Expérience de mort imminente (NDE) et rêve: des chercheurs établissent un lien

Rédigé par JC le — Publié dans Conscience/rêves, Paranormal

Dans les années 1970 paraissait «La vie après la vie» de Raymond Moody, un livre grand public relatant des expériences de mort temporaire extraordinaires au cours desquelles les sujets disaient souvent revoir le fil de leur vie, passer dans un tunnel vers un environnement très lumineux, rencontrer des êtres déjà disparus, etc. Depuis, de nombreux autres ouvrages et documentaires ont traité de ce sujet, au point que ces EMI (ou NDE) font partie de la culture populaire où elles sont presque toujours interprétées comme une preuve de l’existence d’une «âme» et de sa survie à la mort du «corps physique».

Petite avancée dans ce secteur: des chercheurs viennent de découvrir que les personnes qui ont vécu ce type d’expérience seraient différentes des autres, c’est-à-dire qu’elles présenteraient plus fréquemment des désordres du cycle du sommeil et que, chez elles, la frontière entre le sommeil et l’éveil ne serait pas aussi claire. Les expériences de mort imminente ne seraient-elles donc qu’un rêve?


L’étude comparait deux groupes similaires (pour ce qui est de la distribution du sexe et de l’âge) de 55 sujets: les sujets du premier groupe déclaraient avoir vécu une expérience de mort imminente (accident grave avec impression d’être hors de son corps, sensation de paix, lumière intense, etc.), tandis que l’autre n’avait jamais eu ce type d’expérience. [Référence : People with Near Death Experiences Can Differ in Sleep-Wake Control par Kevin R. Nelson (Neurology 2006; 66:1003-1009), un article paru dans la section Views & Reviews de la revue Neurology de l'American Academy of Neurology (édition du 11 avril 2006).]

Principaux résultats: les chercheurs ont conclu que les personnes du premier groupe (avec EMI) «étaient plus susceptibles d’avoir un système sommeil-éveil dont les frontières entre le sommeil et l’éveil ne sont pas aussi clairement régulées». En outre, «l’état du sommeil avec MOC (mouvements oculaires rapides) peut s’immiscer dans la conscience éveillée normale».

Ces «intrusions» des phases MOC (appelées REM en anglais; aussi appelé sommeil paradoxal, voir l’article Sommeil de Wikipédia) dans l’état de veille se seraient déjà produites chez 60% des personnes qui ont vécu une expérience de mort imminente, alors que seulement 24% des sujets du second groupe déclaraient vivre de telles expériences (entendre un son imaginaire juste avant de s’endormir, paralysie du sommeil, soudaine faiblesse musculaire dans une jambe). Du point de vue statistique, cette différence sera très significative, c’est-à-dire que la chance qu’elle ne soit due qu’au hasard est inférieure à 0,1%.

La trouvaille est intéressante mais comment l’interpréter? Pour Kevin R. Nelson, neurologue et principal auteur de cette étude, «ces résultats suggèrent que l’intrusion de l’état MOC contribue aux expériences de mort imminente. Les personnes qui ont vécu des expériences de mort imminente pourraient avoir un système d’éveil qui les prédispose aux intrusions MOC».

Même si une personne convaincue du caractère illusoire des EMI pourra voir une confirmation de sa croyance dans les résultats de cette étude, le chercheur se garde bien d’établir un lien de causalité entre ces phases de «rêve éveillé» et les EMI (heureusement d’ailleurs car celle-ci ne permet pas de tirer des conclusions à ce sujet).

Dans le site MedPageToday.com, on trouve des résultats plus détaillés de cette recherche, en particulier que le critère le plus significatif pour distinguer les deux groupes de sujets était la présence d’hallucinations visuelles hypnagogiques (à l’endormissement) et hypnopompiques (au réveil); 42% des sujets avec EMI disent avoir déjà eu ce type d’expérience contre 7% chez les autres. (Ce type d’étude ne semble pas avoir été réalisé avec des voyants ou médiums (ceux qui disent «voir» dans l’avenir ou dans l’au-delà), mais il serait intéressant de savoir si eux aussi expérimentent plus souvent ces hallucinations visuelles à la frontière entre la veille et le sommeil.)

