Entretien avec Fabrice Bonvin, auteur du livre «OVNIs - Le Secret des Secrets»

Rédigé par JC le 30 janvier 2007 — Publié dans OVNI

Pour nombre d’ufologues, l’origine extraterrestre des (vrais) ovnis est l’hypothèse la plus séduisante. Mais pas pour tous. Par exemple, après avoir examiné ce phénomène de près, Fabrice Bonvin (sur la photo ci-contre) estime quant à lui que l’hypothèse extraterrestre ne parvient pas à rendre compte de l’ensemble des observations des phénomènes aériens non identifiés et de leurs occupants.

Psychologue de formation, le Suisse Fabrice Bonvin s’intéresse au phénomène OVNI depuis une bonne quinzaine d’années. Il a écrit deux ouvrages sur ce sujet : «OVNIs - Les Agents du Changement» en 2005 et, le mois dernier, il publiait son second livre intitulé «OVNIs - Le Secret des Secrets», tous deux parus aux Éditions JMG. Sur le Web, vous pouvez également consulter Extraterrestres.org et son site Farfadet qui contient plusieurs articles sur l’ufologie, les «enlèvements», etc.

Comme j’aime bien explorer différentes hypothèses, je me suis dit que ce serait très intéressant qu’un ufologue tel que M. Bonvin puisse répondre à quelques-unes de mes interrogations. Vous devinez la suite : avec ma chance habituelle, Fabrice Bonvin a aimablement accepté ma requête et, au cours de cet entretien, il partage sa passion pour «le plus grand des mystères». À vous d’en profiter. ;-)

Au menu : parallèle entre les rencontres rapprochées «modernes» et les récits du Moyen-Âge en rapport avec le «Petit Peuple», OVNI et écologie, «enlèvements», vague belge, etc. (Les questions de BlogParanormal.com sont en caractères gras.)

M. Bonvin, d’abord merci d’avoir accepté ma proposition d’entretien. Comment en êtes-vous venu à vous intéresser aux OVNIs? Pourriez-vous expliquer très brièvement votre expérience en ufologie?

Fabrice Bonvin : J’ai commencé à m’y intéresser très tôt. J’avais 10-12 ans quand j’ai lu mes premiers articles sur les OVNIs dans la revue “Inexpliqué”. J’ai rapidement élargi le spectre de mes lectures aux classiques de l’ufologie. A l’âge de 14 ans, je fis l’observation d’un OVNI en forme de cigare, ce qui exacerba mon intérêt pour le sujet. Le sujet devenant une passion, je fis l’acquisition d’ouvrages en anglais, assistais aux conférences et entamais mes premiers échanges avec d’autres passionnés ou spécialistes. Au milieu des années 90, j’étais un contributeur régulier de la revue ufologique “Tau*Ceti” et je mis en ligne mon site Web intitulé “Farfadet” sur le World Wide Web. Plus tard, je fis l’expérience du terrain avec mes premières enquêtes, d’abord en Suisse, en France, en Australie puis au Brésil.

Mon périple au Brésil, qui s’est déroulé d’octobre à décembre 2004, m’a permis de rencontrer enquêteurs et témoins de plusieurs Etats du Brésil. Feu Bob Pratt m’a appuyé dans cette démarche en me mettant en contact avec des ufologues brésiliens et en me donnant toutes sortes de conseils.

Mon premier ouvrage “OVNIs - Les Agents du Changement” a été publié en décembre 2005 et est l’aboutissement d’un projet qui débuta en 2002. Il est la synthèse de 15 ans de réflexions et de recherche. Le second ouvrage “OVNIs - Le Secret des Secrets” alimente et met à jour la réflexion du premier opus en même temps qu’il traite de la gestion politique du phénomène par les gouvernements. Ce second ouvrage est la continuité logique du premier.

Vous avez une formation en psychologie, ce qui est rare chez les gens qui se penchent sur le phénomène OVNI. Pensez-vous qu’il s’agit d’un avantage pour l’étude de l’ufologie ?

Fabrice Bonvin : L’étude du phénomène OVNI requiert une approche qui se doit d’être interdisciplinaire (psychologie, astrophysique, aéronautique, astronomie, géophysique, sociologie), tant le sujet exige des compétences et connaissances hétérogènes. L’ufologie a surtout besoin d’ufologues au bénéfice d’une formation en méthodologie scientifique, ce qui fait défaut dans ce milieu. Le psychologue, dans le cadre de sa formation, reçoit une telle formation car il est appelé à manier les outils statistiques, sélectionner des variables et établir des plans méthodologiques, etc…

De plus, la matière première de l’ufologie est le témoignage humain. De par sa formation, le psychologue est outillé pour appréhender les sujets de la perception, du traitement cognitif, des biais mnémoniques, de l’influence du vécu sur le compte-rendu des témoins. Pour synthétiser, je dirais qu’une formation en psychologie est nécessaire mais pas suffisante aux ufologues pour mener à bien leurs activités. Pour alimenter mon propos, je signale, par exemple, que la Commission Condon comptait dans son équipe des psychologues, ce qui montre bien que la psychologie est une discipline qui peut contribuer à l’étude des OVNIs.

M. Bonvin, comme Jacques Vallée et d’autres ufologues, vous faites un lien entre les êtres mythiques du Moyen-Âge (fées, farfadets, etc.) et les occupants associés au phénomène OVNI. Pourriez-vous brièvement expliciter la nature de ce lien?

Fabrice Bonvin : Je me suis effectivement basé sur les travaux de Jacques Vallée, qui fut le premier à mettre en évidence ce lien dans son ouvrage “Passport to Magonia” paru en 1969, pour étayer ce parallélisme.

Tout d’abord, il faut définir ce que l’on entend par “Petit Peuple” : c’est un ensemble d’”entités” qui regroupent les “esprits de la nature” ou “élémentaires” disséminées à la surface du globe mais possédant des caractéristiques physiques et modus vivendi propres aux lieux qu’elles occupent.

Ces “êtres” ont côtoyé le quotidien de nos Ancêtres durant plusieurs siècles avant de disparaître graduellement avec l’émergence de la Révolution Industrielle. Les comptes-rendus sur leur existence ne relèvent pas de “contes de fiction” comme certains le pensent, à tort. Les témoignages sur ces “entités” ont été consignés et ont fait, à l’époque, l’objet de recherches pointues de la part de chercheurs renommés de la même manière que les rapports d’observations d’OVNIs actuels sont étudiés par des instances privées ou publiques. Pour donner un exemple, l’ethnologue W.Y. Evans-Wentz, de l’Université de Los Angeles s’est rendu en Europe en 1907 pour recueillir les témoignages sur le “petit peuple” en Irlande, Pays de Galles, Ecosse, etc… Durant son enquête qui a duré deux ans, il a pu collectionner des centaines de témoignages publiés dans un livre de référence intitulé “The Fairy-Faith in Celtic Countries“, 1911 (NDLR : texte complet en ligne chez Sacred-Texts.com).

Ces témoignages sont encore vivants et ancrés dans la mémoire des vieilles générations habitant les coins reculés d’Irlande et du Pays de Galles. Et ces comptes-rendus ont en commun un certain nombre de thématiques et de mécanismes. Et il se trouve que ces thématiques et mécanismes sont identiques à ceux des témoignages contemporains sur les OVNIs et en particulier dans l’épiphénomène des “enlèvements extraterrestres”. C’est précisément ce qu’a mis en exergue Jacques Vallée. Sur la base de ce constat, j’ai compulsé la littérature anglosaxonne de l’époque pour affiner l’analyse. Je me suis basé sur des ouvrages tels que Thomas Crofton Croker, Fairy Legends and Traditions, 1825 ; Wirt Sikes, British Goblins, Welsh Folk-lore, Fairy Mythology, Legends and Traditions, 1880 ou encore Edwin Sidney Hartland, The Science of Fairy Tales, 1891.

J’ai constaté qu’un ensemble de mécanismes sont effectivement identiques et les ai renommés “invariants” car ils sont le signe de la structure psychologique de l’intelligence à l’origine de ces apparitions. En premier lieu, ces invariants concernent le mode opératoire des manifestations, parmi lesquels :

- falsification/mensonge
- mimétisme formel
- matérialisation/dématérialisation
- télépathie/psy
- sélectivité des témoins (”dissociation”, “double vue”)
- emploi de souvenir-écran (sur le thème animalier)
- invisibilité
- disparition et apparition instantanées
- paralysie du cortex moteur volontaire
- neutralisation psychique de sujets collatéraux

Développons l’aspect de l’”emploi de souvenir-écran sur le thème animalier”, à titre d’exemple : il se trouve que le “Petit Peuple” prenait un malin plaisir à prendre l’apparence d’un animal (cerf et autres animaux totémiques) pour se manifester aux témoins, et ceci dans une intention de falsification. Les entités “extraterrestres” contemporaines se livrent à la même parade en se manifestant sous la forme d’animaux totémiques en guise de “souvenirs-écrans”. Bref, il existe une surprenante convergence des modes opératoires des apparitions.

Or, ce n’est pas tout ! Les objectifs apparents de ces apparitions sont identiques et convergent vers l’amélioration de la race (respectivement du “Petit Peuple” et des “Extraterrestres”). On peut lire dans un ouvrage de 1891 que l’objectif des fées est de “préserver et améliorer leur race”. De nos jours, les “Extraterrestres” justifient leur présence par un programme génétique d’amélioration de leur race.

Aussi, le procédé est le même : l’enlèvement d’êtres humains. Un Irlandais interrogé par Evans Wentz affirmait que “seuls les nouveaux-nés, les jeunes femmes et les jeunes hommes sont enlevés et intéressent les fées”. Actuellement, les extraterrestres se livrent à d’identiques exactions sur la même population-cible en épargnant les sujets âgés dont le capital et potentiel reproductif est moins attractif.

