Signe astrologique et personnalité
«C’est quoi ton signe astrologique?» Combien de fois vous a-t-on déjà posé cette question? Ces interlocuteurs, que vous veniez probablement de rencontrer, pensaient ainsi disposer d’un moyen secret leur permettant de déduire rapidement les grandes lignes de votre caractère (ou peut-être n’est-ce qu’un prétexte pour vous aborder, mais c’est une autre histoire…). Ce présumé raccourci vers la connaissance d’autrui donne-t-il de bons résultats? Le signe astrologique peut-il vraiment aider à prédire certains traits de personnalité?
Des chercheurs dévoilent en avant-première les résultats d’une vaste étude examinant la possibilité d’un lien entre le signe astrologique et certaines caractéristiques de la personnalité.
Cette recherche, présentée par Discovery News comme une des plus vastes du genre, se fonde sur l’analyse de deux bases de données contenant des informations sur plus de 15 000 personnes, en particulier la date de naissance (et donc le signe astrologique solaire), le quotient intellectuel et des caractéristiques de la personnalité (extraversion, désir de plaire, etc.). L’étude a été menée par des chercheurs du département de psychologie de l’Université Aarhus (Danemark), sous la direction de Peter Hartmann, et sera publiée dans le prochain numéro de la revue Personality and Individual Differences.
La conclusion de l’analyse statistique de ce vaste ensemble de données? Il n’y a essentiellement pas de lien significatif entre les traits de personnalité et la date de naissance (qui détermine le signe astrologique). Pourquoi «essentiellement pas»? Parce que les chercheurs ont apparemment identifié une corrélation significative entre une tranche des dates de naissance et la performance aux tests de quotient intellectuel (QI).
L’effet est cependant faible: les personnes nées entre juillet et décembre auraient en moyenne moins d’un point de QI de plus que les sujets de l’autre groupe, c’est-à-dire ceux qui sont venus au monde entre janvier et juin. Les chercheurs estiment que ce lien n’est pas pertinent, même s’il est significatif du point de vue des statistiques. (Rien d’étonnant à cela quand on considère que moins d’un point de QI, mesure très vague et imparfaite, ne signifie rien du tout. Et même si l’effet était réel et significatif, on pourrait penser à une multitude de facteurs autres que le signe du zodiaque pour l’expliquer.)
Par contre, les chercheurs n’écartent pas la possibilité qu’il puisse exister des liens significatifs entre d’autres caractéristiques astrologiques et personnelles:
«Cela ne signifie pas nécessairement que toute l’astrologie soit sans aucune vérité, mais seulement que l’effet indépendant des signes astrologiques solaires est très probablement non pertinent.»
Et Peter Hartmann, celui qui dirigeait la recherche, en profite pour donner son avis sur les horoscopes des journaux, le symbole de l’astrologie populaire qui est uniquement basé sur la date de naissance:
«En ce qui concerne les horoscopes hebdomadaires simplement basés sur les signes astrologiques solaires, selon la situation des connaissances scientifiques actuelles, il y a probablement davantage de vérité dans la section des bandes dessinées.»
(Et, par conséquent, il pourrait dire la même chose de la présumée compatibilité astrologique entre les signes du zodiaque.) Par ailleurs, même si je suis très loin d’être spécialiste en astrologie, je peux discerner quelques problèmes potentiels dans la méthodologie. D’abord, les traits de personnalité dans cette étude sont-ils vraiment pertinents? Autrement dit, l’astrologie prétend-elle pouvoir distinguer les signes selon ces traits?
En outre, le signe astrologique correspond uniquement à la localisation relative du soleil; il serait donc toujours possible d’avancer que l’étude aurait dû tenir compte de la lune et des planètes. Par contre, le soleil étant un des éléments peu nombreux que les astrologues considèrent, n’est-il pas surprenant de ne voir aucune influence, même modeste? (Si jamais des astrologues s’égaraient sur ce blog, ils sont cordialement invités à laisser un commentaire ci-dessous ou à m’écrire à partir du formulaire dans la page «À propos».)
Maintenant, s’il n’y a pas de lien significatif et pertinent entre la date de naissance et la personnalité, comment expliquer la popularité des horoscopes dans les magazines et les journaux, et la profusion de livres et des sites Web qui prétendent révéler les secrets intimes de chacun des signes astrologiques?
Un élément de solution: la tendance très humaine qui consiste à estimer que des déclarations générales (qui peuvent donc s’appliquer à tout le monde) semblent très bien correspondre à sa propre personne. Vous l’aviez peut-être deviné, il s’agit de l’effet Forer (ou Barnum), un phénomène qui est très bien expliqué dans le site des Sceptiques du Québec (Effet Forer, une traduction d’un article original publié en anglais par Robert T. Carroll de Skepdic.com), et dont voici une citation qui avance quelques explications possibles de cet effet:
«Les individus tendent à accepter des affirmations sur eux-mêmes en proportion de leurs désirs que ces affirmations soient vraies plutôt qu’en proportion de la précision empirique de ces affirmations mesurée de manière objective. Nous avons tendance à accepter des déclarations douteuses, ou même fausses sur nous-mêmes, si nous les considérons suffisamment positives ou flatteuses. Nous allons souvent donner des interprétations très libres de suppositions vagues ou incohérentes sur nous-mêmes dans le but d’en tirer une signification.»
