La parapsychologie: pour quoi c’est important
L’article suivant a été écrit par Christian Gaden Jensen, étudiant en psychologie danois, chercheur associé au Centre de recherche sur la conscience et la psychologie anomale (CERCAP) à l’Université de Lund, en Suède. Avec cet essai, il a remporté le prix Robert R. Coly 2007 de la Parapsychology Foundation, pour lequel un étudiant doit donner sa vision du «défi de la parapsychologie». CGJ travaille actuellement sur les rapports entre l’hypnotisabilité et les phénomènes psi, et coordonne un ouvrage à paraître en 2009: Mysterious Minds: The Neurobiology of Present Psychics, Mediums, Shamans and other Extraordinary People. Cet article a été traduit en français et est affiché ici avec la permission de l’auteur. La version originale, en anglais, se trouve ici.
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Parapsychology: For What It’s Worth
Il y a de nombreux défis en parapsychologie. Il a été recommandé que nous développions des méthodologies appropriées à notre domaine plutôt que de soutenir qu’une méthode unique conviendrait à tout (Cardeña et al., 2004); que nous développions des recherches guidées par la théorie, longitudinales, qualitatives et orientées vers les processus (Berenbaum et al., 2004); que nous insistions sur notre autonomie épistémologique (Felser, 2001). Dire que nous avons besoin de théories unifiées et d’intégration dans la psychologie mainstream semble aussi être l’un des credos parapsychologiques d’aujourd’hui (Krippner, 2001; Radin, 2000).
Je suis d’accord avec ces recommandations, mais dans une plus large perspective, peut-être que le progrès scientifique de la parapsychologie souffre plus de notre réputation. La science moderne est devenue plus antagoniste par rapport à nous qu’elle ne l’était dans les années 1880 (Krippner, 2001), les fonds sont faibles, et les nouveaux étudiants sont rares.
Le défi est d’arriver à asseoir une meilleure réputation et de meilleures relations avec la science moderne et le public. Il est d’augmenter leur intérêt, leur respect, et leur connaissance de notre domaine et de nos résultats. Comment pouvons-nous le faire sans mettre de côté nos discussions actuelles, ou ralentir le pas? Nous devons savoir pourquoi cela n’a pas encore été fait.
Quel est le problème?
Marcello Truzzi et Carl Sagan ont popularisé un dicton dans les dernières décennies: «Des revendications extraordinaires requièrent des preuves extraordinaires», ce qui signifie que la science a besoin de produire une preuve proportionnelle à l’étrangeté de ce qui est étudié. Les parapsychologues savent que cela est vrai. Les résultats ont été ignorés et les expérimentateurs accusés de tendances à la fraude ou à la dissimulation des données négatives, parce que leurs données étaient «incroyables» par rapport à la vision du monde actuelle.
Nous sommes ridiculisés par les sceptiques qui parlent de la parapsychologie comme d’une trompeuse et frauduleuse «science vaudou» (Park, 2000); et nombre de résultats significatifs sont mis de côté lors d’affirmations telles que «toutes ces belles expériences de parapsychologie n’ont produit que des résultats négatifs» (Bunge, 1991, p.133; cité par Irwin, 2004, p.256) ou lors de déclarations tranchantes comme celle que Shermer a faite en disant, à propos de «l’ESP, la télépathie, la clairvoyance… ou n’importe quelle forme de pouvoir psi», qu’ «Il n’y a pas le début d’une preuve que cela soit réel.» (Shermer, 2003, p.54).
Mais pourquoi? Il est tentant de dire qu’ «ils ne sont pas prêts pour nous», afin d’expliquer ces commentaires sceptiques dédaigneux, le peu d’argent alloué à la recherche ou le fait que le nombre de nouveaux étudiants est si faible que beaucoup se demandent si notre discipline pourra se maintenir dans le futur (Irwin, 2004, p.260). Il est tentant de dire qu’ «ils ne sont pas prêts pour nous» et que la philosophie dominante de la science et la vision occidentale d’un monde mécaniciste et déterministe en sont les raisons majeures.
