Expériences de mort imminente: survie de la conscience ou délire d’un cerveau mourant?

Rédigé par Basile le — Publié dans Conscience/rêves, Parapsychologie

Pour ce qui est de la nature des expériences de mort imminente (EMI ou NDE), deux écoles de pensée s’affrontent sur ce sujet fortement débattu: ceux qui affirment que ce phénomène est une preuve de l’existence et de la survie d’une conscience après la mort, et les sceptiques qui estiment que les expériences vécues lors des EMI peuvent s’expliquer par le délire d’un cerveau mourant en manque d’oxygène. Y a-t-il des éléments empiriques qui permettraient de trancher? Nous allons dans ce billet tenter une synthèse de récents débats.

Êtes-vous AWARE?

Nous nous étions déjà fait l’écho du projet AWARE («AWAreness during REsucitation») qui se présente comme le plus vaste projet de recherche sur les expériences de mort imminente (EMI, NDE – near-death experience – en anglais). L’étude dirigée par Sam Parnia consiste à étudier l’état du cerveau de patients qui subissent des arrêts cardiaques, et tentera de «tester la validité des expériences hors du corps et la capacité de « voir » et « d’entendre » pendant un arrêt cardiaque». Comme l’avait noté Nicolas Vivant de l’Observatoire zététique, le projet est déjà couvé et annoncé de façon récurrente depuis 2001.


Chaque année, les mêmes chercheurs nous expliquent qu’une expérience impliquant 25 hôpitaux et 1500 patients sera prochainement mise en place. Mais Parnia semble toujours chercher de nouveaux collaborateurs, ce qui étonne Vivant qui craint que cela ne fasse que retarder le début de l’expérience ou allonger sa durée. Comme le lui avait déjà expliqué le journaliste scientifique Jocelyn Morrisson (Voir les échanges du 30/09/2008 sur Psiliste), le fait d’étendre l’étude à d’autres centres ne retarde pas le lancement, mais permet d’avoir plus de patients plus rapidement, ce qui permet ensuite d’avoir un échantillon plus large et des résultats plus fiables au plan statistique. L’activité autour du projet semble d’ailleurs s’être accélérée, avec les 8 derniers mois consacrés à une phase pilote de l’étude.

Une bombe lâchée sur Pim van Lommel

Mais une nouvelle controverse vient calmer les ardeurs, et risque peut-être de gêner ce projet. Des sceptiques anglo-saxons se sont mis à attaquer les travaux de l’équipe du Dr Pim van Lommel (photo ci-contre) qui avait publié en 2001 un article retentissant sur les expériences de mort imminente dans la prestigieuse revue médicale The Lancet (L’article est disponible ici Near-death experience in survivors of cardiac arrest: a prospective study in the Netherlands ainsi que la réponse de van Lommel aux critiques qui ne tardèrent pas à fuser, Preuves médicales des NDE). Cet article rend compte d’un recueil, durant 13 années et dans 10 hôpitaux néerlandais, des témoignages de patients se réveillant d’un arrêt cardiaque. Sur 344 patients, 62 (18 %) rapportaient une EMI.

Un article de Jason Braithwaite paru cet été dans The Skeptic (la revue de Chris French de l’Anomalistic Psychology Research Unit, de l’Université de Londres) vient critiquer en profondeur les hypothèses controversées dans le sillage des EMI. Selon lui, Pim van Lommel a laissé bien trop de place à l’hypothèse d’une survie de l’âme en dehors du corps, et pas assez à l’idée que le cerveau «mourant» secrèterait ce type de vécu. Le tout a été relayé en francophonie par le sceptique Jean-Michel Abrassart.

Premier constat: Braithwaite dit ne pas vouloir contester les données mais seulement les interprétations. Il se place donc sur le terrain d’un débat théorique. Qu’on ne s’attende pas à ce que des sceptiques aient conduit une contre-étude de même ampleur obtenant des résultats différents.

Deuxième constat: Braithwaite place ce débat sur le plan d’une alternative entre «hypothèse du cerveau mourant» (dying brain) ou «hypothèse survivaliste». Il prétend ainsi que, puisque van Lommel prétend réfuter l’hypothèse du cerveau mourant, il donne trop de poids à l’idée d’une âme survivant au corps. Or, comme van Lommel le dit bien (et comme le cite Abrassart sans s’en étonner), il s’agit pour lui et son équipe de dire que les expériences de mort imminente viennent interroger les théories sur la conscience humaine et la relation corps-esprit. Ces expériences constitueraient des évidences d’un fonctionnement psychique séparé d’une activité cérébrale. Ce sont des questionnements légitimes (au pire, dans les débats des philosophes sur le dualisme interactionniste) et indépendants de la question de la survie de l’âme. Le glissement opéré par Braithwaite est donc pernicieux, puisqu’il refonde une opposition éculée «matérialisme» contre «croyances survivalistes».

