Expérience de mort imminente (NDE) et rêve: des chercheurs établissent un lien
Dans les années 1970 paraissait «La vie après la vie» de Raymond Moody, un livre grand public relatant des expériences de mort temporaire extraordinaires au cours desquelles les sujets disaient souvent revoir le fil de leur vie, passer dans un tunnel vers un environnement très lumineux, rencontrer des êtres déjà disparus, etc. Depuis, de nombreux autres ouvrages et documentaires ont traité de ce sujet, au point que ces EMI (ou NDE) font partie de la culture populaire où elles sont presque toujours interprétées comme une preuve de l’existence d’une «âme» et de sa survie à la mort du «corps physique».
Petite avancée dans ce secteur: des chercheurs viennent de découvrir que les personnes qui ont vécu ce type d’expérience seraient différentes des autres, c’est-à-dire qu’elles présenteraient plus fréquemment des désordres du cycle du sommeil et que, chez elles, la frontière entre le sommeil et l’éveil ne serait pas aussi claire. Les expériences de mort imminente ne seraient-elles donc qu’un rêve?
L’étude comparait deux groupes similaires (pour ce qui est de la distribution du sexe et de l’âge) de 55 sujets: les sujets du premier groupe déclaraient avoir vécu une expérience de mort imminente (accident grave avec impression d’être hors de son corps, sensation de paix, lumière intense, etc.), tandis que l’autre n’avait jamais eu ce type d’expérience. [Référence : People with Near Death Experiences Can Differ in Sleep-Wake Control par Kevin R. Nelson (Neurology 2006; 66:1003-1009), un article paru dans la section Views & Reviews de la revue Neurology de l'American Academy of Neurology (édition du 11 avril 2006). Voir le résumé.]
Principaux résultats: les chercheurs ont conclu que les personnes du premier groupe (avec EMI) «étaient plus susceptibles d’avoir un système sommeil-éveil dont les frontières entre le sommeil et l’éveil ne sont pas aussi clairement régulées». En outre, «l’état du sommeil avec MOC (mouvements oculaires rapides) peut s’immiscer dans la conscience éveillée normale».
Ces «intrusions» des phases MOC (appelées REM en anglais; aussi appelé sommeil paradoxal, voir l’article Sommeil de Wikipédia) dans l’état de veille se seraient déjà produites chez 60% des personnes qui ont vécu une expérience de mort imminente, alors que seulement 24% des sujets du second groupe déclaraient vivre de telles expériences (entendre un son imaginaire juste avant de s’endormir, paralysie du sommeil, soudaine faiblesse musculaire dans une jambe). Du point de vue statistique, cette différence sera très significative, c’est-à-dire que la chance qu’elle ne soit due qu’au hasard est inférieure à 0,1%.
La trouvaille est intéressante mais comment l’interpréter? Pour Kevin R. Nelson, neurologue et principal auteur de cette étude, «ces résultats suggèrent que l’intrusion de l’état MOC contribue aux expériences de mort imminente. Les personnes qui ont vécu des expériences de mort imminente pourraient avoir un système d’éveil qui les prédispose aux intrusions MOC».
Même si une personne convaincue du caractère illusoire des EMI pourra voir une confirmation de sa croyance dans les résultats de cette étude, le chercheur se garde bien d’établir un lien de causalité entre ces phases de «rêve éveillé» et les EMI (heureusement d’ailleurs car celle-ci ne permet pas de tirer des conclusions à ce sujet).
Dans le site MedPageToday.com, on trouve des résultats plus détaillés de cette recherche, en particulier que le critère le plus significatif pour distinguer les deux groupes de sujets était la présence d’hallucinations visuelles hypnagogiques (à l’endormissement) et hypnopompiques (au réveil); 42% des sujets avec EMI disent avoir déjà eu ce type d’expérience contre 7% chez les autres. (Ce type d’étude ne semble pas avoir été réalisé avec des voyants ou médiums (ceux qui disent «voir» dans l’avenir ou dans l’au-delà), mais il serait intéressant de savoir si eux aussi expérimentent plus souvent ces hallucinations visuelles à la frontière entre la veille et le sommeil.)
