Entretien avec Bertrand Méheust, au sujet de l’ouvrage d’Aimé Michel, «L’apocalypse molle» - Blog du paranormal et de l'insolite

Entretien avec Bertrand Méheust, au sujet de l’ouvrage d’Aimé Michel, «L’apocalypse molle»

Rédigé par Basile le — Publié dans OVNI, Paranormal

«La soucoupe volante, le psi, toutes ces lanternes, sont en fait des sous-produits et des prétextes faciles. Mon vrai sujet de réflexion, depuis l’âge de 14-15 ans, c’est le devenir, je ne dis pas de l’homme, mais de la pensée, brièvement et localement incarnée sous une forme plus ou moins arbitraire dans la bête verticale et quaternaire de la troisième planète de Sol. J’ai beaucoup plus réfléchi à la paléontologie du Genus homo et aux limites de la raison qu’à n’importe quoi d’autre.»
- Aimé Michel (lettre du 14 mai 1980 adressée à Bertrand Méheust)

Bertrand Méheust est un philosophe et docteur en sociologie, membre du Comité Directeur de l’Institut Métapsychique International. Il a commencé par s’intéresser à l’ufologie avec une approche originale, puis il a fait l’histoire de la métapsychique dans sa thèse sur le somnambulisme lucide et la médiumnité (1999).

Dans un livre récent basé sur sa correspondance avec Aimé Michel (L’apocalypse molle), Bertrand Méheust revient sur ce que lui a apporté ce philosophe inclassable. Ce dernier, décédé en 1992, a laissé de nombreux écrits dispersés ouvrant à une compréhension profonde de l’être humain, à la lumière de toutes les données scientifiques de son temps, et même les plus marginales.


(Photo: Bertrand Méheust (à gauche) et Aimé Michel (à droite) photographiés en 1981.)

L’apocalypse molle est enfin l’ouvrage qui permettra à la fois de saisir la synthèse de quelques unes des intuitions profondes d’Aimé Michel, et de découvrir un penseur au style détonnant. Avec des contributions de Jacques Vallée, Bertrand Méheust, Marie-Thérèse de Brosses et Geneviève Beduneau, L’apocalypse molle est définitivement un ouvrage destiné aux nouvelles générations.

(Dans l’entretien qui suit, les questions de BlogParanormal.com sont en caractères gras.)

Qui fut pour vous Aimé Michel?

Bertrand Méheust: Je lui ai écrit pour la première fois en janvier 1972, puis je suis allé le visiter peu après à Saint Vincent. Il était à l’époque un des seuls ufologues capables de replacer la question des ovnis dans son contexte scientifique et philosophique. Puis, quand je l’ai mieux connu, j’ai découvert un homme et un penseur qui débordaient l’idée que l’on s’en faisait dans les milieux ufologiques.


Pour répondre à votre question, il a été pour moi un des rares philosophes que j’aie rencontrés. Il y a en France des milliers de professeurs de philosophie, qui exercent une profession respectable, mais il y a très peu de philosophes. Être un philosophe, c’est développer une manière de vivre et de questionner le monde qui est immédiatement perceptible par tous ceux qui y sont réceptifs. Cela se sent, c’est presque physique. Quand on en rencontre un, et que l’on a la capacité de s’en apercevoir (ce qui n’est pas forcément donné à tout le monde, mais tout le monde n’est pas doué pour les maths et la musique), on ne s’en remet jamais complètement.

Je tiens à profiter de l’occasion pour rappeler un point qui me paraît important, quitte à déplaire à beaucoup de gens: l’ufologie que j’ai connue dans les années soixante-dix n’avait pas grand chose à voir avec celle d’aujourd’hui, qui a été ravagée par Internet. Elle était tendue vers les grandes questions, elle ne se perdait pas dans l’anecdote et les mythologies dégradées, ou dans la pure description empirique. Aimé Michel était un de nos phares. Il est difficile aujourd’hui de restituer l’excitation que ses articles produisaient à l’époque sur certains jeunes ufologues, dont j’étais. Nous achetions Planète, ou la Flying Saucer Review rien que pour le lire.

