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Stephen King et la parapsychologie

Rédigé par Basile le — Publié dans Paranormal, Parapsychologie

Le célèbre romancier américain Stephen King n’est plus à présenter (300 millions de livres vendus, ça aide). Tout le monde est tombé un jour ou l’autre sur l’un de ses ouvrages, ou l’un des films – souvent médiocres mais tout de même cultes – tirés de ses scénarios. On sait que ses livres flirtent généralement entre l’horreur et la science-fiction, laissant une large place au paranormal. Dans ce billet, je propose de questionner les références de Stephen King en matière de parapsychologie, en me basant principalement sur l’étude réalisée par Roland Ernould (Stephen King et le paranormal). Quelle vision du paranormal est diffusée par ce romancier à gros tirage? Qu’est-ce que cela nous apprend sur la façon dont notre société digère le sujet?


Roland Ernould est un essayiste et critique, spécialisé dans l’usage que font les écrivains de thèmes paranormaux. On lui doit notamment «Stephen King et le Surnaturel» (Éditions Naturellement, 2003) et «Quatre approches de la magie: Claude Seignolle, Peter Straub, Stephen King, Joanne K. Rowling» (L’Harmattan, 2003). Il explore l’imaginaire déployé par Stephen King en reprenant en détail les éléments insolites qui y sont cultivés. Cela contraste avec cet autre livre, récent, «La science de Stephen King» (Gresh & Weinberg, chez Dunod, 2008) où les thèmes frontaliers sont abordés de façon très superficielle. Les romans sur lesquels s’appuie ce livre ne sont au fond que des prétextes à digression. Il faut dire que les deux auteurs sont sur un créneau: «La science de James Bond», «Les superhéros et la science», etc.

Dès son premier roman paru, Carrie (1974), King fait intervenir voyance et télépathie, mais d’une façon limitée. C’est la psychokinèse qui prend toute la place. De nouveau quelques références au sujet dans Salem (1975). Les facultés de voyance prendront ensuite la première place dans Shining (1977), avec le don de voyance du jeune Danny; puis sous la forme de la médiumnité dans Le Fléau (1990), de la voyance tactile chez Johnny dans L’Accident (1997), du décryptage d’aura dans Insomnie (1994). Jusqu’à son roman Dreamcatcher (2001), King n’a cessé de recourir à ces dispositions mentales qui lui permettent certains effets narratifs et littéraires assez originaux. Ernould aborde également la question de la hantise dans Salem, Shining, de la médiumnité, de l’aura, etc. À chaque fois, il prétend que Stephen King ne fait que surfer sur des croyances occultes.

Pour Ernould, ces thèmes appartiennent clairement au domaine des pseudo-sciences. Il constate que les rayons ésotériques des librairies ne contiennent pas plus que des récits d’expériences subjectives agglutinés sans précautions. «On comprend, nous dit-il, que les écrivains à succès, dans des genres populaires comme le fantastique, utilisent la croyance qui est un phénomène social très répandu, au marché prospère (…)» Ernould ne connaît pas grand-chose au domaine, et il se contente de gloser sur «le besoin de surnaturel» d’un certain public. Il n’y aurait rien de scientifique du côté de la parapsychologie ou de la métapsychique. Il cite Richet, Rhine, mais c’est aussitôt pour les affubler de qualificatifs défavorables et pour leur prêter des opinions anti-scientifiques. D’une certaine façon, sa position est amusante: ce spécialiste de Stephen King distingue radicalement le monde de l’occultisme à prétention scientifique et la plume de son auteur préféré. Et s’il y avait un rapport entre les deux? Si le fait de lire les fictions de Stephen King induisait ce regard dédaigneux quant au monde réel des gens (parfois scientifiques) s’occupant de paranormal?