Pour ce qui est de la nature des EMI, deux écoles de pensée s’affrontent sur ce sujet fortement débattu: ceux qui affirment que ce phénomène est une preuve de l’existence et de la survie d’une conscience après la mort, et les sceptiques qui estiment que les expériences vécues lors des NDE peuvent s’expliquer par le délire d’un cerveau mourant en manque d’oxygène.
Dans le premier clan, on remarque Pim van Lommel (voir son article Near-death experience in survivors of cardiac arrest: a prospective study in the Netherlands et sa réponse aux critiques dans Preuves médicales des NDE) qui estime que 18% des patients ayant vécu une «mort clinique» disent avoir eu une EMI et que cette proportion devrait être plus élevée si elle était provoquée par un manque d’oxygène (anoxie) du cerveau. Dans le clan adverse, on peut notamment mentionner la parapsychologue Susan Blackmore, qui a été la première à faire des liens entre les expériences caractéristiques des EMI (tunnel, lumière intense, etc.) et l’anoxie cérébrale (voir le bref portrait dans le site Outre-vie.com).
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2 novembre 2006 à 16:03
Si la science utilise le cerveau pour ses raisonnements et ses déductions, rien ne prouve que les NDE soient une affaire d’intellect. Et s’il s’agissait d’une conscience dépassant la simple compréhension ordinaire de notre cerveau, une conscience infinie comme l’espace et comme le temps. La science est notre seule référence rassurante de sceptiques occidentaux. Ceci dit, je considère que la science est utile, surtout quand elle n’est pas sectaire. Les plus grandes découvertes, les plus grandes visions, les plus grands ressentis se produisent quand on accepte de ne pas savoir…
9 novembre 2006 à 4:01
Comment se fait-il que les personnes qui ont vécu celles-ci aient eu presque toutes (le même rêve) ou la même vision? Que vont nous répondre les scientifiques?
9 novembre 2006 à 4:09
NDE
Ayant eu moi-même suite à un accident de plongée une NDE, je me souviens très bien de ce que j’ai vu, de ce que j’ai ressenti, de ce que j’ai entendu. D’ailleurs depuis ce jour, mon attitude a changé totalement. Que ce soit un rêve d’après les scientifiques, mais combien de fois les scientifiques ont fait des erreurs sur les médicaments en les préconisant et 15 années plus tard on les retire de la vente. Ce n’est qu’un petit exemple parmi d’autres.
9 novembre 2006 à 9:25
>> Comment se fait-il que les personnes qui ont vécu celles-ci aient eu presque toutes (le même rêve) ou la même vision? Que vont nous répondre les scientifiques?
On peut toujours invoquer le facteur psychologique. C’est à dire qu’on peut supposer que des personnes, issues du même milieu culturel et social, auront le droit à des archétypes semblables lors des NDE. Je crois que certains se basent, par exemple, sur le fait que la NDE rappelle la vision du paradis dans certains tableaux à thème chrétien et que donc le vécu de la NDE serait conditionné par la foi chrétienne et les clichés qui en découlent. Là où ça ne tient pas, c’est que les NDE sont à peu près semblables chez les croyants (de confessions différentes) ou les athées. Sans compter les NDE négatives, qui n’ont rien de rassurantes et mettent un peu à mal la théorie selon laquelle la NDE serait un produit du cerveau pour rendre la mort agréable (mais je crois qu’il y a eu peu de recherches là dessus car elles sont rares ou les gens osent encore moins en parler).
Bref, de ce fait, on peut se demander, dans le cas de nos tableaux chrétiens, si ce n’est pas au contraire la NDE qui a influencé l’image donnée au Paradis (après tout, on a des récits de NDE, rapporté par des philosophes grecs, donc ce n’est pas un phénomène récent, et le Bardo Todol des bouddhistes fait mention de phénomènes ressemblants, si je me souviens bien).