Par exemple, Stevenson (1990) attribuait le déclin des témoignages de macro-PK à «l’atmosphère inhibitrice du scepticisme promu par le matérialisme de la société contemporaine» (cité par Irwin, 2004, p.119).
Les éditeurs du Parapsychology in the Twenty-First Century (Thalbourne and Storm, 2005) ajoutaient que «ce sont les forces sociologiques en jeu à l’intérieur et à l’extérieur des universités qui déterminent la reconnaissance [de la parapsychologie] en tant que champ digne d’un support, dans tous les sens du terme tel qu’il est appliqué dans le système universitaire» (cité par Storm et Thalbourne, 2006, p.5).
À propos du «futur de la parapsychologie», Dean Radin (2000) a écrit: «La science est plus que des données et des théories. D’une importance égale est le contexte social dans lequel la science se trouve. Le contexte social détermine pour une large part non pas la nature de la vérité, mais ce qu’il est permis d’étudier». En outre, Radin a une opinion positive sur la façon dont notre société en viendra à accepter notre champ, et il a choisi comme thème pour son allocution présidentielle à la tête de la PA «comment le scepticisme est battu par une idée vraie mais dérangeante… parce que le monde s’empare de cette idée» (Radin, 2000, p. 353-356).
Je crois que ces auteurs ont fondamentalement raison. Le climat socio-culturel et scientifique est d’une importance majeure. Comment faisons-nous pour l’aider à changer?
C’est à leurs fruits que nous les reconnaîtrons… [1]
La parapsychologie participe et se développe dans une relation dynamique avec la culture environnante, si bien que ce ne peut être seulement les forces socio-culturelles qui déterminent la reconnaissance du domaine. Radin établit que «nous devons faire pression sur les préjugés sociaux sur ce que nous sommes et ce que nous faisons» (Radin, 2000, p.354). Krippner soutient que «les chercheurs en parapsychologie ont besoin d’entrer dans le discours» (Krippner, 2001, résumé). Comment les autres sciences controversées ont-elles réussi?
Le fondateur de nombreuses sciences, Aristote, remarque dans son ouvrage classique Rhétorique, qu’un énoncé dédaigneux est dans son essence une manifestation énergétique de l’anticipation qu’une chose n’a aucune valeur (Aristote, 1996, Livre B, II p.3). Par conséquent, un point essentiel pour éviter un débat dédaigneux est d’essayer et de démontrer la valeur de votre point de vue, plutôt que de soutenir sa véracité et tenter d’en convaincre votre interlocuteur. Je crois que c’est un aspect important.
William James, dans sa fondation d’une psychologie de la religion, qui était alors un champ controversé, soulignait exactement la même chose. Il voyait les propositions spirituelles comme des réponses aux investigations sur la valeur, la signification et l’intérêt d’un champ, et les jugements existentialistes comme des réponses aux hypothèses matérialistes, ontologiques et historiques. James disait:
[Il] y a deux ordres de question tout à fait différents du point de vue logique, et, comme ne pas reconnaître ce fait risque d’augmenter la confusion, j’insiste sur ce point… Aucun jugement ne peut être déduit immédiatement d’un autre. Ils procèdent de diverses préoccupations intellectuelles. (James, 1902/2004, p.17)
Laissez-moi dire que je ne participe pas moi-même dans le débat (aussi très pertinent) pour savoir si nous devons faire moins de recherche sur le paranormal et plus sur les questions purement parapsychologiques. Je dis qu’en se focalisant sur la valeur de la recherche que nous faisons devrait procurer un meilleur débat avec les autres sciences et les profanes. Cela devrait être notre première intention dans notre communication avec l’extérieur. Si la société ne voit pas la valeur de notre recherche, l’intérêt et l’investissement dans celle-ci resteront les mêmes.
Les valeurs que les autres sont potentiellement à même de voir en nous sont une bonne capacité de dialogue, une coopération créative, une science progressant rapidement. Paraphasant William James proposant un slogan pour notre «pragmatisme communicatif»: C’est à leurs fruits que nous les reconnaîtrons – pas à leurs racines!