Ce livre semble être un projet que vous poursuivez depuis 1979. Michel en parle comme la «vraie révolution philosophique», le «Cogito revisited», la «Charte du Nouveau paradigme». Il y a même une lettre touchante (du 28 mars 1981) où il assimile ce projet à un «quelque chose de grand» dont quelqu’un lui a dit qu’il serait porteur, et que vous  incarneriez vous aussi. Pourriez-vous nous éclairer sur ce projet? Quel fut son destin?

Bertrand Méheust: Ce livre ne prétend évidemment pas être le «Cogito revisited»! Dans la formule que vous citez, Aimé Michel indique, avec son humour au deuxième degré, la voie que selon lui la pensée devrait suivre, compte tenu du développement des sciences. Il pratiquait sans cesse l’ironie, et tout ce qu’il écrivait et disait pouvait s’apprécier à plusieurs niveaux. Ainsi, dans la lettre que vous citez, il me propose à brûle pourpoint de réécrire avec lui le Discours de la méthode, comme cela, entre la poire et le fromage, comme si c’était simple et évident, et tout à fait à notre portée.

Pris au premier degré, c’est évidemment exorbitant. Mais cela doit se lire à deux niveaux. Au premier niveau, cela veut dire: «je préfère discuter de ces questions avec un étudiant, avec un maître auxiliaire de philo comme vous, plutôt qu’avec certains de vos collègues agrégés qui vous regardent de haut, parce que vous n’êtes pas encore formaté. On les considère comme des philosophes, et pourtant il y a un ordre de questions qui leur échappe totalement.» Et au deuxième niveau, cela veut dire: «Voilà la tâche pour la pensée, voilà ce qu’il faudrait faire». En fait cette sortie est une charge contre la pensée dominante de l’époque, qui avait totalement perdu de vue la nature et le cosmos au profit de la politique. Il faut apprendre à lire Aimé Michel, il dit rarement ce qu’il semble dire.

Pour ce qui concerne l’allusion au «quelque chose de grand», je dois préciser que j’ai hésité à publier ce texte, et que finalement j’ai décidé de ne rien censurer. Aimé Michel me rapporte une remarque faite par un prêtre à une personne de sa connaissance. Le prêtre en question avait une réputation de visionnaire. Il aurait eu en rêve la révélation qu’Aimé Michel (qu’il n’avait jamais rencontré) était porteur de «quelque chose de grand».

Alors, évidemment, quand il apprend cela, Aimé Michel s’étonne, il cherche à échapper à la sentence de l’oracle. Et il essaie de me refiler le bébé. Il aimait bien (comme Socrate) affirmer qu’il ne savait rien ou pas grand chose, et il oscillait parfois entre une mégalomanie au deuxième degré et une humilité qui pouvait confiner à la dépression. Cela tient, je crois, à ce qu’il percevait nettement la différence entre le questionnement auquel il était accroché, et ce qu’il pouvait en faire, lui, Aimé Michel, compte tenu de son passé, de sa santé défaillante, du temps qu’il lui restait à vivre, etc.


Et je crois bien, puisque je suis aussi en cause, qu’il m’a refilé cette attitude: concernant le questionnement auquel je suis attaché, je suis relativement immodeste. Mais s’agissant de ce que je peux en faire, moi, Bertrand Méheust, je connais mes limites, et je ne me raconte pas d’histoires.

Je dois ajouter qu’Aimé Michel avait tendance à surestimer mes capacités philosophiques (qui étaient fort maigres à l’époque) tout simplement parce que j’étais le seul de ma confrérie à l’avoir contacté. Sa réputation de «pape de la soucoupe» faisait immanquablement fuir les philosophes «sérieux» et il en souffrait sans vouloir l’avouer. Si je n’ai pas fui, c’est parce que j’étais encore un étudiant immature et que j’avais eu (si l’on peut dire) la chance de mal engager mes études, ce qui m’avait permis d’échapper au formatage de l’époque.

Quant à l’étrange destin de ce livre, je le raconte dans Le veilleur d’Ar Men [NDLR: l’essai de Bertrand Méheust occupe les 100 premières pages du livre]. À l’origine, c’est Simone Gallimard qui m’avait suggéré d’écrire un livre sur Aimé Michel, parce qu’elle était fascinée par l’homme et l’écrivain. Il avait décliné la proposition mais proposé que nous fassions un livre ensemble. La vraie raison de cette décision est triviale mais touchante et je peux la dévoiler car il a prescription: il s’agissait de me procurer un peu d’argent et une raison sociale, car à l’époque j’étais chômeur. Ensuite, il s’est pris au jeu et m’a envoyé ses lettres.