Dans un sens, on peut se demander si la NDE a pu avoir un impact dans la construction des religions (notamment la foi en une vie après la mort). Ou, même, si les expériences affectant notre perception de la réalité (NDE, OBE, etc.) n’ont pas toutes eu une influence.
Même si la NDE est uniquement physique (ce qui n’a pas été prouvé, en tout cas pour moi), elle reste indéniablement fascinante, car son impact semble bien plus grand que celui d’un simple rêve ou d’une hallucination.
9 novembre 2006 à 10:53
En réponse à Geo:
>> Comment se fait-il que les personnes qui ont vécu celles-ci aient eu presque toutes (le même rêve) ou la même vision? Que vont nous répondre les scientifiques?
Je n’y connais rien en NDE mais je ne vois pas en quoi cela est extraordinaire. Il y a nombre d’explications envisageables. Par exemple si on considère la « vision du tunnel lumineux » comme une illusion causée par la réaction du cerveau (libération d’un neurotransmetteur X ou Y) à disons.. l’anoxie (manque d’oxygène), on peut comprendre que toute personne dotée d’un cerveau (ce qui est le cas généralement) expérimente ce genre de phénomène de manière reproductible.
9 novembre 2006 à 11:01
En réponse à christine
>>La science est notre seule référence rassurante de sceptiques occidentaux.
L’explication surnaturelle des NDE est une des références rassurantes (et très commodes) pour ceux qui n’acceptent pas la mort inévitable comme fin de tout.
9 novembre 2006 à 12:19
>> Par exemple si on considère la “vision du tunnel lumineux” comme une illusion causée par la réaction du cerveau (libération d’un neurotransmetteur X ou Y) à disons.. l’anoxie (manque d’oxygène), on peut comprendre que toute personne dotée d’un cerveau (ce qui est le cas généralement) expérimente ce genre de phénomène de manière reproductible.
Si seulement la NDE se résumait au tunnel lumineux, alors toutes les questions que se posent les gens seraient stupides. Pour ce qui est de l’anoxie cérébrale, il me semble que cela fait un moment qu’elle n’est plus valable comme seule explication. Des gens ont des NDE sous anoxie, d’autres sous des anesthésiants divers, certains sans anesthésiants… En gros, il se dessine un panel de situations diverses amenant une NDE. On ne peut pas réduire le phénomène à une seule cause.
La question est donc de savoir : s’il s’agit de l’effet de substance au sein du cerveau, provoquant vision du tunnel, sensation de bien-être et impression de conscience élargie, vision de proches ou du personnel médical en action (voire des deux), etc… Quelle est ou quelles sont-elles exactement ?
S’il ne s’agit pas d’une substance ou si la substance ne suffit pas à recréer toute la NDE, s’agit-il d’une stimulation électrique d’une ou de zones précises du cerveau (on arrive à recréer des éléments d’OBE en stimulant certaines zones) ?
Si substances et stimulation électrique ne suffisent toujours pas à tout expliquer, jusqu’où faudra-t-il élargir le champ de recherche ? Psychologie, physique ?
Je crois que ce sont ces questions auxquelles les chercheurs tendent de répondre. Certains mettent, bien entendu, la charrue avant les boeufs et cherchent déjà des théories possibles en physique pour la survie de la conscience.
10 novembre 2006 à 5:37
Bonjour Roshieru,
Je n’ai pas dit que les NDE se résumaient aux tunnels lumineux. Je prenais simplement cet exemple pour illustrer l’idée que l’explication physique des NDE n’était pas incompatible avec le concept de reproductibilité.