(Au passage, l’application de cet effet Forer (ou Barnum) n’est pas exclusive à l’astrologie; il pourrait également jouer un rôle dans la voyance, la graphologie, le Yi-King et d’autres formes d’arts divinatoires. Ceci n’exclut évidemment pas la possibilité qu’une personne puisse fournir des informations réellement pertinentes par des modalités qui restent inexplicables, mais la méthodologie employée dans les tests devrait obligatoirement tenir compte de cet effet.)
Voilà, c’est déjà tout pour aujourd’hui. En terminant, je vous laisse un lien vers Astrology-and-science.com, un site qui compile des dizaines d’articles de recherche scientifique sur l’astrologie (Attention! Si vous croyez à l’astrologie, vous pourriez changer d’idée).
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29 septembre 2006 à 5:48
Bonjour,
Je ne suis peut être pas une astrologue, mais je suis fascinée par ce que les sociétés anciennes et avancées ont pu conclure de l’étude du ciel. Tant de connaissances scientifiques récentes sont venues confirmer des connaissances humaines millénaires… Alors, pourquoi pas l’astrologie! Serait-elle, en effet, une des premières études de l’Homme concernant sa « psyché » ? Serait-elle une tentative de nos ancêtres de déchiffrer le psychique humain comme le fait aujourd’hui la psychanalyse et la psychiatrie?
Et si nos ancêtres avaient tout compris avant nous, les hommes dits « modernes »?
Merci, Hajer (Tunisie)
29 septembre 2006 à 9:34
J’apprécie beaucoup ce commentaire Hajer. Je pense aussi qu’il y a eu à la fois étude et intuition phénoménale au départ de l’astrologie.
8 octobre 2006 à 14:10
Bonjour Mme Oger, merci pour vos commentaires et bienvenue sur mon humble blog.
J’aurais une petite question pour vous : en tant qu’astrologue et auteure du livre «Réalité astrale, vérités astrologiques», quelles sont vos critiques précises à l’égard de la recherche dont il est question dans ce billet?
Je comprends très bien qu’en séparant les sujets de l’étude selon une combinaison de plusieurs positions astrales, on augmenterait d’autant l’éventuel caractère «individualisant» des thèmes, mais comment expliquez-vous qu’aucun effet (même faible) n’ait été détecté avec la seule position du soleil (le signe du zodiaque)? Il s’agit pourtant d’un des facteurs astrologiques que vous mentionnez.
16 octobre 2006 à 10:33
Bonjour, je viens seulement de m’apercevoir qu’il y avait une suite à mon intervention!
Ce que je critique dans cette étude, c’est le fait que les scientifiques connaissent si peu l’astrologie et la considèrent de manière si simpliste qu’ils font une « grande enquête » en se basant sur la seule position du Soleil dans un signe, et qu’ensuite ils publient leurs résultats en se croyant très malins! Qu’au nom de la « science », ils donnent des avis faux qui empêchent les gens normaux de s’y intéresser plus sérieusement, et donc de progresser. Je leur reproche aussi de penser et de dire que rien n’existe en dehors de la science, que rien n’est valable en dehors de la science, c’est très réducteur…
Concernant le signe solaire, je voulais répondre que bien sûr les personnes qui ont le même signe solaire ont un fond commun, mais avec une fois encore un nombre incalculable de différences. Mais c’est pratiquement impossible à expliquer en deux mots.
En hyper simplifié, un Soleil lié à Jupiter sera plus expansif, plus sociable et optimiste qu’un Soleil lié à Saturne, qui sera, lui, plus réfléchi, solitaire, etc., et ceci quel que soit le signe solaire. Avec un aspect de Vénus, il sera plus affectif qu’avec un aspect de Mercure (plus cérébral), ou Mars (plus actif et volontaire).
Tout est lié dans une carte du ciel, il faut tenir compte de tout. On peut avoir par exemple un Soleil en Taureau et 5 autres planètes en Gémeaux: dans ce cas la personnalité sera fort marquée par les Gémeaux. Ce sont des exemples simplistes, juste destinés à tenter de vous donner un début de réponse…
C’est vraiment ne rien connaître à l’astrologie, comme dans cette étude « scientifique » que de chercher une corrélation entre le signe astrologique solaire et le QI d’une personne, de rechercher des signes de caractère tels que l’extraversion, désir de plaire, etc… Cela n’a pas de sens pour quelqu’un qui connaît l’infinie complexité d’un thème astral, égale d’ailleurs à l’infinie complexité d’une vraie personnalité… Mais bien sûr que les Gémeaux sont en général plus séducteurs que les Capricorne, et les Sagittaire plus expansifs, mais seulement s’ils sont très typés (plusieurs planètes et l’ascendant dans le même signe), et si les aspects d’autres planètes au Soleil ne viennent pas donner une autre coloration (par ex: Soleil Gémeaux avec Saturne sera plus sérieux, le Sagittaire avec Saturne un peu moins expansif, etc…), les nuances sont infinies, et chaque fois ultra personnelles, c’est cela la richesse de l’astrologie, mais on n’en fait pas le tour en trois livres, cela demande au moins autant d’efforts que de faire des études scientifiques, un autre esprit aussi, car il s’agit tout simplement d’autre chose.
