Entretien avec l’ufologue québécois François C. Bourbeau

Rédigé par JC le — Publié dans OVNI

Parallèlement à ses fonctions de communicateur, et d’animateur d’émissions de radio et de télévision, le Québécois François C. Bourbeau (photo ci-contre) a cultivé une passion pour le phénomène OVNI (objet volant non identifié). Depuis maintenant 32 ans, il mène des enquêtes ufologiques sur le terrain et, à ce titre, il est un des très rares ufologues encore actifs au Québec (selon lui, il y aurait trop de doigts sur une main pour les compter).

Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages : deux sur l’ufologie (Contact 158 et Les médias cachent la vérité OVNI au public, tous deux actuellement épuisés), un autre qui traite d’une manière très critique le sujet controversé de la voyance et les deux derniers qui portent sur un essai en psychologie. M. Bourbeau m’indique qu’il n’y a pas de projet de réédition pour ses livres d’ufologie, mais qu’il prépare actuellement un album de bandes dessinées «racontant les 100 dernières années de Rencontres Rapprochées du Troisième Type au Québec».

Depuis l’automne 2005, François C. Bourbeau est également l’animateur d’une série d’émissions de radio qui porte sur les phénomènes paranormaux, avec une emphase sur le phénomène OVNI. Ces émissions, baptisées «Contacts Chocs», durent en général 120 minutes (mais parfois davantage) et peuvent être téléchargées de son site Ovni-Alerte.com. Si vous vous intéressez à l’ufologie, vous deviendrez certainement un fan de ces émissions uniques.

Donc, François C. Bourbeau a très gentiment accepté de répondre à mes questions, ici sur BlogParanormal.com, et de livrer ses commentaires et opinions sur le phénomène OVNI et l’ufologie au Québec. (Les questions sont en caractères gras.)

Bonjour M. Bourbeau. Pourriez-vous nous parler brièvement de votre expérience en ufologie? Dans quelles circonstances avez-vous commencé à vous intéresser à ces phénomènes? Depuis quand enquêtez-vous sur le terrain?

François C. Bourbeau : Tout commence en juillet 1974. Cette année-là, un curieux phénomène céleste est bien visible au-dessus de la ville de Drummondville (Centre du Québec), où je suis né.

La radio locale, CHRD 1480 MA, parle du phénomène et toute la population drummondvilloise devient alors «témoin» de la présence illicite de ce curieux objet très lumineux qui se déplace du sud-est vers le nord-ouest. Il évolue à une altitude approximative de 5000 pieds (environ 1500 mètres), et il se déplace lentement, contre les vents dominants.

Un membre de ma famille communique alors avec moi via le téléphone pour m’aviser de la présence du phénomène, car il sait que j’ai une passion : l’astronomie. Comme je possède un théodolite, il espère qu’en l’observant de plus près, je serai en mesure de l’identifier. À l’oculaire, ce que je vois me stupéfie : contrairement à ce que l’animateur de CHRD annonce, je ne vois pas un ballon-sonde mais plutôt un polygone allongé, projetant toutes les couleurs de l’arc-en-ciel!

Plusieurs personnes (des voisins) m’accompagnent à ce moment-là, et tour à tour, observent dans mon instrument. Ils décriront l’objet dans les mêmes mots que les miens. Je rédige alors mon premier dossier d’observation d’un… OVNI.

Plus tard, des années plus tard, je découvre six photographies qui ont été prises par Jean Roy, un photographe du journal La Parole de Drummondville. Le père d’un de mes amis astronome amateur, Andras Deak, ayant lui aussi observé le même objet, avait produit des croquis de ce dernier. Je récupère également ces illustrations et je les compare avec les photographies de Roy et mes données techniques personnelles : tout concorde!

Ce n’est pas tant ce que j’ai vu qui m’a conduit à m’intéresser au problème OVNI mais plutôt l’attitude des hommes face à ce problème. La Sûreté du Québec, via son représentant du détachement de Drummondville, avait alors donné l’ordre de contacter la station CHRD pour annoncer qu’il s’agissait d’un ballon-sonde! C’est donc l’inertie des policiers face à cette énigme qui me poussa à aller encore plus loin dans ma recherche. Cet intérêt ne sait jamais tari depuis… et 32 ans plus tard, ça continue!

Quel a été le cas d’OVNI le plus extraordinaire sur lequel vous ayez eu l’occasion d’enquêter? Par «extraordinaire», j’entends un cas qui ne pourrait que très difficilement s’expliquer par des phénomènes naturels (notamment atmosphériques) ou par des activités humaines. Selon vous, quel serait le cas d’observation d’OVNI le plus marquant de l’histoire du Québec?

