Expériences de mort imminente: survie de la conscience ou délire d’un cerveau mourant?

Rédigé par Basile le — Publié dans Conscience/rêves, Parapsychologie

Pour ce qui est de la nature des expériences de mort imminente (EMI ou NDE), deux écoles de pensée s’affrontent sur ce sujet fortement débattu: ceux qui affirment que ce phénomène est une preuve de l’existence et de la survie d’une conscience après la mort, et les sceptiques qui estiment que les expériences vécues lors des EMI peuvent s’expliquer par le délire d’un cerveau mourant en manque d’oxygène. Y a-t-il des éléments empiriques qui permettraient de trancher? Nous allons dans ce billet tenter une synthèse de récents débats.

Êtes-vous AWARE?

Nous nous étions déjà fait l’écho du projet AWARE («AWAreness during REsucitation») qui se présente comme le plus vaste projet de recherche sur les expériences de mort imminente (EMI, NDE – near-death experience – en anglais). L’étude dirigée par Sam Parnia consiste à étudier l’état du cerveau de patients qui subissent des arrêts cardiaques, et tentera de «tester la validité des expériences hors du corps et la capacité de « voir » et « d’entendre » pendant un arrêt cardiaque». Comme l’avait noté Nicolas Vivant de l’Observatoire zététique, le projet est déjà couvé et annoncé de façon récurrente depuis 2001.


Chaque année, les mêmes chercheurs nous expliquent qu’une expérience impliquant 25 hôpitaux et 1500 patients sera prochainement mise en place. Mais Parnia semble toujours chercher de nouveaux collaborateurs, ce qui étonne Vivant qui craint que cela ne fasse que retarder le début de l’expérience ou allonger sa durée. Comme le lui avait déjà expliqué le journaliste scientifique Jocelyn Morrisson (Voir les échanges du 30/09/2008 sur Psiliste), le fait d’étendre l’étude à d’autres centres ne retarde pas le lancement, mais permet d’avoir plus de patients plus rapidement, ce qui permet ensuite d’avoir un échantillon plus large et des résultats plus fiables au plan statistique. L’activité autour du projet semble d’ailleurs s’être accélérée, avec les 8 derniers mois consacrés à une phase pilote de l’étude.

Une bombe lâchée sur Pim van Lommel

Mais une nouvelle controverse vient calmer les ardeurs, et risque peut-être de gêner ce projet. Des sceptiques anglo-saxons se sont mis à attaquer les travaux de l’équipe du Dr Pim van Lommel (photo ci-contre) qui avait publié en 2001 un article retentissant sur les expériences de mort imminente dans la prestigieuse revue médicale The Lancet (L’article est disponible ici Near-death experience in survivors of cardiac arrest: a prospective study in the Netherlands ainsi que la réponse de van Lommel aux critiques qui ne tardèrent pas à fuser, Preuves médicales des NDE). Cet article rend compte d’un recueil, durant 13 années et dans 10 hôpitaux néerlandais, des témoignages de patients se réveillant d’un arrêt cardiaque. Sur 344 patients, 62 (18 %) rapportaient une EMI.

Un article de Jason Braithwaite paru cet été dans The Skeptic (la revue de Chris French de l’Anomalistic Psychology Research Unit, de l’Université de Londres) vient critiquer en profondeur les hypothèses controversées dans le sillage des EMI. Selon lui, Pim van Lommel a laissé bien trop de place à l’hypothèse d’une survie de l’âme en dehors du corps, et pas assez à l’idée que le cerveau «mourant» secrèterait ce type de vécu. Le tout a été relayé en francophonie par le sceptique Jean-Michel Abrassart.

Premier constat: Braithwaite dit ne pas vouloir contester les données mais seulement les interprétations. Il se place donc sur le terrain d’un débat théorique. Qu’on ne s’attende pas à ce que des sceptiques aient conduit une contre-étude de même ampleur obtenant des résultats différents.