14 novembre 2006 à 5:23
Bonjour,
Site et participants intéressants, bravo, je reviendrai. Dans ce vaste débat qu’est « l’astrologie, faut il y croire ? », je me positionne comme un « étonné croyant ». En m’y intéressant depuis quelques années, j’arrive à présent à trouver le signe d’une personne avec qui je peux avoir discuté seulement depuis 15 minutes, en un ou deux coups ! Je m’en étonne moi même ?! Comment fais je ? Si ce n’est par association de caractères généraux ?
Qu’en pensez vous ?
14 novembre 2006 à 9:00
La vie serait bien triste si chaque 12ième de la population mondiale avait les mêmes caractères généraux.
Petite question : est ce que l’astrologie s’applique aux animaux et plantes? Si oui, est ce qu’elle s’applique à tous les êtres vivants? (en d’autres termes, peut on faire le profil astrologique d’une bactérie?)
29 novembre 2006 à 9:24
J’ai étudié l’astrologie pendant 20 ans. J’y croyais et parlais comme Mael. Mais l’astrologie est un leurre machiavélique. Mais quand on y est plongé à 100%, on perd toute objectivité. J’espère que vous vous en rendrez compte plus rapidement que moi! Je ne veux même plus m’étendre sur le sujet. Avec 20 ans, j’ai déjà que trop donné!
14 décembre 2006 à 10:12
Il n’y a pas beaucoup de chances que Kossoff repasse par ici, et pourtant, je voudrais entendre ce qu’il a sur le coeur, car il me semble que je fais le chemin inverse du sien… s.v.p. Kossoff, expliquez-vous…
15 décembre 2006 à 4:54
Chris, vous voyez, je repasse car j’ai vu votre message, mais je sais que je ne pourrai pas vous convaincre! Cela ne pourra venir que de vous-même.
Je peux vous donner 36 arguments, mais à quoi bon.. et puis vous écrivez que l’astrologie ne peut s’expliquer en quelques mots… idem pour la contre-argumentation. Vous avancez aussi l’énorme complexité des combinaisons, aspects, etc… de telle sorte que même si l’astrologie était fondée, il serait quand même impossible d’en tirer un quelconque enseignement sûr.
Combien d’études ont déjà démontré la fausseté de l’astrologie! Cher Chris, les astrologues qui pouvaient empocher une somme colossale ne parviennent même pas à trouver le signe des « cobayes » dont ils ont les traits de caractère, les évènements marquants de leur vie…
Allez, encore un exemple qui m’a personnellement bien fait réfléchir: les vrais jumeaux qui naissent au même moment (on ne peut avoir 2 cartes du ciel plus identiques!!!) sont souvent si différents, parfois tout le contraire l’un de l’autre! Parfois, il arrive que l’un meure même, peu après. C’est là un évènement important (la mort!), mais l’autre jumeau vit normalement avec la même carte du ciel! Quelle incongruité, illogisme astrologique! Bref, j’ai déjà été assez long. Continuez et voyez par vous-même. C’est la meilleure façon de procéder.
22 décembre 2006 à 12:07
Très intéressant ce forum.
Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a un lien entre certains traits de caractère d’une personne et sa date de naissance. Par contre, je pense aussi qu’il soit possible que cela n’ait aucun rapport avec les planètes, du moins pas directement.
Je pense que l’astrologie, si on n’y fait pas attention, est une forme de manipulation ; en ayant remarqué moi-même des similitudes de caractères entre plusieurs personnes de mon entourage de même signe (donc nées le même jour et même mois mais pas forcément de la même année), je pourrais penser que l’astrologie est vraie dans son intégralité : le caractère et l’horoscope.
Mais si un jour l’horoscope s’avérait une méthode vérifiée, serait-il sain pour notre vie ?
Je pense que c’est une forme de tentation tout simplement.
23 décembre 2006 à 7:58
Merci beaucoup Kossoff pour votre réponse. D’après les exemples que vous me donnez, je comprends que nous n’avons pas abordé l’astrologie de la même façon, que notre attente est très différente, et je comprends très bien aussi que l’astrologie dont vous parlez soit très décevante au point de faire horreur. Je ne vais pas non plus vous convaincre, car vous avez pris un tout autre chemin que moi, mais je vous souhaite un joyeux Noël et une très bonne année 2007.
Pour Romain: oui, une astrologie intelligente (pas les horoscopes évidemment, ni le côté magique attendu par certains) créerait une véritable révolution des idées, car elle permet de mettre le doigt sur les inégalités de naissance et au cours de la vie, permet de s’interroger sur le véritable libre arbitre, les lois de cause à effet, la synchronicité dans la vie et beaucoup d’autres choses…
Ce serait très dérangeant pour ceux qui ont le pouvoir, la chance, l’argent, le succès de se rendre compte que, quelque part, cela leur est souvent donné, et pas forcément mérité… de même pour ceux qui ont de la malchance, etc…
Joyeux Noël et bonne année à vous aussi, il y a tellement à découvrir au-delà des idées toutes faites…
24 décembre 2006 à 5:07
Bonjour Chris,
Je voulais vous souhaiter aussi un joyeux Noël et une bonne année 2007. Concernant votre approche de l’astrologie différente (plus « psy » peut-être?), je vous souhaite aussi beaucoup de plaisirs!