Bon et puis si l’anoxie ne te va pas, tant pis pour l’anoxie alors! Je ne suis pas un spécialiste en neurobiologie
. Par contre je ne suis pas sûre que l’on puisse dire qu’un phénomène provoqué par plusieurs situations ne peut pas être réduit à une seule « cause ». Prend l’exemple de l’épilepsie: une crise peut être provoquée par différents évenements comme le stress, la fatigue, lumières intermitantes.. etc.. (et qui peuvent varier d’un individu à l’autre) mais son mécanisme de base (sa cause) reste le même (dysfonctionnement électrique cérébral).
Hum… pour la question >> s’il s’agit de l’effet de substance au sein du cerveau [..] Quelle est ou quelles sont-elles exactement ?
Ça me fait penser que j’ai entendu dire que des drogués à la kétamine avaient vécu des expériences similaires aux NDE avec même des visions hors du corps. Qu’en penses tu?
Et puis pour finir, pourrais tu préciser la dernière phrase de ton post:
>> [..]cherchent déjà des théories possibles en physique pour la survie de la conscience.
Pour la survie de la conscience?
10 novembre 2006 à 9:31
>> Ça me fait penser que j’ai entendu dire que des drogués à la kétamine avaient vécu des expériences similaires aux NDE avec même des visions hors du corps. Qu’en penses tu?
J’ai lu ça il y a un moment donc je m’excuse d’avance si mes informations ne sont pas tout à fait exactes. Certains critères de la NDE (c’est à dire, la sortie hors du corps) ont pu être reproduits. On l’a aussi obtenu chez des patients épileptiques (entre autres) en stimulant une zone du cerveau. Cela a été découvert il y a pas mal d’années mais c’est tombé dans les oubliettes jusqu’à ce qu’on sorte le dossier NDE. Toujours en stimulant une zone du cerveau, on a pu recréer la vision des souvenirs. Toutefois, il manque encore des éléments pour conclure définitivement que la NDE est simplement un produit du cerveau. En effet, si on arrive à recréer en laboratoire certains éléments, je n’ai pas eu connaissance d’une expérience réussissant à reproduire entièrement la NDE (et ses conséquences psychologiques sur le patient). De ce fait, on ne peut qu’émettre des suppositions sur la nature des NDE. Aujourd’hui, ceux qui affirment que c’est uniquement biologique, même si le futur leur donne raison par la suite, s’avancent un peu trop vite. Je dirai même que c’est faire preuve de certains à priori (qui, au lieu d’être religieux, sont « matérialistes »), et non pas chercher à comprendre objectivement le phénomène. En gros, ça ne vaut pas mieux que ceux qui affirment que c’est la preuve de l’existence du Paradis. Chacun a ses convictions, bien entendu, j’ai les miennes aussi, mais si on les mélange à l’étude d’un phénomène, alors on n’avance pas.
Une chose, par exemple, que ne résolvent pas les expériences menées : la concordance entre le témoignage du personnel médical et de la personne ayant vécu une NDE. Dans certains cas, on peut supposer à une reconstitution (le cerveau est très doué pour recréer des environnements « réels », on en a la preuve par les rêves, donc pourquoi pas offrir le rêve de l’opération). Toutefois, certains témoignages très documentés semblent échapper à une simple reconstitution (notamment par leur précision). Bien entendu, on va me dire qu’un témoignage n’est pas une preuve scientifique en lui-même… Mais lorsqu’on peut le vérifier, et qu’il existe plusieurs témoignages de ce type, on peut commencer à se dire qu’il y a anguille sous roche. Reste à savoir si le cerveau, lorsqu’il n’y a aucune activité enregistrée par les instruments, est malgré tout capable de percevoir (via l’ouïe, par exemple) ou si l’on a affaire à quelque chose d’encore inconnu. Ce qui m’embête pour la perception du cerveau, c’est que lorsqu’on tombe dans les pommes, en théorie le cerveau ne devient pas inactif (ça me semblerait bizarre, en tout cas). J’ai souvent ce genre de malaise et je suis incapable de reconstituer ce qui s’est passé durant mon inconscience, j’ai parfois même une sensation d’amnésie. Donc, lorsque le cerveau est dans un sale état (suite à une anoxie, par exemple), j’ai du mal à comprendre comment il pourrait se montrer soudainement plus efficace et reconstituer les évènements se déroulant autour du patient. Mais peut-être est-ce un manque de connaissance en la matière de ma part. J’ai fait Bac L, pas S. Alors, si quelqu’un a la réponse…
>> Pour la survie de la conscience?