Pour ce qui est de la nature des EMI, deux écoles de pensée s’affrontent sur ce sujet fortement débattu: ceux qui affirment que ce phénomène est une preuve de l’existence et de la survie d’une conscience après la mort, et les sceptiques qui estiment que les expériences vécues lors des NDE peuvent s’expliquer par le délire d’un cerveau mourant en manque d’oxygène.

Dans le premier clan, on remarque Pim van Lommel (voir son article Near-death experience in survivors of cardiac arrest: a prospective study in the Netherlands et sa réponse aux critiques dans Preuves médicales des NDE) qui estime que 18% des patients ayant vécu une «mort clinique» disent avoir eu une EMI et que cette proportion devrait être plus élevée si elle était provoquée par un manque d’oxygène (anoxie) du cerveau. Dans le clan adverse, on peut notamment mentionner la parapsychologue Susan Blackmore, qui a été la première à faire des liens entre les expériences caractéristiques des EMI (tunnel, lumière intense, etc.) et l’anoxie cérébrale (voir le bref portrait dans le site Outre-vie.com).


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219 réponses à “Expérience de mort imminente (NDE) et rêve: des chercheurs établissent un lien”

  1. myo dit :

    Ce serait vraiment dommage s’il n’y a pas de vie après la mort car si c’est le cas, alors tout ça n’est qu’un gaspillage. Tout compte fait, on n’a aucun but, on vit pour rien, car il n’y a rien après la mort.

  2. Orphée dit :

    Ben oui
    Mais as-tu réellement réfléchi à ce qu’il pourrait avoir après la mort ?
    Parce que le problème est là: si je meurs et qu’il y a un autre monde QUI serais-je dans ce monde là ? Quelle serait ma place ? mon passé ? mon environnement ? mes buts ?
    Bref, on ne vit pas pour rien mais pour se développer (même les athées d’ailleurs). J’en profite pour apprendre, imaginer et changer de visage.
    C’est déja pas mal non ?

  3. 0livier dit :

    Allez, un peu de « rêve » en lien avec les NDE: genre DailyÉmotion, catégorie « french touch »…
    http://www.gamaniak.com/video-2199-emi.html

    Fin d’année oblige: je lache parfois prise!

  4. Anonyme dit :

    J’ai peur de mourrir encore,
    par deux fois je me suis tué, non , des assasinats, une fois par balles, l’autre par groupes fini par un incendie

  5. dominique dit :

    Je ne crois pas à l’éternité, Dieu merci ! Pas plus qu’en la résurrection ! Dieu merci !
    rigolo, non ?
    Mais j’ai eu une expérience. J’ai 52 piges et n’en ai jamais parlé à personne. Il y a plus de 30 ans je me suis retrouvée « morte clinique » au service des urgences. Pas de tunnel, de lumière, aucune présence protectrice pour m’accueillir, pas de chaleur, pas de musique, mais… Collée littéralement au plafond de la salle des urgences, j’ai clairement vu les médecins qui s’échinaient sur ma dépouille (dans ma tête c’était ma dépouille) pour tenter de la ramener à la vie. J’ai encore en mémoire leurs gestes, les phrases qu’ils ont prononcées, et puis tout à coup, je ne suis pas redescendue dans ma dépouille mais suis partie dans le néant pour me réveiller vivante 2 jours après et j’ai reconnu une personne des personnels soignants des urgences ! bizarre, j’ai pensé que j’avais littéralement perdu les pédales suite au choc

  6. dominique dit :

    Zut j’ai oublié : la vie éternelle, trop peur de ça. Qu’en serait-il de nous si nous n’avions plus la sensation de l’instant trop court à vivre ? qu’en serait-il de notre âme si âme il y a devant une éternité que l’on ne peut imaginer ???? Si tel était le cas, Dieu faites que nous n’ayons plus conscience de notre nature humaine, sans quoi l’éternité serait un véritable supplice sans fin….et franchement ça fout les jetons Aucune religion ne parvient à me rassurer quant à cette éventualité d’éternité, moi ça me fout la trouille et je préfère penser que tout s’arrête à notre dernier souffle

