Monstre du Loch Ness : l’hypothèse du plésiosaure tombe à l’eau

Rédigé par JC le — Publié dans Insolite

Avec leur très long cou, les grands reptiles aquatiques qu’étaient les plésiosaures semblaient assez bien coller à l’image populaire de l’hypothétique monstre du Loch Ness. Principal problème, et il est de taille : ces créatures aquatiques ont disparu de la surface du globe lors de l’extinction massive des dinosaures à la fin du Crétacé, il y a environ 65 millions d’années.

Qu’à cela ne tienne, certains ont avancé – et c’est hautement improbable – qu’après une régression marine (un abaissement du niveau des océans), des plésiosaures auraient pu se retrouver captifs du Loch Ness et survivre pendant des dizaines de millions d’années jusqu’à nos jours. Pas si vite, affirme un paléontologue britannique : même s’ils avaient survécu, les plésiosaures ne pourraient pas expliquer les observations du monstre lacustre écossais.


Le mois dernier à Ottawa (Canada), Leslie Noe – paléontologue au Musée Sedgwick de l’Université de Cambridge – a présenté une étude sur le rôle du cou des plésiosaures au 66e congrès de la société de paléontologie des vertébrés (Society of Vertebrate Paleontology). Intitulée The Role of the Plesiosaurian Long Neck – A New Model, la modélisation s’intéressait notamment aux mouvements que pouvait exécuter le cou démesurément long de ces reptiles aquatiques (résumé à la page 71 de ce PDF).

Donc, après l’examen minutieux des vertèbres, Leslie Noe conclut que «le cou du plésiosaure était principalement adapté au mouvement ventral» (vers le fond pour s’y nourrir) et que les autres mouvements – en particulier le déplacement dorsal – étaient tous «relativement restreints».

Cette limitation des mouvements dorsaux aurait ainsi empêché le plésiosaure de dresser la tête hors de l’eau, ce qui va à l’encontre de beaucoup d’observations du soi-disant monstre du Loch Ness. Une explication très improbable vient donc de tomber mais, consolons-nous, il en reste d’autres. En plus de la (nouvelle) théorie des éléphants de cirque, on peut penser aux mirages (voir ici), aux troncs d’arbres qui remontent temporairement à la surface du lac, à une espèce animale encore inconnue (ou à un spécimen exceptionnel d’une espèce connue)… ou à la perpétuation d’un canular pour alimenter le tourisme. ;-)

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213 commentaires pour “Monstre du Loch Ness : l’hypothèse du plésiosaure tombe à l’eau”

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  1. 1
    spina a dit :

    Je croyais que la célèbre photo du monstre avait officiellement été reconnue comme étant un canular par le gendre même de Robert K. Wilson (le photographe de la bête)…


  2. 2
    Olivier GUILBOT a dit :

    Le cou(p) du plésiosaure?
    http://guilbolivier.free.fr/XYZ/crawl.jpg


  3. 3
    JC a dit :

    Bonjour Olivier. Pas mal, celle-là ;-)


  4. 4
    Moi miss a dit :

    Euh… je ne sais pas pour vous mais moi je crois vraiment qu’il existe.
    En vérité, on ne peut pas scientifiquement prouver qu’il existe ou n’existe pas puisque, Nessie peut se cacher dans les profondeurs du lac…
    Etes vous au courant que l’on a retrouvé des pinces de crabe de 2,50m dans les profondeurs de l’océan ? Savez vous que, tous les jours, les plongeurs trouvent une nouvelle « race » de poisson dans les obscures profondeurs ? Eh oui ! Il y a des bêtes au fond de l’océan que l’on ne connaît pas… Puisque, les sous marins ne peuvent pas aller trop profond sinon, le sous marin se craque. Mais imaginez que le sous marin puisse y aller… Je pense que l’on aurait des surprises. JE suis PERSUADUEE que le monstre du Loch Ness existe mais, maintenant, à vous de me prouver le contraire…


  5. 5
    Roshieru a dit :

    Euh, il y a quand même une légère différence de profondeur entre un lac fermé et un océan. De plus, il y a un problème que personne n’a évoqué : qu’en est-il de la reproduction ? On ne parle pas d’un petit banc de poissons mais d’une grosse bestiole, et pour assurer la survie d’une espèce il faut un important nombre d’individus. En fait, c’est ce qui me chagrine le plus au sujet de Nessie.


