Nibiru (planète X): retour en 2012?
Sur Internet, des sites et des vidéos étonnamment populaires annoncent que la planète Nibiru s’approcherait dangereusement de la Terre en 2012 et déclencherait de gigantesques cataclysmes. Est-ce possible? Et, d’abord, la planète Nibiru pourrait-elle exister? En explorant Internet, on ne manque pas d’être frappé par l’extrême rareté des informations sérieuses concernant les catastrophes censées survenir en l’an 2012 (en français, elles sont pour ainsi dire inexistantes). Aussi, j’ai eu l’idée d’examiner les fondements scientifiques de quelques-unes de ces prophéties de malheur qui annoncent la fin du monde. (Ci-dessus, représentation artistique de l’hypothétique planète Nibiru.)
Je sais pertinemment que la date du 21 décembre 2012 provient d’une interprétation du calendrier maya, mais d’autres théories se sont greffées à ce phénomène, le but de l’amalgame étant probablement d’apporter un peu plus de poids aux catastrophes annoncées. Après tout, ne dit-on pas que l’union fait la force?
Pour vous aider à mesurer l’extraordinaire confusion dans les idées relatives à l’an 2012, vous pouvez regarder une émission de Denis Lévesque diffusée en février dernier: vidéo 1 et vidéo 2 (vous noterez la piètre prestation du «vulgarisateur scientifique» qui tente de soutenir la perspective conspirationniste
). La vidéo ci-dessous, visionnée à elle seule plus de 600 000 fois sur Youtube, présente un bon condensé de toutes les rumeurs se rapportant à un éventuel retour de Nibiru.
Nibiru chez les Sumériens
Mais commençons par le commencement. Qu’est-ce que Nibiru? Le mot lui-même provient d’anciens textes sumériens. D’après Michael Heiser, expert de la bible hébraïque et des anciens langages sémitiques, les textes sumériens définissent Nibiru comme une étoile (ou une déité, ce qui revient au même pour les Sumériens) et s’y réfèrent parfois comme à la planète Jupiter (ou même à Mercure en une occasion).
À l’origine de cette interprétation catastrophiste de Nibiru se trouvent des gens tels que Zecharia Sitchin, un pseudo-historien qui a publié une théorie excentrique à partir de 1976, dans un premier livre intitulé «La douzième planète». En disant se baser sur d’anciens documents sumériens, Sitchin annonce que le système solaire comporterait une dixième planète (en réalité, on devrait plutôt parler d’une neuvième planète depuis que Pluton a été rétrogradé au rang de planète naine en 2006; la lune et le soleil étaient comptés comme des planètes par les Sumériens) et que cette planète inconnue serait habitée par une race d’extraterrestres évolués, les Anunnakis.
Mais comment les Sumériens auraient-ils pu obtenir ces connaissances? Simple, affirme Sitchin, les Anunnakis sont descendus sur Terre pour instruire les humains. Mais Sitchin nous réserve d’autres surprises, car il affirme que ces Anunnakis auraient même créé la race humaine en laboratoire, et ceci dans un but précis: nous utiliser comme esclaves pour extraire l’or des mines terrestres, un métal qui servirait à «réparer» l’atmosphère défaillante de Nibiru (!). (Cette hypothétique création de la race humaine par des extraterrestres ne vous rappelle rien? Il semble effectivement que l’individu avec un chignon et un habit de cosmonaute se soit grandement inspiré des élucubrations de Sitchin pour bâtir sa secte.)
Tout ceci est pour le moins extraordinaire, surtout provenant d’un diplômé en histoire de l’économie (source). Il serait certainement plus intéressant et pertinent d’avoir l’avis de vrais spécialistes des langues anciennes. Heureusement pour nous, Michael Heiser a étudié en détail les documents sur lesquels Zecharia Sitchin base son invraisemblable théorie. Notons d’abord que pour justifier l’existence d’une planète supplémentaire, Sitchin s’appuie principalement sur son interprétation, tout à fait personnelle, de la tablette d’argile numérotée VA 243 (ci-dessous).

Sur la gauche, entre la tête des deux premiers personnages, figure l’origine des spéculations de Zecharia Sitchin. On peut y observer une étoile à six branches entourée de onze points. Sitchin y voit plutôt un soleil central et onze planètes. Pourtant, Michael Heiser note que les inscriptions cunéiformes (encadrées à gauche et à droite) de la tablette VA 243 ne font aucunement référence à des planètes ou même à l’astronomie en général.