  7. Orphee dit :

    Rigolo ? pas vraiment ;-)
    Expérience interessante quand même.
    Pour moi, expérience de mort clinique vraie ou fausse, ça ne change pas grand chose puisque ce qui vit en nous -qui est éternel- n’est pas le moi que nous croyons. Pas besoin de dieu, pas besoin de paradis, peut être simplement le besoin de retrouver plus « l’animal » en nous.

  8. Bernard Poulin dit :

    Orphée quand vous dites à la fin de votre post 107: peut être simplement le besoin de retrouver plus “l’animal” en nous.

    voulez-vous signifier par « l’animal » le primate en nous? :-)

  9. Orphee dit :

    Observez l’araignée qui se donne en pature à ses enfants et vous aurez une meilleure idée de l’animal dont je parle.

  10. Orox dit :

    Et il faudrait retrouver cet animal là en nous? Tout un programme cher Orphée… Ca vous embête si je ne participe pas? :-)

  11. améthyste dit :

    Le côté « animal » a ressurgit chez Monsieur Bernard Poulin!!!

    Hey!! dans son post108, il a deposé une bouche contente à la fin de sa question!!!

    C est la première fois.

    Avez-vous bien dormi Bernard Poulin!!

    Améthyste

  12. Orphee dit :

    Orox, paf ! à coté de la plaque
    Je parlais bien entendu du post 110 ce qui nous fait un beau 2 au lieu d’un 3 ;-)

    Mais soyons sérieux :)
    Quand j’écris je tente toujours de faire attention à ce que je fais ou, plutôt, de prévoir les conséquences des mes mots.
    Dans le cas de l’araignée ci-dessus c’est un message très court qui veut dire beaucoup.

    Dans toutes les discutions philosophiques (ou OVNIesques d’ailleurs) nous écrivons tous confortablement dans une chaise, le verre (d’eau bien sûr) étant à portée de main, pour parler de problèmes de(s) dieu(x), d’étoiles, de morale ou de technologie.
    J’ai appris à remettre les choses à leur place et, en conséquence, je considère que, vu d’ailleurs, ce «mouvement intelligent de l’esprit» est non seulement hypocrite (nous sommes, par notre comportement, directement responsables des problèmes que nous évoquons) mais surtout complètement amoral et irréaliste.
    Cette pauvre petite araignée qui, après deux bouchées d’un mari trop imprudent, va donner son corps pour ses enfants me rappelle donc ce qu’est la vie, la vraie.
    Pour nous, avec des yeux bien « humains », nous regardons le spectacle sur notre écran de télé comme nous regarderions un petit film d’horreur ou, pour les moins sensibles, comme une comédie.
    Or c’est une leçon parmi des milliers d’autres: l’animal est parfaitement conscient de son corps, il sait se nourrir et développer des techniques pour affiner son potentiel de survie, il n’est pas « idiot » comme cela nous arrange de le croire et, pourtant, il a ce « quelque chose » qui va lui permettre de croire que la vie telle que nous la percevons, en tout cas la sienne, n’est pas l’objectif ultime.
    J’aurais pu citer d’autres exemples comme ce jeune animal qui, s’étant fait coincer par des carnivores aux dents longues, est sauvé par un « vieux » qui, lui même, sera dévoré en remplacement car ses collègues estiment probablement qu’il a atteint un age suffisant.
    Tant qu’on y est aussi, cet animal blessé mortellement par un crocodile et qui va être protégé jusqu’à sa mort par un hippopotame.
    La nature, qui n’est pas corrompue par les riches penseurs, nous enseigne quelque part le « paranormal » mais elle le fait autrement et, à mon avis, nous aurions bien plus à apprendre de ce coté. La NDE, pour moi, est l’expérience du retour à la nature, à la nature du tout et, probablement comme un peu comme les bouddhistes le voient, à la renaissance sous une autre forme.
    Je ne pense pas que la NDE soit « réelle » dans le sens où l’expérience qu’on vit alors n’est qu’une perception sous un certain angle, angle dépendant probablement de notre propre conception de la vie. Dans le « livre de la vie et de la mort » tibétain il me semble qu’on en disait justement que l’expérience (de la mort, pas spécifiquement de la « NDE ») pouvait être percue de plusieurs façons, en fonction de nos croyances.
    Mais, comme à mon habitude, je n’adhère pas spécifiquement à une théorie, je la crois simplement plus probable en regard de ce que j’observe dans la nature, seule garante de vérité à mon goût.
    C’est donc ce que j’appelle retrouver l’animal en nous, pas cet animal que voient les hommes et qui est beaucoup beaucoup moins sympathique :(