Deuxième constat: Braithwaite place ce débat sur le plan d’une alternative entre «hypothèse du cerveau mourant» (dying brain) ou «hypothèse survivaliste». Il prétend ainsi que, puisque van Lommel prétend réfuter l’hypothèse du cerveau mourant, il donne trop de poids à l’idée d’une âme survivant au corps. Or, comme van Lommel le dit bien (et comme le cite Abrassart sans s’en étonner), il s’agit pour lui et son équipe de dire que les expériences de mort imminente viennent interroger les théories sur la conscience humaine et la relation corps-esprit. Ces expériences constitueraient des évidences d’un fonctionnement psychique séparé d’une activité cérébrale. Ce sont des questionnements légitimes (au pire, dans les débats des philosophes sur le dualisme interactionniste) et indépendants de la question de la survie de l’âme. Le glissement opéré par Braithwaite est donc pernicieux, puisqu’il refonde une opposition éculée «matérialisme» contre «croyances survivalistes».

La fuite des cerveaux

Pim van Lommel s’était défendu contre l’hypothèse d’une expérience de mort imminente faisant suite à l’anoxie cérébrale en affirmant qu’alors que tous ses patients avaient dû subir une anoxie après leur arrêt cardiaque, seulement 18 % avaient rapporté une EMI. Il n’y avait donc pas un lien systématique entre anoxie et EMI. Braithwaite rétorque que l’anoxie n’a pas fait l’objet de mesures directes chez les patients de van Lommel, pas plus que l’activité neuro-électrique cérébrale. Ce flou laisse de la place aux hypothèses concurrentes cohérentes avec les neurosciences contemporaines.

De plus, van Lommel ne présente pas correctement l’hypothèse du cerveau mourant qu’il prétend réfuter. Telle que l’a formulée Susan Blackmore (photo ci-contre) ainsi que d’autres, ce n’est pas tant la présence d’anoxie qui cause des hallucinations vivides, mais son taux au démarrage. Si l’anoxie vient trop rapidement, le patient perd conscience et c’est le «black out»: aucune expérience ne s’enregistrera dans la mémoire.

Braithwaite enfonce le clou: van Lommel semble ignorer la variété des impacts de l’anoxie selon les zones cérébrales. Et ce ne serait pas l’anoxie qui causerait l’expérience de mort imminente, mais la désinhibition neuronale, qui peut aussi être causée par des drogues, l’épilepsie, etc. Enfin, les récentes recherches ont bien montré que l’EEG n’est pas une mesure fiable de l’activité neuronale. Il peut subsister des activités sous-corticales comme dans l’hippocampe ou l’amygdale susceptibles d’engendrer des hallucinations. Par conséquent, van Lommel ne pouvait pas savoir si le cerveau de ses patients était vraiment à plat lors de l’EMI simplement par l’EEG. (Mais si on lit attentivement l’article de van Lommel, on se rend compte que l’absence des réflexes basiques des patients était aussi vérifiée.)

Puis vint la lumière…

Le journaliste Robert McLuhan, qui résume toute l’affaire sur son blog (Dying Brain Hypothesis’ not dead), trouve l’argumentation de Braithwaite assez justifiée. Elle met en évidence la difficulté d’étudier un être humain totalement déconnecté de son cerveau.

Cependant, toute cette critique reposerait en grande partie sur du bluff et de la désinformation. Réduire le vécu d’une expérience de mort imminente à une hallucination vivide, en disant que les petites variations ne seraient dues qu’à des contextes différents, c’est un bel essai… mais inadéquat quant on tient compte des contenus des témoignages.

Les sceptiques proposent des analogies surfaites et généralisent trop rapidement leurs spéculations. Exemple avec Blackmore qui prétend que les cellules mourantes dans le cortex visuel seraient responsables des visions de tunnel. Autre exemple avec Braithwaite qui fait le pari que les derniers résidus d’activité cérébrale suffiraient à produire des hallucinations complexes. Ce point essentiel de son argumentation, manquant de renfort empirique, est, pour prendre une image, un arc-en-ciel faisant office de pont suspendu au-dessus d’un précipice. Il s’agirait là, selon McLuhan, de stratégies défensives: tout vaut mieux qu’un dualisme…

McLuhan essaye de faire revenir dans le débat des éléments mis de côté par les sceptiques: sans même aborder ces mystérieuses perceptions véridiques frisant l’extra-sensoriel, il invoque le potentiel transformateur de l’expérience de mort imminente.

Certes, il pourrait y avoir quelque chose dans le cerveau, à laquelle nos appareils de mesure restent encore aveugles, qui expliquerait qu’au retour d’une EMI, l’existence de ces personnes en soit toute retournée. Cet aspect transcendant, modifiant pensées et comportements, reçoit-il aussi une explication neurologique? Il le faudrait pourtant.