Finalement, les effets sur l’environnement et les captifs sont identiques : les comptes-rendus d’enlèvements par des fées font état de missing time et d’altération de la conscience. En effet, les captifs pouvaient avoir l’impression d’avoir “disparu” quelques minutes alors qu’il s’agissait de plusieurs heures, voire de semaines ou de mois. Aussi, des effets d’altération sur la conscience ont été signalés : les témoins enlevés par le “Petit Peuple” signalaient une modification du ressenti de l’environnement (distorsion temporelle, “Facteur Oz”) ainsi que des épisodes d’amnésie sélective. Ces effets sont identiques à ceux rapportés par les abductees.

En finalité, ces éléments - qui s’ajoutent à d’autres longuement décrits et argumentés dans mon premier ouvrage - suggèrent qu’une intelligence commune est à l’origine des comptes-rendus sur le “Petit Peuple” et de l’ensemble des phénomènes OVNI. J’en ai conclu que l’intelligence à la source des apparitions du “Petit Peuple” et des “extraterrestres” fonctionne en instrumentalisant le Zeitgeist, en se connectant à une “base de données universelle” pour régler son apparence. Le “Petit Peuple” d’autrefois, crédible et concevable pour les gens de l’époque, est la réplique des «extraterrestres» contemporains. Ni l’apparence des fées, nains, elfes et autres extraterrestres ne trahit le véritable visage de cette intelligence : tout est mise en scène. Seuls les invariants permettent d’authentifier cette intelligence. Il faut donc dépasser le cadre de l’analyse de la simple apparence de ces phénomènes - qui ne sont que la “vitrine historique” inspirée des représentations collectives et individuelles en vigueur tirée de cette “base de données universelle” - pour se concentrer sur l’essentiel.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce parallèle entre Petit Peuple et occupants OVNI soulève des questions passionnantes ;-). Vous avancez donc l’hypothèse qu’une même «intelligence» pourrait être à la source de ces deux types de manifestations. Question incontournable : selon vous, quelles pourraient être la nature et l’origine de cette «source intelligente»?

Fabrice Bonvin : Tout indique que cette intelligence gravite dans notre environnement depuis des temps immémoriaux. Les mécanismes et invariants communs au “Petit Peuple” et aux diverses manifestations OVNIs ainsi que la plasticité formelle des apparitions d’OVNIs suggèrent que cette intelligence cohabite avec nous. Ensuite, le contrôle qu’elle exerce sur notre environnement - qui prend l’allure d’une forme d’omniscience - est un élément supplémentaire indiquant qu’elle a recours à des processus psychiques ainsi qu’à une source d’informations (la “bibliothèque universelle”) que nous ne maîtrisons pas. Finalement, il est utile de mettre en exergue la forte corrélation existante entre les facteurs de dépréciation écologique (effectifs ou potentiels) et les apparitions d’OVNIs. L’écologie est au coeur de la problématique OVNI et semble agir comme un mécanisme déclencheur des apparitions.

Quand les toutes premières substances polluantes issues des activités de la Révolution Industrielle commencèrent à affecter l’atmosphère apparut la première vague d’OVNI en 1896. Ensuite, la Seconde Guerre mondiale éclata avec l’impact que l’on sait sur l’écologie. Au même moment surgit le phénomène des “Foo Fighters”. Et la première grande vague contemporaine coïncide avec l’explosion de la première bombe atomique en 1945 et les essais qui ont suivis. Je pourrais continuer la démonstration sur plusieurs pages en explicitant la relation entre le nucléaire et les manifestations OVNIs. Je fais toutefois remarquer que depuis 1992, date à laquelle les Etats-Unis ou la France ont arrêté leurs programmes d’essais nucléaires, les apparitions ont diminué de façon drastique. Aussi, l’actualité confirme cette corrélation : des OVNIs apparaissent en Iran (janvier 2007) alors que la tension monte sur son dossier nucléaire (les Etats-Unis n’excluent pas d’attaquer l’Iran (avec des mini-nukes (armes atomiques)) et l’Iran s’oppose aux missions d’inspection de l’ONU)).

Troisième point : j’ai fait le constat que les manifestations d’OVNIs entraînent, à terme, chez les témoins, une prise de conscience écologique par le biais d’une communication symbolique et métaphorique sur laquelle je m’étends longuement dans mon premier ouvrage.

Bref, cette conjonction de constats m’a amené à conclure que cette intelligence constitue un système composé d’éléments (ou épiphénomènes) et organisé en fonction d’un but : une prise de conscience écologique rendue possible par la densité symbolique de ces manifestations. Ces manifestations peuvent être considérées comme l’expression d’un mécanisme de défense que Gaïa activerait au moment où son système de soutien à la vie et sa vitalité seraient attaqués. Cette intelligence peut être considérée comme le “processeur de la planète” qui serait lui-même alimenté par la somme des consciences sur Terre. Je renvoie le lecteur à certains écrits de Teilhard de Chardin qui a élaboré sur le concept de “Noosphère”.

Écartez-vous complètement la possibilité qu’un phénomène naturel exceptionnel puisse être à l’origine de ces manifestations, par exemple les lumières sismiques ou tectoniques et leurs éventuels impacts sur la conscience par le biais de champs magnétiques?

Fabrice Bonvin : Il est possible que certains phénomènes naturels rares soient à l’origine d’observations. C’est la thèse défendue par Paul Devereux et Michael Persinger. Je la trouve séduisante mais elle ne peut rendre compte de nombre d’éléments que l’on trouve dans le dossier OVNI et ne peut, par exemple, rendre compte de la cohérence de certains témoignages qui témoignent d’une intelligence indépendante et évoluée aux commandes de ces manifestations. Bref, ces lumières sismiques, à elles seules, ne peuvent rendre compte de l’ensemble du noyau dur des observations irréductibles.

En considérant uniquement le phénomène OVNI, trouvez-vous des indices suggérant que ces manifestations pourraient avoir une origine non extraterrestre (du moins au premier degré)?

Fabrice Bonvin : Tout comme les lumières sismiques peuvent expliquer certains rapports d’OVNIs, il est possible que des visites de “vaisseaux extraterrestres” produisent des comptes-rendus d’observations. Cela, je ne peux l’exclure. L’hypothèse extraterrestre au premier ou deuxième degré appliquée aux OVNIs soulève de nombreux points d’interrogation, à tel point que de nombreux chercheurs - après l’avoir adoptée -, se sont orientés vers d’autres hypothèses mieux équipées pour rendre compte de l’ensemble des faits. Parmi eux, Jacques Vallée a mis en évidence un certain nombre d’incohérences. En voici quelques-unes : les extraterrestres se comportent de la même manière en 1950 qu’en 1990, ils s’ignorent mutuellement, leurs aéronefs sont (à de très rares exceptions près) tous différents, leur discours est vide de sens, banal et abscons, etc…

Finalement, après avoir retourné la problématique OVNI dans tous les sens, je reste convaincu que l’hypothèse Gaïa est la thèse qui est la plus adéquate pour expliquer ces observations. En tout cas, à notre niveau de connaissances du dossier.

Dans le cadre de l’hypothèse Gaïa, comment interprétez-vous la vague d’ovnis belge, une série d’observations généralement qualifiée d’atypique?

Fabrice Bonvin : Cette vague a été qualifiée d’atypique pour deux raisons : la première, c’est qu’il n’y a pas eu de cas d’atterrissages et de RR3 rapportés. La deuxième, c’est que les observations ont été apparemment circonscrites au territoire belge.

Tout d’abord, il est essentiel de placer cette vague d’OVNIs dans son contexte ufologique global : de 1989 à 1991, plusieurs pays de continents différents furent concernés par des vagues d’OVNIs. On peut citer les Etats-Unis, la Russie et le Canada. Bref, il s’agit davantage d’une vague mondiale que d’une vague ciblée sur la Belgique.

Dans le cadre de l’hypothèse Gaïa, cette vague mondiale d’OVNIs (la dernière en date, d’ailleurs) s’explique par le caractère extrêmement critique de la période 1989-1991. Riche en bouleversements politiques, cette période aurait pu voir le monde basculer, voire sombrer dans un conflit nucléaire : on se souviendra de l’effondrement du bloc de l’Est, symbolisé par la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989. Le démantèlement de l’URSS secoua l’échiquier politique de nombreux pays, dont la Roumanie. Pendant ce temps, les Etats-Unis envahissent Panama avant d’intervenir en Iraq, au début de l’année 1991. Rarement autant de crises se sont concentrées sur une période aussi courte, susceptibles d’entraîner un conflit nucléaire générant des observations d’OVNIs à travers le monde.

Après 60 ans d’ufologie «moderne», nous ne savons toujours pas avec certitude ce que sont les ovnis et leurs occupants. En guise de conclusion, pensez-vous que nous le saurons un jour? Question hautement hypothétique : pouvez-vous imaginer qu’à l’avenir nous puissions adopter une attitude active face au phénomène OVNI et provoquer des événements qui nous permettraient de tester les hypothèses actuelles, notamment Gaïa?

Fabrice Bonvin : Pour répondre à votre première question, je reste convaincu que l’intelligence en question contrôle l’ensemble des paramètres de l’environnement - dont les processus cognitifs et la conscience des témoins - lors de ses apparitions. Ce contrôle rend compte de l’absence de preuves physiques et exploitables par la Science.

Pour répondre à votre deuxième question, je réponds par l’affirmative. L’être humain peut adopter une attitude proactive et provoquer le contact avec cette intelligence, comme je l’explique dans le chapitre intitulé “les modalités du contact” dans mon premier ouvrage. Les chamans, les mystiques et tout sujet entrant dans un état altéré de conscience peuvent entrer en contact avec cette intelligence en pénétrant son quartier général, le “Mundus Imaginalis”.

De son côté, le gouvernement US a provoqué des événements pour produire des apparitions d’OVNIs. Comme je le démontre dans mon deuxième ouvrage, il l’a fait à deux reprises : en 1952 et 1957. Il faut savoir qu’une task force secrète, dirigée par le Dr. Vannevar Bush, a rapidement fait le lien (dès fin 1948) entre les essais atomiques et les apparitions d’OVNIs. Cette équipe a réussi la prouesse de pouvoir anticiper et prévoir les manifestations temporellement et géographiquement. Elle a prévu la vague d’OVNIs sur Washington en juillet 1952. Ensuite, elle a mené, sous la conduite du National Security Council et piloté par le Dr. Lloyd Berkner, une étude des phénomènes gaïens à l’échelle planétaire en 1957-58, sous le couvert d’un projet-écran qui fut l’Année Géophysique Internationale (International Geophysical Year, IGY). La vague d’OVNIs, qui fut provoquée par les essais atomiques de fin 1956 et 1957, se déroula à l’échelle du globe et en particulier aux Etats-Unis, Brésil et Japon.