François C. Bourbeau : Il en existe plusieurs car il existe plusieurs «niveaux» d’intérêt en ufologie. Les dossiers de Rencontres Rapprochées du 3e Type sont particulièrement intéressants car ils suggèrent, subtilement, une origine extraterrestre du phénomène. Mais cela serait une erreur que de considérer ce problème au premier niveau uniquement.

Pour le Québec, tous les dossiers de RRII (2e Type = présence d’évidences physiques sur le sol), représentent sans aucun doute les meilleurs dossiers. L’interaction entre le phénomène et notre environnement permet toute une série de contre-analyses qui permettent à la fois de vérifier la qualité des témoignages des «victimes» du phénomène OVNI, et surtout, ces notifications permettent d’appliquer des protocoles de recherche expérimentaux susceptibles d’ouvrir la voie à un nouveau paradigme scientifique.

Toutefois, comme je l’ai abondamment expliqué dans mon deuxième ouvrage, Les médias cachent la réalité ovni au public (1996), trois (3) éléments nous font à nous, ufologues, douloureusement défaut : 1) le manque de ressources financières, 2) l’absence d’intérêt de la part de ressources humaines compétentes et 3) notre incapacité à jouir d’un accès illimité à des laboratoires bien équipés font que le processus d’analyse s’en trouve considérablement ralenti, voire diminué!

Le dossier de Sainte-Marie-de-Monnoir (maintenant Sainte-Angèle-de-Monnoir), qui s’est produit en novembre 1989 en Montérégie, représente un exemple extraordinaire de Rencontre Rapprochée du deuxième type (RR II). Tous les meilleurs éléments pouvant permettre une investigation exhaustive du phénomène se trouvaient réunis. Beaucoup d’analyses ont été conduites par, entre autres, l’Université Laval de Québec, physique des sols, Environnement Canada, le Centre de Contrôle Aérien (CCR) de Dorval, la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), pour ne nommer que ces organismes. Le Réseau Ovni-Alerte jouissait, à l’époque, d’une extraordinaire tribune pour contrôler l’information et la rendre publique : l’émission télévisée Alter Ego Spiritus, produite et diffusée sur Cogeco Câble à Drummondville, et reprise par Trois-Rivières qui se chargeait de la rediffuser sur l’ensemble des télévisions communautaires au Québec, en Ontario ainsi que dans les Maritimes.

Ainsi, beaucoup d’autres témoins de l’affaire Sainte-Marie-de-Monnoir ont découvert l’existence du Réseau Ovni-Alerte, et ils ont livré leurs témoignages, augmentant du coup la valeur intrinsèque du dossier. Les documents de cette enquête se retrouvent dans la section «membre» du site www.ovni-alerte.com, et aussi dans mon ouvrage dont j’ai cité le titre plus haut (pour ceux qui voudraient en savoir plus).

Mais il existe une foule d’autres dossiers importants dont la liste serait malheureusement trop longue à énumérer ici.

Le cas de Monsieur «X», une RR III, qui s’est produit le 25 novembre 1979 sur la route 158, représente le premier cas d’enlèvement québécois par des entités humanoïdes, après l’affaire Betty et Barney Hill (septembre 1961).

Toutefois, les notifications présentant des détections radar et des pilotes sont, à mon avis, encore plus fascinantes! Le Réseau Ovni-Alerte possède une centaine de cas en provenance du CCR (Centre de Contrôle Régional de Dorval) et qui implique de facto le système NORAD de la défense du pays.

La question incontournable : que pensez-vous de la nature réelle des OVNI? Avez-vous déjà considéré l’hypothèse d’une origine extraterrestre pour certains cas?

François C. Bourbeau : Je serai bref, direct, sans trop me perdre dans des explications. Pour moi, enfin pour le moment et en fonction des données dont je dispose, les OVNI représentent une «grande masse d’énergie concentrée dans un faible volume», un peu comme une mini centrale nucléaire qui agit comme un «transformateur de réalité».

Les micro-ondes pulsées dégagées par l’OVNI provoquent un vaste ensemble de réactions dans l’environnement immédiat de la manifestation. Toutefois, nous ne connaissons pas encore très bien les effets que provoquent ces micro-ondes pulsées sur le cortex cérébral de l’humain.

Nous savons cependant que les sens sont perturbés, et que le témoin juge alors plutôt mal sa relation espace-temps lorsqu’il se trouve en présence «rapprochée» d’un OVNI. Ainsi, sa NATURE RÉELLE semble être le fruit d’une technologie très en avance sur la nôtre. Ça, nous le savons depuis au moins le mois de janvier de l’année 1994.