La position d’Ernould influence la lecture de son travail: il va décrire le phénomène de clairvoyance, ses conditions psychologiques et physiologiques, appliquant des divisions entre rétrocognition, précognition, télépathie, etc., et proposant parfois son propre vocabulaire (télesthésie pour la perception d’événements, cryptoticopie pour la connaissance paranormale d’objets cachés…). Bref, il propose un listing des idées reçues (et reprises par le romancier) sur ces phénomènes, sans jamais aller voir du côté des scientifiques. On ne sait plus si ce qu’on lit tient de la réalité, de la fiction, d’une fiction réaliste, d’un réalisme fantastique… C’est en fait un concentré de culture occidentale: c’est comme si on nous servait une boîte de conserve contenant toutes les fantasmagories qui colorent couramment nos vécus, nos récits, nos représentations des phénomènes dits paranormaux. Et dire que certains ne se nourrissent que de ces conserves…

Chez Stephen King, le paranormal devient banal. Il est là. Il faut l’accepter. On est loin des rencontres avec les exigences des scientifiques, des confrontations avec les debunkeurs. Ce sont des personnes qui vivent des choses au quotidien qu’elles ne s’expliquent pas totalement. Et cela vient par touches dans l’histoire, jusqu’à jouer un rôle crucial dans certaines. Si on devait comparer le récit fait par un personnage de King et celui d’un témoin bien vivant d’un cas spontané apparemment paranormal, il serait quasiment impossible de les distinguer. King joue en effet sur une source intarissable mais non-officielle: les vécus d’expériences exceptionnelles rapportés, selon les sondages, par environ une personne sur deux au cours de sa vie. C’est sûr qu’il doit y avoir un énorme public capable de se reconnaître, à bas mots, dans l’intimité de ce que décrit le romancier. «Et alors quoi? pourrait se dire ce lecteur touché par l’écho de son expérience. Ce que j’ai vécu est seulement de la fiction? King doit savoir des choses qu’il glisse entre ses lignes…»

Dans Dreamcatcher, par exemple, King met en scène un psychanalyste qui va percevoir télépathiquement que son patient a laissé mourir sa mère. Le psy craque et raconte sa vision à son patient, le faisant culpabiliser et fuir. Cet exemple fait écho à un large corpus de témoignages laissés par des psys de tout genre, à commencer par Freud. On reste dans cette ambiguïté de la relation thérapeutique: véritable télépathie ou simple intuition? Vision de voyant ou «pensée paradoxale» induite chez l’analyste par le transfert?

La façon d’intercaler ces expériences dans le récit crée un effet de saisissement: «Et si c’était vrai?». Stephen King donne toujours quelques indices pour une explication sceptique, par l’intermédiaire d’un personnage «naturaliste». Souvent, celui-ci propose le degré le plus simple d’explication, «celui de l’homme d’expérience, qui doute, sans avoir de connaissances particulières ou de théories scientifiques à laquelle se référer». On aboutit alors à des explications simplistes faisant appel à «l’inconscient» ou à d’autres processus plus ou moins farfelus. Les explications de type psychiatrique, que King a en horreur, sont présentées mais minimisées. Souvent l’hypothèse réductionniste apparaît sous son mauvais jour: «le « scientifique » ramène l’inconnu au connu, en le niant», nous dit Ernould dans une note.

Il ne reste plus que l’hypothèse paranormale; aucun autre recours pour la pensée logique, juste des points de suspension suggestifs. Or, la plupart de ces romans sont relativement réalistes dans leur déroulement et dans la psychologie des personnages. Comment le lecteur peut-il à la fois être dans le réalisme et dans le paranormal? S’il peut poursuivre la lecture, c’est qu’il se place dans un état cognitif spécial: il se dédouble, se dissocie. Pour un temps, il s’ouvre au paranormal, à ses possibilités, et vient satisfaire son imagination dans un univers semi-enchanté. Il ne s’agit pas du tout d’un retour à l’imaginaire infantile, à je-ne-sais quelle toute-puissance des pensées. Non, c’est un paranormal «adulte», un soulagement pour la raison qui s’y déporte en se divisant, puis revient «à la réalité» en fermant la porte qu’elle venait d’ouvrir.