L’explication par le cerveau mourant pourrait être la bonne voie, mais elle ne peut pas se présenter comme une théorie complète. Or, la volonté de certains sceptiques de «boucher» le trou noir des expériences de mort imminente leur fait parfois abuser de cette hypothèse. Ainsi, Keith Augustine tentait d’expliquer les différences culturelles des récits d’EMI juste en se référant aux neurones. Si les Asiatiques ne font généralement pas l’expérience du tunnel ou de la rétrospective biographique, ce serait dû à des différences d’avec les cerveaux occidentaux?


Pour s’en sortir, Augustine avance qu’il nous manque des données sur les récits d’EMI dans les cultures non occidentales. De toutes les façons, si l’expérience de mort imminente n’est pas consistante selon l’arrière-plan culturel, cela pourrait aller dans le sens de l’hypothèse d’hallucinations colorées par la culture; inversement, si l’EMI est fortement similaire dans toutes les cultures, alors la responsable sera forcément notre architecture cérébrale… Difficile de faire la lumière sur cette histoire en suivant ce chemin (et il paraît qu’il ne faut pas suivre la lumière, de toute manière!).

Probablement que la prochaine étape du débat sera une réponse de Pim van Lommel, ou alors l’entrée en jeu des éléments paranormaux des expériences de mort imminente que cherche à obtenir Sam Parnia. Peut-être trouvera-t-on la (bonne) sortie du tunnel?

Lire aussi:


197 réponses à “Expériences de mort imminente: survie de la conscience ou délire d’un cerveau mourant?”

  1. Orphée dit :

    « Bob réussira-il à avoir raison une fois de plus? »

    reprenons justement le post de notre amie Orionne puisqu’elle expliquait d’elle-même le sens de sa phrase:

    « dès que ma configuration neuronale sera propice

    Ça veut juste dire qu’on ne peut pas « philosophailler » à 2 ans. Notre équipement n’est pas prêt pour l’abstraction. Notre cerveau, c’est un « work in progress ». À l’instant où j’écris ces lignes, de nouvelles connexions se forment, et se préparent à pouvoir faire de nouveaux liens qui me permettront d’appréhender le monde d’une façon constamment renouvellée et plus vaste. »

    Notre moins ami Robert répond en extrayant ce qui lui semble facile à abattre, soit « à l’instant où j’écris ces lignes, de nouvelles connexions se forment »

    Même à supposer qu’il y ait erreur sur la « connexion » des neurones, cela invaliderait-il le sens de la phrase ? certainement pas ! On sait parfaitement que le cerveau n’est pas une machine qui se mettrait soudain (à l’age adulte) à répéter les mêmes schémas faute de quoi nous serions simplement « morts » à tout changement.
    Bref, cette tentative malheureuse pour appuyer la raison ne fait qu’enfoncer son porte parole auto-assermenté ;-)
    Mais pardonnons-le: il est sa propre victime et n’a pas fini de l’être malgré la fixité de ses neurones :-)

    Ainsi soit-il

  2. Orphée dit :

    malgré mon mauvais anglais, je vous invite à aller sur le lien suivant:

    http://www.sciencedaily.com/re.....192448.htm

    Le titre est « Carbon Dioxide May Explain ‘Near Death Experiences’ »

    Je vous joins dessous la partie intéressante mais, ce qui m’intéresse moi, c’est de lire ce qu’il n’y a pas ;-)
    En effet on n’y apprend certes qu’il y aurait une correspondance entre carbone/sang et NDE. Mais le moindre des idiots pourrait aussi dire qu’un miraculé à le coeur qui bat plus vite à l’annonce du miracle. Bref, on ne constate rien de bien intéressant là en fait.
    Par contre on y lit qu’il n’y a PAS de correspondance avec les croyances, la peur de la mort, la drogue … A l’inverse il est donc évident que cela appuie l’extraordinarité du phénomène.