Nous avons alors conçu l’idée d’un livre en trois volets: ses lettres, mes réactions à ses lettres, et sa réponse à mes réactions. Mais le projet s’est envasé, en grande partie à cause de la dégradation de sa santé, et de mon départ pour la coopération en Algérie. Je me suis donc retrouvé après sa disparition avec un livre avorté, et j’ai finalement compris que je ne pouvais garder ces textes pour moi.

Quelle place prend le paranormal et l’ufologie dans la pensée d’Aimé Michel, lui qui fut surnommé «le pape de la soucoupe»?

Bertrand Méheust: Elle est bien moins grande que l’on ne le croit. C’est un thème qui revient souvent dans nos échanges épistolaires: il en a marre d’être le pape de la soucoupe, de traîner ces casseroles; la soucoupe, la parapsychologie, étaient pour lui des exemples, certes pertinents, des ouvertures de la pensée de demain. Mais il s’intéressait bien davantage à d’autres sujets: à la physique quantique, à la paléontologie, sa vraie spécialité, à l’éthologie, à l’histoire antique, etc.

Entre nous, il y avait un accord implicite: ne jamais parler des soucoupes, sauf brièvement et de manière allusive. Je crois qu’il me savait gré de ne pas le tanner avec ces questions. Il m’a toujours affirmé n’avoir jamais consacré plus de 10% de son temps aux ovnis, et je crois qu’il disait vrai.

Lisez le livre présenté, édité et annoté par Jean-Pierre Rospars (La clarté au coeur du labyrinthe), qui compile les articles publiés deux fois par mois par Aimé Michel dans France catholique entre 1970 et sa mort en 1992: vous serez frappé de la variété des sujets abordés, de l’énorme travail de lecture et de réflexion que cela représentait, et de la rareté des articles consacrés aux ovnis et à la parapsychologie. Mais il n’en demeure pas moins que le thème des ovnis a diffusé dans toute sa pensée.

Comment Aimé Michel a-t-il compris votre parallèle entre la science-fiction et les ovnis?

Bertrand Méheust: Au début il en faisait grand cas, y voyait même une «bombe», il lui donnait une importance exagérée, et il s’efforçait de me faire de la pub auprès des plus grands, comme Jean Guitton.

Et pourtant,  je crois qu’il ne l’a pas compris, ou du moins qu’il ne l’a pas compris comme moi. Je me suis efforcé de montrer dans Science-fiction et soucoupes volantes qu’il ne fallait pas interpréter cette coïncidence comme un acte prophétique de la science-fiction, et pourtant, finalement, je crois que c’est ce qu’il a retenu: relisez sa préface à mon livre de 1978, vous verrez que c’est ce qu’il comprend. C’est ce qu’il avait envie de comprendre.

À la fin de notre correspondance, vers 1990, quand le courant sceptique se développe en s’alimentant en partie à mon livre (malgré moi, je le précise) il prend même ses distances avec ma thèse et dans certaines lettres on le voit se demander à son tour si je n’ai pas forcé ou construit la coïncidence. Finalement ce livre n’a guère été compris à l’époque, même par celui que j’admirais le plus. (Pour savoir ce que j’en pense aujourd’hui, voir la préface que j’ai donnée pour la réédition de Science-fiction et soucoupes volantes aux éditions Terre de brume en 2007.)

Dans votre livre, vous cherchez à établir le profil philosophique d’Aimé Michel, en le situant la famille des «néopascaliens», et en le faisant dialoguer avec d’autres philosophes comme Raymond Ruyer. Mais n’est-ce pas trop tirer Aimé Michel du côté des philosophes?

Bertrand Méheust: Cela dépend ce que signifie le «le tirer du côté des philosophes». Si par là vous voulez dire «l’assimiler aux philosophes universitaires», et lui prêter la capacité de jouer dans leur cour, comme on dit, ce serait effectivement trop lui prêter. Il ne connaissait pas ou mal la philosophie contemporaine, avouait ne pas pouvoir lire Husserl et Heidegger, et, de façon plus générale ce qu’il nommait sans précautions excessives la «vérole allemande». Il ne savait pas utiliser le langage philosophique moderne, il était étranger au questionnement des années soixante-dix sur le pouvoir, bref, vu sous cet angle, il ne pouvait, vers 1980, être pris au sérieux par les gens qui, à l’époque, étaient considérés comme les philosophes en titre.