Pourquoi? Parce qu’à cette époque, un pilote d’Air France, aux commandes d’un Airbus A-320 en provenance de Nice, en direction de Londres, a été témoin, avec sa co-pilote, du passage d’un OVNI à 30000 pieds (environ 9000 mètres) au moins d’altitude (comme celle de son zinc), et que des radars militaires au sol l’ont détecté! Les propos du pilote Jean-Charles Duboc, que j’ai eu l’occasion d’interviewer, sont assez révélateurs : ce disque lumineux se moquait totalement des lois de la physique! Je le répète, nous ne savons pas encore fabriquer d’engins volants capables de produire des performances aérodynamiques comparables à ce que des témoins expérimentés nous décrivent.

Pour ce qui est de l’HET (Hypothèse Extra-Terrestre) : elle demeure intéressante, et je la considérerai toujours, mais ce n’est pas la seule explication valable pour nous aider à comprendre la présence de ces engins silencieux dans nos cieux, et ce n’est pas non plus la meilleure hypothèse de travail! Il y en a d’autres!

Notre physique a évolué, entre autres la physique signée Sakharov et Hawking. Nous savons construire des univers à plusieurs dimensions, voire 100 dimensions! Sur papier, ça fonctionne. Il ne reste plus qu’à les vérifier via les observations grâce aux télescopes, aux radiotélescopes ainsi qu’aux satellites présentement en orbite. Il faut du temps, de l’argent, des ressources humaines, des labos disponibles et surtout, surtout, de la VOLONTÉ!

Un jour, tout sera connu et su…

Pour le moment, je penche sur cette idée : nous sommes en présence d’une intelligence «non-humaine» qui utilise une technologie capable de provoquer «accidentellement» une cassure dans le continuum espace-temps, créant du coup un «corridor» assez étroit et fini. Si le témoin se trouve à la bonne place, et au bon moment, il «verra» l’OVNI tel quel, sinon l’OVNI (ce transformateur de réalité), lui apparaîtra comme s’il observait le… réel à travers un kaléidoscope! Tout semblera déformé, irréel et surtout illogique. Son discours (au témoin), paraîtra toujours confus, voire absurde à cause, entre autres, des effets secondaires des micro-ondes pulsées dont son cerveau aura été bombardé pendant un temps «x». Les effets seront inversement proportionnels au carré de la distance séparant l’OVNI du témoin.

En d’autres termes, plus la distance entre le témoin et l’OVNI sera courte, plus grands seront les effets néfastes sur son cortex cérébral et plus inintelligible paraîtra son discours. Surtout si le témoin se trouve parfaitement aligné dans l’axe du «corridor» créé par la présence de… ce transformateur de réalité. Son témoignage pourra même paraître totalement différent d’un autre témoin situé lui, à quelques centaines de pas de la position du premier, d’où l’énorme difficulté présentement à aligner deux témoignages parfaitement identiques.

En conclusion, et je sais pertinemment que ce qui va suivre n’est qu’une spéculation, mais spéculer appartient également à la démarche épistémologique que je m’impose : les OVNI pourraient bien être le fruit d’une technologie d’êtres intelligents, vivant à la même place que nous mais dans un TEMPS différent! Ces êtres peuvent alors n’être qu’une seconde en avance sur notre temps, ou bien encore 1000 ans, cela produirait de toute manière les mêmes effets que nous observons…

M. Bourbeau, qui sont les chercheurs que vous respectez le plus dans le domaine de l’ufologie?

François C. Bourbeau : La notion de «respect» doit, selon mon humble avis, se rattacher exclusivement à ceux et celles qui «produisent» par eux-mêmes des résultats! Ainsi, je respecte principalement les chercheurs qui pensent «par eux-mêmes» et qui osent avancer des idées nouvelles tout en oeuvrant à les tester sur le terrain.

Celles et ceux qui ne font que «critiquer» le travail des autres, assis derrière un clavier d’ordinateur, qui ne vont JAMAIS sur le terrain, ne dépensent ni argent, ni énergie pour rencontrer les témoins, constituer des rapports exhaustifs, échanger cette information avec d’autres, ceux-là me laissent froid!

Voilà pourquoi j’admire les Jean-Jacques Velasco (ex-directeur du SEPRA, rattaché au Centre National d’Études Spatiales à Toulouse en France), au Professeur Auguste Meessen, ce brillant physicien de l’Université Libre de Louvain-La-Neuve en Belgique, et aussi monsieur Jean-Claude Ribes, astrophysicien, ex-directeur de l’observatoire de Lyon (France). Quant à Jacques Vallée, mathématicien et informaticien français qui réside présentement en Californie (il a signé la préface de mon second ouvrage), il a toujours été un brillant penseur, et je le respecterai toujours contre vents et marées. Je vais toujours à la source pour savoir ce que vaut quelqu’un, et je ne me fie jamais aux commérages.