Il n’y a rien de vrai dans l’astrologie quelle qu’elle soit. Mais continuez, Chris, vous verrez dans x années! (le temps et l’expérience personnelle font bien plus de convertis que tous les bons conseils du monde!!!).
26 décembre 2006 à 9:29
Bonnes Fêtes à tous!
Je pense que mille et un secrets sont cachés dans la vie et dilués dans différents domaines.
Et pour voir certains de ces secrets, il faut avoir de la curiosité, de la patience, être observateur…
L’astrologie, est-elle utile réellement à chacun ?
Je pense surtout que “chacun voit midi à sa porte”.
Pour Kossoff :
Je pense, que si vous avez étudié l’astrologie pendant 20 ans, vous n’avez pas perdu votre temps. Même une mauvaise expérience peut nous apporter du positif. Maintenant vous connaissez les points positifs et négatifs de l’astrologie. Je pense aussi qu’aucune méthode ne marche à 100 %.
Suffit de prendre, dans la mesure du possible, juste ce qui nous intéresse dans chaque méthode et du recul !!!
Pour Chris :
Je vous remercie de votre réponse.
Je ne voudrais pas que le doigt soit mis sur les inégalités par l’astrologie; sinon les gens dans la misère perdraient espoir en leur avenir s’ils ont un mauvais thème !
Ca n’amènerait rien de bon.
Et cela est déjà arrivé :
«Le 15 novembre 1532, 170 Espagnols en position affaiblie battent 40000 Incas. Les Espagnols ne sont que l’instrument du destin. Avant même l’arrivée des Espagnols, les Incas avaient vu leurs ruines dans les étoiles et cela les a conduits à leur perte.»
(http://secretebase.free.fr/civ.....ligion.htm)
Néanmoins, je pense que si vous êtes passionné d’astrologie c’est qu’il y a bien une bonne “raison“.
“Le coeur a ses raisons que la raison ignore”.
28 décembre 2006 à 7:00
« Maintenant vous connaissez les points positifs et négatifs de l’astrologie. Je pense aussi qu’aucune méthode ne marche à 100 %. »
Romain, j’adore votre sens de l’euphémisme…
29 décembre 2006 à 3:04
Bonjour à tous,
Je découvre ce blog comme tout le monde avec plaisir : il ne semble pas y avoir de propos malsains, chacun s’accepte en tolérant la différence et le désaccord. Alors je me permets d’ajouter mes petits commentaires si vous le permettez.
Pour commencer, voici mon profil : astrologue amateur « autrefois » (jusqu’à il y a 4 ans), je viens de terminer mon Master en Histoire et Philosophie des Sciences, je donne des cours de maths, et suis convaincu qu’une analyse systématique de l’astrologie est encore TOTALEMENT à faire. Ce que j’ai commencé depuis quelques années. S’il fallait me situer dans un courant astrologique, je dirais « astrologie causale » en précisant « encore à venir », il n’existe pas encore. Car une astrologie causale est une astrologie sans ésotérisme, et avec des principes philosophiques qui n’hésitent pas à contredire la tradition sur certains points.
En fait (et après j’arrête de parler de moi, promis
) je me considère comme beaucoup comme un sceptique de l’astrologie, mais au sens réel du terme : tant que les expérimentations échouent, nos modèles sont faux ou approximatifs. Voilà qui me distingue de bien des astrologues et me rend sensible à l’argumentation sceptique (au sein de laquelle j’ai grandi).
Ensuite, pour entrer dans le blog j’aimerais faire remarquer que si l’on distingue dans le discours astrologique 1) les fondements conceptuels de l’astrologie (sympathie universelle et tutti quanti), 2) les fondements techniques (signes, maisons, aspects, etc.), 3) la pratique de l’astrologie (intérêt et objectifs de la consultation), 4) la métaphysique de l’astrologie (le sens qu’on lui donne, ce qui n’est pas tout à fait la même chose que les fondements conceptuels), 5) la symbolique de l’astrologie (origine et utilisation des symboles dans l’interprétation), 6) la psychologie de l’astrologie, 7) l’histoire de l’astrologie,
l’expérimentation sur l’astrologie et 9) la cohérence de l’astrologie (j’aime beaucoup la remarque sur le jumeaux exact qui vit et celui qui meurt !), et la liste n’est pas exhaustive, nous sommes sur des plans bien différents, ce pourquoi il ne faut pas tout mélanger.
Or, le discours astrologique est flou parce qu’il ne distingue pas systématiquement ces plans. Ainsi l’expérimentation ratée n’empêche-t-elle pas de pouvoir aider par l’astrologie, de même qu’une réussite d’interprétation et l’aide que l’on apporte à autrui ne « prouvent » pas la réalité de l’astrologie, mais seulement son utilité potentielle.