Oui, par le biais de domaines physiques comme la physique quantique, etc… Certaines théories sont très farfelues, d’autres sont plus troublantes. Mais c’est impossible à prouver (en tout cas, au stade de nos connaissances). Tout au plus, cela donne un cadre scientifique et rationnel aux croyances. Une bonne ou une mauvaise chose, selon les personnes.
>> Par contre je ne suis pas sûre que l’on puisse dire qu’un phénomène provoqué par plusieurs situations ne peut pas être réduit à une seule “cause”.
En fait, je me suis mal exprimée. Disons que les NDE se produisent fréquemment quand la personne est proche de la mort (on ne dira pas morte car il y a des querelles à n’en plus finir sur ce qu’est la mort). Toutefois, il y a quelques témoignages de femmes enceintes ou de personnes en danger direct ayant vécu des expériences proches des NDE. Pour en revenir aux personnes proches de la mort, certaines la vivent directement après leur accident (donc elles n’ont pas encore reçu de substances anesthésiantes), d’autres subissent une anoxie, d’autres semblent voir des choses qui se sont passées dans le bloc opératoire alors que l’EEG (je ne sais jamais l’écrire ce truc) était plat (c’était la reconstitution des évènements dont je parlais plus haut). Bien entendu, je ne veux pas dire par là qu’il y a des causes multiples. Peut-être qu’une seule substance est derrière tout ça. Mais l’évènement ne se produit pas suite à des actes précis, donc la recherche doit se montrer prudente avant d’affirmer que c’est uniquement de la faute de l’anoxie ou de la morphine, etc… Cependant, un « acte » peut avoir des causes différentes. Prenons le cas de l’éternuement, acte que tout le monde connaît. On peut éternuer à cause d’une maladie mais aussi suite à une poussière, une odeur, une sensation déplaisante… L’acte est le même mais pas la cause. Je pense qu’il faudrait déjà savoir ce qui se passe exactement au niveau du cerveau, lors de la NDE, si le même schéma se reproduit à chaque NDE. Mais c’est assez difficile à étudier, étant donné que la NDE se produit majoritairement chez des patients en état grave (mener une expérience sur eux pour mieux connaître la NDE pose déjà des problèmes moraux).
Ceci dit, je crois que certaines infirmières ont mené des observations sur les patients mourants mais encore relativement lucides (dans le sens où ils pouvaient parler et exprimer ce qu’ils ressentaient). Ceux-ci rapportent des discours qui font penser quelque peu à la NDE (ils voient des proches décédés, une lumière, etc…). Mais n’ayant pas trouvé trace d’études plus poussées (du moins, en français), ça reste à prendre avec des pincettes.
PS : j’espère que cette note ne sera pas trop longue, c’est un sujet qui me passionne
11 novembre 2006 à 11:56
Hey merci pour ta grande réponse Roshieru!
29 novembre 2006 à 11:45
D’accord avec tous les arguments, pour et contre… Mais les NDE ne se résument pas qu’au tunnel et la lumière (je fais bref). Il y a aussi le « voyage » à travers les murs, la vision de scènes réelles (du plafond), les « patients » qui vont jusqu’à lire la marque de la table d’opération (cette marque, sur une plaque, qui se trouve SOUS ladite table sur laquelle ils étaient couchés et que même les médecins ne connaissaient pas)… et j’en passe! Comment les scientifiques peuvent-ils expliquer cela? Le rêve, c’est un peu court là….