Il existe de nombreux autres ufologues, professionnels et amateurs, qui font un excellent travail dans l’étude des OVNI. Il manque de place pour tous les nommer. Le seul malheur c’est qu’ici, au Québec, je regrette sincèrement que le manque de savoir-vivre de plusieurs personnes entache de fructueuses relations qui aideraient la cause ufologique…

En tant qu’ufologue, comment réagissez-vous face à la soi-disant vague d’OVNI en Australie dont on a appris récemment qu’il s’agissait d’un canular (voir Vidéos d’ovnis : la vague australienne 2006 était un canular)? Pensez-vous, comme le prétend le directeur de ce projet, que ces vidéos d’OVNI truquées pourraient stimuler la recherche en ufologie?

François C. Bourbeau : Dans Internet, tant que les gens encourageront l’anonymat, rien de bon et surtout de valide ne pourra ressortir de ce merveilleux moyen de communication. Voilà pourquoi chez www.ovni-alerte.com nous encourageons l’utilisation des VRAIS NOMS, LIEUX et HISTOIRES qui nous sont rapportés afin que cessent les canulars.

Personnellement, j’ai toujours travaillé à découvert car je ne considère pas le problème OVNI comme une syphilis des neurones : il ne s’agit pas d’une maladie honteuse dont il faut à tout prix se cacher! Bien au contraire…

Cette affaire australienne n’est pas la première ni la dernière à se dandiner sur le Net. Comme le sujet OVNI est attrayant, attirant et populaire, plusieurs webmestres l’utilisent afin d’augmenter la visibilité de leurs sites Web pour toute sorte de motifs, parfois bons, trop fréquemment mauvais. Voilà pourquoi lorsque je découvre une nouvelle affaire, une nouvelle histoire, et qu’il n’y a pas de noms, de sources vérifiables en tout temps, je ferme tout de suite la fenêtre, et je me dirige vers des sites sérieux et bien référencés.

Je ne perds plus mon temps avec du badinage! Il existe tellement de bons dossiers sérieux qui requièrent notre attention que je dis qu’il n’est pas nécessaire pour moi de m’appâter avec des vidéos spectaculaires pour attirer mon attention, au contraire. Plus c’est spectaculaire, plus je deviens suspicieux et prudent. Je suggère d’ailleurs à tous ceux et celles qui parcourent ces lignes des yeux, d’agir exactement comme moi!

Quand tu te caches, c’est bien que tu as quelque chose à cacher, n’est-ce pas? Ce n’est pas mon cas.

Depuis 32 ans, je ne me suis JAMAIS caché! J’ai toujours défendu mon point de vue sans armure, sans bouclier. Seulement avec mes connaissances, j’ai toujours affronté mes détracteurs n’importe où, n’importe quand car je sais ce dont je parle, je connais mes dossiers, je connais surtout parfaitement bien mon ciel, et disons que l’expérience et le temps m’ont amené à connaître plusieurs disciplines scientifiques à travers lesquelles je me sens à l’aise aujourd’hui de parler, de naviguer.

Et je n’ai jamais eu peur de dire : «Je n’ai pas de réponse à cette question!» Après tout, il n’y a pas de honte à ne pas savoir.

Si, en 2006, je ne sais toujours pas quelles sont l’ORIGINE et la NATURE des OVNI avec précision, je suis au moins fier d’une chose : j’ai appris à mieux réfléchir, à mieux poser les questions!

Je ne vous dirai peut-être pas avec exactitude ce que vous croyez avoir vu dans le ciel, mais je pourrai sans nul doute vous éclairer, avec beaucoup de précision, sur ce que vous n’avez pas vu!

En attendant, plutôt que d’encourager les sites Web qui véhiculent du «spectaculaire» sans vous fournir leurs sources précises, qui refusent de jouer franc jeu, à découvert j’entends, encouragez donc plutôt les sites québécois, bien de chez vous, qui suivent de très près la réelle activité ufologique et qui attendent d’obtenir plus de moyens afin de fournir encore plus de résultats!…

En terminant : avec vos 32 ans d’expérience en recherches ufologiques, quels conseils donneriez-vous à une personne qui songerait à se lancer dans ce type d’enquêtes sur le terrain ? Auriez-vous des avertissements sur des erreurs à ne pas commettre ?

François C. Bourbeau : Je serai bref. Bon, voilà! Si le candidat souhaite faire carrière dans le monde des médias, je lui conseille fortement de ne jamais faire savoir son intérêt pour les choses dites «insolites». Pourquoi? Simplement parce qu’il risque d’être mis à l’index. Je sais de quoi je parle, je vous le jure! Ce n’est pas une sinécure, même en 2006, d’être trop curieux et de sortir des sentiers battus.

Sinon, si le candidat persiste et signe, il devra posséder des reins solides, à toute épreuve, et s’armer d’une patience digne d’un saint!
Les critiques sévères, les commentaires fallacieux ainsi que la médisance risquent d’être son lot (son pain) quotidien.