Mais si par «le tirer du côté des philosophes» vous voulez dire qu’il était porteur d’un questionnement nouveau et qu’il avait inventé une manière, aphoristique et dispersée, de le mettre en œuvre, alors je crois qu’on peut lui faire cet hommage. Un exemple. La condition historique de l’homme était un des thèmes favoris et incontournables de la pensée de l’époque. Mais un accord implicite cantonnait cette réflexion dans une perspective dérisoire de quelques siècles ou de quelques millénaires.

Aimé Michel, lui, posait obstinément une question brutale, qui devrait donner le frisson à tous ceux qui ont le sens philosophique: que sera devenu dans un million d’années l’être qui, sous sa forme actuelle, se nomme «l’homme?» Dans les cénacles philosophiques, cela ne se fait pas, on ne pose pas ce genre de question qui, soudain, déroute tous nos repères.

Eh bien je tiens, moi, que le simple fait de la poser, même si ce n’est pas dans le langage et les catégories accréditées, et étant donné que par ailleurs, de toute évidence on ne peut pas y répondre, je tiens, dis-je, que c’est là un acte philosophique, un acte de rupture. La pensée d’Aimé Michel était un acte de rupture, et c’est pourquoi elle n’avait cure des outils et du langage philosophique classique.

Vous parliez de Blaise Pascal (NDRL: sur l’image ci-contre). C’était, de toute évidence, la référence centrale d’Aimé Michel, qui connaissait Les Pensées par cœur. Comme Pascal, il tenait que la plus haute idée de la raison était de poser qu’il y a de l’inconnaissable, du transrationnel. Toute l’oeuvre d’Aimé Michel peut être interprétée comme un effort pour repenser les grands thèmes pascaliens à la lumière de la science contemporaine. C’est pourquoi je parle à son propos d’un «néopascalisme», de façon un peu ironique, parce qu’à ma connaissance un tel courant n’existe pas dans la pensée contemporaine.

Quant à Ruyer, il l’appréciait (encore qu’il se soit fait rouler par sa Gnose de Princeton, qui fut, vous le savez sans doute, un canular sophistiqué). Il y avait des convergences dans leurs pensées, notamment sur ce que Ruyer appelait «la technique en circuit externe», et Aimé Michel les «extériorisations de fonctions», un thème auquel il donnait une importance philosophique immense. L’être humain extériorise peu à peu ses fonctions dans des artefacts: le vêtement, le feu, les outils, le langage, la raison… Si l’on extrapole la tendance, à la fin il s’évanouit, se dématérialise, il évacue l’espace-temps.

En lisant votre correspondance avec Aimé Michel, on est surpris par le style de l’homme, les calembours s’accouplant avec de profondes réflexions, les données scientifiques liées aux aphorismes, les histoires de la chatte Grisonne pour faire comprendre les paradoxes les plus difficiles. Et il y a aussi la dispersion de ses écrits. Comment faut-il aborder son œuvre?

Bertrand Méheust: La réponse à votre question est évidente: il faut le lire comme un auteur aphoristique. De ce point de vue, Aimé Michel n’est pas un auteur égaré, une sorte de fou littéraire, il s’inscrit dans la tradition tout à fait classique des auteurs fragmentaires et aphoristiques: Tchouang-Tseu, Pascal, Montaigne, Nietzsche, Artaud, etc. Si nous éprouvons du mal à le lire et à nous y retrouver, c’est parce que nous sommes en train de nous éloigner de cette tradition.

Quant aux calembours auxquels vous faites allusions, il faut savoir que l’homme était pudique, secret, et qu’il ne pouvait aborder les choses sérieuses sans le masque de l’ironie et de la dérision. Cela tenait en partie à son origine paysanne. Aimé Michel venait d’un milieu où l’on méprisait la chose écrite, il m’a avoué n’avoir jamais pu écrire tant que son père était encore vivant. Il lui fallait se faire pardonner de s’adonner à cette activité, à laquelle il avait été contraint par sa maladie.

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16 réponses à “Entretien avec Bertrand Méheust, au sujet de l’ouvrage d’Aimé Michel, «L’apocalypse molle»”

  1. Odin57 dit :

    >le livre L’Apocalypse molle n’est actuellement pas vendu dans les librairies réelles ou virtuelles.