Bon, je vais essayer de ne pas être trop long, mais juste pour dire que l’astrologie peut « marcher » tout en étant « fausse », ce n’est pas forcément contradictoire si l’on accepte de voir dans l’outil astrologique quelque chose d’assez complexe et redondant pour pouvoir en tirer quelque chose quoi qu’il arrive. Ainsi les astrologues ont-ils développé de très élégantes interprétations qui éclairent de vraies problématiques intérieures courantes pour les unes, rares pour les autres. Or, lorsque l’astrologue dispose de plusieurs dizaines d’énoncés astrologiques pour interpréter une personnalité (ou plus simple : un événement), il y a là des millions de combinaisons d’interprétations possibles, que le système soit juste ou faux. De toute façon il est « opérant », même si c’est seulement à cause du hasard et de sa complexité.
Ensuite, du point de vue de l’expérimentation, pour la nième expérience à partir des signes solaires, j’aimerais faire remarquer que chez Gauquelin déjà, le Soleil n’apparaît jamais dans ses études statistiques les plus connues. « L’apport » des statistiques de Didier Castille (depuis les années 2000, mais pas encore connues du grand public) permet de combler le vide (ce qui soulage André Barbault je vous assure).
De plus, j’aimerais faire remarquer quelque chose dont les psychologues ne tiennent jamais compte et qui est pourtant bien simple : le Soleil ne renvoie pas vers une caractéristique de personnalité en particulier comme le fond de façon plus évidente la lune (émotions), Mercure (intellect), Vénus (sentiments), Mars (action, énergie). Doit-on s’étonner que toutes les études de personnalité autour du Soleil échouent ??? Ne devraient-elles pas porter plutôt sur l’un des astres mentionnés ci-dessus ??? Surtout que dans 99% des cas, personne ne connaît la position de Mars ou de Mercure dans son thème (un biais en moins)…. Autrement dit, il n’est pas forcément étonnant DU POINT DE VUE SYMBOLIQUE que le Soleil ne donne pas de grands résultats sur les traits de caractère puisqu’il n’en exprime pas en particulier ! Ce qui poserait peut-être problème pour une planète. Ceci s’ajoute à l’argument développé plus haut par un autre blogueur selon lequel la tonalité d’un astre astrologique n’est pas limitée à sa position en signe.
Ainsi, comme le font remarquer d’autres personnes ici, le Soleil est l’un des multiples facteurs auxquels les astrologues attribuent un rôle. Si le seuil significatif est de 5% en général, comment fait-on s’il y en a 200 qui interviennent en même temps ? C’est un problème mathématique auquel je n’ai pas de réponse.
Enfin, comme le remarque JC je crois, ne pourrions-nous pas conclure aussi que le Soleil n’a pas autant d’importance qu’on lui en donne en astrologie et que c’est surtout parce que c’est lui qu’on voit le plus dans le ciel qu’on lui a donné autant d’importance ??? Un impact culturel plus que réel ???
Ce genre d’observation oblige, il est vrai, à ramener l’astrologie à une discipline humaine traitant d’un phénomène de la nature, ce que personne n’accepte vraiment. C’est pourtant le pari que je fais malgré tous les paradoxes connus à dépasser. Dans ce cas, l’astrologie est faillible (dans le sens où elle peut se tromper, pas seulement qu’elle est « potentielle »), et surtout, l’astrologue lui-même est faillible…
Ceci pour en terminer par l’histoire de l’astrologie. On a tendance à alimenter en permanence ce que j’appelle un mythe des origines de l’astrologie : l’astrologie serait vieille de 5.000 ou 10.000 ou 30.000 ans (à peu près un tour de précession des équinoxes en oubliant qu’on tombe au milieu de la dernière glaciation… pendant laquelle les hommes avaient autre chose à faire que d’observer les étoiles avec les températures nocturnes qu’on imagine !). Or, lorsqu’on prend le temps de consulter les traductions des historiens, pas seulement les compilations orientées positivement des astrologues, on se rend compte 1) que l’astrologie telle qu’on la connaît aujourd’hui n’est pas si ancienne, elle remonte au plus loin à 2500 ans en arrière; 2) auparavant elle ne disait que très rarement la même chose qu’aujourd’hui…
Ainsi pour un devin mésopotamien (le statut d’astrologue n’apparaît que vers la fin du 2e millénaire, et encore) « Si Mercure se tient au nord, il y aura des cadavres » montre que les préoccupations et les interprétations « anciennes » ne sont pas les mêmes que les plus tardives. Autrement dit, que les anciens devins aient préparé les questionnements de l’astrologie, pourquoi pas, mais qu’ils l’aient « découverte » par inspiration ou quelque chose comme ça, non. Il faut arrêter de dire ce genre de choses même si cela contredit l’image idéale que l’on se fait de l’astrologie. Je conseille le livre de l’historien Bouché Leclercq (1899) qui foisonne de telles interprétations montrant que le mythe des origines est… un mythe justement.
D’ailleurs, les aspects astrologiques n’apparaissent que vers le 2e siècle avant JC. La constellation de la Balance n’est définie que vers la même époque (ce pour quoi aussi elle n’est pas un animal). Auparavant donc, les astrologues devaient faire sans les aspects et sans la Balance. Comment faisaient-ils ??? Avant le 6e siècle avant JC on ne connaît pas encore les valeurs des cycles astronomiques… Avant le 8e siècle av. JC (et les 1res observations systématiques développées) on pense encore que les positions des astres sont fortuites, considération propre à la divination mésopotamienne. Pour tous ces détails, je renvoie au dictionnaire de la civilisation mésopotamienne (2003).