Les erreurs à ne JAMAIS commettre pour celui qui persiste demeurent : celle de ne JAMAIS faire de compromis. Ne jamais chercher le spectaculaire, demeurer digne dans l’adversité et surtout, briller par la qualité de ses travaux, pas uniquement par une démonstration de sa mémoire ou de sa personnalité.

Le temps demeure son seul véritable et meilleur allié.

Et, par-dessus tout, demeurer simple, ouvert et FRANC. Toujours, toujours dire la vérité, sans en rajouter.

Comme un ventre qui a faim a davantage besoin de rêves que de pain et que le suffisant n’a rien, le chercheur en ufologie doit être capable d’abandonner ses propres croyances au profit du réel, même si ce qu’il découvre va à l’encontre de ses attentes. C’est là le véritable défi. Comme le suggérait si bien le philosophe allemand Friedrich Nietzsche (1844-1900): «Quelle dose de vérité supportez-vous?»

Découvrir LA vérité, voilà ce que je vous souhaite!

Merci!

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63 réponses à “Entretien avec l’ufologue québécois François C. Bourbeau”

  1. Anny Thériault dit :

    La lecture de l’article de François C. Bourbeau est très intéressante puisqu’il explique vraiment ce qu’est le métier d’ufologue. En non! ce n’est pas toujours facile et les gens prêts à y mettre du temps et de l’énergie sont assez rares… L’approche des médias n’est effectivement pas une sinécure, je suis aussi d’accord pour dire que les *vrais* ufologues doivent se démarquer des autres et faire leurs propres expériences de terrain, etc. Puis, élaborer de nouvelles hypothèses et recherches sans toujours suivre les mêmes idéologies que Pierre, Jean, Jacques. L’Internet ne doit demeurer qu’un outil de travail et non une béquille. Mais, comme le dit François, il faut se donner du temps et ne pas avoir peur de sortir toutes nos ressources pour mettre en pratique nos expertises personnelles et aller de l’avant, ne pas rester derrière l’écran et se faire voir. Les vraies bonnes associations sont assez rares, les gens sérieux dans le domaine sont une espèce en voie de disparition. Moi, en tant qu’ufologue amateur depuis quelques années, et intéressée par le paranormal et l’ufologie depuis mon enfance, je suis prête à faire des sacrifices et mettre beaucoup d’heures de travail pour apprendre ce qu’est vraiment l’ufologie et trouver de nouvelles approches. Je me donne cependant du *temps* car comme il l’a si bien affirmé, celui-ci est précieux. La patience est de mise aussi d’après moi. Il faut être prêt à recevoir des critiques. Je me considère comme faisant partie de la relève tout comme bien d’autres, je suis passionnée et décidée mais, je vais persévérer sans toutefois y laisser ma peau, bien sûr…

    Anny Thériault, Ufologue amateur pour Québec insolite et AQU, région 08

  2. bruneau dit :

    Continuez contre vents et marées à enquêter sur cette énigme qui n’est pas récente. J’ai trouvé chez les ufologues sérieux, il y en a, beaucoup plus d’objectivité et d’études sérieuses que chez les sceptiques enfermés dans leur pseudo science et leurs a priori prétentieux ! Bon courage.

  3. spina dit :

    Bonjour,

    Interview très intéressante! Voilà un ufologue passionné et décidé..
    Cependant, certaines de ses idées m’ont tout de même fait sourciller. Notamment celle ci:

    – En d’autres termes, plus la distance entre le témoin et l’OVNI sera courte, plus grands seront les effets néfastes sur son cortex cérébral et plus inintelligible paraîtra son discours. Surtout si le témoin se trouve parfaitement aligné dans l’axe du «corridor» créé par la présence de… ce transformateur de réalité. Son témoignage pourra même paraître totalement différent d’un autre témoin situé lui, à quelques centaines de pas de la position du premier, d’où l’énorme difficulté présentement à aligner deux témoignages parfaitement identiques -

    Cela me paraît vraiment trop facile. Hé hop! Grâce à un petit coup de baguette magique spéculative, voilà comment des micro-ondes pulsées peuvent expliquer toutes les incohérences de témoignage venant d’hypothétiques observateurs. Extraordinaire! Une idée que bon nombre d’avocats devrait s’empresser d’utiliser, pour défendre leur client ;-)

    De la même manière, je suis même tout à fait sûre qu’il existe un phénomène physique (dont les effets sont encore mal compris par la science) qui permettra d’expliquer comment de véritables véhicules extra-terrestres photographiés peuvent donner des clichés truqués après développement! :-)

    Bon, je plaisante, mais je trouve dommage qu’une démarche a priori sérieuse puisse se solder par ce genre de conclusions hasardeuses. Ces spéculations, bien trop hâtives à mes yeux, discréditent non seulement leur promulgateur (même de bonne foi) mais peuvent également se révéler dangereuses.