    Si ici : http://www.e-bouquiniste.com/o.....ts_id/1326

    C’est là que j’ai acheté les deux…

  2. JC dit :

    D’accord Odin57. Merci pour l’info.

  3. Odin57 dit :

    Bonjour JC (Je suis de retour ex : Odin il y pas mal de temps)

    Voilà ci-dessous une petite copie d’un de mes posts sur le Blog de Mike où je réponds à un intervenant suite à un premier commentaire de ma part. J’y faisais le seul reproche au sujet de l’introduction de B. Méheust : un vocabulaire trop souvent hermétique au commun des mortels avec des références littéraires du même cru. Du coup le lecteur aura vu un repoussoir à la lecture du livre ! Damned de moi même ! Je me rattrape comme je le peux ci-dessous dans ma réponse :

    Attention à ce que l’arbre ne cache pas la forêt !
    Son texte est excellent et c’est bien le seul reproche que je puisse faire à ce sujet !

    A mon humble avis, Méheust se trompe partiellement de public : les philosophes n’en ont rien à battre de Michel.

    Au mieux -et c’est déjà assez grave ! – ils ignorent son existence et ses écrits (de penseur VRAI !) et au pire ils le snobent !

    Pour moi c’est une chose pliée…

    Du coup, le seul public sans doute vraiment intéressé (et c’est le comble de l’ironie dont l’humour noir aurait sans doute plu au défunt penseur !) par ce livre est celui branché sur l’ufologie !

    Autre chose : ma remarque ne concerne que l’introduction de Méheust dénommée « le veilleur d’Ar Men (100 pages environ quand même !) et absolument PAS le courrier de Michel qui lui constitue l’épine dorsale de l’ouvrage !

    Bien au contraire la prose de Michel est enthousiasmante d’ironie, de profondeur (mais souvent pudiquement cachée sous de l’humour en apparence facile !), de sensibilité, et d’amertume cachée… :(

    On (je !) regrette amèrement de ne pas avoir connu plus l’homme au fur et à mesure de la lecture des textes…
    Et je suis loin d’avoir la mentalité d’un fan de ci ou çà !

    Pour être plus clair : Je recommande absolument ce livre !

    Et j’ajoute ici : Achetez-le ! Lisez-le ! Dévorez-le ! Une perle par les temps (pitoyables !) qui courent !

  4. JC dit :

    Odin: oui, je me souviens très bien de vous. Avec un certain « chercheur indépendant », vous étiez très présent dans les commentaires de l’entretien avec Fabrice Bonvin.

    En tout cas, merci pour votre avis et cette précision. J’ai bien hâte de mettre la main sur ce bouquin.

  5. Guga dit :

    Félicitations pour l’article et je voudrais savoir où trouver ce livre
    hugs ami
    Mario Augusto

  6. Odin57 dit :

    Et qu’est devenu le « chercheur indépendant » ? :) Des nouvelles ? :conf

    JC puisque vous êtes en rapport avec B. Méheust pourriez-vous essayer, s’il vous plait, de lui soumettre ma requête au sujet de cet extrait précis du livre :

    Mais il y a plus grave. Depuis longtemps, il incitait les ufologues à se méfier d’une recherche qui pourrait bien se révéler “la plus dangereuse de toute”. Vers 1980, cette intuition se précise et se confirme. Il ne se prend pas à douter de la réalité des ovnis et de leur origine supra humaine, comme le font à l’époque certains ufologues, il s’inquiète plutôt de l’aspect labyrinthique et indécidable de la question (…) Pour caractériser la nature du problème auquel nous sommes confrontés, il reprend souvent une formule de Pascal : à ses yeux, les ovnis sont des “vérités déguisées en mensonges” ». Et il me répète : ” je hais les vérités déguisées en mensonges”.

    Question : Que cachait, sous cet énoncé apparemment énigmatique, la pensée de A. Michel à propos « d’une recherche qui pourrait se révéler la plus dangereuse de toute » et « d’une vérité déguisé en mensonge » ?

    PS : Si c’est ce à quoi je pense…J’espère me tromper !

    A bientôt !

