Le signe du zodiaque pour trouver l’amour? Pile ou face?

Rédigé par JC le 30 mars 2007 — Publié dans Brèves, Astrologie

S’il y avait des affinités particulières entre les signes du zodiaque, on pourrait probablement trouver, en étudiant suffisamment de couples, que certaines combinaisons de signes soi-disant plus compatibles entre eux se rencontrent plus fréquemment que les autres (en particulier les couples censés avoir peu ou pas d’affinités). Eh bien, David Voas, un chercheur au département des sciences sociales de l’Université de Manchester, a justement eu la drôle d’idée de vérifier cette assertion de l’astrologie populaire en réalisant une étude statistique sur les 10 millions de couples d’Angleterre et du pays de Galles enregistrés lors du recensement de l’an 2001.

Vous l’aviez déjà deviné : le chercheur ne trouve aucune affinité ou compatibilité particulières entre les signes du zodiaque ; les couples ne se forment certainement pas par hasard mais le signe des principaux intéressés n’est pas un facteur.

L’étude est évidemment réductrice puisqu’elle ne tient compte que du signe solaire, mais David Voas a prévu le coup et répond aux astrologues qui diraient qu’une carte du ciel complète est nécessaire pour établir une personnalité :

«S’ils [les signes du zodiaque] avaient une quelconque influence, même petite, la loupe géante de cet échantillonnage gigantesque la détecterait. [Mais] ce n’est pas le cas.»

Par contre, ce raisonnement se fonde sur l’hypothèse que les éventuelles influences astrales puissent être cumulées pour des traits de personnalité parfaitement mesurables et quantifiables, ce qui n’est malheureusement (ou heureusement) pas tout à fait le cas en pratique.

Et puis il y a même une petite morale dans le communiqué de presse (Love not in the stars) qui annonce ces résultats sur le site de l’Université de Manchester :

«Ces résultats n’entraveront pas les affaires [des astrologues des médias]. Quand il est question d’amour, les gens sont prêts à essayer n’importe quoi.»

Et toc! Mais qui peut vraiment lui donner tort sur ce point? ;-)

Sur ce blog, voir aussi : Signes du zodiaque et personnalité : une vaste étude cherche une relation.

Emoto et les messages de l’eau

Rédigé par JC le 26 mars 2007 — Publié dans Parapsychologie, Insolite

Si vous croisiez dans la rue Masaru Emoto, un Japonais dans la soixantaine, vous ne le remarqueriez probablement pas, sauf peut-être par la déférence de son entourage s’il est accompagné. Mais les apparences sont parfois trompeuses car, entre autres choses, il dit pouvoir faire tomber la pluie en regardant simplement le ciel et en déclarant «la pluie est tombée, merci beaucoup», il prétend aussi que de l’eau pure traitée par ses soins peut guérir des gens malades, et il trimbale avec lui un mystérieux appareil qui pourrait «mesurer» la santé, la qualité des relations interpersonnelles ou même… les vies antérieures.

Hier, j’ai vu un petit documentaire sur Masaru Emoto (produit par son organisation, je crois) et les messages qu’il croit voir dans la forme des cristaux de glace obtenus à partir d’eau provenant de différentes sources ou soumise à un certain «traitement» avant la congélation.

Selon lui, certains types d’eau produisent de cristaux bien formés tandis que d’autres non. L’eau du robinet de grandes villes, par exemple, montrerait une masse plus ou moins informe de glace tandis que de l’eau de source serait plus propice à la formation de «beaux» cristaux de glace, c’est-à-dire (si j’ai bien compris) des cristaux hexagonaux d’assez grande taille avec des ramifications symétriques et bien développées.

Mais attendez, ce n’est que le début. Masaru Emoto soutient également que des mots, de la musique ou même des pensées peuvent transformer l’eau, et que des cristaux «beaux» ou «laids» pourront être obtenus selon la nature du «traitement». Un exemple? Prenez deux papiers, sur l’un vous écrivez «merci» ou un autre mot jugé «positif», et sur l’autre un mot «négatif» (disons une insulte), puis vous les plongez dans des bouteilles contenant la même eau. Après congélation, l’eau soumise à un mot gentil formerait de «beaux» cristaux mais l’autre non. Extraordinaire, n’est-ce pas? Effectivement, peut-être même un peu trop…

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OVNI : 30 ans d’archives françaises sur Internet

Rédigé par JC le 22 mars 2007 — Publié dans OVNI, Brèves

Mise à jour 30 mars : le site du GEIPAN semble enfin fonctionner normalement. Pour l’instant, la recherche des cas d’observation d’ovnis se limite à la sélection des départements sur une carte de la France.