  13. Orox dit :

    L’homme ne retrouvera jamais l’animal en lui parce qu’il n’est plus un animal depuis 2 millions d’années. J’ai essayé d’expliquer à mon chat qui m’énerve avec ses demandes alimentaires qu’il devrait retrouver l’amibe en lui. Il m’a clairement fait comprendre qu’il était disposé à en discuter en échange de quelques « Whiskas » au thon. Bien entendu, je lui en ai donné quelques uns pour acheter la paix. Et concernant les amibes, il refuse de répondre, il fait semblant de ne pas comprendre ce que je lui dit. Ca m’apprendra. :-)

  14. Orphee dit :

    Possible Orox mais soyons francs: jusqu’à preuve du contraire il y a autant de chances de retrouver sa vérité animale que d’accéder à la vérité ovniesque ;-)
    Bref, quitte à se planter dans des délires, le mien vaut son pesant de poussière lui aussi.

    Et na ! :)

    Et le chat dans tout ça ? voici donc son sort potentiel. Lui, comme les autres créatures non humaines (hors certains états de « sagesse »), a parfaitement accès à cette vérité-vraie, cette préemption de la réalité de la vie qui nous échappe tout simplement parce que nous voulons l’attraper (à l’image des OVNIs justement), la modéliser et la digérer.

  15. Orphee dit :

    Mais continuons quelques instants.

    En gros, pour résumer, disons que le fonctionnement de notre cerveau « intelligent » -version Orphée- serait justement à l’origine de cette impossibilité d’accéder à l’universel.
    Et contrairement à ce qu’on pourrait penser au premier abord, on peut trouver plusieurs éléments qui tendraient à le prouver, la méditation par exemple, la capacité des formes vivantes à évoluer physiquement selon les besoins (et/ou le plaisir) …
    L’homme, lui, s’attrophie :)

  16. Bernard Poulin dit :

    Bonsoir Amethyste,au sujet de mon post 108,c’est sans doute la bête hirsute qui sommeillait en moi qui a résurgi après une nuit ou en effet le matin j’étais quelque peu amoché et endormi.

    Pour revenir au propos des abductions de Mr.Alain Duchesne… avec le temps, je suis encore autant convaincu qu’il nous dit la vérité et qu’il a vraiment eu des visites d’ufonautes, il y a des synchronicités, des coïncidences de périodes de temps ou il y a des concordances avec le témoignage que j’ai eu pendant mes années de Cegep à Rivière-du-Loup, Québec, Canada d’une observation OVNI-ÊTRES à St-Donat Rimouski par la mère d’un ami.Le témoignage de Rachel L. est aussi je crois à retenir ici sur ce blog dans les commentaires qui suivent l’entretien avec Mr.Alain Duchesne, il y a des indices qui laissent fortement supposer que celui-ci dit vrai, aucun détracteurs de son patelin n’est venu dire que Mr.Alain Duchesne mentait ce qui n’est pas le cas d’un certain individu déguisé en capitaine cosmos et qui prône la méditation sensuelle xxx qui a fondé une secte discutable…je vous laisse deviner de qui je fais allusion.