  6. 6
    JC a dit :

    Effectivement Roshieru. Moi Miss, pouvez-vous m’indiquer une méthode pour prouver que le monstre du Loch Ness n’existe pas? (Vous allez voir que ce n’est pas simple du tout ;-) )


  7. 7
    dereck raby a dit :

    Non, il n’y a pas de différence entre un lac et la mer. Prenez le Baskatong, il a 1000 pieds de profondeur et des poissons de 13 mètres de long, le lac Supérieur a 184 m de profondeur et le lac du Loch Ness a des trous qui se rendent jusque dans la mer. Il est possible que le monstre en question aille trouver le trou et se rendre jusqu’au lac. Non j’ai peut-être 13 ans mais j’en connais beaucoup plus que vous.


  8. 8
    spina a dit :

    mdr!!!

    :-D


  9. 9
    JC a dit :

    Bonjour Dereck Raby,

    Il y a effectivement une importante différence de profondeur entre les lacs et les océans. La profondeur (moyenne?) du lac Baskatong est de 96 m (je ne sais pas pour le Québec, mais un document de l’Ontario indique que la prise record est un esturgeon jaune de 1,75 m de longueur… on est très loin des 13 m que vous avancez). Le Loch Ness est une profondeur maximale de 226 mètres.

    Quant à l’océan Atlantique, il a une profondeur moyenne de plus de 3000 mètres et une fosse qui dépasse les 7000 mètres.

    Concernant l’hypothèse d’une connexion actuelle entre le Loch Ness et l’océan, je ne crois pas que cela ait été vérifié (quelles sont vos sources?). Par contre, des chercheurs ont apparemment démontré qu’il y a avait eu invasion marine du lac écossais lors de la fin des deux dernières glaciations (il y a 12 800 ans et 125 000 ans), mais c’est une autre question.

    Moralité : on en sait toujours moins qu’on pense. ;-)


  10. 10
    Roshieru a dit :

    J’ai fait une recherche sur le Loch Ness et je ne vois nulle part une mention de « trou allant jusqu’à la mer ». La question de la reproduction est pour moi très sérieuse. S’il n’y a pas assez de représentants de l’espèce, il y a un risque de consanguinité, donc à terme de dégénérescence de l’espèce (c’est le problème qui se pose pour la survie de certaines espèces en voie de disparition). S’il y a trop de représentants de l’espèce, il y a un risque de tarir les sources de nourriture (végétale ou animale). Nessie est apparemment souvent observé en « solitaire ». S’il est seul ou s’il y en a peu, comment font-ils pour survivre à long terme ? Et si Nessie est d’une taille imposante, en quelle quantité doit-il se nourrir ?

    Je ne dis pas que cela signifie que Nessie n’existe pas. Il y a des récits remontant au Moyen Âge, peut-être ont-ils un fond de vrai.


  11. 11
    neveu jeremy a dit :

    Moi je crois qu’il existe vraiment, j’en suis persuadé. Mais pourquoi des personnes bien fortunées ne font pas des fouilles approfondies, comme ça on en aurait le coeur net.


  12. 12
    neveu jeremy a dit :

    C’est peut être une évolution du plésiosaure ? QU’EN PENSEZ VOUS MESSIEURS LES SCIENTIFIQUES ?


  13. 13
    neveu jeremy a dit :

    Le photographe de la bête, K. WILSON, avait dit sur son lit de mort que l’histoire la photo et tous les détails n’étaient qu’un simple canular, mais peut-être aussi qu’il voulait protéger la bête des médias et problèmes en tous genres ?


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