M. Fabrice Bonvin, merci énormément pour vos propos passionnants et votre patience, et bonne chance dans votre carrière d’ufologue et d’auteur.

Fabrice Bonvin : A mon tour de vous remercier de votre intérêt, vous féliciter pour votre site et la qualité de vos questions.

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Lire aussi:

336 commentaires pour “Entretien avec Fabrice Bonvin, auteur du livre «OVNIs - Le Secret des Secrets»”

  1. 1
    Orphee a dit :

    De l’oeuf ou de la poule

    Il suffit de savoir si la ressemblance des témoignages (ou contes) valide une réalité extra-terrestre ou si ce ne serait pas plutôt un plaisir/besoin ou un profil médical qui justifierait un monde irrationnel.
    Ce qu’on sait sans ambiguïté aucune, c’est que le deuxième cas existe. Reconnaissons que le premier ne s’invalide pas forcément… pas forcément…
    Par contre, j’aime beaucoup cette notion de Gaïa l’intelligente. Pour info, je ne connaissais pas ce mot jusqu’à peu mais il rejoint ce que je pense: nous n’existons pas, pas plus que Gaïa en tout cas, ou le microbe ou encore l’atome. Dans ce sens, il est effectivement possible que cette perception OVNI soit le résultat d’une «intelligence communautaire», humaine ou non.
    A ceux qui trouveraient l’histoire Gaïa un peu fofolle, je vous propose de préciser à quel moment exact vous avez été vous-même: quand vous naissiez oeuf ou à peine spermatozoïde ? Quand vous, poussin, avez vu le premier rayon de soleil ? Quand vous avez fait vos premiers pas ? Eu votre premier mot ? Eu vos premières dents ? Votre premier amour ?
    Eh oui, personne ne peut définir ce que nous sommes, un tas de petites choses qui tournent ensemble depuis si longtemps qu’on finit par les imaginer inséparables jusqu’à ce qu’on comprenne qu’elles ne nous appartiennent pas…
    Les OVNIS existent depuis la nuit des temps. Sont-ils réels ? Mais qu’est-ce donc que le réel exactement ? Ce que l’oeuf perçoit ou ce que la poule mange ?


  2. 2
    Bernard Poulin a dit :

    Mais peut-être bien que Gaïa n’a absolument rien à voir comme tel avec ces entités, et qu’au fond ce sont tout bonnement des créatures EXTRATERRESTRES qui cohabiteraient avec nous depuis belle lurette… des espions interplanétaires établis dans des bases souterraines ou sous-marines qui étudieraient l’espèce humaine et le biotope terrestre à notre insu. Pourquoi ne pas supposer que des E.T. puissent de leurs bases avoir pu détecter, enregistrer, pris connaissance de nos essais nucléaires. Cette race ou ces races d’E.T. sont inquiètes car peut-être la planète terre est aussi leur nouvel habitat. Ça pourrait aussi expliquer, je pense, cette manifestation de disques volants ou soucoupes volantes au dessus de Washington en 1952. Je trouve encore l’hypothèse de visiteurs galactiques admissible.


  3. 3
    Orphee a dit :

    Parce qu’il est étonnant que leur “inquiétude” les pousse à la fois à se montrer et ne pas intervenir.

    Alors il s’agit d’évaluer le poids du “pourquoi pas ?” avec celui du “pourquoi ?”, rien d’autre.


  4. 4
    kossoff a dit :

    Je pense aussi de plus en plus aux ET qui nous surveilleraient (qu’ils soient déjà sur terre ou non car la distance ne doit pas poser un gros problème pour une civilisation qui aurait 1000 ou 10.000 ans d’avance sur nous, quand on voit déjà ce que l’homme a accompli en une petite vie humaine, du plancher des vaches à la conquête spatiale…). Mais pour en revenir à la surveillance, un exemple très significatif, des ovnis ont stationné au-dessus d’une centrale nucléaire belge (vague 89-91). L’un s’est même positionné juste à la verticale d’une énorme cheminée et a éclairé toute la construction y compris l’intérieur!!!…


  5. 5
    amethyste a dit :

    BERNARD,
    D’une approche plus spirituelle, Gaïa est notre terre-mère, planète bleue, tous ses éléments: êtres humains, monde minéral, animal, végétal, monde marin, sans oublier l’astronomie.
    Gaïa est très différente de la planète des extra-terrestres.
    Si nous ne les voyons pas ces “petits êtres gentils”, c’est que notre sixième sens n’est pas encore assez suffisamment développé pour cette perception nouvelle.
    Peut-être que dans des siècles à venir, l’homme aura des perceptions autres, je veux dire nouvelles, et un système de langage sera mieux canalisé entre nos énergies et les leurs, pour faciliter leurs transmissions et les nôtres bien sûr.
    Pourquoi dire que “cette race ou races d’ET sont inquiètes…..”.
    Pour une meilleure ouverture d’esprit, laissons un peu : les inquiétudes, la peur, les frayeurs d’être enlevé par cette intelligence, toutes énergies négatives qui bloquent la fluidité de nos ressentis, de nos perceptions.
    Travaillons un peu notre intelligence, notre conscience, nos perceptions, nos ouvertures pour mieux accueillir, accepter cette conscience supérieure.
    C’est vrai que l’on peut dire aussi, seule notre planète terre peut accueillir “ces nouvelles énergies, à la fois étranges” sur un plan vital.
    Bernard, quand je lis régulièrement le site canadien ovni.com, je commence sérieusement à me poser des questions à tous ces témoignages. A débattre.
    Je dois dire aussi, vous habitez dans un très beau pays, c’est une chance royale. AMETHYSTE


  6. 6
    Bernard Poulin a dit :

    Bonjour amethyste!
    Vous me dites que je demeure dans un très beau pays et que je n’aperçois pas les possibles autres colocs E.T. parce que je manque de perceptions ou que mon sixième sens n’est pas encore vraiment assez développé. Vous, les femmes, vous êtes mieux avantagées que nous les mecs grâce à votre intuition féminine… Quand je dis que ces entités peuvent être inquiètes au sujet de nos essais nucléaires, c’est que ça peut faire de sacrés dommages ces trucs là… contaminer l’atmosphère terrestre par les radiations ou faire sauter la belle planète bleue, si les “aliens” étaient déjà ici depuis fort longtemps et qu’ils y avaient des bases sur la planète terre, je soupçonne qu’ils ne devraient pas être si intéressés que ça à ce que l’on bousille tout par une destruction nucléaire, surtout s’ils ont l’intention de s’établir ici, sur la planète terre, en s’acclimatant à la longue à son atmosphère. Il y a peut-être des richesses minérales, etc. qui fait en sorte qu’ils sont attachés à Gaïa et qu’ils ne souhaitent pas sa dégradation. Voyez vous amethyste certains d’entre nous les ont vus ces “petits êtres gentils ” ou à tout le moins leurs vaisseaux…


  7. 7
    amethyste a dit :

    Bernard,
    Tout d’abord, je n’ai pas voulu dire que vos perceptions ne sont pas assez éveillées pour percevoir les extra-terrestres, je voulais plus cibler l’homme de notre siècle en globalité.
    C’est vrai que la femme a plus de fluidité (un sixième sens) que l’homme.
    En ce qui concerne les essais nucléaires, l’homme terrestre est assez destructeur, ce qui freine le développement, l’évolution de la conscience de l’homme. C’est vrai que certaines personnes peuvent mettre notre belle planète est en danger, et que nous dépendons pas mal de ce système: autorité, pouvoir.
    Mais bon, comme vous le dites, il y a quand même pas mal de témoins sur le phénomène extra-terrestre.
    Je confirme, c’est une chance royale d’être canadien, votre pays est très vaste nature et découverte. ST-GEORGES a l’air pas mal non plus. Sincèrement. AMETHYSTE


  8. 8
    boisson a dit :

    Articles très intéressants.
    Je suis chercheur en propulsion magnétique.
    Je vais prochainement publier le produit de mes recherches sur le Net.
    Je cherche à constituer une équipe pour construire un O.V.I.
    Les mécènes et les sponsors sont sollicités, avis aux amateurs!


  9. 9
    amethyste a dit :

    BERNARD,
    Un petit cadeau: http://arlesquint.free.fr/mysteres.htm/
    Mystères. L’Egypte et ses mystères. AMETHYSTE


  10. 10
    JC a dit :

    Bonsoir MM. Poulin et Kossoff,

    Merci pour vos commentaires et désolé pour le retard de mon intervention.

    Comme je sais que vous êtes tous deux passablement calés en ufologie (bien plus que moi en tout cas), j’ai une question pour vous : considérez-vous que les vaisseaux aériens de la vague de 1896-1897 étaient des ovnis au sens où nous l’entendons à l’heure actuelle?


  11. 11
    Bernard Poulin a dit :

    Bonsoir JC,
    Je ne me suis pas vraiment grandement attardé sur cette vague de 1896-1897 car je trouvais que ça ressemblait beaucoup à des dirigeables, j’ai trouvé ce lien web:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Airship
    Pour répondre à votre question, non je pense que peut-être un inventeur avant-gardiste terrestre aurait pu construire un tel vaisseau ce qui est étrange, ce qui me chicote, c’est que si tel était le cas il était très anonyme et discret ce visionnaire. Question pour Kossoff : y a-t-il eu des vitesses ou déplacements foudroyants ou incroyables pour l’époque de ces vaisseaux aériens?


  12. 12
    JC a dit :

    Bonsoir M. Poulin et merci pour votre réponse rapide,

    Je ne suis pas un spécialiste de la vague 1896-1897 (loin de là) mais, d’après ce que j’ai lu, il y aurait eu un certain nombre de cas à haute étrangeté, y compris des déplacements extrêmement rapides de vaisseaux aériens et même une tentative d’enlèvement (si mes souvenirs sont exacts).