  4. JC dit :

    Bonjour Spina et merci pour vos commentaires encore une fois très pertinents,

    Je dois d’abord dire que j’ai également été étonné par ces propos mais, comme l’entretien était déjà passablement long, j’ai cru qu’il était préférable de ne pas trop s’étendre sur ce sujet (et sur d’autres).

    En ce qui concerne la théorie du «transformateur de réalité», M. Bourbeau précise bien avant de commencer qu’il s’agit d’une hypothèse (et non pas d’une conclusion) basée sur les données dont il dispose.

    M. Bourbeau a exprimé le souhait de ne pas répondre aux questions soulevées par cet entretien (il a dû recevoir de nombreuses demandes), je vais donc tenter de répondre à votre question. Notez bien que je parle en mon nom propre, sans avoir consulté M. Bourbeau au préalable, et que ce qui suit ne représente donc pas nécessairement la pensée de M. Bourbeau.

    À première vue, il est vrai que prétendre qu’un phénomène puisse influencer la perception des témoins semble pour le moins extraordinaire. Mais en théorie (je répète que je parle ici en mon nom), si l’on possédait des informations objectives en plus des rapports de témoins (je pense par exemple à des traces au sol ou à des détections au radar), la comparaison entre ces éléments pourrait notamment suggérer une hypothèse du type «transformateur de réalité».

    Enfin, je ne crois pas que le fait d’énoncer des hypothèses ufologiques soit nécessairement une démonstration d’un manque de sérieux, si ces spéculations sont au moins partiellement supportées sur des faits. Un ufologue reconnu mondialement comme Jacques Vallée ne s’est jamais privé de spéculer sur la nature des ovnis et cela n’enlève rien à la qualité de ses enquêtes et travaux. Voilà, Spina, j’espère avoir répondu à certaines de vos interrogations.

  5. Bernard Poulin dit :

    Félicitations!

    Compliments… pour vos questions opportunes JC.
    Bonne entrevue: honnête et intelligente.
    Réponses à vos questions de FCB, très informatives et ses opinions respirent la franchise.
    FCB : apport important pour le progrès de l’ufologie.

  6. spina dit :

    -Enfin, je ne crois pas que le fait d’énoncer des hypothèses ufologiques soit nécessairement une démonstration d’un manque de sérieux, si ces spéculations sont au moins partiellement supportées sur des faits-

    Je suis tout à fait d’accord sur ce point, bien entendu! Cette démarche est même essentielle à toute bonne enquête! Cependant ce que je reproche dans ce cas là, justement, c’est que cette ‘idée’ est loin d’être supportée par des faits. Entre dire que les effets des micro-ondes pulsées sur le cerveau sont encore mal déterminés (ce qui est vrai) et déclarer qu’elles peuvent déformer les perceptions d’un observateur au point d’altérer son sens de la réalité ([...] Tout semblera déformé, irréel et surtout illogique. Son discours (au témoin), paraîtra toujours confus, voire absurde à cause, entre autres, des effets secondaires des micro-ondes pulsées), il y a un gouffre! D’ailleurs, je ne dis pas, dans mon commentaire, que cette hypothèse est absurde, mais bien qu’elle est trop hâtive.

    Mais il y a autre chose qui me gêne plus encore dans la logique même de sa pensée. Pourquoi vouloir à tout prix, par le biais d’arguments complexes, justifier qu’une observation d’objet ‘non-humain’ n’est pas incompatible avec des incohérences de témoignages? Avouez qu’il y a tout de même plus simple pour expliquer le fait que deux personnes donnent des descriptions différentes (comme par exemple, qu’elles n’ont tout simplement pas observé la même chose! :-) ).

    En fait, tout ceci me donne plutôt l’impression que François Bourbeau cherche à faire passer ‘de force’ l’idée que certains cas d’ovni sont nécessairement causés par une technologie non humaine, et ce, même si les observations ne sont pas cohérentes avec cette explication. Pensez donc! Imaginer un argument inespéré capable de ‘transformer’ tout type de témoignages (les vrais comme les faux) en témoignages concordants! Ça serait une aubaine pour les tenants de cette l’hypothèse! Malheureusement, je crois que ce genre de démarche facile, appuyée sur de pseudo-arguments scientifiques frise la manipulation du public… :-/

    Bon, j’espère ne pas faire trop le méchant sceptique rabat-joie sur ce coup là! :-) , d’autant plus que je suis un fervent croyant en des vies autres que terriennes!

  7. JC dit :

    Bonsoir Spina,

    Je peux comprendre votre point de vue sur les réponses de François Bourbeau au sujet de la nature des ovnis, mais je ne crois pas nécessairement qu’il tente de faire passer de force l’idée d’une origine non humaine (cette conclusion me semble un peu trop hâtive ;-) ).