La fuite des cerveaux

Pim van Lommel s’était défendu contre l’hypothèse d’une expérience de mort imminente faisant suite à l’anoxie cérébrale en affirmant qu’alors que tous ses patients avaient dû subir une anoxie après leur arrêt cardiaque, seulement 18 % avaient rapporté une EMI. Il n’y avait donc pas un lien systématique entre anoxie et EMI. Braithwaite rétorque que l’anoxie n’a pas fait l’objet de mesures directes chez les patients de van Lommel, pas plus que l’activité neuro-électrique cérébrale. Ce flou laisse de la place aux hypothèses concurrentes cohérentes avec les neurosciences contemporaines.

De plus, van Lommel ne présente pas correctement l’hypothèse du cerveau mourant qu’il prétend réfuter. Telle que l’a formulée Susan Blackmore (photo ci-contre) ainsi que d’autres, ce n’est pas tant la présence d’anoxie qui cause des hallucinations vivides, mais son taux au démarrage. Si l’anoxie vient trop rapidement, le patient perd conscience et c’est le «black out»: aucune expérience ne s’enregistrera dans la mémoire.

Braithwaite enfonce le clou: van Lommel semble ignorer la variété des impacts de l’anoxie selon les zones cérébrales. Et ce ne serait pas l’anoxie qui causerait l’expérience de mort imminente, mais la désinhibition neuronale, qui peut aussi être causée par des drogues, l’épilepsie, etc. Enfin, les récentes recherches ont bien montré que l’EEG n’est pas une mesure fiable de l’activité neuronale. Il peut subsister des activités sous-corticales comme dans l’hippocampe ou l’amygdale susceptibles d’engendrer des hallucinations. Par conséquent, van Lommel ne pouvait pas savoir si le cerveau de ses patients était vraiment à plat lors de l’EMI simplement par l’EEG. (Mais si on lit attentivement l’article de van Lommel, on se rend compte que l’absence des réflexes basiques des patients était aussi vérifiée.)

Puis vint la lumière…

Le journaliste Robert McLuhan, qui résume toute l’affaire sur son blog (Dying Brain Hypothesis’ not dead), trouve l’argumentation de Braithwaite assez justifiée. Elle met en évidence la difficulté d’étudier un être humain totalement déconnecté de son cerveau.

Cependant, toute cette critique reposerait en grande partie sur du bluff et de la désinformation. Réduire le vécu d’une expérience de mort imminente à une hallucination vivide, en disant que les petites variations ne seraient dues qu’à des contextes différents, c’est un bel essai… mais inadéquat quant on tient compte des contenus des témoignages.

Les sceptiques proposent des analogies surfaites et généralisent trop rapidement leurs spéculations. Exemple avec Blackmore qui prétend que les cellules mourantes dans le cortex visuel seraient responsables des visions de tunnel. Autre exemple avec Braithwaite qui fait le pari que les derniers résidus d’activité cérébrale suffiraient à produire des hallucinations complexes. Ce point essentiel de son argumentation, manquant de renfort empirique, est, pour prendre une image, un arc-en-ciel faisant office de pont suspendu au-dessus d’un précipice. Il s’agirait là, selon McLuhan, de stratégies défensives: tout vaut mieux qu’un dualisme…

McLuhan essaye de faire revenir dans le débat des éléments mis de côté par les sceptiques: sans même aborder ces mystérieuses perceptions véridiques frisant l’extra-sensoriel, il invoque le potentiel transformateur de l’expérience de mort imminente.

Certes, il pourrait y avoir quelque chose dans le cerveau, à laquelle nos appareils de mesure restent encore aveugles, qui expliquerait qu’au retour d’une EMI, l’existence de ces personnes en soit toute retournée. Cet aspect transcendant, modifiant pensées et comportements, reçoit-il aussi une explication neurologique? Il le faudrait pourtant.

L’explication par le cerveau mourant pourrait être la bonne voie, mais elle ne peut pas se présenter comme une théorie complète. Or, la volonté de certains sceptiques de «boucher» le trou noir des expériences de mort imminente leur fait parfois abuser de cette hypothèse. Ainsi, Keith Augustine tentait d’expliquer les différences culturelles des récits d’EMI juste en se référant aux neurones. Si les Asiatiques ne font généralement pas l’expérience du tunnel ou de la rétrospective biographique, ce serait dû à des différences d’avec les cerveaux occidentaux?