    Au moment où j’écris ces lignes, j’ai le livre «Dimensions» de Jacques Vallée sur les genoux, et je peux y lire par exemple le cas du capitaine James Hooton qui, en avril 1897, décrit un étrange vaisseau aérien qui a disparu «en moins de temps qu’il ne faut pour le dire».

    Sur le Web français, vous pouvez consulter la page de l’année 1897 sur RR0.org et l’article de Jean Sider sur l’«airship de 1897» :

    http://rr0.org/data/1897/

    http://www.paranormal-info.com.....-1897.html

    Cette vague est si proche dans le temps des premiers dirigeables qu’il est tout à fait naturel de supposer qu’elle aurait été provoquée par des inventeurs ou des expérimentateurs (j’ai aussi pensé cela en apprenant son existence) mais, si l’on se fie aux documents de l’époque, cette hypothèse tient difficilement la route. Enfin… il est trop tard pour vérifier auprès des témoins.

    Si ça vous intéresse, j’ai aussi un article en anglais (dont la distribution est autorisée) que je pourrais vous faire parvenir par courrier électronique. L’invitation tient pour tous ceux et celles qui seraient intéressés par cette vague de 1896-1897.


  13. 13
    kossoff a dit :

    Bonjour,
    Concernant la vague de 1896-1897 aux Etats-Unis, je pense humblement à un ou plusieurs inventeurs anonymes. J’ai longtemps cru à une vague d’ovnis jusqu’à ce que mes lectures m’apprennent qu’en 1852, on avait déjà fait voler, à Paris, une sorte de dirigeable en armure d’acier… qu’en 1865, un inventeur américain (Solomon Andrews) fit de même à New York, qu’en 1869, un anglais (Fred Marriot) s’envolait dans un ballon en forme de cigare, etc…
    Ensuite, c’était une époque florissante, pleine de nouvelles inventions aux E-U (lumière, téléphone, le phonographe,…). De plus, les brevets concernant des machines volantes étaient nombreux. C’était une course entre les Européens et les Américains. Quant à la célèbre rencontre d’Hamilton et l’enlèvement d’une de ses vaches, elle fit beaucoup de bruit car Hamilton, ancien sénateur, avait fait une déclaration signée par une dizaine de notables… mais on apprit plus tard qu’il s’agissait d’un canular et que les signataires étaient tous des farceurs. Enfin, des témoins parlèrent avec les occupants (au sol) et ils étaient bien humains!
    Donc, pour moi, je pense donc que ce n’était pas une vague d’ovnis, mais plutôt des prototypes de dirigeables, de plus lourds que l’air construits par des pionniers de l’aéronautique.
    Mais que chacun se fasse sa propre opinion.


  14. 14
    spina a dit :

    “il y aurait eu un certain nombre de cas à haute étrangeté, y compris des déplacements extrêmement rapides de vaisseaux aériens”

    Si vous me permettez une suggestion… Est ce qu’un pilote de dirigeable avant-gardiste n’aurait pas pu, par mégarde, retirer le bouchon situé à l’arrière du ballon rempli de gaz..?

    Je plaisante bien sûr…

    ;-)


  15. 15
    Orphee a dit :

    JC, merci pour le site. L’adresse :
    http://rr0.org/data/index.html
    est particulièrement intéressante pour ceux qui chercheraient des traces historiques.
    Je m’étonne toutefois de ne pas voir un élément bien connu en ce qui concerne le passage biblique d’une description assez surprenante pour une époque qui ne connaissait comme objets volants que les oiseaux et les anges.


  16. 16
    kossoff a dit :

    Pour tout fait rapporté par des centaines ou des milliers de témoins, il y en aura toujours quelques-uns (ne fut-ce qu’un ou deux) qui seront extravagants, exagérés, excessifs! (Pourtant ils concernent le même fait). C’est bien connu et cela a déjà été expérimenté. Pensez à un accident de la circulation relaté par différents témoins… ou par les protagonistes eux-mêmes!
    Si perso, je devais éliminer une vague d’ “ovnis”, ce serait celle-là car elle est très explicable. Quand on sait aussi que des témoins ont conversé avec les occupants qui leur dirent :”demain soir, nous serons à San Francisco” et que le lendemain soir, San Francisco était effectivement visité par un objet volant…
    J’ai trouvé ces informations complémentaires (que beaucoup d’autres livres escamotent) dans un livre sur les ovnis!: “Le phénomène des OVNI” (éditions TIME-LIFE).


  17. 17
    spina a dit :

    Tiens mais c’est vrai que c’est intéressant!
    En ce qui concerne les plus vieux “témoignages”, personnellement je ne suis pas convaincu par l’interprétation que l’on peut faire de certains dessins ou sculptures préhistoriques (l’art abstrait, ça ne date pas d’hier) mais par contre je n’avais jamais entendu parler de ces “Dropas”… mais qu’est ce que c’est que cette histoire !?! Est ce que certains d’entre vous connaissent mieux le sujet? Est ce crédible? Des faits établis ou un risque de hoax?
    A part des sites plus ou moins douteux d’ufophiles, il est plutôt difficile de trouver des informations à ce sujet. Il y a bien un article sur Wikipedia mais pas de références précises…


  18. 18
    Bernard Poulin a dit :

    JC,
    L’enquêteur OVNI Jacques Vallée a écrit derrière le verso de son livre intitulé CONFRONTATIONS que «Les OVNI ne sont pas imaginaires, mais il est probable qu’ils ne soient pas d’origine extra-terrestre… Ils représentent une technologie complexe avec un potentiel hostile», par exemple les Chupas, voir ce lien:

    http://ufologie.net/htm/colaresf.htm#events

    Ses analyses du phénomène OVNI l’amènent à cette conclusion que les OVNI feraient partie d’une AUTRE DIMENSION de notre monde. C’est un auteur que je crois sérieux, ainsi que Jean Sider, quand ils disent que ces entités humanoïdes pourraient ne pas être ce qu’elles semblent être à première vue… Il faut se méfier des apparences car elles peuvent être trompeuses… C’est pourquoi la prudence à leur sujet est de mise.


  19. 19
    kossoff a dit :

    Oui, Spina, je connais aussi les Dropas! J’ai d’ailleurs toujours un lot de diapositives relatant cette histoire incroyable. Elles datent de 30, 40 ans (les dias) déjà et étaient vendues par un groupement ufologique français. Elles sont très bien faites (dessins en couleur de l’histoire avec livret explicatif!). Mais il s’agit d’un canular de David Gaumon qui aurait même dit: “ce fut mon meilleur canular!”…
    :-(


  20. 20
    JC a dit :

    Bonjour à tous,

    Spina, vous trouverez pas mal d’infos sur le canular des Dropas chez RR0.org :

    http://rr0.org/science/crypto/ufologie/enquete/dossier/Dropas/index.html

    M. Poulin, oui j’ai lu ce très intéressant bouquin de Jacques Vallée et j’ai aussi vu des séquences vidéo sur les événements de l’Île de Colares dans un documentaire (je ne me souviens plus du titre, par contre).

    Kossoff, vous avez peut-être raison en ce qui concerne la vague de 1896-1897. C’est vrai que de nombreux cas n’ont rien d’extraordinaire et suggèrent fortement des tests d’inventeurs de dirigeables. Par contre, certains cas comportent des éléments d’étrangeté qui ne sont pas sans rappeler les observations plus modernes. Comment les expliquer? Des méprises? Des exagérations? Des canulars montés par des journalistes ou des éditeurs qui voulaient tirer profit de cette vague d’observations d’objets volants? (Je présume que la foule devait adorer ces histoires de mystérieux vaisseaux aériens.)

    Ne peut-on pas imaginer que la plupart des cas d’observations étaient dus à des tests de vol d’inventeurs mais que d’autres restent sans explication (comme c’est le cas de nos jours)?

    Dans sa base de données «Magonia» (un siècle d’atterrissages d’ovnis), Jacques Vallée inclut plusieurs cas de la vague 1896-1897. En voici trois qui comportent des éléments passablement étranges (ce n’est pas une liste exhaustive):

    17 avril 1897 à Williamston (Michigan) :
    Pilote hostile d’une taille de 2 m 90 qui s’exprime par une série de beuglements (!). Donne un coup de pied à un fermier qui s’approche, celui-ci se fracture la hanche.

    22 avril 1897 à Rockland (Texas) :
    John M. Barclay rencontre le pilote d’un objet volant et lui fournit du matériel de réparation en échange d’un billet de 10 dollars. L’engin décolle ensuite «comme une balle sort d’un fusil».

    26 avril 1897 à Aquila-Hillsboro (Texas) :
    Un objet s’élève jusqu’au plafond nuageux puis «vole à une vitesse fantastique».

    http://www.ufoinfo.com/magonia/part1.shtml (en anglais)

    RR0.org - Articles sur les airships (en français)
    http://www.rr0.org/Documents/Articles/Airships/

    Pourquoi ai-je posé cette question sur la vague de 1896-1897? Simplement parce que s’il s’agissait bien d’ovnis au sens où nous l’entendons aujourd’hui, le phénomène serait alors extrêmement influencé par la culture, parce que les engins volants de cette vague semblent adaptés à la technologie de l’époque (bien qu’un peu en avance).

    Et du même coup, l’hypothèse extraterrestre deviendrait nettement moins plausible. Pourquoi ces éventuels êtres seraient-ils apparus dans des engins aussi primitifs? S’ils avaient des milliers d’années d’avance sur nous, leur technologie n’aurait probablement pas beaucoup changé entre 1897 et les soucoupes volantes de 1947…

    Kossoff (et M. Poulin si vous voulez commenter cette question), je suis persuadé que vous avez déjà envisagé ces questions lors de votre démarche en ufologie, mais ne voyez-vous pas un élément culturel important dans le phénomène ovni? Je veux dire au-delà du fait évident que la culture influence les descriptions d’événements (et peut-être, dans une certaine mesure, les perceptions).

    (Désolé pour la longueur du commentaire.)


