Explication du paranormal? Le Modèle de l’Information Pragmatique: les postulats - Blog du paranormal et de l'insolite

Explication du paranormal? Le Modèle de l’Information Pragmatique: les postulats

Rédigé par Basile le — Publié dans Parapsychologie

walter von lucadouDans la continuité de notre billet sur les théories observationnelles, nous allons présenter l’une de celles qui s’appliquent le mieux aux données de la parapsychologie.

Autant le dire tout de suite: c’est complexe, tellement que mon exposé ne serait qu’une affreuse tentative de vulgarisation. N’hésitez donc pas à poser des questions. Il y a si peu de théories en parapsychologie qui tiennent vraiment la route, se basant sur ce qui est connu en science pour le prolonger et conquérir l’inconnu. Pour captiver votre attention, la tâche qui consiste à explorer les coins et les recoins de ce modèle sera découpée en trois épisodes.


Walter von Lucadou (photo IMI) est docteur en physique et en psychologie, formé en parapsychologie à l’Institut pour les zones frontière de la psychologie et l’hygiène mentale (IGPP) de Freiburg, en Allemagne, et à l’Université d’Utrecht. Il dirige depuis presque 20 ans une clinique parapsychologique reconnue d’utilité publique et subventionnée par l’État, dans le cadre de la Société Scientifique pour le Progrès de la Parapsychologie (WGFP).

Depuis 1974, soit 35 ans, il développe un modèle théorique général en parapsychologie: le Modèle de l’Information Pragmatique, ou «Model of Pragmatic Information». Ce modèle est au centre de toutes les attentions en Allemagne et trouve des applications, notamment dans le champ clinique. Il a fait l’objet de nombreux livres (aucun n’est traduit en français) et de nombreux articles, majoritairement dans des revues de parapsychologie (certains sont traduits sur le site de l’IMI).

Le premier postulat: une définition opérationnelle de l’effet psi

(Note: pour les termes techniques, veuillez consulter le glossaire en bas de page.)

Il est malheureusement courant de donner une définition négative du psi: connaissance sans sensation, influence sans force ou sans énergie… Comment la parapsychologie pourrait-elle devenir une science normale avec des définitions positives? Avec une définition en termes de «paranormal», la parapsychologie court toujours le risque de se faire phagocyter par l’évolution du savoir normal: Lucadou énonce cela comme «le problème de la connaissance préliminaire».

Ainsi commence une critique de fond de Walter von Lucadou. Il va proposer une nouvelle définition opérationnelle des phénomènes psi, c’est-à-dire une définition qui décrit simplement ce qui se passe dans la situation expérimentale. Nous allons suivre la mise en place de cette définition en utilisant comme support une expérience type de micro-PK.

Le sujet (ou les sujets) est placé face à un Générateur de Nombres Aléatoires (GNA), avec pour seule consigne «d’essayer d’influencer le GNA dans le but souhaité», «de faire de la psychokinèse» avec ce que cela implique implicitement dans le modèle rhinien («influence de l’esprit sur la matière»). Pour Lucadou, toutes les instructions semblent pouvoir se réduire à celles-ci. En retour, le sujet reçoit une information sous forme de feedback, dont les variétés sont très importantes pour la suite: un feedback essai par essai est différent d’un feedback à la fin d’une session; et un feedback complet (le sujet sait si le résultat obtenu valide ou invalide l’hypothèse testée) est différent d’un feedback partiel (le sujet perçoit un résultat mais n’a pas toutes les informations nécessaires à son interprétation). Même si le sujet n’a pas de feedback direct, il y a toujours un feedback dans le système car l’expérimentateur va vérifier les résultats.

Les interactions entre le sujet et le GNA forment une boucle qui permet de définir une clôture organisationnelle, c’est-à-dire que le couple sujet-GNA forme un système qui peut être perçu comme une unité close (tout comme un atome est une unité de par l’interaction d’un noyau et d’électrons), et qui définit dynamiquement ses frontières par les interactions entre ses parts constituantes. Ce système est appelé endosystème, et le point de vue du sujet appartenant à l’endosystème est nommé endoperspective. Le sujet et le GNA peuvent être considérés comme un sous-système dans l’expérience, en se permettant de discerner une hiérarchie de systèmes présents dans l’expérimentation. Il existe donc une autre perspective, celle de l’expérimentateur (ou des expérimentateurs), appelée exoperspective, et qui correspond au regard d’un système englobant la situation expérimentale.

Au sein de l’endosystème, l’effet psi peut tout à fait apparaître comme une «influence», c’est-à-dire comme un signal bidirectionnel parfait («la pensée du sujet agit sur le GNA»). De même, dans les cas spontanés, la personne concernée a souvent le «sentiment» de recevoir un «message télépathique». Mais ce que l’expérimentateur peut mesurer n’est en fait qu’une corrélation non-locale (ou holistique, ou encore «corrélation d’intrication») entre des variables psychologiques et physiques.

Il n’y a véritablement pas de communication télépathique, pas de transmission violant les barrières psychiques. En effet, à aucun moment l’effet psi n’est localisable: il n’y a pas de trace du psi, mais une mesure d’un effet global. Pour ne pas contredire l’invariance de Lorentz en mécanique quantique, il faut donc définir cette apparente influence sans recourir au concept classique d’information shannonienne. Ce nouveau concept alternatif sera l’information pragmatique (cf. un futur épisode). Le point de vue de l’expérimentateur oblige alors à considérer les signaux de l’endosystème comme des pseudo-signaux shanonniens.