Pour s’en sortir, Augustine avance qu’il nous manque des données sur les récits d’EMI dans les cultures non occidentales. De toutes les façons, si l’expérience de mort imminente n’est pas consistante selon l’arrière-plan culturel, cela pourrait aller dans le sens de l’hypothèse d’hallucinations colorées par la culture; inversement, si l’EMI est fortement similaire dans toutes les cultures, alors la responsable sera forcément notre architecture cérébrale… Difficile de faire la lumière sur cette histoire en suivant ce chemin (et il paraît qu’il ne faut pas suivre la lumière, de toute manière!).

Probablement que la prochaine étape du débat sera une réponse de Pim van Lommel, ou alors l’entrée en jeu des éléments paranormaux des expériences de mort imminente que cherche à obtenir Sam Parnia. Peut-être trouvera-t-on la (bonne) sortie du tunnel?

Lire aussi:


197 réponses à “Expériences de mort imminente: survie de la conscience ou délire d’un cerveau mourant?”

  1. Raphaël dit :

    Il y a eu une émission sur ce sujet sur Direct8 il y a quelques jours : C’était une émission de piètre qualité.
    Une émission à sensations sur le surnaturel. Autour de la table, que des avocats de la vie après la mort, des rapporteurs d’EMI … pas un seul sceptique ou scientifique venu pour contre argumenter.
    On a aussi eu droit aux médiums qui devine une lettre du prénom d’une personne morte dans l’assemblée, et un reportage sur des ghost-busters qui font parler les interférence radios russes sur AM/LW …
    Du grand n’importe quoi.

    Le seul point intéressant, était l’évocation du cas d’une patiente canadienne ayant vu et entendu ce qui se passait pendant une opération, alors même que son cerveau était arrêté (un electro-ancéphalogramme plat provoqué pour les besoins de l’intervention).

    C’est la seule vraie expérience qui pourra prouver quoi que ce soit : Si des gens disent être capables de sortir de leurs corps et de voir et entendre en dehors de celui ci, il doit être possible de les plonger dans cet état et de réaliser des expérience en aveugles pour vérifer leurs dires : Deviner une carte, observer un sujet dans une autre pièce, etc …

  2. Zlam dit :

    Ben moi j’ai bien aimé cette émission, au moins il n’y avait pas de gens aigri à contredire sans cesse les témoignages.
    Une émission intéressante, contrairement à ce que pense l’autre de 14h17 :-D

  3. Orphée dit :

    Un grand merci Basile !

    NDE, un sujet passionnant et … étudiable.
    Ça fait des dizaines d’années qu’on le connait et pourtant, dans ce monde si matérialiste,on n’a toujours pas étudié correctement jusqu’au bout « la chose » afin de savoir le vrai du faux.
    Vu par les croyants c’est la preuve de l’existence du Paradis (de l’enfer s’il le faut), preuve auto-démontrée par la quantité de témoignages dont pourtant peu semblent montrer apporter des preuves recevables dans le domaine du réel.
    Vu par les sceptiques il est évident que c’est un effet psycho-chimique provoquant une sorte de rêve éveillé. Et si cette version ne tient pas assez la route on ajoutera un peu de sauce à la « une fois réveillé l’expérimenteur fabriquera une réalité à partir des maigres informations qu’il a eu »
    Il s’agit donc d’éviter cette constatation simple qu’une mauvaise digestion ne formate pas pour autant votre rêve, ni pendant, ni après.

    Un jour peut être, des esprits éclairés auront cette magnifique idée que de s’enquérir de ce qui est vrai sans pour autant tirer la couverture à eux, simplement par l’observation.
    Ce jour là, qu’il soit gris ou bleu, je l’attends comme certainement des milliers d’autres personnes. Dieu n’en mourra pas pas pour autant et, s’il devait en naître, nous n’en aurions pas plus une idée juste.

    Raphaël, je n’en viendrai pas aux mains mais le petit reproche (que je partage parfaitement) concernant les émissions grand public animées par des spécialistes du paranormal n’est pas à sens unique: beaucoup de scientifiques n’assurent pas vraiment dès qu’on les met en présence de pro-paranormal et s’en tiennent souvent au mépris.
    En ce faisant ils contribuent à hausser les barrières et il serait bon que les plus sociaux d’entre eux se voient dotés d’une mission de dialogue.