Pis encore, le symbole central – l’étoile à six pointes – est la représentation que les Sumériens utilisaient toujours pour illustrer une étoile (il existe également une variante à huit pointes), et les onze cercles qui entourent cette étoile seraient tout simplement d’autres étoiles moins brillantes. Les Sumériens représentaient le soleil par une étoile à quatre pointes agrémentée de quatre ensembles de trois lignes courbes, le tout entouré d’un cercle. Ce symbole est bien connu et se retrouve – toujours sous la même forme – dans des centaines d’illustrations sumériennes.
Pour résumer: là où il n’y a qu’un simple amas de douze étoiles, Sitchin imagine une illustration du système solaire et base une nouvelle théorie, incluant une histoire alternative de l’humanité, sur cette simple méprise. Cela est d’autant plus étonnant, souligne Heiser, que tous les textes sumériens précisent clairement qu’il n’existe que cinq autres planètes (en ne comptant pas la lune, le soleil et notre bonne vieille Terre).
Concernant les Anunnakis, Heiser enfonce un peu plus le clou en remarquant que les textes sumériens ne dressent jamais de lien entre ces «dieux extraterrestres» et l’hypothétique «douzième planète» imaginée par Sitchin. En outre, aucun document ne suggère même que les Sumériens croyaient que Nibiru pouvait être habitée.
À travers sa relecture bien personnelle de l’histoire, Zecharia Sitchin proclame que Nibiru décrirait une orbite très elliptique autour du soleil et qu’elle se rapprocherait de la Terre tous les 3600 ans. Heiser n’a bien entendu rien trouvé de tel dans les textes antiques et, malheureusement pour Sitchin et les autres prophètes de malheur, une période aussi longue signifierait que cette planète se trouverait dans des conditions très peu propices à l’apparition de la vie.
Une planète X invisible…
La théorie des «anciens astronautes» de Sitchin repose donc à la base sur une fausse interprétation d’une tablette d’argile sumérienne. À l’époque où nous disposons d’instruments astronomiques sophistiqués, l’existence d’une nouvelle planète s’avérerait toutefois beaucoup plus convaincante si on pouvait l’observer directement ou au moins mesurer ses effets gravitationnels.
Or, si la planète Nibiru existait et qu’elle devait nous frôler en 2012, on aurait pu l’observer depuis longtemps. Et ce n’est évidemment pas le cas. Sur son site BadAstronomy.com, Phil Plait explique qu’une éventuelle planète X massive ne passerait certainement pas inaperçue; bien que les chiffres varient, Nibiru est présentée comme une planète qui aurait plusieurs fois la masse de la Terre:
«Si la planète X devait être ici dans moins d’une décennie, elle ne pourrait être éloignée de plus d’un milliard de kilomètres environ. Même à cette distance, ce serait l’un des objets les plus brillants du ciel. Et même si elle était trop peu lumineuse pour être observée à l’oeil nu, elle pourrait toujours être visible en étant à des milliards de kilomètres. Souvenez-vous que la petite planète Pluton est à 5 milliards de kilomètres et qu’elle peut être aisément être détectée avec un équipement moderne. Et Pluton est beaucoup plus petite que ce qu’on nous dit de la planète X. Il est tout simplement impossible qu’une grosse planète si proche de la Terre ait pu échapper à la détection des astronomes – même celle des astronomes amateurs [...] qui n’ont aucune raison de mentir – pendant toutes ces décennies.»
Comment réagissent les prophètes de malheur face à cette absence d’observation de Nibiru? Il y a plusieurs réactions d’après les photos et les vidéos qu’on peut voir sur Internet. Pour certains, Nibiru a déjà été photographiée mais, en guise de preuves, on montre des photos du soleil avec des réflexions internes dans les lentilles («lens flares») ou d’autres effets d’optiques. D’autres, plus audacieux, montrent des photos de la Nasa qui présentent des phénomènes très lointains et totalement étrangers au système solaire, par exemple des nébuleuses planétaires, en espérant que leur supercherie ne soit pas dévoilée. Voir, par exemple, l’explication de célèbres «photos de Nibiru» diffusées par la Nasa (en anglais, lire Nibiru Pictures by NASA).
Un autre argument, plus logique à première vue, veut que Nibiru soit indécelable dans le spectre visible mais qu’elle pourrait être observée dans l’infrarouge (on avance même la thèse qu’il s’agirait d’une naine brune, qui ne manquerait pas d’être détectée par ses effets gravitationnels). Des prophètes de malheur, tels que Mark Hazlewood (photo ci-contre; remarquez son regard chaleureux), affirment que Nibiru a ainsi été détectée par la Nasa en 1983.