C’est ce va-et-vient entre le réel et le fantastique qui peut poser question. N’est-ce pas ce qui permettrait de renforcer une dissonance cognitive de l’homme occidental? La moitié de la population dit vivre une expérience exceptionnelle, plus de la moitié des gens disent croire à divers phénomènes paranormaux, mais l’attitude commune et publique face au domaine du paranormal n’est comparable avec aucune autre.

Ernould identifie les sources d’inspiration de Stephen King dans la religion chrétienne, le New Age et quelques lectures juvéniles. King essayerait de pousser le lecteur dans cet espace intermédiaire dans lequel il est tombé adolescent, lorsqu’il a lu avec fascination le recueil insolite du «Ripley’s Believe It or Not». Dans une préface (Rêves et Cauchemars, p. 11), King explique: «C’est dans le Ripley’s Believe It or Not que j’ai commencé à voir pour la première fois à quel point pouvait être ténue la ligne qui sépare le fabuleux de l’ordinaire, aussi que la juxtaposition des deux faisait autant pour jeter une lueur nouvelle sur les aspects ordinaires de la vie que pour éclairer ses manifestations les plus aberrantes.» C’est cette juxtaposition qui fait l’essence de ses livres, et peut-être même du genre de la Science-Fiction.

Selon Ernould, Stephen King «y croit», au fond de lui. Ernould lui affecte ces phrases d’un de ses personnages romanciers (Ben, dans Salem): «Le dossier de la perception extra-sensorielle est suffisamment important à présent pour que même un rationaliste à tout-crin ne puisse plus en rire impunément. (…) Je pense qu’il est relativement facile pour les gens de reconnaître l’existence de phénomènes tels que la télépathie ou la voyance parce que ça ne leur coûte rien. Ce n’est pas ça qui les empêchera de dormir.» Mais Ernould connaît mal le dossier de la parapsychologie, et il peine à identifier les sources de King, ce qui le conduit à ne pas prendre au sérieux cette position classée du côté de la croyance à teinte newageuse. Il repère néanmoins que le personnage du sociologue Glen, dans Le Fléau, mentionne l’étude de James D.L. Staunton montrant que les avions et les trains qui avaient des accidents étaient significativement moins remplis que ceux qui n’en avaient pas, comme si les gens avaient annulé leur billet suite à une «précognition subliminale».

Pour Ernould: «Il n’y a pas de romans de King qui ne contiennent ainsi, en même temps que l’utilisation de la voyance, des considérations dont il faut bien dire qu’elles n’ont qu’une apparence scientifique.» En somme, Ernould n’a pas perçu que King parle de façon à peine déguisée de l’étude de W.E. Cox! C’est une étude qui a été publiée dans le Journal of the American Society for Psychical Research en 1956 (King donne une fausse date, 1958). Elle a effectivement longtemps été citée un peu partout, car l’hypothèse testée n’est pas bête. Toutefois, un récent travail critique des membres du Groupe Etudiants de l’IMI a montré que la méthode statistique utilisée ne tenait pas la route. On retiendra cependant qu’une des caractéristiques des livres de King est ce dialogue permanent entre paranormal et science, source d’une si grande fascination. Un peu de conditionnel au début, quelques concepts post-modernes, et le paranormal se matérialise. La recette sera bien reprise plus tard.

Stephen King n’est effectivement pas le seul romancier à puiser dans la recherche parapsychologique et son folklore (la liste serait longue, qui commencerait par Marion Zimmer Bradley, Mary Higgins Clark, etc.). Selon le philosophe Bertrand Méheust, c’était déjà la mode avec André Breton qui a fait les poches à la métapsychique. Et avant lui, l’académicien Paul Bourget (voir l’étude récente de Daniel Sangsue), Maupassant (qui évoque la SPR dans le Horla, véritable chef d’œuvre de l’expérience de hantise en première personne), ou encore les chercheurs se doublant d’un pseudonyme littéraire pour romancer leurs parcours (Richet en Charles Epheyre, Camille Flammarion en Uranie, Joseph Maxwell en Antoine Wylm, etc.).

