Avec sa bouille ronde et sa moustache, on le verrait bien en train d’essayer de nous vendre une voiture d’occasion ou une paire de chaussures. Pourtant, James Van Praagh est plutôt devenu une star américaine des communications avec l’au-delà. Ces jours-ci, il revient dans l’actualité grâce au lancement d’un nouveau livre: Ghosts Among Us (Les fantômes parmi nous). C’est ce que j’ai appris en lisant un entretien qui présente le dernier né de James Van Praagh comme «un guide pratique sur l’au-delà».
Avec ce blog, j’ai voulu attirer l’attention du public sur des sujets qui, bien que parfois étranges au premier abord, me semblaient être des objets d’étude légitimes. Ce n’était pas mon unique but, puisque je voulais aussi fournir des informations qui sont délaissées par les médias, démolir quelques mythes au passage et m’amuser un peu (ou même beaucoup ).
Enfin, bref. Comme ces sujets sont parfois scientifiques, je m’imaginais également que je faisais une certaine forme de vulgarisation. Douce illusion. Je viens de voir que mon blog, celui que vous lisez en ce moment et que vous aimez tant, ce blog encensé par la critique*, montré à la télévision**, plagié sans vergogne*** et connu à l’échelle internationale****, ce blog, dis-je, a été mis en nomination dans un gala de blogs (presque tous) québécois: le Blogu’or 2008.
Bravo! me direz-vous. Attendez un peu. C’était plutôt flatteur, jusqu’au moment où j’ai aperçu la catégorie de la nomination. Je cite: «Kossé qu’ils ont fumé». À ce point, vous vous dites peut-être, comme je le pensais naïvement avant de pousser plus loin mes recherches, que cette nomination se justifie par l’étrangeté des sujets que je traite. Pas tout à fait car on définit plus clairement la catégorie; je cite encore: «je lis, je comprends rien, mais j’y retourne».
Pour résumer, ce blog serait donc incompréhensible mais exercerait une espèce de fascination qui forcerait l’internaute à le visiter compulsivement (d’accord, j’exagère un peu).
Ai-je vraiment mérité une telle nomination? Vous y comprenez quelque chose ou pas? Rassurez-moi.
(Et qui a bien pu inscrire mon blog à ce concours, et surtout dans cette catégorie?)
«Deux possibilités existent : soit nous sommes seuls dans l’univers, soit nous ne le sommes pas. Les deux hypothèses sont tout aussi effrayantes.»
Arthur C. Clarke
Arthur C. Clarke est décédé hier, le 19 mars 2008, à Colombo (Sri Lanka) à l’âge de 90 ans. Il aurait publié plus de 100 livres et quelque 1000 nouvelles ou courts essais. Il est surtout connu pour ses romans de science-fiction – en particulier 2001, l’odyssée de l’espace qui a d’ailleurs été magistralement porté au grand écran par Stanley Kubrick – mais Jean-Michel Abrassart nous rappelle dans ce billet qu’il était également un sceptique et un scientifique (courte biographie sur Wikipédia). Voici ses derniers commentaires, qui ont été filmés en décembre 2007, quelques jours avant son 90e anniversaire.
Dans cette vidéo, il souligne notamment qu’il a vu une transformation extraordinaire de la société et de la science au cours de sa vie, et il décrit trois choses qu’il aurait aimé vivre, dont voici la première:
«D’abord, je voudrais voir quelques preuves d’une vie extraterrestre. J’ai toujours cru que nous ne sommes pas seuls dans l’univers, mais nous attendons encore que ET nous appelle ou nous fasse signe. Nous n’avons aucun moyen de savoir quand cela pourrait survenir mais j’espère que ce sera bientôt.»
Mes plus sincères condoléances à la famille, et un grand merci pour tout, Arthur.