On peut donner un exemple en sciences humaines: l’hypnose. Plaçons dans un endosystème un hypnotiseur qui «influence» un hypnotisé, comme le sujet tentant d’influencer le GNA. Du point de vue de l’hypnotiseur, il n’y a pas de véritable influence directe, mais une relation affective où des significations sont échangées entre l’hypnotiseur et l’hypnotisé. L’hypnotiseur peut par exemple se retrouver également en état d’hypnose (légère ou profonde). L’hypnotisé, quant à lui, est aidé par la croyance au pouvoir de l’hypnotiseur qui justifie toutes ses actions dissociées.

C’est seulement un observateur extérieur qui essayerait d’évaluer (mesurer) ce qui se passe dans l’endosystème qui diviserait celui-ci et briserait son autonomie. Dans l’exoperspective, l’influence de l’hypnotiseur sur l’hypnotisé sera évaluée comme une corrélation non-locale (la suggestion n’est pas un signal physique dont on pourrait localiser la trace) et sera rétrodictivement attribué à un pseudo-signal (effet de l’imaginaire, du subjectif, de l’affectif).

En réunissant tous ces paramètres, le sujet et, sous certaines conditions, l’observateur, doivent être considérés comme une part du système (physique et psychologique) qui est défini opérationnellement par un dispositif expérimental donné. Dans l’exemple, l’hypnose n’est pas quelque chose qui existe en soi, mais il y a une procédure hypnotique créant un tel système.

Si bien que Lucadou en arrivera à proposer sa propre définition positive du psi qui constitue le premier postulat du MPI: Les phénomènes psi sont des corrélations non-locales dans des systèmes psychophysiques auto-organisationnels qui sont induits par de l’information pragmatique générée par la clôture organisationnelle.

Un fondement systémique et quantique

Un des termes barbares de ce postulat est celui de «systèmes psychophysiques auto-organisationnels», qui correspond en fait à une description systémique de ce que seraient les systèmes vivants: un humain, une fourmilière, etc. Ceux-ci auraient une capacité d’autonomie (plus précisément, d’auto-organisation) que ne pourraient jamais atteindre les robots ou les autres systèmes artificiels (cf. Troublé & Lefeuvre, 2003). Beaucoup de scientifiques croient possible de fabriquer des robots ayant tous les caractères du vivant, que cela ne dépend que d’un niveau de complexité à atteindre. Il n’en serait rien: la capacité d’auto-organisation n’a jamais et ne pourra jamais être implémentée dans une machine. Les expériences prétendant le contraire dissimulent toujours l’ingéniosité humaine dans la préparation du dispositif.

On peut croire que ce premier postulat du MPI implique aussi une forme d’énergie créée par le système lui-même: en fait, pour Lucadou, il ne s’agit pas du tout d’une énergie physique créée ex nihilo. C’est plus fondamentalement une manipulation de l’information pragmatique, déjà présente dans tout échange d’informations. Il n’y a pas de violation de la physique. De tels systèmes vivants produisent leur propre «contenu significatif» ou leur «comportement propre» à partir de «bruit», ce qui est globalement en accord avec la thermodynamique classique.

La parapsychologie pourra alors être redéfinie comme l’investigation des effets non-locaux dans les systèmes vivants, alors que la plupart des scientifiques considèrent ces effets comme assez bien établis mais sans penser qu’ils jouent justement un rôle dans les systèmes vivants.

Le premier postulat évoque aussi la notion de «psychophysique», mais sans tomber dans un dualisme outrageant. Ce modèle entre dans la lignée des «théories observationnelles» (OTs), dans lesquelles les effets psi sont considérés comme des «effets-observateurs» quantiques.

Afin d’éviter certaines difficultés de la théorisation du psi, Walter von Lucadou choisit de dépasser la réduction physicaliste du modèle de Walker (1979) – qui aurait besoin de résoudre le problème du rapport entre le corps et l’esprit –, de compléter le modèle seulement phénoménologique de Schmidt (1975), et de partir d’un modèle plus général que celui de Jahn & Dunne (1986). Très influencé par la conférence de Genève de 1974, «Quantum Physics and Parapsychology», il se place plutôt du côté de la théorie des systèmes, car celle-ci peut être appliquée aussi bien à des problèmes psychologiques que physiques, simplement parce qu’elle ne dit rien du substrat physique du phénomène; elle a seulement à faire avec la structure de notre langage de description et avec la façon dont nous représentons les informations dérivant des expériences grâce à ce langage de description.

La théorie des systèmes a donc un caractère métathéorique qui lui permet de sortir du dualisme et de ses deux mondes incommensurables. Et contrairement aux autres théories observationnelles, ce point de vue systémique n’oblige pas à faire des hypothèses sur une interprétation spéciale de la fonction d’onde en physique ou de la physique quantique. La théorie de Lucadou n’est donc pas une interprétation parapsychologique de la physique quantique. Mais le lien entre physique quantique et parapsychologie ne repose pas constamment sur des analogies naïves.