Ernould évoque néanmoins d’éventuelles sources parapsychologiques, mais ne permet pas d’évaluer leur proportion. «King lit avidement les articles consacrés à ces phénomènes qui lui tombent sous la main et semble avoir été influencé par deux courants de pensée qui inspirent les adeptes du spiritisme moderne. D’abord les hypothèses de J. B. Rhine, l’inventeur de l’expression ‘perception extrasensorielle’ vers 1927.» Ernould rappelle son scepticisme à l’égard de tout le domaine parapsychologique: compétence des chercheurs, valeur des preuves, testabilité des théories. De sorte qu’il justifie le fait de passer à côté de tout ce matériel. Et pourtant, Stephen King raffole de ces travaux. Il récupère par exemple l’idée de «synchronicité» de Jung & Pauli (1952) pour la placer, sous la notion d’ «Intentionnel», dans Insomnie et de nombreuses autres œuvres.

Souvent, le romancier reprend la main et va plus loin que la fiction. Il nous plonge alors dans l’horreur. La télépathie devient une façon de violer le cerveau d’un autre, de le consulter comme s’il s’agissait d’une bibliothèque, déclenchant des «cris mentaux» (Carrie, Dreamcatcher, Les Régulateurs – 1996). Une migraine vient souvent accompagner les perceptions extra-sensorielles. Quant à la télékinésie, dès Carrie, elle est un pouvoir destructeur capable de blesser, de tuer, de faire le mal. Or, ce registre de l’horreur est en décalage avec les récits spontanés. Les «blessures paranormales» sont rares, et s’expliquent souvent comme des effets psychosomatiques, à la façon des stigmates. L’intervention des extraterrestres ou des morts-vivants achèvent de faire basculer le roman dans l’horreur et le surréalisme. «Ah oui, ce n’était qu’une fiction…»

Ernould est conscient du fait que l’attitude a priori vis-à-vis du paranormal affecte la lecture de King, et propose également une division de la réalité induite par le genre fictionnesque:

«Pour les croyants en la télépathie (comme en la voyance: ce sont les mêmes), cette disposition suscite crainte, méfiance et fascination, comme tout phénomène qui nous dépasse. Nous sommes certes jusqu’à présent incapables de nous expliquer scientifiquement des phénomènes à la problématique incertaine. Mais pour les sceptiques, la télépathie reste à ce jour un phénomène imaginaire et illusoire. J’en suis. Et personnellement cela ne me gêne pas pour apprécier les romans de King, et bien d’autres. Je pense au contraire que, sans ce développement de ma réflexion critique, je n’apprécierai pas à sa juste mesure la vision « poétique » que les œuvres littéraires de l’Imaginaire me proposent. À côté de ma vision « scientifique » du monde, nécessaire pour l’esprit critique et éviter la déformation de ma clarté de jugement, la vision « poétique » est une nécessité, qui me permet de mieux comprendre la diversité humaine. Je pense d’ailleurs que celui qui admet le paranormal ne peut pleinement goûter ce que fait King, ou ne peut l’apprécier que comme de la « mauvaise poésie », un peu comme la lecture de la vie des saints ou la lecture de La Légende dorée permettait au croyant de conforter sa foi. Le merveilleux doit être gardé, à sa juste place.»

Cet accès possible à la «vision poétique» de Stephen King s’accorde pleinement à ce que je postulais d’un effet de division créé chez le lecteur. Seul le sceptique apprécie ces lectures. On peut imaginer qu’un parapsychologue sérieux, compilant au quotidien des témoignages et connaissant la littérature scientifique, trouverait beaucoup moins d’intérêt à tourner ces pages, surtout que les aspects d’horreur déréalisante lui paraîtraient des exagérations pubères, des «fais-moi peur». Or, cette horreur a une fonction essentielle car elle permet de baliser la frontière entre ces deux mondes, autrement confus, parfois volontairement mixés par l’auteur qui ne fait que s’inspirer de la réalité en se documentant. L’horreur vient donc renforcer cette division entre un monde de la fiction où «le psi» serait viable et un monde de la réalité où il ne le serait pas.