Une science de valeur
J’ai soutenu que nous devons nous focaliser sur la démonstration de la valeur de notre recherche dans notre communication avec l’extérieur. Certains pourraient prétendre que si nous ne démontrons pas la véracité de nos découvertes, personne n’en verra jamais la valeur. Pour trois raisons, je pense que cela n’est pas correct.
Premièrement, lorsqu’ils doutent, les gens tendent à croire ce qu’ils trouvent être l’explication la plus valable. Quand on leur présente des preuves contradictoires, les gens ont tendance à accepter les preuves qui s’accordent le mieux avec leur croyance. S’ils trouvent que la conclusion à laquelle conduise les données sont «inutiles», «immorales» ou d’autres choses du genre, ils vont probablement ignorer les données, accuser les scientifiques de fraude, etc.
Deuxièmement, les profanes comme les scientifiques s’engagent souvent dans l’exploration d’idées qui ont potentiellement de la valeur, sans se soucier de savoir si elles sont vraies. La place du spiritualisme dans les sociétés occidentales démontre largement cela. Dans la science, vous conduisez seulement de la recherche si vous pouvez voir la valeur potentielle de la réponse à votre hypothèse. C’est encore plus vrai lorsque l’hypothèse est controversée. Reconnaître une valeur potentielle est ce qui conduit votre intérêt jusqu’à la vérité elle-même, ou, comme l’a dit le philosophe américain pragmatique C.S. Pierce, «la recherche de la vérité [est] guidée par des valeurs qui ne peuvent pas être réduites à des éléments objectifs» (Bem & de Jong, 2003, p. 75).
Finalement, je vois la parapsychologie à la fois comme une science similaire à la psychologie, mais aussi comme une science qui remet en cause la vision du monde dualiste que l’on dit cartésienne – la séparation entre la res extensa et la res cogitans, l’objectif et le subjectif, l’esprit et le matériel. Nous faisons cela, par exemple, dans les recherches DMILS, RNG PK et dans la médiumnité physique.
Par conséquent, l’internalité d’Hilary Putnam ou le réalisme pragmatique me semblent être des philosophies de la science qui décrivent certains de nos dilemmes. Putnam eut ce mot fameux: «L’esprit et le monde fabriquent ensemble l’esprit et le monde» (Putnam, 1981, p.xi). Il affirme aussi que le contenu mental n’est pas dans la tête mais dans la relation de l’organisme à son environnement (ibid, Ch.2).
Dans son fameux article «La signification de la ’signification’», Putnam (1975) suggère que la signification et la référence ne sont pas situées seulement dans la tête, et que la correspondance entre l’esprit et le monde est relative à l’intérêt, et ne peut pas être déterminée objectivement ou intrinsèquement. Putnam prit une position intermédiaire entre réalisme et idéalisme, entre objectivisme et subjectivisme.
Comme le postmodernisme l’a clairement montré, «la vérité» est toujours formulée dans un contexte historique, et la «véracité» est influencée par une toile de fond conceptuelle subjective. Il n’y aura jamais ni méthodes de valeur neutres, ni de théorie de valeur neutre.
En conclusion, les discussions sur la crédibilité ou les vertus de la parapsychologie sont toujours prises dans une fabrique de valeurs. Nous devons faciliter une discussion explicite de celles-ci. L’acceptation de notre champ par le public ne se fera pas sans un degré minimum d’engagement envers un certain fond théorique ou envers un programme de recherche. L’acceptation implique l’engagement aux discussions fondamentales sur les représentations du monde.
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Notes
[1] Le «critère empiriste» de James est: “By their fruits ye shall know them, not by their roots” (James, 1902/2004, p. 30).
Références
Aristote (1996). Retorik. Viborg: Museum Tusculanum.
Bem, S. & de Jong, H. L. (2003). Theoretical Issues in Psychology. London: Sage.
Berenbaum, H., Kerns, J. & Raghavan, C. (2004). Anomalous Experiences, Peculiarity and Psychopathology. In Cardeña, E., Lynn, S. J. & Krippner, S. (Eds.) (2004). The Varieties of Anomalous Experience. Washington DC: American Psychological Association.
