N'écoute pas, vilain robot ] vous écrivez : « Tout se passe en matière d’ovni comme si l’être humain était agit de l’intérieur pour le confronter à quelque chose dont il est sans le savoir, structurellement le porteur; comme un ordinateur ne sait pas qu’il peut « produire » des opérations complexes, des images de choses inconnues, dans ses circuits ou sur son écran.Et de plus quand il les constate, il les postule extérieures à lui. »
Si j’ai bien compris votre langue étincelante mais tout de même un peu ampoulée, vous estimez que l’imaginaire humain « sécrète les OVNI, postulant à nouveau la vieille thèse du poltergeist collectif, à laquelle, vous devez le savoir, on peut opposer des arguments embarrassants. Mais plus loin, vous écrivez : « Il semble que la préoccupation récurrente des « entités » qui semblent « graviter » dans la périphérie des hommes ait été de tout temps de manifester leur présence de manière plus ou moins concevable par les témoins. »
Il faudrait savoir ! Voilà que vous leur prêtez maintenant une autonomie (que je leur ai donnée depuis des lustres). Il serait souhaitable que vous vous exprimiez sur ce point crucial, d’autant que votre intervention était pour le moins captivante…
LEMCUS