  4. Il faut étudier les cas les plus intéressant comme des personnes ayant eu ce genre d’expérience et qui sont aveugles de naissance !
    Ces personnes ont vu le monde en flottant au dessus de leur corps, ce sont vu eux-même pour la première fois et ont donné des détails incroyables .

    Expérience encore plus « traumatisante » et « mémorisable » pour eux que pour les autres.

  5. petitloulou dit :

    Daniel Maurer est infirmier psychiatrique en milieu hospitalier (service des urgences) et il a écrit plusieurs ouvrages sur les EMI.

    Invité par la station de radio EUROPE 1 pour donner une conférence sur ce thème, il a relaté le cas trés spectaculaire et trés bien détaillé de Jean Morzelle sur lequel il a enquêté personnellement et qui comporte un quasi-preuve de cette expérience :
    http://pagesperso-orange.fr/adelin/

  6. petitloulou dit :

    pour lire le temoignage complet il faut cliquer sur « ICI » en bas de l’article à la dernière ligne

  7. Pascaline dit :

    Il y a à peu près 66 millions d’ « expérienceurs dans le monde. Certaine EMI, remontent à 40 an. la mienne remonte à 36 an…. pensez vous que toutes ces personnes auraient pu inventer la même histoire et se la partager, sans phone portable, sans internet à l’ époque.

    Et pensez vous que de grands chercheurs du monde entier se pencheraient sur des expériences fictives, voire des canulars?

    Tous ceux qui ont expérimenté des EMI, on vécu une expansion de conscience. Cette conscience est invisible aux appareils même les plus sophistiqués, mais comme l’ a dit Saint Eupéry : « L’ essentiel est invisible pour les yeux » ont entend par là, les yeux physiques.

  8. Orphée dit :

    Pascaline

    « pensez vous que toutes ces personnes auraient pu inventer la même histoire et se la partager, sans phone portable, sans internet à l’ époque. »

    Il est évident que la concordance des expériences relatées indiquent un phénomène précis. Il est beaucoup plus présomptueux d’affirmer que ce phénomène est inconditionnel à certains facteurs (social, médical…) et qu’il ait véritablement un lien avec une réalité.
    Il semble, par exemple, que certains profils d’individus soient bien plus à même d’expérimenter une NDE.
    Coté pessimiste (car je trouverais géniale la preuve de la vie après la vie) on peut souligner la dépendance entre la foi et la vision NDE (Jésus, Bouddha…) , le fait que beaucoup n’expérimentent pas la NDE malgré un état proche de la mort.
    Coté optimiste la similitude de descriptions complêtes pour des gens qui sont en état critique et devraient avoir autre chose à faire que de rêver façon complexe.

  9. Orphée dit :

    Pascaline, peut on avoir un bref aperçu de votre expérience ?
    Ce qui m’interesse le plus c’est de savoir si une personne expérimentant la NDE fait bien la différence entre ce qui est mort et ce qui ne l’est pas.
    Question interrogations j’en profite pour demander à ceux qui auraient lu quelques articles dessus si les animaux peuvent faire partie d’une NDE humaine (si ce n’est pas le cas c’est de l’arnaque ;-) )

  10. Venom dit :

    Bonjour,

    Je voudrais juste vous signaler que j’ai répondu à cet article sur mon blog, “Scepticisme scientifique”:

    Réponse à “Expériences de mort imminente: survie de la conscience ou délire d’un cerveau mourant?”

    Bonne lecture,

    Sceptiquement vôtre,

  11. vésuvianite dit :

    Bonsoir,
    Toutes les NDE n’ont pas lieu à l’approche de la mort, tant s’en faut ! Certaines ont lieu en cas de fortes fièvre, de relaxation, d’orgasme, de sommeil, d’hypnose, de syncope, etc … Les hypothèses concernant l’anoxie du cerveau mourant semblent donc bien difficiles à justifier …

    La dépendance entre la foi et la vision de la NDE peut fort bien s’expliquer par le fait qu’un stimulus commun et « inconnu » soit rapporté par chacun en fonction de ce qu’il connait, de son propre vécu, de ses propres mots … Je me souviens d’un récit de NDE d’enfant qui avait vu « Raphael » près de son lit … Raphael, l’ange ? NON ! Raphael, la … tortue Ninja… C’est vraisemblablement ce qui se faisait de mieux dans son esprit pour traduire le bonheur qu’il avait ressenti …

    La véracité des faits rapportés pendant la phase hors du corps est, lorsqu’elle est vérifiable, remarquable …

    Lire à ce sujet l’excellent livre de J.P. Jourdan Deadline, dans lequel il décortique mot à mot 70 témoignages et réponses à des questionnaires d’expérienceurs, puis propose sa propre théorie (le passage dans d’autres dimensions de l’espace, du temps, du sens)… qui m’a paru tout à fait plausible … (j’ai vécu une NDE)…

  12. Orphée dit :

    Merci vésuvianite.