Que s’est-il donc produit en 1983? Lors d’une conférence de presse à Washington, des scientifiques annonçaient la publication d’une recherche qui, grâce au satellite IRAS, avait identifié quatre sources infrarouges indétectables dans le spectre visible. Pourrait-il s’agir d’une planète inconnue? À l’époque, raconte Tom Chester, qui travaillait sur ce projet d’IRAS, les astrophysiciens évoquaient plusieurs possibilités: des galaxies qui rayonnent plus dans l’infrarouge que dans le visible, objets du système solaire, naines brunes un peu au-delà du système solaire ou quelque chose d’autre.
Ces scientifiques ne connaissaient donc pas la nature de ces sources infrarouges, qui ont été décrites comme des «objets mystérieux» par les articles de journaux. Les prophètes de Nibiru citent encore ce fait, comme s’il venait supporter l’existence de cette planète X, mais ils omettent de fournir la suite de l’histoire. En 1987, un article (Soifer 1987, Annual Review of Astronomy & Astrophysics, 25:187) dissipait le mystère en décrivant la nature de ces quatre sources infrarouges: il s’agissait de trois galaxies lointaines et d’un nuage galactique qui émettait un rayonnement infrarouge. Il n’y avait donc pas de planète massive inconnue dans le système solaire. Fait étrange, ces résultats ne sont jamais mentionnés par les conspirationnistes, si ce n’est pour dire qu’il s’agirait d’un camouflage visant à désinformer les populations.
… et sans gravité…
Une planète Nibiru massive devrait non seulement être visible, mais on devrait aussi voir ses effets gravitationnels sur les autres planètes connues. Depuis une bonne quinzaine d’années, avec les données précises que la sonde Voyager a pu transmettre sur les planètes géantes, on sait qu’il n’y a pas de planète massive au-delà de Pluton.
Dans un article (Planet X : No Dynamical Evidence in the Optical Observations) publié en mai 1993 dans la revue The Astronomical Journal, Myles Standish – un scientifique du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa – explique qu’il n’y a tout simplement pas de perturbations inexpliquées dans le comportement des planètes connues. Par conséquent, il ne peut donc pas y avoir de planète supplémentaire encore inconnue. Il serait intéressant de savoir ce que les théoriciens de Nibiru pensent de cette démonstration mais, étrangement, il ne la mentionne jamais.
Remarquez que cette démonstration démolit déjà les futurs arguments de gens qui, après avoir constaté l’absence d’événements particuliers en l’an 2012, diront qu’ils ont peut-être fait une erreur de calcul mais que Nibiru existe et qu’elle reviendra plus tard qu’ils ne l’avaient prévu.
Le canular Nibiru selon la Nasa
Si l’on veut connaître l’opinion de la Nasa sur un sujet particulier, il est préférable de se rendre sur son site plutôt que de lire de vieilles coupures de journaux et de ne pas chercher à connaître le dénouement des faits annoncés. Le sujet de Nibiru étant souvent évoqué par le public, des scientifiques de la Nasa ont été forcés de se pencher sur ce mythe.
Dans la section «Ask an astrobiologist» (demandez à un exobiologiste) du site de la Nasa, les scientifiques se disent las de répondre à des questions concernant ce qu’ils appellent le «canular Nibiru», et précisent que les informations qui circulent sur Internet sont évidemment fausses. Ils démolissent au passage les mythes fréquemment avancés par les conspirationnistes: la Nasa et les gouvernements qui connaîtraient l’existence de cette planète menaçante mais qui cachent la vérité pour éviter une panique mondiale, l’observation de Nibiru grâce au télescope en Antarctique, les photos d’autres phénomènes astronomiques qu’on présente comme des preuves de l’existence de Nibiru, etc. En terminant ses réponses au sujet de Nibiru, David Morrison fait une déclaration étonnante:
«Laissez-moi répéter encore que Nibiru est un canular dont une secte fait la promotion. Elle n’existe pas et ne nous menace certainement pas.»
Le retour de Nibiru était prévu pour l’an 2003!
Pardon… vous dites une secte? Le retour de Nibiru, ou de la planète X, a en effet été annoncé à partir de 1995 par Nancy Lieder, qui est à la tête de Zetatalk, un groupuscule que certains qualifient de secte. Nancy Lieder prétend être en contact avec des entités de Zêta du Réticule (ou Zeta Reticuli; vous vous souvenez de la soi-disant carte stellaire qui aurait été aperçue par Betty Hill?), qui lui auraient confié que l’approche d’une planète inconnue provoquerait des cataclysmes sur Terre vers le 15 mai 2003. (Une partie des archives de Zetatalk est traduite en français dans ce site: je vous préviens, c’est plutôt effrayant).