    En demandant à M. Bourbeau s’il avait des idées sur la nature des ovnis, j’ai tout simplement ouvert la porte aux spéculations. Le problème avec cette question, c’est que l’entretien était déjà passablement long et qu’il n’y avait pas suffisamment d’espace pour qu’il puisse citer les cas et les faits qui auraient éventuellement pu appuyer certaines de ses affirmations, ce qui limite probablement la portée de ses propos.

    Par ailleurs, M. Bourbeau prend lui-même un certain recul face à ses hypothèses puisqu’il déclare plus loin : «… en 2006, je ne sais toujours pas quelles sont l’origine et la nature des OVNI avec précision».

    Et en ce qui concerne le scepticisme : ne vous inquiétez pas, toute personne raisonnable se doit de douter et la plupart des champs des connaissances ont été enrichis grâce aux gens qui se sont évertués à prouver que les hypothèses suggérées étaient fausses.

    Au passage, merci pour votre participation qui est toujours très appréciée.

    P.S. : je n’ai toujours pas reçu de précisions sur la recherche télépathie/réalité virtuelle. Il va falloir attendre la publication des résultats en 2007.

  8. spina dit :

    –je ne crois pas nécessairement qu’il tente de faire passer de force l’idée d’une origine non humaine (cette conclusion me semble un peu trop hâtive)

    – Oui peut être bien héhé :-)
    En tout cas, merci pour vos réponses!

  9. JC dit :

    Spina, c’est moi qui vous remercie pour vos questions et commentaires. À bientôt.

  10. amethyste dit :

    Ufologue, ça sort d’où. Je ne comprends pas ce terme. Qui a inventé le mot ufologue? Je voudrais connaître la définition du mot ufologue. Qui peut m’aider? amethyste.

  11. amethyste dit :

    Ufologie, j’ai trouvé pour la France. Une véritable science… amethyste

  12. Orphee dit :

    Histoires d’UFOVNI

    Je suis d’accord avec Spina: pourquoi aller nous parler de «micro-ondes pulsées» ? Sur quelles bases ?
    Notez que d’après des témoignages courants les OVNIS changent fréquemment de forme. En plus de cela, ils peuvent avoir un comportement en vol des plus anormaux. C’est d’ailleurs ce qui me porte à croire que des témoignages sont plus fiables: toute personne cherchera toujours à adapter sa perception à sa vision du monde surtout si son objectif est de convaincre ses congénères.
    Pourquoi donc avoir besoin de parler de leurs «micro-ondes à pouvoir effaceur de temps». La simple logique voudrait que, dans ce cas, on ait des groupes humains importants dont la mémoire aurait été effacée ! Or, si certaines personnes isolées ont cette impression (qui peut être médicalement explicable d’ailleurs), on ne relève JAMAIS de cas de groupe. Etrange n’est-il pas ?

  13. Serge Tinland dit :

    Bonjour,

    Dans le cadre du travail exemplaire de François C. Bourbeau et de son équipe, je viens vous informer de la création d’un nouveau site, concernant une nouvelle approche de la recherche SETI :

    http://www.thephenixproject.com

    Bien cordialement,

    Serge Tinland
    France

  14. Orphee dit :

    Hélas, c’est en anglais… pour les courageux, donc !

  15. La loutre dit :

    Tout d’abord, excusez mes millions de fautes d’orthographe.
    Monsieur Bourbeau nous parle de sites sérieux. J’aimerais en être informé.
    Je surfe sur le web depuis un certain temps, j’essaie de garder l’esprit ouvert, mais je dois avouer qu’à l’occasion …
    L’histoire de Varginha par exemple… Les abeilles mortes sur tige de blé (crop circle), porc épic malmené aplati. Pour ne nommer que ceux là!
    Je ne suis pas riche et je n’ai pas les moyens pour l’instant d’aller vérifier à l’étranger… mais qu’en est-il, suis-je déjà dans les patates, submergé par ces sites web non sérieux…
    Comment départager le vrai du faux?
    Quelles sont les bases solides sur les sujets que je pourrais explorer afin d’approfondir mes connaissances?…
    Je vous en serais très reconnaissant.
    Ha oui! En passant, j’ai lu (extraterrestre, l’enquête) de Stéphane Allix.
    Deux fois bravo !!

  16. Bernard Poulin dit :

    Page web; dictionnaire ufologique, pour ceux pas très familiarisés avec le jargon de l’ufologie:

    http://benzemas.zeblog.com/131.....fologique/

  17. La loutre dit :

    Merci !