En s’inspirant du travail de Lucadou, H. Atmanspacher, H. Römer et H. Walach ont créé la Théorie Quantique Faible (Weak Quantum Theory), qui étudie une généralisation des principes de la physique quantique pour permettre de comprendre certaines corrélations holistiques macroscopiques. (Cf. H. Atmanspacher, H. Römer & H. Walach, Weak Quantum Theory: Complementary and Entanglement in Physics and Beyond, Foundations of Physics 32 (2002) 379-406.)

Le Modèle de l’Information Pragmatique II – Second postulat

Il découle du premier postulat l’énonciation du second postulat fondamental du MPI: «Chaque essai pour utiliser les corrélations non-locales comme des transmissions de signaux provoque leurs disparitions, ou leurs conversions de manière imprévisible.» (Lucadou, 2003).

Pour clarifier le vocabulaire, disons que «tenter d’utiliser le psi comme un signal» équivaut à employer le psi pour transmettre une information shanonienne sans aucune incertitude. Or, en physique (quantique), on sait bien qu’une corrélation non-locale (ou holistique) ne peut pas porter d’information shanonnienne.

Lucadou considérant que le psi ne viole pas les lois de la physique, toute transmission d’un signal à partir d’un effet psi pourrait être considérée comme une intervention paradoxale dans la nature. Lucadou ne fait qu’appliquer les observations sur les corrélations non-locales au MPI, ce qui a fait dire au psychologue Ulrich Timm que ce second postulat était absurde et inutile. En fait, il ne l’est pas totalement, car il introduit l’élusivité comme compromis entre la mesure du psi comme corrélation non-locale et son utilisation comme un signal.

Il existe en fait divers effets d’élusivité (déclin, déplacement, inversion) que Lucadou décrit d’une manière générale comme «disparition ou conversion imprévisible». Cela ne veut pas dire que le psi n’existe pas, ou alors qu’on ne pourra jamais le mettre en évidence. Au contraire, ce postulat repose sur les nombreuses expériences de parapsychologie qui ont fonctionné, mais dont les résultats déclinent lentement au fur et à mesure qu’on les répète, ce qu’on ne pourrait attendre d’un simple artefact expérimental. Dans d’autres cas, les résultats s’inversent, mais restent significatifs. D’autres fois, l’hypothèse que l’on cherchait à confirmer n’est pas validée, et on se rend compte qu’il y a une anomalie à un autre endroit, comme si le phénomène s’était déplacé.

Le déclin, le déplacement et l’inversion procèdent du même phénomène qu’est l’élusivité. Lucadou fait du plus gros défaut apparent de la parapsychologie – la non-reproductibilité absolue de ses résultats – une caractéristique même du phénomène. Plutôt que de dire que depuis 130 ans les parapsychologues font mal leur travail, il dit que c’est dans la nature du phénomène de réagir aux conditions de son observation.

C’est aussi le cas des poltergeists où d’importants phénomènes de psychokinèse sont rapportés. Or, depuis 100 ans que l’on filme ou que l’on prend des photos de ces phénomènes, rien d’absolument convaincant n’a été obtenu. La même chose se présente en ufologie. Ce qui est très étrange est que le phénomène trouve toujours un moyen pour se défiler: on filme à droite, il se produit à gauche. Plusieurs témoins voient la même apparition et sur la photo on obtient une image qui n’y ressemble pas beaucoup. On filme une table qui lévite pour ensuite se rendre compte que la caméra n’enregistre rien ou que les images sont totalement floues, comme l’a constaté entre autres le psychologue Ken Batcheldor.

Les parapsychologues ont pourtant développé des systèmes ingénieux pour piéger le «psi en action». Hans Bender, spécialiste des poltergeists sur le terrain, avait placé dans une pièce où se produisaient souvent des phénomènes, une caméra qui se déclenchait grâce à des détecteurs de mouvements. Si un objet ou un tricheur lançant un objet passaient dans le champ des détecteurs, la caméra les aurait coincés. Et que se passe-t-il alors? Après une semaine où ce dispositif est resté en place, rien n’avait été enregistré. Tant pis pour les ghostbusters, mais tant mieux pour les gens qui vivaient là!

Présentée ainsi, l’élusivité n’est pas une théorie qui peut convaincre ceux qui ne croient pas que les phénomènes psi sont possibles, ou alors qui ne seraient capables d’accepter qu’un type bien précis et classique de psi. Je suis d’accord avec eux sur le principe: la science attend des phénomènes causaux, prédictibles et reproductibles. Le MPI se présente alors comme un gigantesque paradoxe, voire une stratégie immunitaire, qui tenterait de changer les règles du jeu scientifique. Mais ici, si on ne fait qu’appliquer ces trois critères, on peut passer à côté de tous ces phénomènes.

Les parapsychologues se retrouvent face à un choix épistémologique: faut-il forcer un phénomène à rentrer dans des cases qui ont été fondées et généralisées une fois pour toutes? N’assiste-t-on pas à une idéalisation de la physique mécanique du XIXe siècle dont la parapsychologie serait le «transformateur épistémologique» (Varvoglis, 2006)?