Dans la vidéo ci-dessous, un rapport de Zetatalk qui date de décembre 2007, Nancy Lieder soutient encore que Nibiru s’approchera bientôt de la Terre, et interprète le réchauffement planétaire et les tremblements de Terre comme des effets secondaires d’une planète X qui serait presque à nos portes…
Tous ces éléments (est-il nécessaire de préciser qu’ils n’ont aucun lien avec le passage d’une planète inconnue?) ont été repris dans des vidéos dont certaines ont été visionnées par des centaines de milliers d’internautes sur Youtube, sans compter les autres sites de partage. Qui aurait intérêt à répandre de nouveau de fausses rumeurs sur un retour imminent de l’inexistante Nibiru? Je vous laisse deviner…
Le 5 mai 2003, à quelques semaines de la «fin du monde» annoncée par Zetatalk et d’autres illuminés, David Morrison écrivait sur le site de la Nasa qu’il n’y avait pas plus de tremblements de terre qu’à l’habitude et que rien de ce qui avait prévu par les prophètes de malheur ne se produisait. Il terminait son court message sur le retour de Nibiru de la façon suivante:
«Je me demande combien de temps cette fiction pourra encore durer alors qu’il est tout à fait évident qu’elle est fausse. [...] Je présume cependant que les gens qui sont à l’origine de ces absurdités se trouveront des prétextes expliquant pourquoi leurs prédictions ne se sont pas réalisées.»
J’ignore si cette «prophétie» de David Morrison s’est réalisée mais le fait est que certaines personnes ont reporté le retour de Nibiru à l’an 2012 afin de pouvoir recycler toutes les fausses rumeurs qui couraient à ce sujet entre 1995 et 2003. Autre avantage pour les catastrophistes et les conspirationnistes: ce recyclage permet de faire coïncider ce retour imaginaire d’une planète inconnue avec les autres mythes qui entourent la fin d’un cycle du calendrier maya.
Arrêt de la rotation et inversion des pôles
Des «théoriciens» de la planète X vont même jusqu’à prédire des événements et des chiffres précis, par exemple un arrêt de la rotation de la Terre ou une inversion des pôles lors d’un rapprochement de cette Nibiru imaginaire. À l’émission de Denis Lévesque dont je vous parlais un peu plus haut, Robert Lamontagne (astrophysicien à l’Université de Montréal) explique que, pour faire basculer une planète sur son axe, «il faudrait une collision extrêmement violente» et, dans un tel scénario, «à toute fin pratique, les deux objets se détruiraient».
Heureusement, Robert Lamontagne nous rassure en ajoutant qu’il est impossible qu’une planète de la taille alléguée de Nibiru puisse s’approcher de la Terre sans qu’elle ne soit détectée de nombreuses années à l’avance, aussi bien par les professionnels que par les astronomes amateurs (ce qui réfute d’ailleurs toute théorie de la conspiration).
Comment des gens ont-ils pu croire que l’axe de la Terre puisse un jour basculer? L’astrophysicien estime que ces théoriciens ont tout simplement confondu la notion d’inversion de la polarité des pôles magnétiques (un phénomène qui existe et qui se produit sur une période de plusieurs centaines ou milliers d’années) avec une inversion des pôles géographiques, ce qui serait une tout autre histoire.
D’après ce que j’ai pu trouver sur le sujet, il se pourrait bien que l’origine de cette confusion remonte à des lectures du «prophète endormi» Edgar Cayce, qui aurait évoqué à quelques occasions un renversement physique de la Terre sur son axe (à ce sujet, voir aussi, en anglais, Edgar Cayce and 2012). Quant au fait qu’une planète puisse arrêter sa rotation sur elle-même et repartir de plus belle trois jours plus tard, c’est tout simplement de la mauvaise science-fiction.
Qu’on l’appelle Nibiru ou planète X, le concept d’un astre inconnu du système solaire est plus que jamais apprêté à toutes les sauces, et même récupéré par des mouvements «New Age» et des sectes. Je vous invite à faire une recherche sur le Web pour constater par vous-même l’ampleur des dégâts car je n’ai pas l’intention de faire de la publicité pour ces sites, au demeurant très faciles à trouver.
Dans ce foisonnement d’interprétations insolites, j’ai déniché une perle de mauvaise science-fiction: Nibiru serait en réalité un gigantesque vaisseau spatial de la «quatrième dimension appartenant à la Fédération galactique de la Voie lactée» et «Nibiru est venue aider ses habitants à s’élever vers la quatrième dimension en harmonisant leur élévation vibratoire avec celle de la planète». Faut-il s’inquiéter d’un tel amalgame?