  7. JC dit :

    Odin57: personnellement, je ne suis pas en contact avec Bertrand Méheust; c’est Basile (nouveau collaborateur sur ce blog) qui a réalisé cet entretien. Je lui transmets toutefois votre question, en espérant que M. Méheust pourra y répondre. Merci pour votre intérêt envers cet ouvrage.

    Et je n’ai aucune nouvelle de « chercheur indépendant ». Il y a eu un malentendu à un certain moment, et il n’a plus publié de commentaires depuis. Dommage.

  8. Odin57 dit :

    Merci JC !

    Si vous avez du neuf merci de poster ici sur ce sujet… Je vais repasser plus souvent sur votre blog qui est, sur ces sujets, un des deux meilleurs avec celui de Mike ! Bravo et continuez ce bon job !

    PS : j’ai rédigé plusieurs articles pour le Blog de Mike. Si vous êtes preneur je peux vous en donner certains (ceux qui vous intéresserait) pour alimenter le votre…

    Ils sont consultables ici :

    http://www.ufofu.org/blog/author/odin57/

    Vous avez mon adresse Email au cas où !

    Bien Cordialement

  9. JC dit :

    Odin57: je ne peux pas vous promettre de réponse mais la question a été transmise à M. Méheust.

    Et une éventuelle collaboration pourrait effectivement être intéressante. Je vous contacterai à ce sujet d’ici quelques semaines. Merci.

  10. JC dit :

    Odin57: votre question et la réponse de Bertrand Méheust sont le sujet d’un nouveau billet:

    http://www.blogparanormal.com/.....les-ovnis/

  11. Odin57 dit :

    JC : Encore merci pour le service !

  12. Marco dit :

    Bonjour
    Il est faut d’écrire qu’il a moins de serieux dans l’aproche ovnis que dans les années 70,bien au contraire nombreux savants,chercheurs ect ect se penche de plus en plus sur la question et de par ce fait de plus en plus de crédibilités,mais bien sur internet a mis au grand jour de nombreux olibrius complétement loufoques,mais nombreux jeunes gens s’interessant au sujet se sont enrichis intelectuellement dans de nombreux domaines,aujourd’hui un philosophe,demain un mathématicien un autre jour ect ect…Arrétons de dénigrer un sujet qui pris raisonablement nous ouvre de nouveaux chemins vers la connaissance

  13. vortex dit :

    Penchez vous plutôt sur l’orthographe svp…

  14. vésuvianite dit :

    A écouter, ou télécharger, au sujet de l’ouvrage qui fait l’objet de ce fil, cette émission sur France culture samedi 17 janvier … Je suppose que Bertrand Méheust l’évoquera …

    http://www.radiofrance.fr/chai.....;pg=avenir

    Je n’en suis qu’à la moitié de la lecture du « veilleur d’Ar Men », mais je me régale … Bertrand Méheust redonne continuité à la vigoureuse discontinuité des lettres d’Aimé Michel, va en chercher toute la profondeur, la rend visible, évidente, même, et cohérente … Quel talent ! Ce que je préfère ? Les passages où B.M fait émerger l’enthousiasme de A.M. pour tenter de découvrir … ce que l’imagination est incapable de concevoir … Saviez-vous que la paléontologie de la raison est un métier d’avenir ? Moi non !

    Beau tandem …

  15. Saint Elme dit :

    Si d’aucuns cherchent encore la réponse à la question de notre ami Odin57 à propos de l’extrême dangerosité de la recherche ufologique, ils la trouveront avec tous les développements nécessaires dans le livre de Jean Robin intitulé VEILLEUR, OU EN EST LA NUIT.
    Bien à vous…

  16. Zevengeur dit :

    Je connais les écrits d’Aimé Michel depuis les années 70 et ai toujours considéré ce dernier comme l’un des plus grands penseurs non « hermétiques » de notre temps. D’ailleurs son ami Pierre Guérin l’appelait « la machine à penser »

    Aimé Michel a également écrit de nombreux articles dans la revue Arts et Métiers qui est l’organe de presse des anciens élèves de cette école.
    Ces articles traitaient de multiples sujets politiques, humanistes et de réflexion. Bien sur celui des Ovnis était écarté pour des raisons évidentes.
    J’en ai photocopié quelques uns pour éviter leur perte définitive car c’est bien le problème avec Aimé Michel, il publiait peu…

    Je vais donc me ruer sur cet ouvrage !