Oui, je crois qu’il y a peut-être quelque chose de vrai derrière l’astrologie, mais je crois aussi qu’il y a d’abord bien des choses à revoir dedans avant de pouvoir dire exactement s’il y a quelque chose, et quoi… Activité en cours.
Ah oui! au fait, quelqu’un s’interroge à propos des animaux. Oui, c’est là un des points fondamentaux pour la métaphysique de l’astrologie : l’astrologie des animaux mettrait à terre nombre de spéculations, ou au moins donnerait un argument supplémentaire à l’approche causale. Or 2 derniers points : 1) je me suis amusé à faire le thème de mon labrador il y a une dizaine d’années, et je peux vous assurer qu’au contact des autres chiens, j’en apprends plus sur lui en lisant les caractéristiques de sa race que son thème…… 2) il existe un résultat (Fuzeau-Braesch) où certains des résultats Gauquelin réapparaîtraient (dans des traits bruts comme dominant – dominé, pas en faisant un thème !). L’expérience a été renouvelée, avec un gros résultat positif qui donne quelques espoirs, publication prévue dans les semaines qui viennent dans une revue américaine.
Voilà, désolé d’avoir fait si long, j’espère ne pas avoir coupé le débat, la quantité ne fait pas la qualité : à vous lire…
Serge
30 décembre 2006 à 9:03
En réponse à Serge:
Ouf! ça c’est du post!
C’est intéressant mais, par contre, j’ai bien peur que certaines choses m’échappent. J’ai plein de questions et de commentaires mais je n’ai malheureusement pas le temps de les développer maintenant. Je vais donc me contenter d’une question:
Tu as l’air tout à fait convaincu par le potentiel d’une approche causale de l’astrologie. Ainsi, si j’ai bien compris, tu voudrais que l’on développe un autre « modèle théorique » de l’astrologie basé sur l’observation et l’analyse plutôt que sur des considérations ésotériques et symboliques. Tu cherches donc un modèle cohérent, différent de celui (ou plutôt « de ceux ») usités actuellement et ce, malgré les échecs systématiques de ce genre de démarche (incohérences et paradoxes, études statistiques négatives..). Alors d’où te vient cette conviction? Un tel acharnement à établir une description empirique de ce système alors que tu reconnais toi même qu’il n’y a peut être aucune logique derrière tout ça : « [...] même si c’est seulement à cause du hasard et de sa complexité » demande une motivation particulière… quelle est elle? (si ce n’est pas trop indiscret)
Je suis d’autant plus curieux de connaître ta réponse que cette conception de l’astrologie te fait rejeter son aspect ésotérique. Or l’ésotérisme, ne serait ce pas justement la seule force de l’astrologie? Le fait que cet exercice soit flou, ambigu, poétique, symbolique et peut être même absurde, n’aurait il pas plus d’effet sur l’esprit humain et sa psychologie que n’importe quel astre tournant à des millions de kilomètres de notre Terre?….
2 janvier 2007 à 13:25
Bonjour Spina,
Je te remercie pour ton message et la finesse de ta lecture.
En résumé, disons que j’ai été passionné d’astrologie pendant mes années fac (Maths-Physique, puis cursus complet de Philosophie). Mais l’interrogation philosophico-scientifique de l’astrologie… cela n’existe pas encore au niveau universitaire. Et mon cursus petit à petit m’a fait poser des questions de plus en plus gênantes à l’astrologie… Jusqu’à ce que j’accepte l’idée un jour, qu’il faudrait commencer à faire la liste de toutes les incohérences de la chose avant de pouvoir avancer en quoi que ce soit. Cette idée n’est pas neuve, mais n’a jamais été entreprise sérieusement par les astrologues.
Ce qui était au départ une défense de l’astrologie s’est changé petit à petit en une étude de l’astrologie, puis en une critique de l’astrologie, et mon Master en histoire et philo des sciences (sur Kepler) m’a ouvert des problématiques propres à cette discipline.
Au final, prouver l’astrologie n’est plus un objectif, mais modéliser la croyance astrologique en partant de la compréhension de son système technique, une vraie problématique d’histoire et philosophie « des sciences » de l’antiquité au 17e siècle au moins.
C’est donc sur le plan philosophique (au sens noble et propre du terme, pas celui du comptoir), que mon projet est devenu un vrai projet professionnel. Sur ce plan, l’ésotérisme est un paramètre comme un autre, et si l’on se réfère à l’histoire des sciences, avant le développement de la méthode expérimentale, toutes les « sciences » fonctionnaient comme l’astrologie. C’est aujourd’hui qu’elle présente un caractère insolite…
Or, que se passerait-il si l’on s’amusait à créer de toutes pièces un modèle causal de l’astrologie en mettant de côté tout ésotérisme ? Du point de vue du philosophe que je suis, ce serait d’abord permettre une remise en question systématique des postulats et des pratiques traditionnelles de la chose, donc les relativiser, donc permettre au chercheur de mieux en rendre compte en elles-mêmes, hors du cadre du vrai et du faux. Comme la raison a baissé les bras depuis longtemps devant l’astrologie (les seules grilles de lectures sont anthropologiques, mais se limitent à l’analyse des motivations, pas à l’explication du quotidien de la croyance), ce serait le moyen de faire subir à l’astrologie une critique profonde qu’elle n’a encore jamais subie de l’intérieur.