Mise à jour 27 mars : le système a commencé à fonctionner aujourd’hui. La section «Documentation» offre une liste de documents PDF (dont plusieurs étaient déjà disponibles sur Internet), et le téléchargement fonctionne bien. La section «Recherche» était accessible plus tôt ce matin mais ça ne semble plus être le cas actuellement. Pendant les quelques minutes que j’ai eues pour essayer le moteur de recherche, j’ai pu établir une liste des cas d’ovnis inexpliqués (classe «D») déjà en ligne. J’en ai dénombré 60, qui sont identifiés par le nom du cas, la date, la région et le département de l’incident. Au total, il y avait 13 pages de cas des classes «A» à «D»; à 20 incidents par page, cela donne un nombre total de cas compris entre 241 et 260. Pour les curieux, j’ai mis les deux listes dans les commentaires qui suivent cette note.

Mise à jour 23 mars : le serveur est de retour en ligne bien qu’il soit d’une extrême lenteur. Je viens d’accéder à la page d’accueil du portail des archives du GEIPAN où une courte note indique que les dossiers de 350 cas d’observation d’ovnis - ce qui représente près de 25% des archives - sont accessibles en ligne pour le lancement. Ces cas d’ovnis représenteraient «une partie importante des observations terrestres faites au cours des 20 dernières années». Pas moyen d’aller plus loin pour l’instant. J’ai l’impression que le CNES était loin de se douter que ces archives susciteraient autant d’intérêt. Il faut dire que la nouvelle a fait le tour du monde; même les sites américains en parlent, c’est tout dire. ;-) La suite (peut-être) ce week-end.

À la fin décembre, on pouvait lire dans les médias que 100 000 pages des archives du Groupement pour l’Étude et l’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés (GEIPAN) du CNES (Centre National d’Études Spatiales, France) seraient graduellement mises en ligne à partir de la fin janvier. Quelques semaines plus tard, un article britannique précisait que les journalistes avaient mal compris les propos du CNES, et que les documents seraient offerts sur Internet à partir du mois de mars. (Pour l’anecdote, je me suis abonné hier matin au flux RSS du site du CNES afin d’être averti immédiatement du lancement des archives, drôle de hasard ;-) )

Voilà donc que le CNES donne un accès public aux dossiers de 1600 cas de «phénomènes aérospatiaux de type D, inexplicables […] en dépit de la précision des témoignages et de la qualité des éléments matériels recueillis», autrement dit des rapports d’observation d’ovnis qui n’ont pas pu être expliqués par des méprises ou des phénomènes naturels.

Ces dossiers proviennent du GEPAN (Groupe d’Études des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) créé en 1977 puis remplacé par le SEPRA (Service d’Expertise des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques) en 1988, avant de devenir le GEIPAN il y a quelques années.

Ces 100 000 pages de documentation se rapportent à 1600 cas d’observation d’ovnis et contiennent 3000 procès verbaux et environ 6000 témoignages. La totalité de ces documents (procès verbaux de gendarmerie, rapports d’expertises, croquis réalisés par les témoins, séquences vidéo et audio, etc.) ne sera disponible que dans quelques mois car la mise en ligne sera graduelle.

Pourquoi rendre ces dossiers publics? Intéressant… le texte de présentation des archives précise que :

«Le GEIPAN espère attirer l’attention de la communauté scientifique sur ces phénomènes inexpliqués derrière lesquels se cachent peut-être de véritables révolutions scientifiques.»

Voilà, tout ceci est bien alléchant mais… bien que le portail principal des archives du GEIPAN soit actif, je suis incapable d’accéder à la documentation et les recherches faites avec le moteur ne donnent aucun résultat. Ensuite, on dit qu’il y a une erreur et que le service n’est pas disponible. Le serveur est-il déjà surchargé? Peut-être pourra-t-on y accéder plus tard aujourd’hui… En tout cas, je surveille ce site de temps en temps, et je ferai des mises à jour de ce billet lorsqu’il y aura des changements. Et si vous faites de belles découvertes dans ces archives, ne vous gênez pas pour les partager dans les commentaires. Bonne lecture. ;-)

En attendant, vous pouvez toujours écouter les podcasts audio du CNES en partenariat avec Ciel & Espace : Jacques Patenet, responsable du GEIPAN, à propos de la publication de ces dossiers d’ovnis sur Internet et Pierre Lagrange, anthropologue des sciences, qui parle du phénomène ovni en général.

Recherche «géocosmique» : astrologie pour érudits

Rédigé par JC le 11 mars 2007 — Publié dans Astrologie

Géocosmique : «qui se rapporte à l’étude des correspondances et des cycles mettant en rapport les phénomènes terrestres et les événements cosmiques (célestes)», selon le site du Conseil national pour la recherche «géocosmique». Bref, une définition un peu nébuleuse pour dire qu’il s’agit tout simplement d’astrologie. Pourquoi «géocosmique»? Apparemment pour éviter «l’incompréhension populaire» qui règne autour du mot «astrologie».