On peut admettre que le second postulat du MPI était en partie contenu dans le premier postulat. Il faut néanmoins retenir que si on accepte la description de l’effet psi comme corrélation non-locale (premier postulat) plutôt qu’un modèle rhinien d’influence de l’esprit sur la matière, alors on doit accepter de ne pas traiter le psi comme un signal (second postulat). Cela n’est cependant pas interdit, mais toute tentative de l’expérimentateur dans ce sens conduira à l’émergence de l’élusivité, c’est-à-dire d’un hiatus entre la préparation et la mesure du système expérimental. On ne mesurera que des «pseudo-signaux».

L’élusivité est généralisée à tous les grands travaux dont l’objectif est orienté vers la preuve du psi, du fait d’une relation d’incertitude entre «la taille d’effet d’un phénomène psi» et «la qualité de sa documentation». (Par documentation, on entend une combinaison de la preuve répondant aux critères scientifiques et de l’enquête historique). C’est-à-dire qu’un phénomène psi est d’autant plus fort qu’il émerge dans un environnement «flou».

Le concept d’élusivité n’a pas été inventé par Lucadou, mais il l’accompagne dans toutes ses réflexions. C’est un des concepts des plus coûteux de la parapsychologie, souvent confondue avec une stratégie immunitaire des théories parapsychologiques. Lucadou le considère plutôt comme une métaperspective sur les données empiriques, qui demande une honnêteté et une grande qualité d’observateur.

Sa conviction est que la parapsychologie n’a pas réussi à établir des preuves scientifiques indiscutables de l’existence du psi (2001), mais que cet état des faits implique une caractéristique des phénomènes eux-mêmes. Cela ne veut pas dire que les expériences de parapsychologie ne peuvent pas obtenir de résultats tout à fait significatifs. L’élusivité ne porte pas sur la mise en évidence d’un phénomène psi, mais sur l’utilisation de cette information ou, plus précisément, sur le développement temporel du système porteur de cette information. Ce modèle implique donc de prendre en compte un mélange optimum de préparation et de mesure (cf. les autres articles récents de Lucadou pour une discussion plus poussée de ce point).

(Note: cet article est divisé en trois parties. La suite sera publiée prochainement.)



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Glossaire pour le Modèle de l’Information Pragmatique

Autonomie: L’autonomie est une composante de l’information pragmatique. L’autonomie désigne littéralement une loi propre, en opposition à l’allonomie qui correspond au contrôle. Seul un système autonome peut produire de la nouveauté, qui serait généralement considérée comme un effet anormal ou psi.

Clôture organisationnelle: Un système autonome est organisationnellement clos s’il émerge une unité à partir des relations entre les composants du système. Par exemple, un atome n’existe que par l’interaction récursive du noyau et des électrons, et bien que ses éléments soient des unités séparées, il est vu de l’extérieur comme un corps unifié. Moins un système est perturbé par les interactions avec son environnement, et plus on peut dire que sa clôture organisationnelle est forte. Néanmoins, la clôture organisationnelle est une notion plus large que celle de «stabilité dynamique». Une voiture a par exemple une clôture organisationnelle faible parce que sa stabilité n’est pas assurée de l’intérieur par une boucle récursive de processus interdépendants. Bien que la tôle de la voiture oppose une résistance au milieu (clôture physique), cette résistance ne conduit jamais à la régénération de la tôle. Au contraire, une cellule a une forte clôture organisationnelle dans la mesure où ses remaniements internes ne nécessitent pas de causes extérieures. Dans une expérimentation parapsychologique, ce sont les instructions qui interviennent comme sources de référence externe reliant un sujet et une cible. L’interaction entre le sujet et la cible produit alors une clôture organisationnelle du système autonome «sujet-cible», quantifiée par la valeur d’information pragmatique interne du système.

Complexité: Une définition fonctionnelle de la complexité et de sa mesure est donnée par Lucadou & Kornwachs (1975). La complexité dépend plus de l’organisation en niveaux hiérarchiques d’un système que du nombre d’éléments de ce système. Les systèmes complexes peuvent modifier leur propre structure dans le temps, en opposition à des systèmes du premier type (comme une machine de Turing) définis par une table de transition état-par-état, et dont la structure varie seulement en densité, c’est-à-dire par rapport au nombre de connexions actuelles et possibles, et par rapport au nombre d’éléments du système.

Confirmation: La confirmation est l’une des composantes de l’information pragmatique qui qualifie la tendance d’une information à figer la structure ou le comportement d’un système du fait de sa redondance par rapport à des connaissances préalables du système.

Corrélation non-locale (ou holistique): Une corrélation non-locale est un effet mesuré entre au moins deux variables, qui ne peut être attribué à l’une ou l’autre des variables.

Élusivité: L’élusivité est un paramètre décrivant une situation expérimentale où se présentent une perspective interne et une perspective externe. Les échanges d’informations entre ces deux domaines seront régulés par une limitation de l’information pragmatique. Cela provoque des phénomènes de distorsion des connaissances échangées, pouvant prendre diverses formes (déclin, inversement, déplacement).

Feedback: 1. Rétroaction de l’information dans les systèmes cybernétiques; Information renvoyée au sujet sur n’importe quelle mesure prise sur lui-même (physiologique, psychologique, tests psi); 2. Moyen utilisé pour lui redonner cette information (ex: feedback auditif, feedback visuel, etc.).
Fiabilité: La fiabilité est une composante de l’information pragmatique. La fiabilité permet de contrôler un système, c’est-à-dire de déterminer les lois qui le régissent et de prédire son comportement.