Ce qui peut paraître inutile en soi, est passionnant sur le plan de la pensée, donc de l’histoire. Si les probabilités jouent un rôle premier dans l’effet placebo que peut constituer l’astrologie, il est par exemple normal qu’avant l’invention des probas, l’astrologie ne puisse pas être « modélisée ». De plus, une fois que l’astrologie a disparu du monde intellectuel, toute compréhension profonde n’a pu se faire que de l’extérieur, mais sans aucune familiarité avec la technique… D’où les apories traditionnelles : le chercheur commence toujours par s’excuser de s’intéresser au sujet, et ne peut étudier vraiment que la surface visible de l’iceberg.
Que la question du sens soit l’explication 1ère de l’intérêt pour l’astrologie, bien sûr, mais cela n’explique pas pourquoi on approfondit le sujet. Or, c’est cela que j’aimerais modéliser : la croyance de l’astrologue, pas l’addiction du lecteur d’horoscopes. Car n’oublions pas que les horoscopes sont une invention du 20e siècle : pendant plus de 2.000 ans on s’est intéressé à l’astrologie pour d’autres raisons.
En résumé : pour envisager une démarche comme la mienne, je crois qu’il faut être tombé dans la marmite de l’astrologie étant petit, avoir développé en parallèle une passion pour les sciences et l’explication scientifique du monde, mais surtout, avoir développé un esprit philosophique permettant de considérer la tradition comme ce qu’elle est, une tradition. A partir de là, tout commence, et tant que l’on ne fait pas le deuil de la tradition, on ne peut pas prendre du recul par rapport à l’astrologie.
A vous lire
Serge
4 janvier 2007 à 13:42
4 janvier 2007 à 16:26
Eh bien, on dirait que mon commentaire a subi une abduction! mince alors!
4 janvier 2007 à 17:20
Oups! Désolé Spina, on dirait qu’il y a eu un petit problème technique. Je ne sais pas pourquoi votre commentaire de 13h42 est vide, mais c’est peut-être à cause du trafic record d’aujourd’hui… Si ce n’est pas trop long, je vous invite à l’envoyer de nouveau.
5 janvier 2007 à 9:19
Oui oui svp… Que la discussion commence !
A vous lire
Serge
5 janvier 2007 à 11:39
Bah! c’est pas grave du tout, je n’ai rien écrit de bien intéressant de toute façon! Je remerciais juste Serge pour sa réponse. Je comprends mieux sa démarche de « dissection épistémologique ». Par contre je lui souhaite tout de même bon courage parce que ça risque d’être un travail difficile…
14 janvier 2007 à 8:27
Je viens seulement de lire attentivement les commentaires mis depuis ma dernière visite et, comme Serge, j’apprécie énormément le fait que sur ce blog « chacun s’accepte en tolérant la différence et le désaccord ». C’est vraiment très agréable et plus encore très enrichissant.
Oui, Romain, c’est bien vrai que « chacun voit midi à sa porte » et ne peut d’ailleurs sans doute pas voir autre chose: c’est sa vérité, sa réalité. Mais…, si justement ce midi très personnel se voyait et s’expliquait par l’analyse de la carte du ciel?
N’étant pas une commerciale de l’astrologie, je me définis plutôt comme une chercheuse. Pour moi, et beaucoup d’entre vous vont peut-être hurler, je ne connais rien de plus juste et de plus logique, de moins mystérieux ou ésotérique que l’astrologie lorsqu’elle est utilisée en tant que technique de connaissance du caractère et des possibilités d’une personne par exemple. C’est dans le domaine de la sélection professionnelle que je l’ai expérimentée durant de longues années. Mon travail était toujours vérifié par des personnes rationnelles et exigeantes qui n’en revenaient pas de la justesse des renseignements que je pouvais leur apporter.
Ma propre carte du ciel ne me permet pas d’emprunter des chemins intellectuels compliqués, de me perdre dans des questionnements astrologiques parfois prestigieux du point de vue des idées mais qui ne mènent à rien de concret, sauf au blocage. Au contraire, dans l’astrologie je recherche l’essentiel, ce qu’elle peut apporter d’utile à la connaissance de la vie, de l’homme, et je ne lui demande pas ce qu’elle ne peut me donner, comme ça je ne suis pas déçue!
Romain, les gens qui sont dans la misère ont-ils vraiment de l’espoir? au moins auraient-ils une explication, et puis une astrologie intelligente ne désespère pas les gens, son but est d’aider, si possible… Je n’aime pas trop non plus l’histoire des Espagnols, les « étoiles » ne montrent pas la ruine ou l’échec, sinon il s’agit d’une astrologie simpliste, proche de la voyance…
Je ne suis pas très d’accord non plus quand l’un de vous dit que, vu la complexité, il y aura toujours du vrai, dû au hasard… mais d’accord pour dire qu’il faut être vraiment très compétent pour sortir le vrai de cette complexité, pouvoir hiérarchiser, sans que cela soit dû au hasard! (Mercure en bon aspect d’Uranus, de Neptune, de Pluton, et aussi de Saturne pour le sérieux et la logique).