Le groupe aurait été formé afin «de rehausser les normes de la formation et de la recherche en astrologie». Dans ce but, elle propose aux candidats astrologues de passer des examens et autres tests, après quoi ils peuvent devenir des membres certifiés. À partir du niveau 3 (des quatre niveaux du Conseil), les astrologues sont autorisés à fréquenter le Kepler College of Astrological Arts & Sciences, seul établissement d’enseignement du genre aux États-Unis où ils pourront obtenir un baccalauréat ou une maîtrise en astrologie (!).

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Expérience de mort imminente, paralysie du sommeil et expérience hors du corps

Rédigé par JC le 7 mars 2007 — Publié dans Conscience/rêves, Paranormal

Vous souvenez-vous de Kevin Nelson (photo ci-contre provenant de l’Université du Kentucky), le neurologue américain qui publiait l’an dernier les résultats d’une recherche suggérant que les sujets ayant vécu une expérience de mort imminente (EMI ou NDE) «étaient plus susceptibles d’avoir un système sommeil-éveil dont les frontières entre le sommeil et l’éveil ne sont pas aussi clairement régulées» que chez les autres? Plus précisément, 60% des sujets avec EMI indiquaient qu’ils avaient déjà fait l’expérience d’«intrusions» d’une phase de sommeil paradoxal alors qu’ils étaient éveillés, contre 24% dans le cas des sujets sans EMI (Rêve et expérience de mort imminente (NDE) : des chercheurs établissent un lien).

Eh bien, ce même Dr Kevin Nelson a poursuivi ses recherches et récidive cette semaine avec la publication de nouveaux résultats dans un article de l’édition du 6 mars 2007 de la revue Neurology (Kevin R. Nelson, Michelle Mattingly, and Frederick A. Schmitt, Out-of-body experience and arousal, Neurology 2007 68: 794-795 - communiqué de presse).

Cette fois-ci, le Dr Nelson s’est intéressé aux expériences de paralysie du sommeil et aux «sorties hors du corps» (en anglais Out of Body Experience ou OBE) de 55 sujets qui ont vécu une EMI.

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La voyante Sylvia Browne choque l’Amérique

Rédigé par JC le 4 mars 2007 — Publié dans Voyance/médiumnité

En 2003, Sylvia Browne annonce en pleine télévision au couple Hornbeck que leur garçon Shawn, disparu depuis quatre mois, n’était plus vivant. Elle localise la zone où on pourra retrouver son corps et décrit succinctement le ravisseur. En janvier 2007, Shawn Hornbeck est retrouvé sain et sauf presque quatre ans après sa disparition.

Cette erreur grossière a été largement soulignée dans les médias américains, notamment à CNN où les reporters se sont montrés très critiques quant aux pouvoirs allégués de cette voyante. Pas très bon pour le business de Mme Browne, qui est d’ailleurs étroitement surveillée par les groupes sceptiques depuis de nombreuses années.

Toujours est-il que les enquêteurs ont perdu trois semaines à faire des recherches dans la région indiquée par la voyante, qui se situait loin du lieu où le garçon a été retrouvé, et le kidnappeur ne ressemblait en rien à ce qui avait été prédit. Mais, le pire de tout, les parents ont apparemment cru la voyante et ont déclaré à la télévision que la mort annoncée de leur enfant a été «une des choses les plus difficiles qu’ils aient eu à entendre».

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Des technologies extraterrestres pour sauver la planète

Rédigé par JC le 1 mars 2007 — Publié dans OVNI, Insolite

Imaginez qu’un ancien ministre de la Défense soit si convaincu du fait que les gouvernements détiennent des informations secrètes sur les ovnis (dont il pense par ailleurs que ce sont des vaisseaux spatiaux extraterrestres) qu’il se présente publiquement pour demander aux dirigeants de tous les pays de dévoiler ces (hypothétiques) technologies extraterrestres afin de sauver la planète. Vous penseriez que… (ne le dites pas, je sais ;-) ). Pourtant, ce personnage existe bien. Il s’agit de Paul Hellyer (photo ci-contre), ancien ministre de la Défense canadien de 1963 à 1967, sous le gouvernement dirigé par Lester B. Pearson.

Lors d’un entretien avec un journaliste du Ottawa Citizen (Alien technology the best hope to ’save our planet:’ ex-defence boss), Paul Hellyer a expliqué que les technologies récupérées par les gouvernements (notamment lors de l’écrasement de Roswell en 1947, croit-il) seraient suffisamment avancées pour nous permettre de stopper l’utilisation des combustibles fossiles en «moins d’une génération», et freiner ainsi les changements climatiques.

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