    « Zalika Klemenc-Ketis worked with a team of researchers from the University of Maribor, Slovenia, to examine patients who reported NDEs. She said, « Several theories explaining the mechanisms of NDEs exist. We found that in those patients who experienced the phenomenon, blood carbon dioxide levels were significantly higher than in those who did not. »

    Of the 52 patients, 11 reported NDEs. Their occurrence did not correlate with patients’ sex, age, level of education, religious belief, fear of death, time to recovery or drugs given during resuscitation. They were more common in people who had previously experienced NDEs. According to Klemenc-Ketis, « Our study adds new and important information to the field of NDE phenomena. The association with carbon dioxide has never been reported before, and deserves further study. »"

  3. Luce dit :

    Orphée,

    pour ce qui est de la « renaissance éternelle » (qui me fait bien rire aujourd’hui), je n’ai aucune idée de l’origine de cette pensée, mais c’est grosso modo ce que j’ai ressenti tout au long de l’experience, comme une idée constante de réincarnation. Quant au berceau, il appartenait au bébé qui dormait dedans, sans doute.

    Ce soir là j’étais chez une amie bouddhiste, chez qui beaucoup de représentations de bouddha sont affichées, et je pense que mon cerveau s’est donc mis en mode « religieux » si je puis dire. Mais pourquoi Jésus et non bouddha…? En tout cas, ce qui ma vraiment frappé c’est de plonger au plus profond de mon inconscient sans être endormie…
    Mais je ne prône évidement pas ce genre de pratique, qui était pour mon cas exceptionnelle et le restera.

  4. NEMROD34 dit :

    de nouvelles connexions se forment

    Se forment ou s’activent ?

  5. Robert dit :

    Orion-e

    La plasticité du cerveau permet d’améliorer l’efficacité des synapses pas d’en créer. Le nombre de neurones et donc de synapses est invariable. Il est très délicat de s’aventurer sur un terrain qu’on ne connaît pas et de faire de telles affirmations.

  6. Robert dit :

    Orion-e

    En fait, c’est la phrase qui est erronée ****de nouvelles connexions se forment.****

    si l’on prend les synapses comme des chemins permettant de faire circuler l’information dans le cerveau. il faut savoir que ce raiseau routier est défini et reste tel quel, c’est le chemin que va emprunter l’information que lui est variable, le cerveau va utiliser le chemin le plus adéquat. C’est notable lors d’un AVC lorsqu’il y a destruction de neurones.

  7. Orion-e dit :

    Robert @106 « En fait, c’est la phrase qui est erronée ****de nouvelles connexions se forment.**** »

    Merci de le reconnaître! On le replace dans son contexte, et je dis dans mes propres mots de « pas docteur » ce que vous dites en 106.

    Après ça, quand je rédigerai une thèse en vue d’obtenir un diplôme, je soignerai chacun de mes termes. Mais là, on discute :-)

  8. Orion-e dit :

    Orphée @102 (dioxyde de carbone)

    C’est vrai que c’est intéressant, dans le sens où ça élimine pas mal de pistes, donc bien des discussions inutiles. Aucune corrélation avec:
    - sexe
    - âge
    - niveau d’éducation
    - croyances
    - peur de la mort
    - durée de l’expérience
    - médication pour la « résurrection »

    Corrélation:
    - NDE préalable
    - taux sanguin de gaz carbonique élevé (chez TOUS les patients ayant expérimenté la NDE, si je comprends bien?)

    Moi, ce que j’y vois, c’est que ça renforce la théorie matérialiste! On peut supposer que s’il y a eu NDE préalable, c’est que le patient est sujet au taux de CO2 élevé.

    Asteure, comme on dit, faut probablement savoir la cause de ce taux élevé.

    Mais je ne suis pas d’accord avec toi, mon bon ami. Ça craint pour l’âme, si on utilise la NDE comme seule « preuve » de son existence.

    Tu vois le taux de CO2 comme une conséquence de l’expérience NDE. Moi, je le vois comme une cause: le gaz agirait comme une drogue et causerait l’hallucination. Pour trancher, il faudrait savoir à quel MOMENT le taux de CO2 monte, non?