Et maintenant, regardez autour de vous: combien de livres de fictions pseudo-parapsychologiques avez-vous dans votre bibliothèque? (Musso, Dan Brown, Lévy, Werber, Rheims…) Combien de séries sur le paranormal voyez-vous à la télé? Combien de films? Et combien de travaux sérieux en parapsychologie avez-vous pris le temps de connaître?

Il faudrait une autre longue étude pour comprendre cet écrasant déséquilibre en faveur d’une surmédiatisation d’un paranormal spectaculaire ou horrifique, venant solliciter notre intérêt pour le merveilleux pour le mettre «à sa juste place», c’est-à-dire derrière un écran (réel ou virtuel). Il n’y a pas de culture plus ancrée dans le paranormal et plus ignorante de cet ancrage que la nôtre.

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17 réponses à “Stephen King et la parapsychologie”

  1. Orox dit :

    Comme tout le monde ou presque, et je met la-dedans ceux qui ont honte de l’avouer, j’ai lu Stephen King, du moins la majorité de ses romans. Je pense, comme plusieurs de ses pairs, que Mr King est plus un conteur qu’un véritable romancier, parce qu’on sent la « recette » derrière ce qu’il écrit. C’est un peu comme la musique de Céline: le but n’est pas tant de faire de la littérature que de vendre le maximum de bouquins le plus rapidement possible. Pour ce faire, il doit bien sûr se rendre accessible à tous en simplifiant au maximum ce qu’il écrit. Dans cette optique, le paranormal sert beaucoup plus de support à l’action, et au fond, il n’est pas le sujet principal du livre.

    Cette facon de procéder n’est pas l’apanage unique de Mr King. Il existe de la même facon dans un tas d’autres domaines. Par exemple la « science » chez Bernard Werber (que je ne n’aime pas du tout), la musique chez Céline (idem), ou alors l’espionnage chez San-Antonio (alors là, je crie au génie!)Cryogénie!!! Wow, un nomonime! :-)

    De même, je n’aime pas toute cette pub autour de « Stephen King, le maître de l’horreur » et j’estime que plusieurs sont allés beaucoup plus loin que lui dans ce domaine et avec infiniment plus de talent. (Clive Barker, Edgar Poe, Bram Stoker, etc…) Stephen King, c’est un peu comme le fast-food du paranormal: ca remplit l’estomac, mais ca donne illico l’envie de manger mieux.

  2. vésuvianite dit :

    Je fais partie de ces hurluberlus ignorants qui ne lisent pas Stephen King, qui ne se déplacent pas pour aller voir des films d’horreur, qui ne regardent plus la télé … mais qui préfèrent s’informer de travaux sérieux en parapsychologie et faire des essais psi par eux-mêmes … Quel contraste, en effet entre la « réalité » et l’idée qu’on s’en fait… Entre cette « réalité » et ce genre de fictions …

    Entre la richesse de ce qu’on peut tirer des expériences extraordinaires spontanées, si on entreprend d’en comprendre le sens, et ce qu’imaginent les gens … Le poltergeist ne blessent que très rarement … et semblent éviter à la personne focale les problèmes psychiatriques et psychosomatiques … Les NDE chamboulent la vie de ceux qui les vivent, mais paraissent « positives » à long terme … Même effet pour les contacts ou communications spontanées qui semblent initiés par des défunts (sans sollicitation de la part des récepteurs ni interventions de médium ou l’utilisation d’appareils,) et concernent au moins une personne sur quatre, d’après les sondages. Elles n’effraient pas, mais semblent réconforter au contraire, à part dans de très rares cas …

    On est vraiment loin de l’horreur qui nous guette … de l’enfer, des sinistres fantômes et zombies …

  3. Anna dit :

    Je fais sans doute partie des deux…
    Ceux qui aiment rêver en lisant Stephen King ( je me suis d’ailleurs attardé sur cet article car je suis plongée dans ses nouvelles actuellement ) et ceux qui veulent s’informer sur les avancées scientifiques en matière de parapsychologie…
    La caricature, les clichés, eux, peuvent nuire à l’image que l’on a de ce qui nous dépasse.