Bunge, M. (1991). A skeptic’s beliefs and disbeliefs. New Ideas in Psychology, 9, 131–149.
Cardeña, E., Lynn, S. J. & Krippner, S. (2004). Anomalous Experiences in Perspective. In Cardeña, E., Lynn, S. J. & Krippner, S. (Eds.) (2004). The Varieties of Anomalous Experience. Washington DC: American Psychological Association.
Felser, J. M. (2001). Philosophical Sensitives and Sensitive Philosophers: Gazing into the future of Parapsychology. International Journal of Parapsychology, 12(1), 53–82.
Irwin, H. (2004). An Introduction to Parapsychology 4th ed. Jefferson, NC: McFarland.
James, W. (1902/2004). The Varieties of Religious Experience. New York: Barnes & Noble Classics.
Krippner, S. (2001). Psi and modernity in the twenty-first century. International Journal of Parapsychology, 12(1), 1–30.
Park, R. L. (2000). Voodoo science: The road from foolishness to fraud. NY: Oxford University Press.
Putnam, H. (1975). The meaning of meaning. In Mind, Language and Reality. Philosophical Papers, 2. Cambridge: Cambridge University Press.
Putnam, H. (1981). Reason, Truth and History. Cambridge: Cambridge University Press.
Radin, D. I. (2000). What’s Ahead? Journal of Parapsychology, 64, 353–364.
Shermer, M. (2003). Psychic for a day — or How I Learned Tarot Cards, Palm Reading, Astrology, and Mediumship in 24 Hours. Skeptic, 10(1), 48–55.
Storm, L. & Thalbourne, M. A. (Eds.) (2006). The Survival of Human Consciousness: Essays on the Possibility of Life After Death. Jefferson, NC: McFarland.
Thalbourne, M. A. & Storm, L. (Eds.) (2005). Parapsychology in the Twenty-First Century: Essays on the Future of Psychical Research. Jefferson, NC: McFarland.


18 mars 2009 à 17:33
Rapidement je ferais mieux plus tard (avec sûrement des images en guise de copier/coller
).
Ce que je vois, lis, je le résumerais en une phrase:
C’est à la science de se plier aux exigences de ma “discipline”, ce n’est pas à ma “discipline” de se plier aux exigence de la science (qui reste des outils méthodiques).
Ce qui est tout à fait la première doctrine d’une pseudo-science qui veut enlever le “pseudo-” .
18 mars 2009 à 22:00
Bonjour,
“Le défi est d’arriver à asseoir une meilleure réputation et de meilleures relations avec la science moderne et le public. Il est d’augmenter leur intérêt, leur respect, et leur connaissance de notre domaine et de nos résultats.”
Pour cela, il faudrait d’abord que la parapsychologie arrive à prouver l’existence de son objet d’étude (le Psi).
L’auteur de cet article, comme bon nombre de Psiphiles, considère que les critiques sceptiques sont injustifiées.
Or, le fait est que ces critiques sont justifiées, et c’est pourquoi la communauté scientifique - dans son ensemble - considère la parapsychologie comme une science pathologique.
Faire comme si les problèmes inhérents à la parapsychologie n’existaient que dans la tête des scientifiques mainstream, c’est une technique rhétorique de bon nombre de défenseurs de la parapsychologie, mais lorsqu’on est au fait du débat, c’est tout sauf convaincant: ces problèmes sont bel et bien réels (épistémologiques, méthodologiques, ainsi qu’au niveau de la qualité des résultats obtenus), que les tenants l’admettent ou non…
Il écrit comme si la parapsychologie faisait des progrès. Non, la parapsychologie ne progresse pas: elle complexifie juste son discours, ses spéculations. Vu qu’ils n’ont pas réussi à prouver l’existence du Psi, prétendre à un progrès quelconque est trompeur. Et pour ceux qui vont défendre la position inverse dans les commentaires, qu’il me présente une seule innovation technologique basée sur la recherche parapsychologique. Si on veut prouver le progrès d’une discipline, le blabla, c’est bien, les innovations technologiques, c’est nettement mieux!