    ARRGH! Va-t-on finir par me prouver que JE ne suis qu’un cerveau? Je refuse avec véhémence. :-)

  9. Orphée dit :

    Chère Orionne

    Ici je ne vois pas de « le taux de CO2 comme une conséquence de l’expérience NDE. » ;-)
    D’abord, comme d’ailleurs tu le fais remarquer, il faudrait définir précisément quand l’expérience se passe afin de prouver que l’un engendre l’autre.
    Ensuite, prenons une version « NDEtiste » potentielle : tout individu a une expérience de ce type mais n’en a pas forcément la mémoire sauf si son corps est dans un état particulier. Tu fais quoi pour la démonter cette version à part dire qu’il n’y a aucune preuve en ce sens (ce qui sera toujours le cas puisque les « vrais » morts ne seront jamais là pour témoigner) ?
    Donc gaz carbonique ou pas ça ne change rien au problème de fond qui est celui-ci: le tunnel, la rencontre avec « la lumière », la sensation de bonheur et d’unicité…
    Tiens, ça me vient à l’esprit: en méditation ou, parfois, dans le cas de prière, des individus peuvent avoir un peu le même genre de sensation (sauf le tunnel). Seraient-ils asphyxiés ou cardiaques ? ;-) j’en doute.
    Cette constatation ne renforce donc rien si ce n’est qu’elle éclaire de façon contraire ce qu’on présentait hier « scientifiquement » comme des causes potentielles à la NDE.
    Garde donc ta jupe, elle abrite plus qu’un cerveau :-)

  10. Orion-e dit :

    Tiens, j’ai au moins trouvé pourquoi certains reviennent.

    http://www.culturepub.fr/video.....t-l-attend

  11. Orion-e dit :

    « Cette constatation ne renforce donc rien si ce n’est qu’elle éclaire de façon contraire ce qu’on présentait hier « scientifiquement » comme des causes potentielles à la NDE. »

    Donc sujet clos! …jusqu’à ce qu’une expérience à l’échelle internationale teste le taux de CO2 de chaque mourant avant et après trépas…puis « résurrection » ;-)

    Je ferais mieux d’aller clore ma comptabilité. On dirait que ça me tente moyen… :-)

  12. Robert dit :

    Orion-e

    Même pour discuter il faut employer les bons termes et au bon endroit si on veut être compris

  13. NEMROD34 dit :

    Pitain ce que ça brasse !:
    Et l’autre qui voulait me refourguer un ventilateur … ,-)

  14. Orion-e dit :

    en**leur de mouches, ça veut dire enfileur ou ensileur de diptère? Peut-être enrôleur, enjôleur, ou entôleur…je cherche. Envoleur, ça ferait du sens. Dès que je trouve le bon terme, je vous l’applique au bon endroit cher Robert.

    Ça brasse assez pour toi Nem, ça va?

    Vous êtes tellement charmants tous les deux!

  15. Améthyste dit :

    Vous êtes tellement charmants tous les deux!

    C’ est vrai!!!!

    Améthyste

  16. Robert dit :

    Et c’est reparti pour les insultes, décidément la plasticité cérébrale fait défaut chez certaines personnes. Cette lacune doit être l’origine d’une certaine rigidité comportementale en ce qui concerne les croyances.

    Descartes disait « Cogito ergo sum »; « Credo ergo sum » est l’adage des tenants.

  17. Orion-e dit :

    Robert, je vous aime; envoleur de diptère, c’est joli, léger, aérien…peut-être même un brin spirituel. Je ne vois pas où est l’insulte. Mais si vous en trouvez une à vous appliquer au bon endroit, c’est que votre propre esprit est très plastique. Je vous félicite et vous admire.

    Alors le monde se divise en deux cases, sans nuance: Descartes et les « tenants ».

    Vous n’avez donc aucune croyance Robert? AUCUNE? Même pas celle de détenir la vérité? Boff, même si vous me répondez, je suis déjà ailleurs.

  18. Améthyste dit :

    Vous n’avez donc aucune croyance Robert
    Il a foi en lui cet homme ,c’ est un grand pas.

    Avoir foi ou croire en soi:un bien.

    Evitons des croyances(pré-fabriquées) un peu trop superflues voir hardues qui ont une fâcheuse tendance à detruire l’ homme que celle d’ évouluer .

    Boff, même si vous me répondez, je suis déjà ailleurs

    Plutôt fonctionnaire dans l’ âme?