  17. elwen dit :

    bonjours,
    je voudrai revenir sur les reves et phenomenes paranormaux.
    il y a quelques annees, j ai fait un reve assez etrange, qui ressemble un peu a ce que decrivent les personnes qui ont vecu une NDE.
    j ai voulu l expliquer, a des personnes pouvant me repondrent sur ce phenomene, mais je me suis trompee de forum. cela dit on m a gentillement repondu et donne peut etre un debut d expliquation.
    je reviens au reve que j ai fait.
    j etait dans une maison, l interieur etait d un noir d encre. dans chaque mains je tenait un tableau( je suis peintre ). je ne me sentai pas tres bien, au milieu de cette obscurite. je n avait qu une envie, c est de sortir de cette maison. un long couloir, au bout duquel il y avait une porte tres vivement eclairee, me semble etres mon salut. je sentai une odeur de pourri et soudain deux bras puissant avec une forces surhumaine, m entourerent le corps. leurs emprises etaient si fortes, que j etouffai, mes bras me faisaient tres mal, je regardai le couloire en essayant de me degager. ne pouvant y arriver et sentant que j allais mourir, je me suis mise a crier, mon dieu aidez moi. les bras ce sont ecartes immediatement, et je me suis echappe par le couloir, j ai ouvert la porte et la je me suis reveillee. la peur au ventre je n ai pu me rendormir. la ou cela deviens vraiment bizart, c est que meme eveillee, je sentai toujours l odeur du pourri, j avait toujours tres mal aux bras.
    qu elle explication peut on donner a ce reve, d une si grande intensite?

  18. améthyste dit :

    Elwen,

    Je vous invite à cette adresse suivante:
    voyance.amethyste@hotmail.fr,( même adresse contact msn) si vous voulez éventuellement, échanger, en discution expériences dites paranormales.

    Cordialement.
    Améthyste

  19. André P. dit :

    Salut,
    J’ai lu ce qui se dit de ces expériences NDE. Le fonds du discours me semble être ‘est-ce qu’il y a-t-il une vie après la mort?’
    Personnellement, cette question me laisse froid. Cette question est la recherche de continuité de ce que nous appelons ‘moi’, ce sentiment d’être ‘quelqu’un’ grâce au contenu des nombreuses expériences accumulées dans notre mémoire. Pour celui qui ne s’identifie pas avec ce contenu mémoriel, cette question n’a pas de sens. C’est notre sentiment d’inexistence, de vacuité, qui nous fait rechercher une vie après la mort. Pour celui qui vit intensément cet instant présent, ce qui se présente à ses perceptions prend toute la place et ne laisse pas cours à de telles abstractions. Quant la mort sera là, il en sera ainsi aussi, elle sera considérée avec la même réalité que cet instant présent. Cette réalité contient tout le sens possible et il n’est nul besoin de s’éparpiller en divagations. Si la science prouvait qu’une telle vie existe, ce ne serait pas une bonne chose pour bien des ‘croyants’. Il trouveraient justification à ‘différer’ leur vie actuelle, un peu comme on fait en Inde où la réincarnation est acceptée et est à l’occasion, un prétexte à l’inaction. Rechercher une vie après la mort, c’est à mon sens, ne pas voir le sens de ce qu’on a sous les yeux.

  20. elwen dit :