Sceptiquement vôtre,
19 mars 2009 à 0:58
Franchement, nier l’existence des phénomènes psi, c’est se nier soit même. Et a quoi bon vouloir démontrer scientifiquement la veracité de choses qui relèvent de l’intangible, du psychisme,de l’intime ? pour quels buts ? Ca ne me dérange pas que la science s’en désintéresse, ce n’est pas son champ d’action. Je relève simplement que les scientifiques sont des êtres humains que je sâche et que s’ils donc réfutent en bloc tout phénomène psy, c’est que soit ils sont aveugles, soit ils sont de mauvaise foi. Car j’ai l’humilité de croire que je suis leur égal.
Leur viendrait-il par exemple à l’esprit de nier la réalité de ce sentiment que l’on nomme “Amour” et qui ne repose sur rien de concret ? Oui, ils en sont bien capable, ce qui ne les empêchent pas d’aimer et de fonder des familles. En y réfléchissant, on se dit que sans doute, rien ne sera jamais démontrer en ce domaine à moins de tomber sur la perle rare, sur le “génie du psy” qui sera capable de reproduire des performances sur commande. Ca n’est pas impossible.
On sait par exemple que les tentatives de mise en évidence de la télépathie en labo sont révèlées insatisfaisantes. Mais ce n’est pas le ventre plein, bien au chaud dans un labo avec un dispositif complexe sur le crâne que l’on risque de démontrer quoi que ce soit. Ces phénomènes se manifestent sous des conditions extrèmes, dans une certaine “urgence”, difficilement reproductible sous atmosphère contrôlée.
Pour poursuivre avec la télépathie, mon expérience personnelle est que son vecteur, sa “fréquence porteuse”, si je ne dis pas trop de bêtise, est : L’Emotion. Toute situation de stress est suceptible de générer de la télépathie. Et plus intense est le stress, plus grande seront les probabilités d’apparition du phénomène.Mettez ces mêmes sceptiques dans une situation de stress intense ou leur vie est en danger, ou leur raison si précieuse ne leur est d’aucun secours, et bien s’ils ne sont pas trop déconnectés de leur nature profonde, alors ils expérimenteront la REALITE du psy.
19 mars 2009 à 9:59
Ne confondons pas tout !
Il y a beaucoup d’expériences montrant des résultats hautement significatifs en parapsychologie. Le problème est qu’ils ne semblent pas reproductibles à l’identique, comme c’est le cas dans d’autres domaines scientifiques. C’est très différent d’ « avoir à prouver d’abord l’existence de son objet » !!!
Pour information …
http://www.metapsychique.org/Les-resultats.html
Et oui, le domaine, comme tout ce qui touche aux sciences humaines, est fort complexe …
La parapsychologie … une « science pathologique » qui ne produit pas « d’innovation technologique » …
Aaahh ! Venom … On ne peut pas vous reprocher de ne pas innover dans vos slogans, au moins ! Ceux - là, je ne les avaient encore jamais lus …
20 mars 2009 à 4:09
Ken l’amour et ses mécanismes chimiques sont étudiés justement. Après lis bien l’article l’auteur reproche à la science de ne pas s’en occuper, pourquoi ? Parce que pas de preuve.
Et comme il peine a apporter des preuve avec la méthode scientifique, il veut qu’on se plie à ses méthodes.
Faisons comme il veut, alors DAVID Copperfield avec le même principe, vole pour de bon, c’est terrible!
Si les tentatives en labos ne donne rien, c’est peut-être parce que simplement il n’y a rien…
C’est si dur d’envisager ça ? De conclure logiquement avec objectivité ?
Vésuvianite:
Oui le problème c’est que non seulement les rtésultats sont mal interprétés on en a déjà parlé, mais en plus ils sont obtenus par une mauvaise méthode, et non reproductibles en effet.