  21. 21
    Bernard Poulin a dit :

    Bonsoir JC,
    Vous n’avez pas à être désolé, il fallait prendre cet espace pour bien expliciter le fond de votre pensée ou les messages dont vous vouliez nous faire part. À propos de votre question, c’est peut-être ces créatures qui ont jugé bon d’adapter la forme de leurs engins pour qu’ils soient sensiblement plus conformes à la culture terrienne du moment afin de ne pas occasionner un trop grand choc traumatique à d’éventuels témoins observateurs de leur présence dans notre environnement.


  22. 22
    kossoff a dit :

    Bonjour à tous,
    M. Poulin, les événements de Corales sont vraiment inquiétants en effet! Je me souviens d’autres cas de rencontres hostiles avec mort d’homme (repris par LOB et GIGI, Dargaud) mais à Corales, cela dépasse la fiction!
    M. JC. Je vous ai donné mon opinion avec des arguments solides. Et comme vous le dites très bien, comment expliquer que des ovnis aussi primitifs soient l’oeuvre d’ET ? Quant aux témoignages étranges, exagérés, je crois qu’il y en aura toujours (ainsi que des témoins ayant un peu besoin d’attention, sans oublier les fabulateurs…). Mais bon, les ovnis sont si déroutants qu’il ne faut plus s’étonner de rien!
    L’hypothèse sociopsychologique (l’influence de la culture de l’époque, les points communs entre les ovnis et la science-fiction, etc…) a longtemps été avancée et doit certainement jouer (et avoir joué) un rôle important dans le phénomène ovni (livres de M. Monnerie, A. Hendry, B. Méheust,…). Un seul ex: le témoin qui va projeter ses idées, ses images, ses connaissances ovnis, s’il est témoin d’une apparition (il pourrait même la créer). Mais voilà que Bertrand Méheust lui-même, grand défenseur de cette hypothèse sociopsychologique de l’inconscient collectif, s’est rétracté après avoir étudié la vague… belge!!! Tellement elle fut tangible, concrète et pertinente! Le phénomène ovni est complexe et parfois inquiétant.


  23. 23
    kossoff a dit :

    Intéressant d’ajouter à propos de la vague de 1896-97, justement du point de vue “culture” et de l’hypothèse sociopsychologique, que: Jules Verne venait de connaître le succès en Amérique avec le roman “Robur le conquérant”… où il est question d’un voyage autour de la terre à bord d’un aéronef appelé l’Albatros. Des Américains sont enlevés et vont faire le tour du monde à bord d’une machine volante!!! Toutes les conditions étaient vraiment réunies pour la vague qui s’ensuivit. Les Américains étaient prêts à voir des engins volants, croyaient que Mars était habitée…Voilà, à mon humble avis, pas de vagues d’ovnis en 1896-1897.


  24. 24
    Bernard Poulin a dit :

    Oui Kossoff, on peut supposer que certains êtres à bord de ces engins puissent être malveillants, à moins que ce ne soit pas intentionnel ou par légitime défense… Un cas dans une BD de Lob et Gigi où il y avait eu mort d’un homme mais ce dernier avait fait feu avec une carabine en premier sur l’OVNI, c’est un peu normal que les occupants aient riposté…

    Je sais que du bétail aurait été tué, mutilé. Apparemment je crois qu’il y a eu au moins un cas d’un homme mutilé sur un site où avait atterri un de ces engins. L’ufologue Jean Sider peut bien avoir intitulé un de ces ouvrages ULTRA TOP-SECRET. Ces OVNI qui font peur car certains captifs enlevés par des petits êtres macrocéphales ont dû subir des expériences éprouvantes à l’intérieur de leur machine volante. Heureusement que de tels actes extrêmes soient peu répandus et que ces humanoïdes aient changé quelque peu leur modus operandi, en tout cas je l’espère… Conséquemment, avec des rapports pareils, on est loin des petits êtres gentils à moins que l’on ne comprenne pas leur but final, il y avait peut-être une bonne raison pour eux d’agir de la sorte…


  25. 25
    amethyste a dit :

    BERNARD,
    J’ADORE VOS HISTOIRES des extra-terrestres. Vos commentaires sont captivants, j’ai l’impression d’être plongée dans un livre hors dimensions. J’attends la suite de vos commentaires. J’espère que ce message sera pris en compte de ma demande. amethyste (voyance.amethyste arobase hotmail.fr)


  26. 26
    kossoff a dit :

    Bonjour à tous, JC et M. Poulin,
    Encore un exemple de l’influence de la culture, de l’époque et du contexte général sur le phénomène ovni: vous le savez certainement, lors de la vague française (dans les années 50…), l’imagination pouvait jouer de vilains tours à ceux qui voyaient des soucoupes et martiens partout, puisque certains prirent leur fusil et tirèrent sur d’honnêtes gens (et aussi sur des vaches, si je me souviens bien) qu’ils avaient pris pour des martiens (JC, vous parliez des perceptions influencées, défaillantes même!).
    M. Poulin, je considère J. Vallée comme un chercheur très sérieux (astronome et informaticien) et ses livres très intéressants. Mais il n’est pas à l’abri de faux témoignages qui ne sont avoués, souvent, que des décennies plus tard. J’ai connaissance de cas dans son livre “Passport to Magonia”. Ah! la fiabilité des témoins!!! Mais je crois aussi, comme vous l’avez dit plus haut, que l’hypothèse ET n’est pas la seule et que les ovnis et leurs occupants pourraient venir d’un monde proche du nôtre. Le problème ovni est décidément déroutant et insaisissable…


  27. 27
    JC a dit :

    Kossoff : étonnante, votre histoire sur la vague française!

    À propos du problème des témoignages, je me souviens d’une émission Ici & Maintenant où Marie-Thérèse de Brosses demandait à Jacques Vallée de lui donner le meilleur cas d’ovni. Il n’a pas voulu se prononcer, affirmant qu’il n’y avait pas de «meilleur cas», que c’était une question piège. Il a expliqué qu’il préférait regarder le phénomène dans son ensemble, avec des statistiques, pour tenter de trouver des modèles.

    (M. Poulin, vous n’avez jamais songé à lancer un blog? ;-) )


  28. 28
    Bernard Poulin a dit :

    Bonjour JC,
    Non l’idée ne m’a jamais traversé l’esprit de lancer un blog, je me considère encore très novice à l’ordi, je n’ai jamais suivi de cours en informatique. J’ai une certaine petite base mais…

    J’y vais encore à tâtons et au pif.


  29. 29
    JC a dit :

    Bonjour M. Poulin,

    Pensez-y, je crois que vous auriez sans doute plusieurs lecteurs d’ici… et une lectrice assidue (remontez un peu pour voir). ;-)

    Si ça vous intéresse, faites-moi signe. Il est extrêmement simple de lancer un blog hébergé par des services tel que Blogger ou Wordpress.


  30. 30
    JC a dit :

    Bonjour Orphée (et laissez-moi vous souhaiter finalement la bienvenue sur mon blog. Je sais que j’ai mis beaucoup de temps pour le faire mais ne m’en veuillez pas : je suis un ours mal léché ;-) ),

    Voilà ma question en rapport avec votre commentaire, le premier du billet : qu’est-ce qui vous fait croire en cette possibilité d’une Gaïa «intelligente», au-delà des mécanismes de régulation «physico-chimio-biologiques» entre la biosphère, les océans, l’atmosphère, etc.?


  31. 31
    Bernard Poulin a dit :

    Bonjour amethyste,
    Quand je repense au témoignage d’Alain Duchesne et de certains de mes rêves à mon adolescence ayant un lien avec les OVNI et des entités un peu monstrueuses selon nos standards de beauté, il y a un autre fait que j’ai oublié de vous mentionner : pendant mes études au secondaire, un autre étudiant et demeurant celui-ci dans le même rang que moi à l’époque, à St-Théophile Beauce mais à l’autre bout du rang, m’avait dit une fois dans l’autobus scolaire que son père avait déjà vu un vaisseau spatial pas très loin de notre maison, une côte séparant la maison et le lieu du site de l’observation. Il y a aussi un événement que j’avais trouvé cocasse : deux jours de suite, le matin, des vaches d’un rang voisin étaient autour de notre maison, dans ma jeunesse j’avais trouvé cela curieux, mais ceci n’a peut-être absolument aucun rapport avec les OVNI.

    Je me demande parfois si certains OVNI ne pourraient pas être les engins d’une civilisation sous-marine de la Terre ou d’une ancienne civilisation très avancée, bien terrestre, qui a dû s’expatrier sur une autre planète ou dans des abris souterrains ou un autre endroit après un cataclysme quelconque.