    Un bon roman de science fiction ne nuit pas à l’image du paranormal car on sait que l’on se situe dans l’imaginaire alors que je trouve insupportable ces pseudos émissions qui veulent traiter de l’ésotérisme et qui tournent les événements racontés et leurs témoins en ridicule.

    En tout cas, j’ai eu du plaisir à lire cet article de Basile, très fouillé, très bien rédigé et avec des références intéressantes…
    Je reviendrai…

  4. Basile dit :

    Merci pour ces commentaires positifs.

    Il y a effectivement le problème des pseudo-émissions sur l’ésotérisme (encore hier…) qu’on peut mettre en reflet du problème de la fiction bien inspirée façon King. Le tout est de noyer les catégories : faux-vrai, vrai-faux, vrai qui se présente comme un faux, faux qui se présente comme un vrai. Résultat : celui qui vit une expérience paranormal l’identifie avec la fiction, son psy l’identifie avec la folie, le marginal l’identifie avec la réalité cachée, le sceptique avec la pseudo-science, l’artiste la récupère pour faire son pain, etc. Un beau jeu de dupes !

    Je ne sais pas ce qu’est « un bon roman de science-fiction », ni même ce que serait « la bonne image du paranormal ». Néanmoins, l’interaction entre science-fiction et paranormal n’a pas livré tous ses secrets. Le travail de Méheust sur SF et Soucoupes Volantes est lui-même riche de pistes que personne n’a exploré, la plupart se contentant de percevoir cette coïncidence soit comme une preuve « sceptique », soit comme une évidence « ufologique » ou « parapsychologique ».

  5. Orox dit :

    Basile:  » Je ne sais pas ce qui est un bon roman de S-F »

    Je suis à relire  » Dune  » de Frank Herbert, qui est un pur chef-d’oeuvre. Des mots de feu, de la poussière, une épopée grandiose et un destin terrifiant… Au fond, devant une oeuvre de cette qualité, je ne m’interroge même pas sur la vraisemblance des thèmes présentés et de la technologie imaginée… Lire (ou relire) Dune est plus pour moi un voyage ou une expérience… Les fans de Frank Herbert me comprendront… Même si ce roman est célèbre dans le genre, il ne donne pourtant pas l’impression d’appartenir au courant  » Mainstream  » propre aux ouvrages de grande diffusion. Qu’est ce qu’un « bon » roman de science-fiction? Je ne sais pas… Parfois il n’y a pas de mots.

  6. Amé dit :

    celui qui vit une expérience paranormal l’identifie avec la fiction,

    Vous allez un peu trop vite quant même Basile, pas pour tous!!!
    A part les zinzins…
    Bien à vous.
    Amé

  7. Basile dit :

    Salut Amé,

    c’est une première réaction courante : l’expérience est « incroyable », « folle », etc., en tout cas « déréalisante ». Pour les personnes qui n’ont pas la vision du monde qui va avec (cette vision du monde qu’on place généralement dans la fiction, avec l’écran qui nous protège), l’expérience questionne ce qu’est la réalité, propose une « autre réalité ». Mack parlait (un peu trop) de « choc ontologique ».

    Par ailleurs, un dossier de la revue en ligne Analyses porte sur La littérature et le paranormal.

    http://www.fabula.org/actualites/article27683.php

  8. Aurel dit :

    tss Amé… Basile n’as pas dit pour tout le monde!
    Si vous lisez et comprenez correctement son texte, Il donne une explication générale du phénomène du au brouillage cacophonique ambiant.

    s’pas, Basile? ;)

  9. Amé dit :

    Basile,
    Merci pour votre lien.C ‘est gentil.
    C’ est très vrai que les phénomènes paranormaux reste d une apparence en première réaction: folie, irréalité du plan de vie, je comprends. je n écarte pas non plus bien au contraire qu’ une majorité d ‘individus s’ identifient à travers toute fiction extra-terrestres ou autres, il faut admettre , aussi, existe une catégorie de personnes qui vivent des phénomènes dits paranomal ne se projettent pas dans une fic fiction une irréalité d images qui n existent pas dans la propre réalité du paranormal, non plus.
    D autre part, je ne me fixe pas du tout dans les éditions qui traitent le paranormal, je ne suis pas adepte , je préfére l environnement, ce qui nous entoure.