    il me semble que ce que tu explique, peut aussi etre interprete a l inverse. je m explique.
    il ce peut aussi que si l on ne crois pas a cette vie apres la mort, on ne fera aucun effort pour ameliorer sa vie, de maniere a ce que celle ci soit constructive et pour nous, pour les autres.
    vu qu il n y aurai aucune autres vie apres, nous serons tente, de tout prendre dans celle ci, ce qui ce passe actuellement et ne rien laisser aux autres, surtout aux generations futures. mais si tu crois en la reincarnation, tu cherchera a ameliorer tes vies futures. tu n est pas oblige de croire a un dieu pour faire le bien, certaines personnes, qui vivent une partie de leur vie pour les autres , ne sont pas automatiquement des gens croyant. je ne pense pas que l on vive actuellement quelque chose d intense, a part le fait d attendre soit une guerre soit, une catastrophe naturelle. tu a raison sur ce point, la vie de milliard de personnes est tellement terne, a part pour quelques privilegies! est meme eux ne sont pas toujours heureux. il suffi de regarder autour de nous pour savoir que tout va mal.
    l innaction des indiens est bien du a leur religion, mais cette innaction, est entretenu, par d autres humains qui eux crois au pouvoir de l argent et qui par ce biais alimente ces croyances. c est tres pratique de ne croire en rien. maintenant, toute personnes ayant vecu des NDE, n ont que leurs paroles a nous donner. libre a nous d y croire, ou de ne pas y croire. nous feront notre propre experience a notre mort.
    il est evident que beaucoup de personnes ont des ressenti et de l empathie. peut etre qu en s ouvrant plus sur ce qui nous entoure, a moins d en avoir peur, certaines reponses vont nous apparaitres.
    une question. si demain la science qui n a pas encore tout decouvert, venait a avoir la certitude, que la vie apres la mort existe, si elle nous le prouve???

  21. elwen dit :

    je reformule ma question.
    si demain la science prouve que la vie apres la mort existe, qu est ce que pour toi, ca changerai. est ce que ca ebranlerai ta non croyance, car si l on peut revenir sur terre il se pourrai bien que cela soit le fait d une antite supperieur.

  22. Orphee dit :

    Elwen

    Ce dont André P parle pour ce qui est de trouver une attitude raisonnable par rapport à la mort, ce n’est pas de l’indouisme mais du bouddhisme.
    Mais il est vrai que sur plusieurs aspects on peut décrier également l’attitude bouddhiste telle qu’on peut l’observer avec nos yeux: le moulin à prières n’est pas vraiment très enviable.
    Maintenant il faut aussi voir que toute « religion » pollue considérablement ses sources: Bouddha ne tournait probablement aucun moulin et ne suspendait pas plus de chiffons, ce sont ses successeurs qui s’attribuent des droits et des devoirs, successeurs eux-mêmes influencés par leur environnement social.
    La différence entre la conception boudhhiste et l’indouisme (ou le christianisme) c’est les dieux. Il n’y a pas de dieu chez les bouddhistes: les mondes sont et seront à l’image de ceux qui les animent. Il n’y a ni fin, ni commencement mais simplement une forme qui change constamment.
    L’homme fait partie d’une catégorie de formes – pa la meilleure loin de là- dont il ne peut s’extraire (positivement) qu’en arrêtant son mode de pensée, la projection passé/futur par l’observation de « l’instant présent ».
    La position par rapport à la mort en devient particulièrement différente: si je ne projette pas pourquoi serais-je inquiet ou même curieux de savoir ce qu’il y aura demain ou dans quelques minutes ?

    Et si demain la science prouvait que la vie après la vie existe ?
    Elle ne pourra jamais le prouver sauf à déformer les mots: la vie telle qu’on la définit est BIOLOGIQUE, la mémoire l’est, la pensée l’est. Et là on l’a déja prouvé et on peut le vérifier tous les jours.
    La NDE est elle une expérience véritable ? non, probablement pas, elle est une TRADUCTION d’un évènement particulier.
    La meilleure preuve est que la foi des expérimenteurs va influencer grandement sa vision.
    Si elle n’est pas véritable est-elle fausse ?
    Oui et non.
    Nous raisonnons souvent par catégories mais cela n’est pas forcément très judicieux.
    Ce qu’on sait c’est qu’un corps perturbé biologiquement n’est plus « lui-même »: le mère ne reconnait pas ses enfants, la personne sensible perd toute émotion… ou exactement l’inverse (la personne aura une mémoire très précise dans certains domaines, la personne violente deviendra très douce…)
    On peut donc sans aucune ambiguité affirmer qu’il n’est pas possible de rester « soi-même » dans la mort et c’est parfaitement logique si l’on prend « ma théorie sur le moi » qui n’existe JAMAIS en réalité.
    Par contre la NDE est extraordinaire car elle révèle peut être l’autre coté des choses, un petit accès à notre véritable « identité sans forme ».
    La science ne risque donc rien: elle parle de d’état de matière, pas d’état de « spiritualité ».