29 novembre 2006 à 13:28
»les “patients” qui vont jusqu’à lire la marque de la table d’opération (cette marque, sur une plaque, qui se trouve SOUS ladite table sur laquelle ils étaient couchés et que même les médecins ne connaissaient pas)… »
Très intéressant ça… tu pourrais donner une référence?
29 novembre 2006 à 14:12
Ce cas célèbre est souvent cité. Il a eu lieu dans un hôpital (c’était un jeune militaire de 20 ans), en 1949 je crois. J’ai oublié le nom de la personne mais on peut en trouver mention sur le net, et je crois aussi dans le livre de Daniel Maurer, « Les expériences de morts imminentes » (livre assez partisan de l’hypothèse « après vie » mais très intéressant sur bien d’autres points). Ainsi que dans d’autres ouvrages consacrés aux NDE, sans aucun doute.
Il y a eu d’autres expériences semblables, comme une jeune femme ayant subi une intervention chirurgicale très rare. La température de son corps avait été abaissée à 15°C pour qu’elle soit opérée (d’une tumeur au cerveau, je crois) et elle a su décrire l’opération (et les instruments peu communs). J’en ai peut-être déjà parlé ici mais j’ai la flemme de relire tous les posts ^^ »
30 novembre 2006 à 4:54
Pour les sources et références quant aux témoins qui rapportent des scènes réelles, des précisions et détails de leur accident, opération ou « voyage » hors du corps, même de scènes se déroulant AILLEURS (parfois à des kilomètres), vous trouverez ces sources dans tout documentaire sérieux (oui) sur le sujet! J’en ai plusieurs sur K7 VHS, enregistrés à la télé (BBC, émission de reportage sur chaîne française, belge, etc…). Ce n’est vraiment pas ce qui manque! Tous les livres en parlent aussi. Oui, il y a bien plus que le tunnel et la lumière. Si ces derniers pouvaient s’expliquer par une sorte de « rêve » du cerveau pour nous apaiser au seuil de la mort, comment expliquer l’expérience hors du corps et les visions exactes d’événements (parfois lointains, dans l’espace) rapportés par les « patients » pendant leur NDE?
30 novembre 2006 à 5:50
Encore moi, mais je comprends que les sources et références soient essentielles! Donc, pour répondre à Spina, j’ai rouvert le livre du Dr MOODY et, surprise, il en parlait déjà, dans son tout premier livre sur les NDE, de cette décorporation, ce voyage hors du corps (au chapitre 6) et depuis les sources sont devenues trop nombreuses pour toutes les citer!!!
Il y a bien plus que le tunnel et la lumière! Mais tout le reste, les scientifiques l’escamotent car cela rend leur explication (rêve, réaction du cerveau,…) très boiteuse et insuffisante!
Pour l’exemple du patient qui a lu la marque de la table d’opération, sur une plaque située sous la table (voir ci-dessus), il y a des cas anglais, américains, français,…(documentaires cités ci-dessus). Ce ne sont vraiment pas des cas isolés!
30 novembre 2006 à 7:04
Pour les « cas » évoqués par Roshieru, il s’agit de Jean Morzelle, un Français, et de Pam Reynolds, jeune Américaine opérée d’un anévrysme.
30 novembre 2006 à 7:32
Ok! Merci pour ces infos! Je vais essayer de trouver cela.
30 novembre 2006 à 12:46
Et à ces propos…
Un peu d’ESP en prérétrocognition?
Non, juste un « effet d’annonce » sur une date officielle pour la parution de Deadline de JP Joudan! Avec quelques infos de l’éditeur…
http://www.les3orangers.com/ne.....Ouvrage=62
1 décembre 2006 à 2:59
Hum ça promet.. la couverture du livre est déjà extraordinaire en soi…
1 décembre 2006 à 8:22
Never judge a book by its cover…hum…
C’est vrai que le choix de couverture (choix de l’éditeur?) est très éloigné de mes critères esthétiques… no comment!