  18. Bernard Poulin dit :

    Bonjour La loutre,

    Je ne sais pas si c’est moi qui suis mal informé, mais il me semble bien que le dossier de Varginha c’est une affaire sérieuse: http://www.ufologie.net/htm/vargtimf.htm

    Au sujet des crops circles, je crois qu’il y en a des vrais mais aussi de minables faux forts réussis.

    À Propos de sites sérieux:

    http://www.ovni-alerte.com
    http://www.sobeps.org

    Et voir dans les liens sur ces mêmes sites pour de l’information sur d’autres sites ufologiques.

  19. Jean-Marc Levesque dit :

    Salut !
    Bravo a Monsieur Bourbeau et a ses recherches .
    Hé oui le cerveau peut voir autrement selon la pression , comme quelqu’un qui a peur peut très bien voir des choses et des formes qui n’existe pas , l’exemple des enfants qui ont peur dans leur chambre la nuit arrivée ,l’ombre d’un morceau de linge devient un être menaçant. Micro-ondes , champs électrique etc.. peuvent avoir un effet sur le cerveau .
    Le phénomène est beaucoup plus compliquer qu’on veut bien se l’imaginer , j’ai cru depuis très longtemps que les ovni et les extraterrestres ne faisaient qu’un , mais a étudier le phénomène je suis arriver a tout autre chose , que ces entités font partis de notre évolution et que le phénomène est terrestre .
    Commentaire par Orphee
    Notez que d’après des témoignages courants les OVNIS changent fréquemment de forme. En plus de cela, ils peuvent avoir un comportement en vol des plus anormaux.
    Hé oui ! que dire d’un ovni qui se divise en deux , selon vous le quel des deux garde le moteur ? pourquoi le dedans de l’ovni est plus grand que l’extérieur ? pourquoi faire passer une victime d’enlèvement a travers un mur ou une vitre , alors que pour entrer dans l’ovni il faut entrer par une porte ? . Pourquoi tant de formes d’ovni et d’entités ? J’ai moi aussi une théorie et ce n’est pas un défaut , au contraire il faut en faire pour avoir un choix .Lorsqu’on cherche un livre dans notre chambre et qu’on ne trouve pas , alors il est normal de chercher dans une autre pièce .
    Curieusement ces entités me font souvent penser aux fantômes , passe a travers les murs , invisible et peuvent être visible , peuvent faire léviter une victime , faire apparaitre des objets et en déplacéent .Les meilleurs observations du passé sont dans la bible et sont décrits comme les témoignages d’aujourd’hui .Il ne faut surtout pas croire a l’hypnose pour trouver la solution ,l’entité connait l’hypnose et va s’en servir pour nous tromper . J’arrête ici , car je vais manquer de place . Bonne recherche !
    Jean-Marc Québec (Canada)

  20. Bernard Poulin dit :

    Une des caractéristiques intrinsèques à
    cette problématique OVNI-UFONAUTES est le fait que ce phénomène semble avoir l’air très familier avec la notion de tromperie,je pense que ces apparitions
    cherchent peut-être volontairement à leurrer d’éventuels témoins de leurs
    manifestations.Je crois que cette énigme
    virtuosement mystérieuse est tout de même très évocatrice dans ces curieux comportements qui frisent parfois bêtement la dinguerie.

  21. Bernard Poulin dit :

    EFFERVESCENTS

    REPORTAGES

    UFOLOGIQUES
    OVNI-ALERTE

    C’est juste pour rappeler qu’il y a de très bonnes
    émissions radios sur le site http://www.OVNI-ALERTE.com
    à propos des OVNI.

  22. Orphée dit :

    Et missieur poullin, ça vous gènerait de bien vouloir croire l’inverse de temps en temps ?
    Par exemple votre impression que les entités ufologiques « cherchent à nous tromper » pourrait se traduire par « les humains cherchent à tromper la réalité (ou la non-réalité) des OVNIS »

    Non, parce que , des fois, l’être humain prouve sans aucune ambiguité qu’il la trafique très largement la « réalité ».

    M’enfin, vous devez encore avoir perdu la touche smile…

  23. Bernard Poulin dit :

    Bonsoir Orphée,

    Vous avez raison au sujet de mon impression que
    les entités ufologiques nous trompent,je ne suis
    plus aussi sûr que tel est le cas,je ne suis pas
    très fier de moi d’avoir tapé ce commentaire je
    vous l’avoue,c’est un peu le conditionnement,on
    entend assez souvent que les ufonautes nous mentent …il est vrai que ma remarque 20 est
    excessive,pas très gentille de ma part pour ces
    êtres humanoïdes.Merci,Orphée c’est vrai je n’ai
    pas été fin dans ce commentaire, merci Orphée de
    m’en avoir fait prendre conscience.

  24. Bernard Poulin dit :

    UFO…ufonautes

    ufologiques infos:

    http://www.ovni-alerte.com

  25. andre dit :

    salut petit dauphin