    Améthyste

  19. Orphée dit :

    Et pour nous remettre sur le bon chemin de la foi, voici un petit lien ;-)

    http://news.fr.msn.com/m6-actu.....038;page=3

    Comme quoi la voyance est déjà prouvée :-)

  20. 0livier dit :

    Deadline pour Sam Parnia…
    « Dr Parnia a refusé de dire s’ils ont décrit avec précision les images jusqu’à présent, mais il dit qu’il espère rapporter des résultats préliminaires dès l’année prochaine. », in:
    http://online.wsj.com/article/.....74922.html

  21. Orphée dit :

    Olivier

    Hélas il ne me semble pas que ces tentatives annoncées, qui datent quand même un peu, aient produit quelque chose de significatif à ce jour.
    Mais, au moins, cela apportera de la crédibilité à la bonne foi de ceux qui s’intéressent au sujet. C’est déjà beaucoup !

  22. Goodsoul dit :

    Il ne manque aucun fait sur les expérience Emi , toute personne éduqué en a déja entendu parler.
    Les professionnels en traumatologie a travers le monde rapportent tous les memes observations et c’est pour cela que tout est crédible. Je suggere a tous de plonger dans vos souvenirs les plus lointains enregister par votre cerveau et de réfléchir a vos premiere pensées dans votre corps vous allez y découvrir , de meme que le voyageur hors du corps , que nos corps sont des contenant pour la conscience et qu’il est normal de le quitter temporairement lorsque celui est nouvellement crée,sois en sérieuse difficulté ou simplememnt par la volonté de son propriétaire en temps normal. Alors , il est juste normal de le quitter a sa date d’expiration…

  23. gilhenri dit :

    Si un jour je rencontre (c’est peu probable mais on ne sais jamais) Suzan Blackmore, je ne lui adresserai pas la parole.
    Pourquoi ? Vous viendrait t il à l’idée de parler à une machine ? C’est en tout cas ce qu’elle, elle pense que nous sommes tous, elle y compris bien sûr !!!!
    Il y a bien longtemps que la théorie de l’anoxie ou du CO2 (sauf pour le réchauffement climatique !!) sont dépassées et ne sont plus qu’un mauvais prétexte pour balayer d’un revers de main la problématique des EMI. Restons sérieux, trop de paramètres ont réfuté ces mauvaises explications depuis longtemps.
    Nous sommes dans le contexte d’un mauvais scientisme » distillé à outrance, plus destiné à rassurer les égos surdimentionnés de certains scientifiques, que dans celui d’une étude sérieuse et documentée du phénomène, ce que doit être la démarche d’une « vraie approche scientifique ». Le livre de Pim van Lommel fait référence en ce qui concerne cette approche réellement scientifique (Mort ou pas, inter éditions). LUI étudie VRAIMENT le phénomène depuis plus de 20 ans, il peut donc se permettre d’en parler savamment! Les EMI ne peuvent etre expliquées avec certitude, c’est vrai, mais cette absence d’explication par le biais de nos connaissances actuelles limitées ne doit pas laisser la place aux pseudo explications « divagatoires »de certains qui n’ont jamais étudié sérieusement le phénomène en passant. Ceci sous couvert de leur notoriété dans leurs domaines respectifs, ce qui les rend encore plus ridicules, sauf pour le naïf du coin …..
    Vanitas, quand tu nous tiens !!!!

  24. Robert dit :

    ******Le livre de Pim van Lommel fait référence en ce qui concerne cette approche réellement scientifique (Mort ou pas, inter éditions). LUI étudie VRAIMENT le phénomène depuis plus de 20 ans, il peut donc se permettre d’en parler savamment!******

    J’ai lu l’étude parue dans le lancet, il n’y a absolument rien pour soutenir l’hypothèse paranormale. Il est d’ailleurs intéressant de constater que les NDE ne sont pas « vécues » de la même manière selon qu’on est européen ou asiatique ou africain, chrétien, musulman ou boudhiste.

  25. orphee dit :

    Ouais , ben commence a lire ce qui en est avant de dire que les nde « ne sont pas vecues de la meme maniere » parce qu on est tres loin de sous entendre qu il n y a pas de point commun, au contraire.
    C est tout l interet qu il y a a se pencher sur les details qui ne sont absolument pas caches par pin machin truc. Tant qu on y est pourquoi ne pas pretendre que ce dernier affirme qu il n y a rien d anormal ?

    Orphee, docteur ingenieur arts et lettres

    Un bonjour a mes ami(e)s en passant