Fonction (ou Comportement): Le comportement est une information temporelle sur un système.

Générateur de Nombres Aléatoires (GNA): Système électronique servant à générer des séries de bits à partir d’une source au comportement aléatoire.

Information pragmatique: Le concept de von Weizsäcker (1974) est «une mesure de la signifiance de l’information». L’information pragmatique se manifeste elle-même dans «ses effets sur le système», mais n’a pas de contenu informationnel

Information pragmatique externe et interne: L’information pragmatique interne peut être décrite comme l’information pragmatique définissant la «préparation» du système (constituant la clôture organisationnelle du système) et l’information pragmatique externe comme celle qui définit la «mesure» du système (l’information qu’on tente d’extirper du système pour apprendre quelque chose sur lui). Par exemple, dans une expérience PK, l’information pragmatique interne peut être le feedback des fluctuations du GNA au sujet et l’information pragmatique externe serait le score Z du résultat de l’expérience.

Instructions: C’est ce que l’expérimentateur demande au sujet de réaliser, même s’il ne s’agit pas de ce qui sera mesuré. C’est un exemple d’interaction qui met en place la clôture organisationnelle du système «sujet-cible».

Intervention paradoxale: C’est une action qui, si elle se résout, contredit sa définition. L’intervention paradoxale sert de guide logique au développement du modèle du MPI où, à partir de définitions de lois issues de la physique quantique, on ne peut aboutir à une contradiction avec ces mêmes lois comme supposer un transfert d’information par des corrélations non-locales.

Nouveauté (ou Primordialité): La nouveauté est une des composantes de l’information pragmatique qui qualifie la tendance d’une information à modifier la structure et le comportement d’un système du fait de l’apport de matériel sans aucun rapport avec les connaissances préalables du système.

Pseudo-signaux: Contrairement à un signal classique, un pseudo-signal se «corrode» dès qu’on veut l’utiliser pour transmettre des informations de manière fiable.

Signification (meaning): La théorie de l’information pragmatique est une théorie de la signification.

Structure: La structure est une information spatiale sur un système.

Système: Un système est un ensemble d’éléments et un ensemble de relations entre ces éléments (Klir, 1969).

Système non-classique: Un système non-classique est un système où l’on ne peut pas strictement séparer les variables du dispositif expérimental, c’est-à-dire où il n’est pas possible de poser l’action expérimentale (la mesure, par exemple) et la situation de départ comme indépendantes l’une de l’autre. C’est le cas de certains systèmes quantiques. Dans le MPI, on considère en particulier les systèmes non-classiques auto-référentiels.


33 réponses à “Explication du paranormal? Le Modèle de l’Information Pragmatique: les postulats”

  1. quentin dit :

    Bonjour,

    J’ai du mal à saisir le lien entre l’élusivité, l’incertitude quantique et les exemples décrits.

    Puisque l’effet psi est décrit comme une corrélation d’intrication (à comprendre comme l’intrication quantique ?) pourquoi est-ce que cet effet devrait être fort au début, puis disparaitre avec le temps, ou réapparaitre ? Tout au plus il devrait obéir à une distribution statistique, et donc être mesurable en tant que tel.

    Pourquoi devrait-il disparaitre quand une étude est mieux documentée, ou quand une caméra est présente ? Si l’intrication existe, elle devrait être mesurable quelque soit la situation.

    D’autre part, sur le plan épistémologique, comment peut on affirmer que quelque chose existe mais que son effet n’est pas mesurable ? Dans ce cas qu’est-ce qui différencierait l’effet psi d’une quelconque affabulation, et comment peut-on rendre compte de cette différence dans un cadre scientifique ? Et si l’effet psi n’est pas distinct d’une affabulation, pourquoi devrait-on croire qu’il existe ?

    Une dernière remarque annexe sur la question de l’hypnose : pourquoi la suggestion hypnotique ne pourrait-elle pas constituer un signal réel provoquant l’hypnose chez le sujet ?

  2. NEMROD34 dit :

    Parce que tout ça se résume en une phrase : Pile je gagne, face tu perds.
    C’est ça la parapsychologie ..
    Quoi qu’il arrive c’est le psi qui agit, il est là même quand il y est pas.

  3. Robert dit :

    Postulat un, postulat deux…

    comme des gosses dans une cour de récréation,

    « On dirait qu’on est des fantomes invisibles et on irait trafiquer les bulletins chez le dirlo »

    Rien de nouveau sous le soleil….

  4. Kantin dit :

    Pfffiou… la c’est du paranormal, aucun doute, j’apellerai cela de la parapsychanalogie tendance chanelolacanienne. La version vulgarisée ca donnerai quoi?

  5. Basile dit :

    Bonjour Quentin,

    - oui, c’est ardu. Les physiciens se rendent compte qu’on ne peut pas transmettre d’information shanonnienne avec des corrélations d’intrication. Certains misent sur une information quantique, mais minimisent souvent la façon dont ils reconstruisent le signal (d’une façon qui n’a plus rien de quantique !). Voir l’annexe de Lucadou, Römer & Walach, 2007.