Lire aussi:
- Voyance gratuite sur Internet: un test étonnant
- 2012, apocalypse, activité solaire et calendrier maya
- 2012, alignement des planètes, alignement galactique et astrologie
- Toungouska: solution de l'énigme?
- Voyage vers la Terre creuse
- La voyante Sylvia Browne choque l'Amérique
- Les miracles du soleil, les ovnis et la rétine d'Auguste Meessen
- Un étrange mirage qui rapprocherait des villes éloignées
- Albert Einstein croyait-il à l'astrologie?
- 2012 : des scientifiques apportent (un peu) d'eau au moulin des oiseaux de malheur


24 avril 2008 à 9:06
Si NIBIRU existait voici par le calcul sa vitesse à laquelle elle arriverait à nous :
Distance moyenne ou elle se trouve (ce qui est dit : situé entre mars et jupiter sur la ceinture d’astéroïde). Prenons par défaut le plus loin. C’est à dire jupiter. Jupiter à une aphélie et une pirhélie de 588 et 968 millions de Kms soit une distance moyenne de 778 millions de kms.
Nombre de jour restant du 24 avril 2008 au 21 décembre 2012 : environ 1700 jours.
778 000 000 / 1700 = 457 647,058 km/j soit :
457 647,058 / 24 h = 19 068,62 km/h
Impensable pour une planète qui devrait être au moins deux fois celle de la terre ci ce n’est plus.
Où sont ses moteurs ?
24 avril 2008 à 13:54
Orphee: Il y a un truc que je ne pige pas avec ces histoires de pseudo moteur à eau. je ne vois vraiment pas comment cela peut marcher!!
Son principe serait de « bruler » du dihydrogène produit pas une électrolyse de l’eau. soit:
2.H2 + O2 –> 2.H2O + E1 (energie de dissociation)
or pour dissocier l’eau par électrolyse il faut fournir au moins autant d’energie!
2.H2O + E1 –> 2.H2 +02
En plus, en pratique, même en utilisant la methode d’electrolyse la plus élaborée il y aura des pertes (que ça soit la methode classique ou par une soit disant raisonnance (qui au passage doit couter un peu d’energie en plus))
donc nous avons :
2.H2O+ E1 + E2(pertes) -+-> 2.H2 +02
donc au final nous avons depensé E1+E2 pour regagner seulement E1. on a perdu de l’energie!
je vois pas comment gagner plus d’energie que l’on en dépense… à moins d’evacuer les regles de la thermo..
Orphee, toi qui à l’air inform à ce sujet, que repondent généralement les tenants de ce moteur à cet argument de base? Et meyer le premier?
24 avril 2008 à 17:22
(Agence Science-Presse) – En recommandant d’ajouter 3 planètes au système solaire, un comité d’astronomes a choisi la voie du compromis plutôt que celle de la science, reprochent plusieurs astronomes.
Ne pas déplaire aux Américains qui ne voulaient pas voir Pluton perdre son statut de planète, tout en accouchant d’une définition hybride qui pourrait avoir pour conséquence d’ajouter des dizaines d’autres « planètes » à la liste, au fur et à mesure que se poursuivront les découvertes astronomiques, dans les prochaines années: tel est le résultat du compromis.
Car la ceinture de Kuiper, cette vaste ceinture d’astéroïdes qui s’étend au-delà de Pluton, contient sans doute des milliers de petits astéroïdes, mais elle en contient sans doute aussi des dizaines qui sont assez gros et assez sphériques pour se conformer à la nouvelle définition de planète, telle
que proposée par un comité de l’Union astronomique internationale cette semaine lors de son congrès de Prague.
La décision finale doit être rendue la semaine prochaine.
Les nouvelles planètes (peut-être!):
Ceres: « astéroïde » entre Mars et Jupiter, découvert en 1801 et faisant 950 km de diamètre.
Charon: la plus grosse lune de Pluton, si grosse que les astronomes parlent de Pluton-Charon comme d’une « planète double ».
UB2003-313: appelé Xena (un nom qui n’est pas officiel), c’est le plus gros des « astéroïdes » (peut-être 3000 km de diamètre, contre 2250 pour Pluton). Découvert en 2003 .
A lire aussi:
La 10e planète (août 2005)
Pluton ne répond plus (2001)
Adieu
Pluton, ce fut agréable de te connaître… (1999)Ceci dit, le comité de l’Union astronomique internationale, qui avait reçu ce mandat il y a deux ans, n’a pas seulement pris une décision qui modifiera tous les manuels scolaires et les affiches du système solaire. Il a créé une nouvelle catégorie de planète: les plutons. C’est dans cette catégorie que se rangeront probablement les futurs nouveaux venus.