    Encore ,félicitation, bonne recherche pour votre lien , Basile.
    Quant à Aurel, sourire, bof-bof, j’ ai quant même bien saisi le post de Basile.
    Amé

  10. vésuvianite dit :

    Basile : Le travail de Méheust sur SF et Soucoupes Volantes est lui-même riche de pistes que personne n’a exploré, la plupart se contentant de percevoir cette coïncidence soit comme une preuve “sceptique”, soit comme une évidence “ufologique” ou “parapsychologique”.
    ———————————————

    Plusieurs pistes, chez Bertrand Méheust, pour expliquer le décalage de 30 ans entre premiers récits de SF d’un certain type, et apparitions de vrais témoignages d’ovnis du même type, rapportés par de vrais témoins. Dans des témoignages ressemblant comme deux gouttes d’eau aux récits de SF … :

    - Les écrivains de SF, « dans leurs efforts pour donner corps à la machine fantastique du futur, ont peut être rencontrés de manière purement fortuite la gamme des formes déployée par un phénomène d’origine inconnue. »

    - « L’hypothèse de la prémonition collective permet de prendre en compte l’étrange antériorité de la SF sur la réalité des soucoupes volantes sans concéder à cette prédiction un rôle préformatif et sans céder à leur objectivité … »

    - ou l’hypothèse psycho – sociale … « L’hypothèse la plus simple est donc qu’il y a eu, là aussi, un « effet de seuil », et que l’imaginaire de la SF, « en suspension » dans l’espace social s’est subitement mis à cristalliser. La question (essentielle) qui reste ouverte est de savoir sur quels supports cette cristallisation s’est effectuée. Dans le cas fondateur d’Arnold, il s’agissait d’un groupe d’objets volants d’apparence solide qui progressaient à grande vitesse et qui n’ont jamais pu, à ce jour, être identifiés. » …

    == > Espérons que les remarques de Bertrand Méheust ne s’appliquent pas à la littérature d’horreur, ou qu’elle ne peut rencontrer « de manière purement fortuite » aucun phénomène d’origine inconnu avec laquelle elle pourrait coïncider, ou n’y a pas pléthore d’écrivains comme Stephen King … …

    Sinon, comme il a commencé d’écrire en 75 … on ne va pas tarder de ne pas rire tous les jours …

  11. mariuss66 dit :

    Coudon, plus d’un mois sans nouvel article, que se passe-t-il??

    Il va falloir engager d’autres collaborateurs si ça continu de même! (non je ne suis pas volontaire, désolé lol!)

  12. Nali dit :

    Désolée de vous contredire mais Carrie n’est pas le premier roman de Stephen king. Avant d’écrire sous son vrai nom, il a écrit  » La peau sur les os » sous le nom de Richard Bachman.

  13. zouzou dit :

    Mais non nali

    La peau sur les os : 1984
    Carrie: 1974…

  14. Amé dit :

    La peau sur les os : 1984
    Carrie: 1974…

    Ces films -là,ne devraient même pas exister.
    Franchement , on n’ en dégage aucun plaisir mais celui de frayeure.
    Je ne comprends toujours pas comment certains invividus ne regardent que ces fimms!!!!!sans avoir de nausées et sortent une jouissance d esprit.
    Ces films ont tendance à m énerver plus qu autre chose.
    Amé

  15. warhammer dit :

    Amé:

    tu n’as pas à comprendre les autres, ils n’ont juste pas les mêmes goût que toi.
    Tu es parfaitement libre de ne pas regarder, mais pas de juger ceux qui aiment les films d’horreur.

  16. NEMROD34 dit :

    warhammer tu manques cruellement d’ouverture d’esprit… ;-)

  17. NEMROD34 dit :

    « Il travaille ensuite sur son premier roman, resté inachevé : The Aftermath (1965). La première histoire qu’il publie est In a Half-World of Terror qui paraît dans un fanzine publié par Mike Garrett de Brimingham, Alabama. »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Stephen_King