    C’était juste pour montrer qu’il m’arrive d’être normal ;-)

    Quelqu’un sait-il si on se procurer Deadline (J.P. Jourdan) au Canada ? (en Français bien sûr)

  13. Orphée dit :

    Venom

    Débat très intéressant mais qui montre justement un problème relevé par Jean-Michel Abrassart « Deuxièmement, en science la charge de la preuve repose sur l’épaule de celui qui avance une hypothèse. Du coup, les sceptiques n’ont pas à faire de recherches sur le Psi: ils peuvent se contenter de pointer le fait que la littérature produite par les tenants échouent à prouver l’existence du Psi.  »

    Bref, c’est un débat de camp dont l’objectivité est douteuse.
    Je suis à peu près sûr qu’il serait mathématiquement concevable d’expliquer qu’une dimension ne se déduit pas forcément d’une autre: vous considérez que la perception de l’EMI est directement reliée au contexte. Votre camp est facile: en prenant les éléments rapportés vous aurez systématiquement une adaptation relative aux facultés du rapporteur. En conséquence de quoi vous pouvez toujours contester la réalité de ce rapport en argumentant qu’il est imparfait ou contradictoire. Le seul élément qui pourrait vous faire changer de camp serait celui d’un individu vous ressemblant (avec le même bagage socio-culturel et scientifique) qui vous raconterait lui-même son expérience.
    La glande machin-truc chouette est à mettre en cause dans l’expérience ? OK, réalisez-vous même une expérience qui pourra être appliquée à plusieurs individus et donnera des résultats probants quant à la ressemblance des témoignages ainsi recueillis (je ne parle pas de se gratter la tête ou d’avoir envie d’uriner mais d’une expérience « longue »).
    Pourquoi j’ai un doute ? parce que des millions d’individus vont attraper une grippe, se prendre une claque ou un coup de poing entre les deux yeux sans pour autant faire un rêve ressemblant. Je dirais même qu’étrangement les rêves semblent plutôt liés dans le sens du défaut. Il faudrait donc argumenter en ce cas qu’à partir d’un certain degré de souffrance la positivité du rêve se réveille, peut être pour sauver le corps ?
    Bref, prouvez que cela n’existe pas en inventant la méthode NDE (ce qui permettra d’en extraire des données conséquentes) et le débat pourra s’arrêter.
    Si vous ne pouvez pas le faire, inventez simplement la méthode du rêve modèle (uniquement avec les composants de bord de l’homme) et vous aurez déja bien plus de crédibilité.
    Quoiqu’il en soit il faudra tout de même m’expliquer pourquoi vous différenciez le monde du paranormal d’avec la religion, une échelle personnelle ? pensez-vous également que tous les scientifiques qui se respectent sont des incroyants ultra-rationalistes ?

  14. Venom dit :

    Bonjour,

    J’ai consacré un nouveau billet à ce sujet sur mon blog, « Scepticisme scientifique », consacré cette fois à l’analyse du billet du blog « Paranormalia » (que Basile cite en référence et dont il s’est visiblement largement inspiré pour écrire le sien):

    L’hypothèse du cerveau mourant n’est pas morte

    Bonne lecture,

    Sceptiquement vôtre,

  15. edouard dit :

    bonsoir, pourquoi tant de question ? sans reponse ! de toute facon tous le monde va voir ce qui se passe apres la mort

  16. Orphée dit :

    Venom
    Quitte à me faire des ennemis partout (j’adore ça probablement) , voici mes impressions sur votre lien:

    Chiant

    Allez, je vous le concède, je suis un français moyen, avec une culture moyenne et, surtout, une allergie profonde à la caste des élus, celle qui considère que la phrase est plus importante que son sens.
    Je suis donc un homo-crétinus et revendique le droit d’avoir des réponses à des questions précises et non pas à des citations savamment placées de sieur Jemycroisunmax avec sieur Attendsdeprendrecellela, tous deux confronté au problème de taille: prouver qu’ils existent.
    Est-ce donc si difficile de se rendre audible à la masse moyenne ? Confondez-vous politique et paranormal ? Lisez-vous les questions avant d’y répondre ? Salez-vous vos plats avec du poivre pour mériter l’attention de vos convives ?
    Pour toutes ces réponses merci