  32. 32
    Orphee a dit :

    JC,

    Pour l’ours, ne vous inquiétez pas, je pratique souvent moi-même et depuis longtemps, et maladresse et détours de pico-poète n’arrangent pas forcément les choses.
    Donc, profitons-en pour les politesses minute, je trouve ce blog HYPER-intéressant et apprécie beaucoup la majorité des échanges.
    Soyons maintenant un peu plus franc: oui, j’ai bien été un peu «vexé».
    Pas de votre silence mais du silence général sur Gaïa.
    En effet, ce que je trouve intéressant dans ce blog c’est cette variété d’avis.
    Comme vous avez pu le constater, je n’apprécie pas beaucoup les idées fixes. J’aurais donc aimé qu’on dissèque «l’option Gaïa», ce terme étant d’ailleurs nouveau pour moi.
    Voici mon principe de base. Il est très simple:
    La notion « d’intelligence » fait appel à la notion d’identité. On sépare donc, pour des raisons de commodité ce qui nous «paraît» de ce qui ne nous «paraît pas».
    On définit des limites: ceci existe, a une forme, une couleur, un poids…
    Or chaque élément ainsi défini ne correspond pas à une réalité impartiale ou parfaite: personne ne sait jusqu’où va l’homme ou la cellule ou le quark. On n’en a qu’une définition théorique et fluctuante.
    L’intelligence est une association, rien de plus. Cette association ne vit pas un état fixe: personne ne peut dire à quel moment elle «est», quand elle serait fixe ou quand elle disparaît: nous ne pouvons qu’interpréter sa façon de fonctionner.
    C’est ce qui me gêne dans les théories sur les fantômes ou les dieux: on simplifie le problème à l’extrême en considérant que ce qui ne se comprend pas, ce qui n’est pas logique ou agréable ou juste, doit faire l’affaire des cieux.
    Nous définissons que l’intelligence est la partie d’un être. La mort lui ravit l’existence apparente ce qui nous fait croire que la chose avait bien réellement une identité.
    En réalité la mort n’empêche pas la vie de continuer, les vers le savent très bien, eux, elle ne fait que changer la forme. Quant aux cendres ou cailloux, nous les laissons pour «morts» car leur vie ne nous apparaît pas.
    Je suis donc partisan de la fausse (mais nécessaire) identité: il n’y a d’identité individuelle qu’une illusion qui permet la forme: JE suis en réalité DES composants de la terre, de l’univers. Je ne meurs pas: c’est ma forme et mes illusions d’être moi.
    A ce titre Gaïa, en temps qu’être intelligent, a probablement les mêmes propriétés que tous ses composants: elle pense car nous pensons.
    Nous n’arrivons peut être pas (encore) à communiquer scientifiquement avec nous-même mais pourtant le placebo montre que nous pouvons le faire. Un jour peut-être nous pourrons le faire avec l’univers avec un grand risque toutefois: c’est un jeu de fou.
    Pour résumer, je suis assez d’accord avec l’idée suivante: le monde s’incarne pour s’identifier lui-même. Il n’y a probablement aucun autre but, ni «bon», ni «méchant».


  33. 33
    Orphee a dit :

    Et pardon pour les longueurs !


  34. 34
    spina a dit :

    Bonjour Orphée,

    Je me lance donc sur le sujet Gaïa:

    Pour ma part, il me semble évident qu’il existe une interdépendance très forte entre les êtres vivants sur notre Caillou, voire même entre les êtres vivants et le Caillou lui même. Des cycles d’échanges et de transformations de matière et d’énergie par exemple. Alors, si j’ai bien compris, tu sembles vouloir aller plus loin dans cette idée.
    Premiers points: Prenant appui sur cette interdépendance, cette “symbiose universelle”, ainsi que sur la difficulté de la circonscrire en des notions objectives, tu te demandes s’il n’est pas purement artificiel de nous définir nous (entre autres) en tant qu’individu. Finalement est ce que l’identité est réelle?
    Cette question intéressante est fréquemment débattue en philosophie. Je n’ai malheureusement pas les capacités et les connaissances pour pouvoir en débattre sérieusement moi même. Par contre, j’ai cette idée là au sujet de l’être humain en particulier:

    Pour moi ce n’est pas la bonne question que tu te poses: en effet, la question n’est pas de savoir si nous avons une identité ou pas, puisque nous en avons une bien réelle. Elle est pour moi une conséquence directe du fait étonnant que nous avons une conscience. Une conscience qui est par essence même indépendante de celle de notre voisin et discernable de notre environnement. Donc pour la véritable question est comment ce fait il que nous, ce tas de chair en interaction continuel avec l’environnement, puissions avoir une conscience?

    Le deuxième point que tu abordes semble être pour toi une conséquence du premier: “A ce titre Gaïa, en temps qu’être intelligent, a probablement les mêmes propriétés que tous ses composants: elle pense car nous pensons.” Dans ce cas par contre je ne suis plus sûr de comprendre. Qu’est ce que tu entends par intelligent? Est ce que tu soutiendrais que “Gaïa”, le biotope, ou même l’univers pourrait avoir une conscience à part entière? Si c’est de cela que tu parles je pense que cette idée ne va vraiment pas de soi comme tu sembles le penser! Ce n’est pas parce que des êtres conscients prennent place dans un environnement les reliant que cet environnement va être également doué de conscience ou d’intelligence. Il n’y a pas de lien logique me semble-t-il. Par ailleurs, je ne comprends pas ton exemple du placebo pourrais tu l’expliciter?

    Bon, espérant ne pas avoir été trop lourd avec ma philo de comptoir…


  35. 35
    amethyste a dit :

    BERNARD,
    Le coup des vaches, pas très convaincue.
    L’année dernière, un matin 7h30, au réveil, six grosses vaches bien bretonnes, devant ma porte, bien hein… mdrrrrr…. (mort de rire).
    Ma maman qui me téléphone pour me dire qu’elle a rêvé d’un vaisseau spatial et d’extra-terrestres, là, je ne la comprends pas. Je ne suis plus. Elle fait ces rêves régulièrement, j’évite le sujet, elle m’effraie un peu avec ces petits engins.
    Sincère, je préfère me relier à une géode en cristal de roche, le monde souterrain très peu pour moi, ça grouille d’espions ou d’entités en basses énergies, très peu pour moi.
    Je préfère les anciennes civilisations, celles des pyramides, source cachée.
    amethyste


  36. 36
    Orphee a dit :

    Génial ! une réponse ! MERCI

    Précision numéro un: je ne «crois» pas dans ce que j’ai écrit, disons plutôt que je l’envisage comme «possible», voire même «probable».
    Je vois donc effectivement cette possibilité d’aller beaucoup plus loin que le cycle d’échange bien connu, le fameux cercle.
    Remarquons au passage que ce cercle s’observe ou se déduit matériellement de façon microscopique ou macroscopique. Il me semble qu’il fut même d’ailleurs la cause de l’interdiction des formes rondes, dont la roue, chez les premiers bouddhistes, bien avant la découverte de la rondeur de notre terre ou de celle de l’atome.
    Sous un autre angle, nous savons aussi qu’une attitude cartésienne dans une famille ou, inversement, une tendance religieuse, aura une influence sur son environnement matériel.
    On ne peut donc pas séparer la matière de la psyché. Les rationalistes, sauce pure et dure, le savent parfaitement et en font d’ailleurs une déduction: l’esprit est matière, une mécanique bien ordonnée tout au plus. Seule solution de secours pour les gens comme moi: des questions du genre: «d’où vient l’ordre ? Pourquoi le hasard joue-t-il au désordre ? »
    Revenons à nos moutons: qu’est-ce donc que le réel ? C’est une définition très variable: par exemple, un orbe sera pour certains une réalité précise, pour d’autres une réalité déformée. C’est cette différence et des milliers d’autres du même genre qui nous font comprendre qu’une réalité est relative à celui qui la perçoit et non à un observateur indépendant, impartial.
    On peut prendre un camp scientifique ou un groupe religieux et définir une réalité mais cela ne reste qu’une réalité relative. Là encore, je place le bouddhisme qui affirmait il y a quelque 4000 ans que tout n’était qu’illusion… et il ne parlait pas de l’esprit !
    Il n’y a PAS d’identité réelle: on ne peut pas définir un individu à un moment donné mais uniquement définir certaines de ses propriétés PERCUES à un moment donné. D’ailleurs nous les mélangeons allègrement à la sauce spirito-matérielle. La conscience n’est que le reflet de cette perception, elle n’est absolument pas indépendante ou fixe: c’est l’observateur qui en définit une coloration telle qu’il pourra (éventuellement) imaginer qu’elle est unique, notamment en la comparant à l’image qu’il se fait de lui-même.
    La conscience (ou l’intelligence) n’est PAS la caractéristique de l’homme. C’est en cela que je n’apprécie pas les élitistes de la race humaine, ceux qui donnent un avenir à leurs semblables, des missions privilégiées sous le prétexte qu’ils agissent en héros depuis quelques milliers d’années en ignorant les quelques millions (milliards ?) d’années précédentes.
    Et, aujourd’hui, on sait que la conscience n’est pas plus le privilège de la nature animale: qui connaît l’histoire de cet arbre qui, quand ses feuilles sont trop mangées, va informer tous ses voisins de façon à ce qu’ils distillent leur poison au futur consommateur ?
    Certes nous ne connaissons pas la conscience des cailloux: cela signifie-t-il qu’ils n’en ont pas ou qu’ils ne vivent pas à notre rythme ?
    Le problème vient du fait que nous parlons là de conscience individuelle. En réalité, c’est un peu plus fouillis que cela:
    Connaissez-vous l’histoire de ce «microbe» capable de modifier le cerveau d’une fourmi pour qu’elle se place tous les soirs au sommet d’une herbe à attendre d’être broutée (afin de se reproduire dans les excréments) ? Et celle de monsieur cancer ?… Ont-ils une identité ? C’est plus que probable !
    Dans ce cas, où commence et s’arrête l’identité ? Dans la forme ? Quand un vous rencontrez un cancéreux n’est-il pour vous plus lui-même ? Quand vous parlez à quelqu’un qui ne se souvient plus de lui-même peut-on dire qu’il n’a plus d’identité pour vous ?
    C’est que je tentais d’expliquer là: l’identité est TOUJOURS factice. Il y a pour moi deux possibilités: soit nous sommes un ensemble d’identités qui travaillons en commun, soit l’identité est extérieure à nous mais se manifeste par nous. En tout cas, l’identité est illusoire mais nécessaire pour la forme.
    Je déduis donc que, puisque rien n’a de véritable identité individuelle, la terre qui utilise également des identités devrait avoir une forme d’identité/intelligence qui devrait être assimilée aux nôtres. Bien évidemment, on peut remonter plus haut jusqu’à… dire que l’univers est nous, pense, agit et se trouve le seul à avoir une véritable identité indéfinissable puisque référencée à elle-même !


  37. 37
    Bernard Poulin a dit :

    Rebonjour amethyste,
    C’est drôle ce que vous me dites là, cette espèce de synchronicité, vaches-rêve de votre mère d’un vaisseau spatial et d’êtres non humains… J’ai une mise au point à faire; ce fait des vaches tout autour de la maison est la stricte vérité pour se rendre chez nous, il y a au moins un bon deux kilomètres par un chemin dans le bois. J’avais supposé que peut-être ces vaches avaient eu peur de quelque chose pendant la nuit et avaient brisé la clôture de leur enclos pour finalement se retrouver sur notre terrain. J’ai bien spécifié dans mon commentaire précédent que les OVNI pouvaient ne pas être impliqués dans cette affaire du troupeau de vaches. Il ne pourrait pas y avoir quelque chose de sous-jacent et surprenant au sujet des rêves inusités, inexplicables, de votre mère, amethyste? C’est tout de même étrange de rêver à tout bout de champ de vaisseaux spatiaux et de créatures singulières.