Les trois points essentiéls pour décarrer une existence, c’est embétant…
Et non ce n’est pas différant: d’abord on démontre l’existence du psi (mais depuis deux siècles au moins c’est nada, rien, que dalle, peau de balle), ensuite on regarde comment ça marche puisque ça existe.
Encore une fois essais de mettre la charrue devant les boeufs et dis moi si ça marche mieux que l’inverse.
Mais plutôt que de s’entetter comme un enfant capricieux, peut-être faut il accepter les choses telles quelles sont, même si elles ne plaisent pas.
20 mars 2009 à 16:13
“Si les tentatives en labos ne donne rien, c’est peut-être parce que simplement il n’y a rien…
C’est si dur d’envisager ça ? De conclure logiquement avec objectivité ?”
Je l’ai dit, c’est pas un pas un problème pour moi que ce que j’ai constaté par moi-même ne soit pas reconnu par la science. Ce ne sont pas des résultats de labos qui décident de ce que j’expérimente de la vie. Et si tout ce qui n’est pas démontrable par la science devait s’avérer ne pas exister, la vie ne serait pas ce qu’elle est. Tu te refuses à m’accorder tout crédit face à ce que j’ai pu constater par moi-même en m’assimilant à un enfant capricieux (et encore je m’en tire bien), ne t’attends pas à ce que j’accorde quelque crédit à ta vision de l’expérience humaine dictée par des résultats de laboratoires. Je ne suis pas une machine et je n’ai rien à (te) prouver.
Merci à Vésuvianite pour le lien.
21 mars 2009 à 4:01
Mais tes ressentis et expériences ne démontrent rien.
Pas plus tard qu’hier, j’avais presque chaud, mon fils dans la même pièce avait froid.
Si on nous pose la question à tout les deux, comment dire si la pièce est chaude ou froide ?
Réponse : on prend un thermomètre qui lui est objectif et donnera la bonne réponse, indépendamment des deux ressentis.
C’est pas pour ennuyer le monde, c’est que c’est la meilleure façon de faire …
22 mars 2009 à 5:30
Nemrod34, tu dis …
“Le problème c’est que non seulement les rtésultats sont mal interprétés on en a déjà parlé, mais en plus ils sont obtenus par une mauvaise méthode”
Eh bien prouve le, Nemrod34, que les résultats que j’ai cités plus haut sont mal interprétés,et qu’ils sont obtenus avec une mauvaise méthode. Tous ! Prends les expériences une par une, elles sont référencées, et prouve - le …
Ton “on en a déjà parlé” n’a jamais consisté qu’à auto-proclamer et à rabacher que “ces résultats ne valaient rien” …
Et désolée, c’est plus que léger et très peu intéressant à mes yeux !
22 mars 2009 à 6:18
C’est plus que prouvé, pourquoi je devrais le refaire alors que c’est déjà fait et bien fait ?
Et encore une manoeuvre de psiphile : inversion de la charge de preuve.
Je rappelle que c’est toi qui dis que le psi existe, c’est donc à toi de le prouver.
Les résultats et les méthodes sont nuls, s’ils ne l’étaient pas il n’y aurait pas cet article …
Article qui dit que comme avec la méthode scientifique on n’arrive pas depuis deux siècles à prouver le psi, il faut plier la méthode scientifique aux désirs des psiphiles pour qu’ils puissent conclure à l’existence du psi.
Superbe aveux d’entêtement dans l’échec, alors que la seule conclusion logique est : il y autant de psi que de millions sur mon compte en banque …
22 mars 2009 à 12:22
“C’est plus que prouvé”, “les résultats et les méthodes sont nuls” Waaooh, quels beaux arguments, Nemrod34 … Précis, solides …
Je n’ai pas dit de façon vague “que le psi existe”, j’ai dit qu’il existait beaucoup de résultats significatifs en parapsychologie, mais non reproductibles ET j’ai cité un article qui donne des références d’expériences réalisées et publiées par des chercheurs universitaires ….