  23. André P. dit :

    À Elwen,
    Je n’ai pas dit qu’il n’existait pas de vie après la mort. J’ai voulu dire que vivre pour une telle abstraction comme le fait le croyant qui espère une récompense au paradis (le chrétien par ex.), nous fait passer à coté de la réalité. Le sens de la vie et de la mort aussi, sont dans cette réalité et non dans une croyance à ceci ou cela. C’est le manque de sens qui nous fait désirer une vie après la mort. On ne trouve pas de sens à la vie, parce que nous vivons en différé, toujours un pas en arrière de la réalité, nous sommes incapables d’être en synchronicité avec elle. Nous devrions être dans l’état du mélomane qui est emporté par la musique qu’il écoute, est lui-même ce mouvement de la musique, il n’est pas ‘quelqu’un’ qui analyse cette musique et la trouve belle, il est en  »symbiose » avec, il fait corps avec elle. S’il s’arrête et désire faire l’expérience de cette belle musique, elle lui échappe et en il en perd le sens. Toutes les croyances, vie après la mort comprise, entretiennent cette façon de vivre en différé, en décalage avec la réalité. Cette chose que l’on appelle ‘réalité’ n’est pas le fait du bouddhisme ou de tout autre religion. Tout ce qui est érigé en méthode ou en système, est un empêchement pour vivre cette synchronicité. C’est le sujet qui fait toutes ces expériences et qui veut survivre à la mort qui est justement responsable de ce décalage entre la réalité et le vécu. Ce sujet interprète tout ce qui se présente à sa perception, en le rattachant aux différentes mémoires qu’il a accumulées. le fait nouveau devient ainsi un nouveau fait de la mémoire, une nouvelle expérience que fait ce sujet. Toute la vie se passe comme ça, le vieillard croule sous le poids de ses souvenirs. Cette accumulation prend de plus en plus de place et finit par tuer l’esprit. La question est celle-ci, est-il possible de vivre de façon synchrone avec le réel, sans décalage, dans l’instantanéité? Celui qui réussit cela, ne se pose plus de questions sur la mort, le sens évident de la vie (et de la mort aussi) est quelque chose de vécu, la chose la plus normale qui soit. C’est de vivre et d’en ignorer le sens qui est anormal. Le sens de la vie n’est pas une interprétation de l’esprit, il se révèle lorsqu’on est ‘nous-mêmes’ cette chose vivante, instantanément. Mais pour la plupart d’entre nous, la réalité ne nous intéresse pas, elle suppose la fin de quelque chose que nous ne voulons pas lâcher.

  24. André P. dit :

    À Orphée,
     »Maintenant il faut aussi voir que toute “religion” pollue considérablement ses sources: Bouddha ne tournait probablement aucun moulin . . . »
    Il est sûr que, pour qu’une expérience vécue puisse être transmise à une autre personne, elle doit regrouper des éléments qui font consensus chez les deux parties. C’est le problème de ces hommes comme Bouddha ou le Christ, et leurs suivants, qui n’y comprenant rien, interprètent à leur façon ce qui est dit. La déification du personnage admiré leur fait perdre de vue le sens de ce qui est enseigné, et la forte identification avec leur idole, les engage dans un processus d’imitation nocif. C’est là que se forment les religions, qui regroupent les admirateurs du grand personnage. La défense de la structure religieuse devient invariablement plus importante que le message lui-même, et finit souvent, par témoigner du contraire (le catholicisme, par ex.)

  25. Orphee dit :

    André, je me fais ici le rôle du diable mais je me trouve en réalité entre André et Orox, assez fou pour imaginer possible l’existence d’un sage mais pas trop pour rester les pieds sur terre.
    Probablement une réaction allergique à l’abduction ;-)