C’est un plan que « seul un scientifique pourrait aimer » reproche l’astronome californien Michael Brown, découvreur de la plus récente « planète pluton », en 2003.
Car le grand public risque d’être confus. Apprendre par coeur une liste de neuf planètes, ça pouvait toujours aller. Mais des dizaines?
Source : http://www.sciencepresse.qc.ca.....08067.html
Arretez de vous prendre pour des scientifiques vous me faites trop rire !
Nibiru existe ouvrez vos yeux remplis de m**de !
25 avril 2008 à 2:34
Bonjour Mecano1001,
Je te retrouve enfin. Je vois que tu es toujours dans les bons coups des blogs experts dans le néant.
Ne t’y perd pas. Je viens justement te chercher vers d’autres aventures….
25 avril 2008 à 3:41
Salut LEFAUCHEUR,
Tu as raison devant les insultes de certain blogeur et avec des enfants qui ne savent pas compter sans retirer leurs moufles, je préfère te suivre dans tes aventures.
Le site AGORAVOX c’est la même chose, insultes à mots cachés à prolifération.
Pauvre JC qui doit être en vacance, il ne peut pas avoir la main sur des « blog answers ».
Enfin, JC se retrouvera avec les mêmes « rabachants » relatif à NIBIRU.
Les moteurs font une grande partie de ce blog comme tu as pu lire plus haut.
N’hésite pas à me faire un mail je quitte pour de bon ce bateau pirate.
25 avril 2008 à 11:37
Spina
J’ai bien fait une expérience en injectant un fort courant commandé par un générateur modulable en fréquence mais j’ai pas du trouver l’harmonique en question
En gros on arrive bien à produire de l’électrolyse et, en utilisant un fort courant, c’est plus spectaculaire qu’en classe (J’aime bien la « lumière » dans l’eau !) mais de là à dire qu’on produit plus d’énergie qu’on en donne … j’ai surtout constaté que les ressources s’appauvrissaient vite !
Donc ce n’est pas sur mon expérience qu’on peut argumenter et probablement pas plus sur des expériences dont on déduit par des méthodes douteuses une valeur de résultat fantastique (ex: les moteurs qui produisent plus d’énergie qu’ils reçoivent).
Ce que je fais c’est une observation: si l’expérience de Meyer n’est pas une arnaque (de plus) il semble bien qu’il arrive à une électrolyse rapide sans consommation forte et sans commune mesure avec ce qu’on peut habituellement constater.
L’expliquer ? Ben … déjà que je n’arrive pas à la reproduire !
Peut être une forme de fusion froide qui, à ma connaissance, n’est pas encore invalidée
http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=3618
http://cerntea.canalblog.com/a.....63644.html
25 avril 2008 à 15:54
Il est impressionnant de voir combien certains ont besoin de croire en quelque chose, aussi invraisemblable puisse-t-elle paraître.
Ne pas considérer que l’on sait tout, et douter est je pense une preuve d’intelligence, mais faire de vastes suppositions boiteuses, et prônant que « de toute façon, on n’a pas prouvé le contraire, il reste 99% de choses que l’on ne connaît pas » (et au passage 99% de chances que je puisse avoir raison alors?), c’est de l’idiotie.
Arrêtez de croire aux légendes et à tout ce qui sonne bien à l’oreille. Trouvez des faits précis et vérifiés et interprétez les vous même (de l’information informe telle qu’elle devrait être).
Ceci dit l’article est intéressant, et il y a des commentaires qui le sont tout autant.
Et au passage, une orthographe bâclée peut enlever toute crédibilité à un argumentaire. Écrire français, parfois ça aide.
25 avril 2008 à 18:34
Hello Orphee,
« L’expliquer ? Ben … déjà que je n’arrive pas à la reproduire ! »
oui mais j’ai bien peur que tu ne puisses jamais la reproduire puisque il est fort probable qu’elle n’ai jamais été produite une première fois!
Comme je l’expliquais plus haut, je ne vois pas comment il serait possible de dépenser moins d’energie pour dissocier une molécule que celle gagnée en la ré-associant. c’est mathematiquement impossible, quelque soit le procédé utilisé.
Et que viendrait faire la fusion froide dans ces réactions d’oxydo-réduction?
L’experience de meyer est soit une arnaque soit une erreur d’interpretation.