Tu réponds “qu’ils sont mal interprétés et en plus obtenus par la mauvaise méthode” … A toi d’en apporter la preuve … De citer tes sources …
A propos de qui doit apporter des preuves de quoi, j’ai eu l’occasion dernièrement de relire ce texte, écrit par un sceptique , Truzzi …
http://rr0.org/data/1/9/8/7/Tr.....ex_fr.html
Tout y est dit …
22 mars 2009 à 13:08
Mais que veux-tu que l’on prouve ?
- “tes ressentis et expériences ne démontrent rien…”
Que devraient démontrer mes ressentis ? qui sont un etat subjectif(relatif) et qu’il faudrait donc confronter à un etat objectif(”absolu”),la réalité objective.
- “on prend un thermomètre qui lui est objectif et donnera la bonne réponse”
le thermomètre ne dira pas si il fait chaud ou froid comme tu le dis, mais donnera une donnée neutre, objective(”absolu”). Cela signifie t-il qu’il faudra alors invalider le ressenti de l’un ou de l’autre. Par rapport à quel référenciel ? Qui a raison ?
Si je dis que j’ai constaté par moi-même, c’est que, bien évidement l’expérience s’est accompagné d’un PROLONGEMENT DANS LA REALITE OBJECTIVE, d’une confirmation de la relation de cause à effet de mon etat subjectif avec la réalité objective, sinon cela ne serait que de la REVERIE. Et c’est en cela que la négation systématique blesse.
Ce qui est regrettable, c’est que tu ne te rends même pas compte que nous communiquons sur plusieurs niveaux. Crois-tu qu’il n’y a que la parole (ou la gestuelle, ou les phéromones) qui transmettent de l’information ?
Ne te rends-tu pas compte que l’on est capable de ressentir comme tu le dis si bien, les émotions d’autrui, les faiblesses d’autrui (grand classique dans cette société de loup), les intentions d’autrui ? Es-tu aveugle à ce point ?
Je pourrais te donner une foultitude de cas précis et étayés de cet etat de fait et plus encore car plus le temps passe et plus ma compréhension de ces phénomènes s’affine, souvent au prix de bien des désagréments, mais c’est le prix à payer. En gros plus je viellis et “meilleur je deviens”. Et je n’ai pas l’intention de m’arrêter en chemin car il y va de ma relation au Monde.
Je me ferais bien ici un plaisir de te donner des exemples étayés, mais cela tient souvent de l’intime, et je ne doute pas qu’il te suffira de me renvoyer à ma sphére intérieure et de mettre en doute le rapport de cause à effet, pour tout invalider, pour peu que tu m’accordes crédit…
23 mars 2009 à 6:15
Vésuvianite des résultats significatifs d’une expérience psi, ça veut dire que le psi n’existe pas ? Pourquoi fait-on l’expérience si ce n’est pour voir si ça existe ?
Allons tu crois au psi on le sait tous les deux. Quant aux résultats en question rappelle-toi par exemple cette expérience de remote wieving qu’on a commenté ensemble:
- Un jardin est annoncé.
- La photo c’est un terrain vague d’une usine désaffectée …
Avec des interprétations aussi vagues j’en fais autant et sans problèmes, je toucherais juste une fois sur trois.
Et encore une fois, il appartient à celui qui dit que quelque chose d’extraordinaire existe de démontrer cette existence.
Si ce n’est pas reproduisible, c’est connu c’est parce que le “psi sceptique” empêche les bons résultats (et oui le mauvais raisonnement va jusque-là)http://scepticismescientifique.blogspot.com/2009/02/leffet-lecteurs-selon-dean-radin.html .
Le psi est abordé d’une telle façon par les psiphiles, que non seulement tout explique et démontre son existence, mais en plus c’est à ceux qui disent qu’il n’existe pas de le démontrer.
C’est totalement l’inverse d’une démarche scientifique, on voit d’ailleurs dans l’article ici, le besoin des psihiles de contourner officiellement la rigueur scientifique.
“Que devraient démontrer mes ressentis ?”
Rien puisqu’il ne peuvent servir, ce ne sont et ne seront jamais des données objectives, donc on ne peut s’en servir.