Pour le contenu de fond, cf:
http://perso.orange.fr/iands-france.org/
P.S. (thread précédent) – Il fallait lire JP Jourdan et non JP Joudan!
1 décembre 2006 à 10:24
La couverture du livre est franchement mauvaise. Enfin ce qui me choque, c’est surtout la femme au milieu de la lumière, qui prend une pose de starlette. Aucun rapport avec le sujet. L’image d’ensemble ressemble à une grotte et peut rappeler l’allégorie de la caverne, ce qui est bien plus intéressant. Ce personnage gâche vraiment tout. Si je ne connaissais pas l’auteur de nom, je croirais que cet ouvrage est l’oeuvre d’un hurluberlu.
Bref, si l’on devait se fier uniquement à la couverture d’un livre pour juger de sa qualité, je crois qu’on ne lirait plus beaucoup. Malheureusement, même quand la question est abordée avec sérieux, les éditeurs ne peuvent s’empêcher de proposer des couvertures trop souvent racoleuses pour les bouquins traitant de phénomènes paranormaux ou mystérieux. L’auteur peut bien entendu souvent choisir mais ce n’est pas toujours simple.
1 décembre 2006 à 11:00
Bonjour Roshieru, je crois que c’est justement l’aspect que Spina voulait souligner avec son clin d’oeil.
Le choix d’une couverture de livre est un exercice certainement moins facile qu’on pourrait le croire. Par exemple, Grégory Gutierez parlait l’été dernier de ce qu’aurait pu être la couverture de son livre «Les aventuriers de l’esprit» (très intéressant et instructif par ailleurs) :
http://www.greguti.com/myblog/?p=88
4 décembre 2006 à 14:22
Tss, vous ne lisez pas le journal ?
Dr Olaf Blanke a découvert comment provoquer une NDE en 2002. Depuis il a été publié dans la revue SCIENCE
et cette année il a découvert le mécanisme qui donne la sensation de flotter en dessus ou en dessous de son corps.
4 décembre 2006 à 16:42
Désolée, j’ai lu les articles sur les recherches de Olaf Blanke (depuis longtemps) et il n’a pas découvert comment reproduire une NDE, il a su induire la sensation de flotter hors du corps, appelée aussi décorporation (notamment chez une patiente épileptique de 22 ans, je crois). Maintenant, si tu as le lien d’un article où un chercheur a su reproduire une NDE de A à Z (car les NDE ne se résument pas à la décorporation, sinon c’est une OBE, il y a d’autres aspects), je l’attends avec impatience. J’ai lu beaucoup de choses en anglais et en français mais je n’en ai pas encore trouvé trace pour ma part.
La question de la NDE n’est pas aussi simple que certains veulent le croire. Si mécanisme physiologique il y a, alors on ne les connaît pas encore tous et clore le dossier maintenant serait stupide (surtout que ça peut nous en apprendre plus sur le fonctionnement du cerveau).
21 décembre 2006 à 9:30
Bonjour à tous,
Je m’aperçois qu’au fil des commentaires, qu’il y a autant d’arguments favorables à la possibilité d’une subsistance de la conscience après la mort que d’arguments contraires.
Peut-être que tous ces arguments dans notre existence sont là pour permettre à chacun d’avoir le choix de « croire » ou de « ne pas croire » à la subsistance de la conscience.
Dit autrement :
Quelle serait la solution positive que chacun voudrait voir arriver à la fin de ses jours ?
Je ne pense pas qu’on arrivera à prouver par la science une éventuelle continuité de la vie après le passage de la mort, car la science explique le monde dans sa rationalité, sa partie concrète, palpable.
Dans le monde rationnel, les preuves reposent sur un raisonnement déductif, donc sur la base d’expériences vérifiées.
Et pour l’instant, les conclusions des NDE sont très partagées.
Je pense que les NDE de trouvent à cheval entre deux mondes qui ne fonctionnent pas de la même façon, et dont les bases sur lesquelles s’appuyent les moyens de preuves sont différentes.