    - L’élusivité va plus loin que cette règle de « non-transmission de signal » en décrivant les anomalies provoquées par les tentatives de contourner cette règle. Si on tente de reproduire à l’identique un pseudo-signal (par exemple, un premier effet significatif), alors on le rapproche davantage d’un vrai signal (fiable, contrôlable) ce qui génère un paradoxe. L’effet se convertit de manière imprévisible. (ce sera plus clair lorsqu’on détaillera ce qu’est l’information pragmatique)

    - Le problème n’est pas que l’effet n’est plus mesurable, ce n’est pas ce qui est dit. Il reste mesurable tout le temps, mais il ne se comporte pas comme un signal classique. L’exemple que je donnais est l’effet de déclin : la même expérience psi reproduite à l’identique voit sa taille d’effet diminuer en fonction de l’augmentation du nombre d’essais. Ce déclin n’est pas anarchique (ce qu’il serait si le premier effet était un coup de chance) mais suit une constante. Voir l’exemple de la réplication des expériences de micro-PK du PEAR consortium dans Lucadou, Römer & Walach, 2007.

    - Pour l’hypnose, aucune objectivation de « l’influence » ou de la « suggestion » n’a encore été réalisée (je ne parle pas des effets sur la conscience de la procédure hypnotique, mais d’un signal contrôlable allant de l’hypnotiseur à l’hypnotisé)

  6. Aurel dit :

    bah tous les chercheurs qui étudient les phénomènes « psy » depuis plus d’un siècle, ont differentes position:
    1 ce sont des phénomènes naturels que la science expliquera plus tard. (ça c’est les optimistes)
    2 ces phénomènes existent, ils le savent pour les avoir personnellement éprouvés, mais on ne pourra pas prouver leur existence de manière scientifique.
    Marie curie dira apres 6 semaines de tests divers et variés: « je vois bien mais ma raison ne croit pas »
    ah… la croyance rationnelle… ;)

    sinon attendons la suite de l’article!

  7. NEMROD34 dit :

     » Certains misent sur une information quantique, mais minimisent souvent la façon dont ils reconstruisent le signal (d’une façon qui n’a plus rien de quantique !). Voir l’annexe de Lucadou, Römer & Walach, 2007.  »

    Pourquoi ça ne donne pas un consensus ? Vous posez vous la question les psiphiles ?

     » L’élusivité va plus loin que cette règle de « non-transmission de signal » en décrivant les anomalies provoquées par les tentatives de contourner cette règle.  »

    Pratique cest comme dieu, il peut tout faire, mais personne ne peut prouver qu’il existe.

     » L’effet se convertit de manière imprévisible. (ce sera plus clair lorsqu’on détaillera ce qu’est l’information pragmatique)  »

    Pile je gagne face tu perd, facile encore une fois.

    Blablabla on en revient toujours aux mêmes choses , « ça existe mais de par sa nature c’est pas démontrable, mais ça existe ».

    Faisons un parralèlle : « Dieu existe, mis de par sa nature il n’est pas démontrable, mais il existe  » , ben ça marche aussi ! ;-)

    Fonctionne avec la licorne rose invisible, le monstre spaghetti, NEMROD34 millionnaire grand, beau et intelligent, mon chat intelligent et pas près du tout à me tuer bien qu’il essais 25 fois par jour, une 2cv mhd, un peu tout …

    Je crois que le truc qui faudrait étudier , c’est la transe des psiphiles quand ils lisent ou entendent de long discours pour débiter des âneries millénaires, ou quand ils les prononcent …
    C’est proche de l’extase et je trouve ça inquiétant.

  8. vivianite dit :

    Bravo pour ce billet ! On ne se lasse pas de lire en français des bribes d’explications du modèle de Lucadou … Cela permet de fixer quelques informations shanoniennes de plus en mémoire à chaque fois … Merci !

    Ce que je n’ai toujours pas compris est comment les grands voyants (Mc Moneagle, par exemple) ont pu continuer à être de grands voyants, même lorsque leurs performances étaient surveillées par des scientifiques, comme dans le programme stargate, si cette théorie s’applique parfaitement …
    Leurs perforamnces assez régulières n’auraient elles pas du s’inverser, décliner lentement, se reporter ailleurs etc … et non pas continuer d’être remarquables ? Je me souviens de la réponse de Lucadou, « on ne peut rien faire de l’information que Mc Moneagle récolte en tant qu’espion, ce n’est donc pas de l’information shanonnienne) …
    Mais quelle différence y a t il avec les grandes études menées pour voir si le psi existe ? … Là non plus, quand bien même on admettrait que la preuve en est faite (càd qu’il y a une anomalie), on ne pourrait pas en faire grand chose …

  9. NEMROD34 dit :

     » Ce que je n’ai toujours pas compris est comment les grands voyants (Mc Moneagle, par exemple) ont pu continuer à être de grands voyants, même lorsque leurs performances étaient surveillées par des scientifiques, comme dans le programme stargate, si cette théorie s’applique parfaitement … »

    Ce serait trop demandé que de demander une démonstration de ce fait » ?
    Pas des « on dit », pas des sources psiphiles mais de l’officiel clair et net (puisque c’est officiel)

  10. Basile dit :

    Salut Aurel,

    d’où tu sors la citation de Marie Curie. 6 jours de test de quoi ?