“Ce qui est regrettable, c’est que tu ne te rends même pas compte que nous communiquons sur plusieurs niveaux. Crois-tu qu’il n’y a que la parole (ou la gestuelle, ou les phéromones) qui transmettent de l’information ?”
Il a aussi la gestuelle, les mimiques ect, pas besoin de psi …
Tant mieux si tu deviens meilleur je te le souhaite, mais ce n’est pas ce qui m’intéresse. Ce qui m’intéresse c’est que ça fait facilement 200 ans que les tenants du psi échouent à démontrer son existence avec la rigueur scientifique.
Plutôt que de finir par prendre la seule conclusion qui s’impose jusqu’à preuve du contraire, il est clairement demandé de laisser tomber la rigueur afin de démontrer l’existence du psi.
Si on fait ça et qu’un illusionniste demande la même chose, il faudra alors conclure qu’il a de réels pouvoirs.
Où va t’on avec ça ?
Pourquoi est-ce si difficile de conclure ce qui s’impose : “le psi n’est pas au bout de pus de deux cents ans et diverses tentatives, démontrée. On peut démontrer que quelque chose existe, on ne peut pas démontrer que quelque chose n’existe pas”.
Vu que l’existence du psi n’est pas démontrée, jusqu’à preuve du contraire le psi n’existe pas”.
23 mars 2009 à 7:55
On est pas du même Monde mon frère.
Restons-en là.
23 mars 2009 à 11:54
Pourquoi ? Pourquoi fuir la discussion si tu ne peux convaincre ?
Moi j’accepte tout, si la démonstration est sans faille, mes désirs n’entrent pas en compte, c’est bien démontré ça existe donc, que ça me plaise ou pas (et je te jure que j’aimerais que ça existe), seulement voilà ça fait longtemps que l’essai n’est pas transformé, on doit donc conclure (provisoirement peut-être) que ça n’existe pas.
Si quelqu’un arrive à démontrer sans faille l’existence, je l’accepterais.
C’est toute la différence entre croyance et science.
23 mars 2009 à 15:08
Je ne fuis pas, j’abrège, car justement je ne peux pas convaincre. Je n’ai jamais dit que je le pourrais, j’ai simplement postuler que ce que j’expérimente est commun à tous. Ce qui m’est refusé. Ce qui, en fin de compte, me laisse à penser, et je n’y crois pas vraiment, qu’il se pourrais bien que je puisse posséder, disons, une certaine “sensibilité psychique étendue”, pour ne pas te faire bondir ou sourire.
Je sais, je sais, “je prends mes désirs pour des réalités” (comme si je le désirais).
Quoique je dise tu m’opposeras toujours cet argument. Soit, je te l’accorde puisque je ne peux rien prouver en labo (à ce jour).
Mais que ce soit là toute la différence entre croyance et science, peux-tu l’admettre, ne m’aidera pas à GERER ce que je vis.
Je vais te faire une confidence. Lorsque je disais plus-haut qu’il était important pour moi d’affiner ma compréhension des mécanismes de mon univers psychique (j’y met des gants) et de sa relation au Monde, et bien c’est parceque, tiens-toi bien, je suis intimement convaincu que un jour, ma vie pourrait en dépendre.
Et c’est en cela que je parlais plus-haut des désagréments qu’occasionnent ces manifestations. Car lorsque cela se produit, tu es vulnérable. Je parle en connaissance de cause.
Que dire de plus, si peut-être, une pensée m’effleurais l’esprit un peu plus tôt. Je me disais que finalement, le prix à payer d’un mental (analytique) hyper développé comme l’est celui de tous les tenants d’un cartésisme pur et dur, était justement, l’athrophie de certaines autres composantes du psychisme humain, comme celles qui nous intéressent ici. En fait, je l’avais déjà remarqué avec mon frère (nous sommes trés différent). Et il semblerait qu’il y ait un rapport entre “stabilité” et “instabilité” psychique qui prends tout son sens ici.
Je peux te guarantir que bien des êtres vils ici-bas, sont de bien meilleurs “médiums” qu’aucun scientifique ne le sera jamais.
A méditer.