D’ailleurs si le moteur à eau fonctionnait, il y a longtemps que tout le monde roulerait avec!(puisque ses soit-disant plans circulent sur tout les sites de pseudo-science depuis des années(mais que font les méchants et homnipotents lobbies petrolier?))
ah c’est sure, la thermodynamique c’est beaucoup moins marrant que les forces de l’occulte, les planètes de l’apocalypse, et les complots gouvernementaux…
25 avril 2008 à 19:15
Et alors Spina ? je dois avouer que je suis parfois trop crédule ?
allez, je le concède sans regret car, comme je le disais je ne sais plus où, il faut toujours méler rationnel avec foi pour avancer même s’ils semblent contraires.
Disons qu’il m’arrive d’aimer croire que l’impossible ne le soit pas tout à fait.
Dans l’expérience réalisée je voulais en fait voir, si à partir d’une certaine fréquence, il y avait bien un phénomène particulier qui provoquait une baisse de consommation ce qui aurait déja constitué une base interessante.
Hélas, plus bas ou plus haut j’ai pas trouvé le point G !
26 avril 2008 à 11:06
héhé..c’est vrai Orphee que, de toute façon, c’est en cherchant que l’on trouve..
j’espere qu’un jour ce sera autre chose que de la science fiction
26 avril 2008 à 11:20
Le point G n’existe probablement pas , malheureusement…
Toute manifestation d’énergie cinétique ou potentielle produira un perte, calorifique ou autre. L’idée est de maintenir cette perte au niveau le plus bas. J’ai lu quelque part que notre archaique moteur à explosion avait une efficacité réelle de 30% dans le meilleur des cas. Le reste se perdant en chaleur, rejets de C02 et manque d’orientation du conducteur…
Considérant que le point G (G pour grande efficacité… Je précise avant de me faire crucifier) n’existe pas et n’existera pas, il est judicieux de se tourner vers des sources d’énergie renouvelables et non polluantes. On ne sort pas de la thermodynamique, sauf dans la science-friction. J’ai écrit friction volontairement… Je sais pas pourquoi… Ca sonne bien… Et puis c’est en lien avec les pertes d’énergie possibles mentionnées plus haut…
26 avril 2008 à 12:56
En passant, je suis en train de me monter une petite moto parfaitement illégale
c’est à dire avec moteur brushless et LifePo4.
Si ça marche bien je ferai ça plus tard en « plus grand » et en remplaçant par des A123.
Remarquez que c’est pas vraiment pour les « pauvres » à l’achat
C’ets vrai que je marche pas à l’eau mais avec des rendements énergétiques dépassant largement les 90% c’est pas mal quand même
26 avril 2008 à 13:03
Orphée,
Il n est pas triste ton atelier!!!
Un vrai labo.
Améthyste,
26 avril 2008 à 17:59
hé mais si Orox, le point G existe, je l’ai trouvé à plusieurs reprises!..euh…. je ne parles pas de moteur bien sure… (hum..j’ai l’impression que mon abstinence forcée dans la dimension z commence à me monter à la tête)
Orphée: quel mécano! mais au fait… c’est quoi un moteur brushless et LifePo4? c’est ce truc avec un hamster qui coure dedans?
26 avril 2008 à 18:48
Spina: Dans ce cas… Il y a comme ressource la dimension XXX, qui peut devenir lassante en fin de compte… Croyez-moi, rien ne vaut une abstinence totale agrémentée d’auto-flagellations régulières et bien vigoureuses. Rajouter à cela la récitation quotidienne de 1900 Notre-Père, et vous verrez la vie d’un oeil nouveau et chaste.
Orox: Un Saint Homme sans compromis.
27 avril 2008 à 9:25
- un moteur brushless
Les moteurs électriques « classiques » à courant continu utilisent des balais qui frottent sur l’axe principal pour assurer le changement de polarité magnétique qui permettra la rotation.
L’avantage est qu’ils sont simples à commander: la tension appliquée donnera la vitesse de rotation.
Mais il y a deux problèmes importants: les balais servent d’interrupteurs et le courant commuté est important: chaleur perdue et vitesse de rotation limitée
Dans un moteur brushless les bobinages ne sont pas rotatifs: l’axe ne comporte que des aimants, les bobinages restant sur la partie fixe.
Problème: il faut commuter les bobinages puisqu’il n’y a plus de « brush » (balais). On gère donc électroniquement la commutation (ce qui est plus complexe qu’un moteur standard) par un variateur « brushless »
Avantages: il n’y a plus d’usure des balais, de mauvais contacts provoquant des défauts, de perte d’énergie par frottement et de limitation de vitesse de rotation. Le rendement devient exceptionnel ( + de 95% )
- La batterie LifePo4
Plomb/acide (lourd, nbre cycles très limités, polluant)-> Nickel Cadium -> Nickel Métal Hybride -> Lithium Ion (explosif mais beaucoup plus léger) -> Lithium Fereux Phosphate (à peu près identique mais non dangereux avec 1000-3000 recharges possibles), le A123 étant la version plus performante (nanotechnologie) mais pour l’instant plus ou moins réservée aux produits Dewalt (perceuses…) et, surtout, très chère.