  38. 38
    amethyste a dit :

    BERNARD,
    C’est une coïncidence. En ce qui concerne les animaux devant ma porte, l’histoire est très vraie. Cela s’est produit deux fois, ce qui concerne les rêves de ma mère, c’est très vrai aussi. Je suis sincère avec vous.
    Qu’est-ce qui vous intrigue face à cette situation?
    Nous sommes sur un lieu d’échanges, d’informations, c’est très vrai le domaine de nos discussions est assez particulier, mystérieux, intrigant, du jamais vu, nos sens s’éveillent sur cet autre monde, ce qui parfois peut apporter une bouffée d’oxygène.
    C’est normal que je me pose des questions, c’est vrai, je m’adresse souvent à vous, il n’y a rien d’intrigant. Vous êtes un homme curieux, moi aussi.
    Dernière trouvaille: la galaxite.
    C’est une pierre. Microcristallisation de labradorite sur fond de couleur cosmique, elle nous aide à nous harmoniser avec la conscience collective de notre planète, elle nous fait découvrir un total inconnu, elle est par ailleurs utilisée comme pierre de connexion avec les extra-terrestres, ou comme pierre de guidance intérieure avec nos guides spirituels.
    Je continue à lire vos écrits.
    AMETHYSTE


  39. 39
    spina a dit :

    Bonjour Orphee,

    “La conscience n’est que le reflet de cette perception, elle n’est absolument pas indépendante ou fixe: c’est l’observateur qui en définit une coloration telle qu’il pourra (éventuellement) imaginer qu’elle est unique, notamment en la comparant à l’image qu’il se fait de lui-même.”

    Eh bien justement… n’est ce pas cette subjectivité de la conscience qui fait que nous sommes chacun différentiable d’autrui?

    “Dans ce cas, où commence et s’arrête l’identité ? Dans la forme ?”

    C’est vrai, je suis d’accord avec toi la forme n’est pas satisfaisante comme critère. D’ailleurs pour apporter de l’eau à ton moulin, petite remarque amusante: nous sommes faits de millions de cellules qui meurent et naissent chaque jour tant bien que dans quelques années nous ne seront plus du tout faits de la même matière qu’aujourd’hui! Alors seront nous véritablement la même personne tout de même?
    Cependant malgré ces paradoxes sur l’identité que tu relèves à juste titre, je te propose une chose pour lever ce genre de problème: de ne plus réfléchir sur la question de l’individu en terme de matière mais en terme d’information:
    Chacun d’entre nous est une somme d’information spécifique et unique qui structure notre matière. Un arbre peut être constitué de la même matière qu’un être humain par exemple mais cette matière ne sera pas organisée de la même manière, c’est à dire que l’information liée à l’arbre est différente de celle liée à l’être humain. De la même manière, je disais tout à l’heure que nos cellules se renouvelaient continuellement, mais par contre l’information structurant le tout reste la même (ou change peu). Je tiens à préciser que quand je parle d’information je ne parle pas seulement du code génétique. c’est l’information au sens large, on peut prendre en compte également la mémoire par exemple (d’ailleurs une personne qui perd sa mémoire n’est plus le même individu pour moi). Ainsi pour suivre ton exemple, le cancer est une entité différentiable de sa victime, non pas parce qu’il est de matière différente (ce qui n’est justement pas le cas) mais parce que son existence est définie par une somme d’informations différentes de la nôtre.

    Ceci dit, ça ne règle pas la question de comment apprécier le caractère discontinu ou continu de cette information ainsi que du référentiel à considérer. :-)

    Pour ce qui est de la conscience, certes elle doit être vraisemblablement “le reflet” de nos perceptions qui sont, je te l’accorde, imparfaites et subjectives (par définition), mais ce n’est pas pour cette raison que l’on peut directement en déduire qu’elle n’existe pas. C’est en effet prendre un raccourci bien périlleux que de dire que comme nos perceptions sont partielles alors “Il n’y a PAS d’identité réelle” pour te citer. Euh… remarque à tout bien y réfléchir, je ne pense pas que la conscience de soi repose uniquement sur les perceptions de l’extérieur : un thermomètre ou une pellicule photographique par exemple perçoivent l’environnement, par contre je ne pense pas qu’ils aient une conscience de soi (enfin j’espère… ça m’empêcherait de dormir si c’était le cas!). Ce phénomène est plus complexe que tu le conçois “La conscience n’est que le reflet de cette perception”.

    Pour finir, je ne comprends toujours pas ta logique pour argumenter dans le sens de l’intelligence de la Terre : “Je déduis donc que, puisque rien n’a de véritable identité individuelle, la terre qui utilise également des identités devrait avoir une forme d’identité/intelligence qui devrait être assimilée aux nôtres”

    Hum euh.. au fait Orphee, on ne s’éloignerait pas un peu du sujet de l’article de JC…?


  40. 40
    JC a dit :

    Bonjour Amethyste,

    Ce n’est pas la première fois que vous êtes hors sujet dans vos propos (c’est plutôt la norme chez vous), mais je me permets d’intervenir ici parce que vous diffusez des informations erronées sur la galaxite. (Par ailleurs, pourriez-vous m’expliquer le lien entre la galaxite et l’entretien avec M. Bonvin?)

    Un peu plus haut, vous avez reproduit une description trouvée sur une «boutique ésotérique» qui vend des minéraux et des accessoires. Au mieux, cette description pourrait correspondre à un échantillon particulier qui contient de la labradorite en plus de la galaxite. Au pire, il s’agit d’une méprise complète de la personne qui a travaillé sur le site en question.

    La galaxite est un minéral, un oxyde plus précisément, du groupe des spinelles. Ce minéral n’a rien à voir avec la labradorite, qui est un silicate du groupe des plagioclases. Une recherche dans Google vous donnera les compositions chimiques exactes de ces minéraux.

    Quant aux soi-disant vertus attribuées à la galaxite (et à tous les autres minéraux d’ailleurs), elles sont jusqu’à maintenant non vérifiées. Je suis conscient du fait que des sujets difficilement vérifiables sont parfois abordés dans ce blog, mais il est question ici d’informations erronées à propos de connaissances bien établies. Amethyste : à l’avenir, vous seriez donc gentille de vérifier les informations que vous publiez quand c’est possible. Merci d’avance.

    (Pour info, le nom d’un minéral peut parfois être trompeur. La galaxite est ainsi nommée parce qu’il s’agit d’un minéral rare qui a été découvert en Caroline du Nord près de la ville de Galax.)
    _________________________

    Spina et Orphée, votre discussion n’est pas du tout hors sujet parce que la question de l’éventuelle intelligence de Gaïa est au centre des propos de Fabrice Bonvin. Je compte d’ailleurs me joindre à votre très intéressant échange quand j’aurais le temps (ce week-end, j’espère).


  41. 41
    Bernard Poulin a dit :

    Il y a quelque chose que je n’arrive pas à concevoir ou comprendre dans cette hypothèse Gaïa, pourquoi cette intelligence ou conscience gaïenne, si elle veut sauvegarder l’espèce humaine, animal, sa biosphère, sa flore, etc. pourquoi alors ces mutilations de bétail, ces biopsies, ces enlèvements de terriens et implantations d’implant, etc. pour leurs occasionner de drastiques traumatismes à vie? Ça me semble être une méthode bizarre si ce n’est à contre courant, disproportionnée en rapport avec l’objectif visé, soit la survie de l’espèce et de surcroît l’intelligence Gaïa devrait avoir une bonne idée de la façon dont sont faites les différentes créatures terrestres puisqu’elle les a engendrées. De quoi seraient formés ces êtres et engins par l’intelligence Gaïa ; des sortes d’ectoplasmes, quelque chose de fluidique? Bref… je dois avouer que je ne saisis pas cette conscience Gaïa, ça me dépasse… Sa façon de faire me déroute, et il me vient en tête cette pensée : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué!…


  42. 42
    amethyste a dit :

    OUI, BERNARD, je me révolte un peu…..
    JC,
    J’adresse mes excuses pour cette maladresse, cet égarement.
    À l’avenir, je soignerai un peu plus mes écrits dans un contexte un peu moins extravagant. [...] Je fais preuve de bien basses énergies.
    En ce qui la galaxite, je ne la connais pas à mes connaissances. Je suis tombée dessus par hasard sur Internet, sa vertu m’a déconcertée. C’est vrai que je suis une future lithothérapeute, d’un côté professionnel, je n’ai pas su développer les propriétés énergétiques de cette pierre, tout simplement elle n’est pas présentée dans le dictionnaire de la lithothérapie (Reynald Georges Bosciero), pierre rare (j’ai voulu plaisanter un peu avec sa vertu).
    Je vous fais une promesse, je respecterai un peu plus le sujet présenté et tout son contenu. ZEN. AMETHYSTE


  43. 43
    Orphee a dit :

    Attaquons-nous au plus facile d’abord (mais non, mais non, je ne suis pas si méchant !)