    Allez, j’avoue sans honte être peu sensible à « l’art moderne » :-)

  17. valére dit :

    Bonjour,
    Si vous souhaitez voir des temoignages, allez sur ce site americain qui à plus de 400 recits en français

    http://www.nderf.org/French/index.htm

  18. Orphée dit :

    Les NDE sont « hors du temps »

    Mais qu’est-ce donc que le temps ?
    Un certain Einstein se battait becs et ongles contre une stupide théorie qui, de son temps, prétendait qu’au niveau « microscopique » du monde , la matière semblait se débarrasser du temps.
    Cela allait à l’encontre des règles élémentaires de la physique qui voulaient que toute cause produise PAR LA SUITE des effets.
    Malheureusement pour lui, les expériences qui ont suivi on sembler démontrer de plus en plus cette particularité jusqu’à ce qu’aujourd’hui on ne parle plus de supposition mais de fait établi (mais toujours inexplicable)
    Rappelons donc qu’en gros une particule peut être informée de la position de sa collègue (d’une autre qui « croisa sa route » à un moment donné) instantanément.

    Mais tout cela c’est du passé ! ;-)
    Voici maintenant une découverte encore plus surprenante: cette (maudite) particule aurait aussi le pouvoir de se comporter en fonction du futur !
    Remarquez l’habile lien (la modestie, j’adore :-) ) avec les NDE: quant le corps s’approche du néant le temps s’efface aussi bien dans le passé que le futur.

    Décidémment, la science a bien du travail encore…

    Pour vous séduire, messieurs dames de la Cause Paranormale, après vos chaleureux applaudissements je vous présente donc ce fantastique troubadour du temps, la gomme quantique :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/E.....tard%C3%A9

  19. Orphée dit :

    Encore plus monstrueux: mes fautes d’orthographe !

    Attendez, je me flagelle encore et encore …

  20. 0livier dit :

    Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?
    http://www.lesshadoks.com/index2.php?page=13

  21. NEMROD34 dit :

    Certes tout le monde verra ce qu’il y a après la mort(moi le premier, je me suis même tatoué une représentation de la mort pour ne pas l’oublier sur la poitrine, d’autres font un noeud à leur mouchoir).
    Le problème c’est que personne ne revient faire la rapport … ;-)

  22. kal dit :

    Comment faire ? Par où commencer à penser ce phénomène qui selon moi n’à plus besoin d’être discuté mais seulemnt constaté ? Certain y voit un fabuleux élan stirituel, le fondement même de la croyance en quelque chose de supérieur !! Certain y voit une source heuristique de recherche scientifique à la quête quasi archéologique du siège de la conscience dans la chère de notre cerveau !! D’autre encore reste tout bonnement stoïque, bouche B devant l’ampleur du phénomène. Et combien je les comprends. Peut-être arriverons nous jamais à donner une explication compléte du phénomène. Mais une chose est sûr au regard des nombreuses et contreversés publications, c’est que nous pouvons resté là sans y placer un sens. Pauvre de nous dirait le sage.

  23. Orphée dit :

    http://video.google.com/videop.....5251148865

    Faites particulièrement un tour vers la minute 27.
    Pourquoi donc ? parce que nous avons là l’expérience d’un matérialiste, qui plus est professionnel de la psychologie.

  24. Robert dit :

    En ce moment même (23h31) sur direct8 il y a la grande émission du paranormal, dans les invités se trouvait le docteur charbonier qui intervenait dans les NDE. Quelle ne fut pas ma surprise en entendant ce dernier donner comme définition de la mort clinique l’arrêt de l’activité cérébrale alors que la mort clinique ne concerne que les activités cardiaques et respiratoires on peut maintenir artificiellement en vie un personne dont le coeur et les poumons ne fonctionnent plus. Totalement différent de la mort cérébrale qui est définitive et irréversible.

    Nemrod,
    Etait également présent Jean Morzelle avec un témoignage encore agrémenté de nouveaux faits…

  25. Orphée dit :

    Voici également un témoignage particulièrement intéressant car c’est un enregistrement vidéo qui date de 1980. L’enfant a 11 ans et il n’a pas encore vu ou lu Matrix ;-) remarquez la façon dont il parle.

    Minute 14

    http://www.dailymotion.com/rel.....-phen_news