    Salut Vivianite,

    le Modèle de l’Information Pragmatique n’empêche pas les phénomènes de se produire dans un contexte flou. C’est plutôt le cas du projet Stargate sous secret gouvernemental, avec des protocoles très changeants et une communion(clôture organisationnelle) importante entre expérimentateur (Ed May) et sujet (McMoneagle, par exemple). L’élusivité n’empêche pas aux effets de durer, mais d’être reproduit à l’identique et d’être utilisé pour transmettre un signal.

    A quelles grandes études sur le psi tu penses ?

  11. Robert dit :

    ****Marie curie dira apres 6 semaines de tests divers et variés: « je vois bien mais ma raison ne croit pas »****

    Marie Curie n’était pas une spécialiste de l’illusion, n’importe qui (surtout à cette époque se faisait berner), c’est d’ailleurs un scepticisme de bon aloi qui lui a fait avoir cette remarque.

    Quand on voit des personnes comme Sylvain Mirouf nous bluffer en étant à trente centimètres de nos yeux, on commence à comprendre.

  12. quentin dit :

    Est-ce que ça signifie qu’en effectuant un grand nombre d’expériences courtes, on devrait pouvoir mesurer un effet significatif ? Est-ce le cas ?

    Peut-on comparer l’élusivité au phénomène de décohérence ?

    En essayant par exemple de faire une analogie avec l’expérience des fentes de Young : une expérience comportant de nombreux essais (ou la caméra dans un cas de Poltergeist) serait équivalent à chercher à savoir « par où est passé le photon », ce qui ferait disparaitre l’intrication par décohérence et donc la figure d’interférences, autrement dit l’effet recherché.

    Or dans le cas des fentes d’Young, on mesure bien une figure d’interférence formée par un certains nombres de photons. Il s’agit certes d’un effet statistique, mais c’est bien quelque chose de tangible.

    Donc dans le cas du psi, si l’analogie est correcte, on devrait pouvoir mesurer un effet statistique sur un grand nombre d’expérience si on prend soin de ne pas « mesurer le photon » (ne pas faire d’essais trop longs).

    Est-ce que mon raisonnement correspond bien plus ou moins à ce qui est avancé dans l’article, et si oui, existe-t-il des résultats encourageants allant dans ce sens ?

    Formulé autrement : est-ce qu’aujourd’hui des éléments nous permettent vraiment de penser que le psi existe, ou en est-on au même point que pour la « licorne rose », pour paraphraser les propos quelque peu péremptoires de Nemrod34 ?

  13. Aurel dit :

    Salut Basile.

    C’est la session de test sur Eusapia Palladino qui s’est trouvé en france. il y en a eu des masses en europe.
    Je ramènerais la source ou on trouve cela. La première! ;)
    La mienne est dans le livre de Breton et Pauwels. Qui est une review intéressante de tout les cas inexpliquée sur 1000 ans environ.

  14. Robert dit :

    ****est-ce qu’aujourd’hui des éléments nous permettent vraiment de penser que le psi existe,****

    Non.

  15. Basile dit :

    Salut Quentin,

    je ne sais pas ce que tu entends par « expériences courtes » : veux-tu dire « faible nombre d’essais » ?
    Si c’est ça, c’est un peu plus compliqué mais il faudrait introduire les composantes de l’information pragmatique, ce qui viendra après.

    Un effet statistique, c’est bien que ce qu’on mesure, mais pour l’aspect tangible, c’est bien le problème : on a une théorie pour chaque essai (un oui ou un non ; la fente de gauche ou de droite), mais le trajet réel n’est pas observé sous peine de casser l’effet.

    L’élusivité ne me semble pas correspondre à la décohérence, ou alors il faudrait être plus précis. Ce sont les effets psi qui, selon le premier postulat, sont des corrélations d’intrication. La décohérence correspond surtout au problème de la mesure, qui n’est qu’une partie de l’opération.

    Une expérience qui va dans le sens de l’analogie (ou plutôt d’isomorphisme) avec les effets quantiques consiste à prendre un ensemble de données générées aléatoirement par une même population ; on coupe aléatoirement ce stock de données en 2. On « observe » le stock 1 en testant une hypothèse (par exemple, corrélation avec les phases de la lune ? avec l’influence d’un sujet psi ?). On peut obtenir un résultat significatif positif. On « observe » le stock 2, et là les résultats sont convertis de façon imprévisible (déclin, déplacement, inversion). Cela a pu être constaté pour des données Ganzfeld (par Nelson notamment) ou en réanalysant des données de micro-PK (Etzold, 2004). Je reviens là-dessus plus loin.