Spina, que lis-je, l’astrologie « un exercice flou, ambigu, poétique, absurde, etc… »?… et qui a jamais parlé d’influence des astres sur l’esprit humain à part ceux qui n’y connaissent rien? Ce n’est pas d’influence qu’il s’agit… et il ne s’agit pas non plus d’une croyance! Et Serge, l’effet placebo… noooon!
L’astrologie me semble très importante dans la vie des hommes car il me paraît de plus en plus évident que chaque personne projette dans la vie les énergies planétaires de sa naissance et crée ainsi sa propre réalité, son propre vécu, sans que ce choix soit volontaire ou conscient. Que cette réalité n’est qu’une partie de toutes les réalités possibles, car pour avoir accès à toutes les réalités, il faudrait naître avec toutes les combinaisons planétaires possibles. Chaque personne ne voit donc de la vie que ce qu’elle peut voir, ce qu’elle peut comprendre et pas plus, une toute petite part de la réalité totale donc, tout en pensant que les autres voient la même chose qu’elle. Il y aurait donc autant de réalités qu’il y a de cartes de naissances et de combinaisons planétaires possible, autant de vies et de vérités différentes les unes des autres, et ceci expliquerait pourquoi la vie des uns et des autres peut être si différente, si inégale, pourquoi la vérité des uns et des autres peut être si opposée parfois (il ne s’agit pas de mauvaise foi, comme on le pense souvent, mais d’impossibilité de voir la même chose)? Tout le monde ne voit et ne comprend pas la même chose d’une même « réalité ».
Je m’arrête ici, il y a évidemment plein à dire et à expliquer. Merci de ne pas être trop violents dans vos réactions, même si vous avez des « carrés de Saturne, de Neptune, de Pluton ou d’Uranus », ce qui vous ferait comprendre tout autre chose que moi, emprunter un autre chemin de réflexion aussi. Merci d’accepter une fois encore ma différence et pour certains, d’y trouver une explication de la vie très nouvelle.
Chris
15 janvier 2007 à 5:26
Bonjour Chris,
« Spina, que lis-je, l’astrologie “un exercice flou, ambigu, poétique, absurde, etc…”?… et qui a jamais parlé d’influence des astres sur l’esprit humain à part ceux qui n’y connaissent rien? Ce n’est pas d’influence qu’il s’agit… et il ne s’agit pas non plus d’une croyance! Et Serge, l’effet placebo… noooon!”
Comme je n’y comprends sans doute rien… explique moi comment ta croyance astrologique peut relier la personnalité d’un individu avec la position d’un astre ?… Je crois qu’il est exclu d’imaginer que la naissance d’une personne puisse avoir une quelconque portée sur la position d’un astre (ça se verrait tout de même). Ainsi, si on suppose qu’il existe un lien entre le caractère d’une personne et la position astrale, c’est que nécessairement il existe une influence, directe ou indirecte, des astres sur l’esprit humain…
Ce qui est, j’insiste, douteux mais poétique…
Autre chose :
«Il y aurait donc autant de réalités qu’il y a de cartes de naissances et de combinaisons planétaires possible, autant de vies et de vérités différentes les unes des autres, et ceci expliquerait pourquoi la vie des uns et des autres peut être si différente, si inégale, pourquoi la vérité des uns et des autres peut être si opposée parfois»
Je ne vois décidément pas pourquoi on aurait besoin de l’astrologie pour expliquer pourquoi chaque individu est unique ! ! Pardonne moi (je dois avoir des carrés de Saturne, de Neptune, de Pluton ou d’Uranus) mais pour le coup c’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité !
).
D’ailleurs je remarque au passage que si ce que tu dis est vrai pour cette croyance, Serge ne pourra jamais élaborer son modèle causal de l’astrologie… (désolé Serge
Pour finir à ce propos, que fais tu de la remarque Kossof sur les jumeaux ayant des vies totalement différentes? L’astrologie ne prétendrait pas au contraire des comportements similaires ?
23 janvier 2007 à 21:37
Deux ou trois remarques.
L’astrologie j’y crois pas même si… je corresponds plutôt bien à mon thème astral !
Faut bien que ça marche un peu quand même, hein ?
A la question « est-ce que l’astrologie marche pour les animaux et les plantes », j’espère que la réponse claire et nette; c’est OUI parce que ce serait un peu égoïste de les ignorer, non ?
D’ailleurs, si l’on veut vérifier des « lois astrales », la première des choses serait de le faire avec eux: ils ne subissent pas (ou peu) d’influence psychologique qui pourrait fausser les résultats.
Autre point, le « Mais quand on y est plongé à 100%, on perd toute objectivité »
OUI mais ce n’est pas typique de l’astrologie ! Pour être objectif, il faut toujours avoir un recul suffisant. C’est là le problème de la foi (au sens large, la négation étant incluse): elle s’auto-alimente !
Pour le coup du « chaque minute un nouveau signe », je voulais simplement préciser que dans ce cas l’astrologie n’existe simplement pas. La logique voudrait que la « loi astrologique » soit trouvée sur des bases saines et non pas qu’on la justifie sur des remodelages complexes dont, probablement, seul « l’astrologue minute » saura trouver le bon chemin.