    M. Poulin,
    D’après moi, «l’hypothèse Gaïa», soulevée plus haut, peut se voir de plusieurs façons:
    une version psychologique qui sous-entend que c’est l’homme qui a un besoin d’expliquer des perceptions naturelles qui lui semblent illogiques par des phénomènes magiques incarnés. Je suppose que la plupart des psychologues doivent le percevoir ainsi. Dans cette version, la Gaïa n’a aucune place ou, en tout cas, aucune utilité: on n’a pas besoin de la nier, on constate qu’elle serait au mieux indépendante. Noter aussi que cette version a été maintes fois prouvée par les faits: les gens confondent (s’ils ne mentent plus ou moins consciemment) même si quelques éléments semblent sortir de ce cadre.
    On peut, il est vrai, présenter une version plus réelle/matérielle que psychologique: les phénomènes existent même s’ils sont rares) mais on se voit quand même confronté au problème de lien soulevé entre le contexte et la perception du phénomène: si un OVNI ou un ET s’intéresse aux guerres, au nucléaire, aux vaches ou encore à l’exploration médicale des enlevés, pourquoi ne le fait-il que sporadiquement et localement ?
    On peut enfin, méthode employée ici il me semble, considérer que c’est à la fois un phénomène psychologique et matériel: la terre pense et réagit en créant des phénomènes qui nous paraissent irrationnels.
    Personnellement, je n’accroche pas trop à cette traduction là. Non pas en ce qui concerne la «pensée» de la terre dont j’ai tenté une approche ci-dessus, mais pour une constatation simple: cette vision met trop l’homme au centre du monde. La terre s’est passée de l’homme et des animaux pendant assez longtemps. S’ennuierait-elle de ne plus les avoir à nourrir ? Elle a pourtant d’elle-même créé plusieurs fois les conditions d’une extinction massive et visiblement elle n’est pas la seule. Pour info, un certain Yellowstone nous fera un petit coucou d’ici «peu» dans un bruit qui n’aura jamais été entendu par l’oreille humaine mais d’autres cas pourraient très bien se produire ailleurs.
    Donc ma vision de la terre pensante n’est pas celle qui crée une relation protectionniste entre l’homme et elle, c’est une vision de l’homme en tant que bactérie pensante dans un corps de terre de 40 000 km de diamètre. Si la terre a la possibilité de créer des «phénomènes» paranormaux, elle ne le fait pas avec des objectifs de ce genre.

    M. Spina,
    Je pense m’être encore mal fait comprendre et votre réponse demande des précisions que je tenterais d’apporter «dès que», à savoir d’ici un jour ou deux même si je brûle d’envie de le faire tout de suite… ce qui ne serait absolument pas raisonnable !


  44. 44
    Orphee a dit :

    Mister Spina,

    Ça y est, Dieu me pardonne, je me lance quand même !

    Vous parlez du fait que la subjectivité pourrait valider l’identité.
    Je ne suis pas d’accord: certes elle valide par de fait l’identité mais elle ne fait que l’auto-justifier. Comme je le soulignais, la forme a besoin de se créer une identité pour survivre: c’est une association et rien de plus. A ce titre, ce qui compose la forme a sa propre «sous-identité» qui, elle même est encore une association d’identités. L’identité apparente n’a donc pas d’existence réelle puisqu’on ne peut la définir qu’en fonction de critères grossiers qui ne pourront jamais tenir cas de tous les critères sous-jacents. Et, bien entendu, ce n’est qu’une vision ponctuelle d’un état qui change constamment !
    Où cela nous mène ? Un exemple: il y a au moins deux moi en moi. Ils se complètent parfaitement mais n’ont pas du tout les mêmes caractéristiques. L’un est «normal», timide, lent, flou, souvent maladroit et «un peu juste» intellectuellement parlant: c’est le poète. Il n’a pas de droit de vie réel sur cette planète et passe globalement inaperçu. L’autre est très différent: violent, vif d’esprit et précis. Il n’a peur de rien et observe tout. En fait, il y a peut être un troisième moi: l’observateur qui s’émerveille ou prend pitié, mais toujours d’assez loin.
    A cette constatation j’ajoute l’observation suivante que, probablement, beaucoup de gens ont constatée : certaines personnes sont des livres ouverts, on lit dans leurs pensées ou même dans leur vécu. Je ne sais pas si cette perception est erronée: elle est. Peut-être se nourrit-elle inconsciemment de petits gestes, de rapprochements divers bien matériels.
    C’est donc pour ce genre d’observations que je ne crois pas en l’identité réelle. Peut être suis-je vous-même et le criminel du coin en même temps.
    La forme de l’arbre ou du cochon est différente mais elle ne crée pas l’identité, elle n’en est que le résultat.
    Je voudrais poser une petite question: je mange du poulet. A quel moment le poulet fait-il partie de «mon identité» ? Quand ses informations sont les mêmes que les miennes ? Inversement, prenons la position de celui qui veut «conserver son identité»: il doit donc ne plus être influencé par les identités extérieures c’est à dire ne plus boire, manger, voir…
    Conclusion : ce n’est pas la forme qui définit l’identité mais LES identités qui définissent la forme.
    Sur ce contexte là, je considère que je suis partie intégrante de l’identité de Gaïa. Comme, de plus, j’attribue généreusement à toute pierre ou cheveu le droit de «penser», je fais de Gaïa un être non seulement créatif (ce qu’elle est) mais en plus doué d’intelligence.
    De là à lui donner des missions humanoïdales… je doute !


  45. 45
    Orphee a dit :

    Un tas de fautes comme d’habitude !


  46. 46
    Odin a dit :

    Et une théorie bidon de plus… Une !
    Le 12 février 2007.

    “Ne me parlez pas d’ufologie. Qu’est-ce que l’ufologie ? Je ne la connais pas… Une science suppose un langage commun permettant aux connaissances de produire un effet cumulatif. Elle suppose une méthode. Vous la connaissez, vous, la méthode pour étudier les ovnis ? Pour l’instant, les ovnis, c’est une curiosité, une espèce de dada. Pas une science !”

    Aimé Michel

    http://www.ufolog.org/art11toulet.htm

    Et voilà, tout est dit… A destination des pseudo-chercheurs (Suisse ou autres). Le phénomène OVNI est réel mais bien présomptueux ceux qui prétendent avoir saisi son origine. Le même Aimé Michel, quelque temps avant sa mort, disait que ce qu’il savait sur les ovnis, après tant de temps passé à les étudier, pouvait tenir sur un timbre poste.

    D’autres en font des “livres” ;-)) et alimentent ainsi leur ego…

    Sic transit gloria munda


  47. 47
    ufofu » Blog Archive » Entretien avec Fabrice Bonvin a dit :

    [...] Lire la suite sur Blogparanormal [...]


  48. 48
    Odin a dit :

    Grande classe de la part du créateur de ce blog que d’effacer mon message qui (évidemment !) n’allait pas dans le sens d’une théorie bidon !
    Chapeau bas, monsieur le censeur…


  49. 49
    Odin a dit :

    Et hop, le revoilà :-)

    Toutes mes excuses ;-)


  50. 50
    JC a dit :

    Bonjour Odin,

    (Je dois d’abord vous préciser que les messages ne sont affichés sur ce blog qu’après avoir été approuvés manuellement par mes bons soins ;-). Quand je suis sur l’ordinateur, les commentaires peuvent donc apparaître dans les minutes qui suivent leur soumission, mais ce laps de temps peut être considérablement plus long. Selon l’heure de vos messages, je crois que vous avez vu vos commentaires à cause du cache de votre navigateur. En réalité, ils ont été publiés en ligne plusieurs heures après votre dernier passage.)

    Maintenant le coeur de votre commentaire. Personnellement, je ne peux qu’être d’accord avec les propos d’Aimé Michel, et je suis persuadé que de nombreux ufologues vous diront la même chose : il n’y a aucune certitude sur l’origine des ovnis.

    Par contre, cela n’empêche pas ces mêmes personnes d’avancer des hypothèses et de préférer certaines possibilités plus que d’autres. Je crois que c’est dans cet esprit que la plupart des ufologues prennent position. Que voulez-vous, c’est dans la nature de l’esprit humain de s’adonner à des spéculations même s’il n’a pas suffisamment de données pour étayer ses points de vue. Cela dit, il me semble tout à fait sain et justifié de se livrer à des analyses et de noter des similitudes entre des éléments qui peuvent sembler totalement étrangers au premier coup d’oeil. Qui sait, peut-être que ce type de démarche pourrait un jour nous rapprocher un peu plus de la vérité.


  51. 51
    spina a dit :

    Bonjour mister Orphee!

    Bon, continuons notre conversation. Alors, tout bien considéré, je me rallie à ton point de vue en ce qui concerne les choses inertes. En effet, il semble raisonnable de penser que l’identité que l’on donne à la plupart des objets est artificielle et résulterait d’une conceptualisation pratique de notre cerveau afin d’appréhender la réalité. Qu’est qu’un rocher composant une falaise par exemple? N’est ce pas une identification artificielle d’un certain volume (ou plutôt, comme je préfère le voir, une certaine information) constituant la falaise? Ou à une autre échelle, un amas d’atomes que l’on décide de réunir dans le même concept?
    Très bien, je peux concevoir dans ce genre de cas l’identité est artificielle. Par contre, je pense que pour d’autres entités, elle est intrinsèque à leur réalité… c’est le cas des êtres vivants principalement. Pour justifier mon affirmation, je m’appuie sur un argument en particulier : un organisme vivant est de la matière qui est capable de répliquer l’information qui la structure (ou du moins la partie nécessaire à la réplication). Or si cette information n’avait pas d’identité intrinsèque, elle ne pourrait pas se répliquer puisqu’on ne peut pas recopier physiquement quelque chose qui n’a pas de limite ! Et ces limites, cette identité, n’est pas une invention de notre cerveau contrairement à l’identité artificielle citée plus haut dans mon poste, ce quelle que soit l’échelle.
    Dans ce contexte voilà comment je répondrais à ta question culinaire : «Je voudrais poser une petite question: je mange du poulet. A quel moment le poulet fait-il partie de «mon identité» ?». Le poulet perd son identité au moment de sa mort. Il passe d’être vivant pouvant se reproduire et ayant une identité réelle (de par le fait qu’il soit vivant) à un amas de matière organique en décomposition qui fait de nouveau partie de l’environnement (des cendres aux cendres..). L’information qui définissait le poulet vivant est maintenant définitivement altérée et n’a plus d’identité différentiable. C’est ensuite l’homme qui donne une identité artificielle, cette fois ci, à la matière qui constituait le poulet. C’est ce qu’il nomme cadavre de poulet. Cette matière est ensuite ingérée par le consommateur puis transformée et structurée selon ses propres informations. Il n’y a donc pas d’échange d’identité mais uniquement un échange de matière dans ce processus.

    Pour revenir à la question de l’intelligence de Gaia. Je ne pense pas, pour ma part, que la Terre puisse avoir une in