  16. NEMROD34 dit :

     » ou en est-on au même point que pour la « licorne rose », pour paraphraser les propos quelque peu péremptoires de Nemrod34 ?  »

    Attention c’est « licorne rose invisible »!
    « Invisible » est justement très important …
    Et ça colle parfaitement au psi …

  17. airik dit :

    Quel cirque…

  18. NEMROD34 dit :

    NEMROD34 a dit :
    25 novembre 2009 à 8:36
    » Ce que je n’ai toujours pas compris est comment les grands voyants (Mc Moneagle, par exemple) ont pu continuer à être de grands voyants, même lorsque leurs performances étaient surveillées par des scientifiques, comme dans le programme stargate, si cette théorie s’applique parfaitement … »

    Ce serait trop demandé que de demander une démonstration de ce fait » ?
    Pas des « on dit », pas des sources psiphiles mais de l’officiel clair et net (puisque c’est officiel)

  19. Orphée dit :

    Préalablement, je tenais à signaler que ce message ne s’adressait pas au couple Robert/Nemrod qui, visiblement, n’a soit pas lu le sujet, soit ne souhaite rien y comprendre.
    Il est vrai qu’il faut un peu de « courage » pour le faire mais certains risquent de trouver la tâche trop ardue.
    Je vais donc en profiter pour faire un résumé court et simpliste à la Orphée que les spécialistes de la question auront la générosité de corriger au besoin.

    Des études (supposées rigoureuses) en vue de mesurer un effet paranormal ont bien été menées. Il y aurait bien une anomalie statistique liant un composant théoriquement « mort » (un générateur de nombres aléatoires) à un individu PAR SA PENSEE.
    Par contre, il ne semble pas possible de discerner exactement ce qui se passe pour chaque expérience car l’influence est globale et n’utilise pas forcément les mêmes chemins: on sait simplement que le résultat n’est pas celui du hasard.
    Il y a donc un parallèle à souligner avec le domaine du quantique: personne ne sait ce qui se passe réellement qui pourrait produire le résultat. On constate simplement qu’un photon peut savoir la position d’un autre qui l’a croisé (il y a dix kilomètres) parce que le résultat de leur projection respective est lié. Un autre exemple plus parlant est celui de « l’effet tunnel » du microscope: le résultat de l’image est un résultat statistique, chaque électron passant « plus ou moins » la barrière.

    Ce que souligne donc le texte est que la démarche qui consiste à peser UNE expérience psi de façon autoritaire en essayant d’obtenir un résultat précis (et dans l’objectif clair de déterminer son cheminement) est vaine. Elle est vaine pour qui ? Pour les deux mon général: sceptiques et croyants ;-)
    Conclusion: il se crée visiblement un lien non matériellement mesurable entre les « choses » à moins … que ça ne soit pas tout à fait ça !
    Vous en saurez plus dès que j’aurais quelques minutes pour vous faire part de ma nouvelle découverte dont je n’ai pas encore véritablement mesuré l’importance (sur mon blog). Mais en attendant cette fantastique réflexion qui illuminera enfin le monde et me fera disparaître par la même occasion, je vous rappelle donc que dieu n’est pas encore mort sauf pour les âmes plates.

  20. Robert dit :

    Pour ceux qui croient que la physique quantique peut servir de prétexte à tout…

    http://www.dailymotion.com/vid.....quanti_fun

  21. airik dit :

    Ca commence à rentrer et cela a le mérite de jeter les bases d’une « Physique du Psi » (protocole) ou de ce que Vallée qualifierait de « Physique de l’Information ». Il me faudra encore plusieurs lectures. Mais voilà qui pourrait faire avancer le débat. Merci (finalement) pour l’article.

  22. orphee dit :

    Pour revenir sur un sujet intéressant qu’on pourrait intituler la « myopie de la terre plate », voici un extrait d’un article du jour:

    « …si l’on persiste à penser les phénomènes quantiques avec des images de particules et d’ondes classiques dans l’espace et le temps (car on est bien contraint d’utiliser des instruments de mesure macroscopiques obéissant aux lois de la physique classique), alors il existe des limites au-delà desquelles ces images ne sont plus pertinentes pour décrire un objet quantique. En d’autres termes, les électrons et les photons ne sont pas des petites boules de billard, il n’y a rien de tel dans le monde quantique. Tout au plus observe-t-on des événements physiques dont les relations possèdent des caractéristiques qui, selon les expériences, font penser à des objets ayant une position et une vitesse mais qui au fond sont au-delà de l’espace et du temps. »

    http://www.futura-sciences.com.....erg_36232/

    Dites-moi donc qui de l’esprit ou de la matière est le plus fugace ;)

  23. NEMROD34 dit :

    Le problème avec la méca quantique c’est que c’est pointu, et surtout c’est limité au macro, alors les charlatans essaient de s’en servir et de l’appliquer au micro, et ça donne des conneries pas croyables …

  24. Robert dit :

    Nemrod,

    Vous faites erreur, la mécanique quantique s’applique bien au micro, par contre c’est vrai que c’est pointu et que l’appeler à l’aide pour tenter de valider des théories fumeuses c’est donner dans le sophisme.

  25. Orphee dit :

    Le problème avec certains croyants rationalistes, c’est qu’ils aiment affirmer sans savoir en prétextant que tout ce qui y serait contraire serait du charlatanisme :)
    Le plus simple serait de leur demander leur propre explication pour y comparer les « conneries pas croyables » ou, mieux, de préciser de quels charlatans/affirmations ils parlent. Comme on dit au Québec: « c’est tu assez précis ? »

    Il y a des décidément des esprits qui ne feront jamais rien bouger, pas même le pied d’une chaise……. la question est: il y a t-il une matière à cet esprit là où est-il essentiellement composé de bruit ? :)