Le gros avantage de la batterie A123: recharge pouvant être faite en moins de 15 minutes et courants de décharge qui peuvent être énormes sans risque ! certains américains commencent donc à remplacer leurs moteurs thermiques (voitures/motos) par des A123 avec de gros moteurs électriques et … ça marche !
Bon, pour l’instant ça craint un peu coté prix
mais c,est sûr qu’avec le prix de l’essence et la baisse future des prix de batteries ça va devenir plus que rentable.
27 avril 2008 à 9:26
salut
orphée, orox et spina > ceci peut-il t’aider a comprendre comment sa fonctionne là ou tu bloques?
http://nenki.com/stanley_meyer.....olysis.pdf
En fait c’est vraiment bien que tu sois outillier pour realiser des travaux comme ceux ci
Je ne suis pas ingénieur, ni physicien,astrophysicien, ni mathématicien ou quoi que se soit d’autre, juste quelqu’un de simple avec un sens de l’observation assez dévelloppé, je comprend bien tout votre vocabulaire je ne bloque nullement dans la compréhension detout ce dont vous parlez autour du moteur hydrogen de meyer, en tout cas c’est bien que des personnes expérimentées dans divers domaines puissent participer au débat.
Je n’aime pas que l’on rapporte chaque théorie occulte à la théorie du complot c’est trop facile et incontournable de nos jours, lorsque la compréhension humaine est dépassée par les évenements.
27 avril 2008 à 9:27
Orox
En parlant flagellations j’ai regardé il y a un ou deux jours un reportage sur une ex-bonne soeur et ça surprend quand on pense qu’on est dans les années 2000 …
27 avril 2008 à 9:41
fuzz
On connait l’histoire sauf que … c’est très contesté.
En plus Meyer a bien déposé des brevets bien réels et il m’étonnerait que personne n’ait pu trouver sur cette base …
27 avril 2008 à 18:47
Orphée: Très intéressant ce que vous dites concernant la batterie A123. Etant l’heureux possesseur d’une perceuse Dewalt, on voit clairement la différence à l’utilisation. Longue autonomie et surtout régularité, c’est à dire qu’elle conserve sa puissance totale jusqu’à la fin de la charge (ou presque). Ce n’est pas comme certains modèle plus bas de gamme dont la performance décline petit à petit suivant l’état de la charge et ce dès le début de l’utilisation, ce qui est plutôt emmerdant si on a un boulot d’envergure à faire, même avec 2-3 batteries de rechange. Très bel exposé.
27 avril 2008 à 19:44
« elle conserve sa puissance totale jusqu’à la fin de la charge (ou presque). »
En fait il semblerait que ce soit une batterie qui, contrairement aux autres, devient plus performante avec le temps
Et il faut rajouter que ce ne sont pas tous les modèles de batterie mais visiblement les batteries 36V et surtout marquées « nanotechnologie » (les dernières)
27 avril 2008 à 20:22
Je possède la 18V, qui est quand même très puissante. Il n’y a pas de différence de fonctionnement quant à la puissance excepté vers la fin de la charge. Prenons par exemple une montre à piles, celle-ci ne comptera pas le temps plus lentement si sa charge est rendue à la moitié. C’est la même chose pour la perceuse. De toute facon, elle est plus belle et coûte plus cher que celle de mon voisin, c’est tout ce qui compte
Je vais aller voir les 36V. Ca tombe bien, j’ai une clôture à réparer.
28 avril 2008 à 1:27
*** Google(www.ufodigest.com):
- Eris – the Red Planet and the Worlds in Collision
*** NASA AND PLANET X
http://www.australia.to/story/.....00,00.html
*** The book « Planet Eris and the Global Warming » (can be found at Amazon)
30 avril 2008 à 15:25
Bonjour à tous,
Je veux préciser une chose. Quelqu’un a écrit plus haut :
«autre petite question, comme Sitchin est le premier a déchiffrer les tablettes cunéïforme sumérienne, comment Heiser a traduit ces mêmes tablettes ? à partir de quoi ?»
Faux ! Sitchin n’est pas le premier, est-ce qu’il prétend vraiment être le premier ? Le «Journal of Cuneiform Studies» est publié depuis 1947, S.N Kramer a publié des traductions dans les années ‘40, notamment son livre intitulé «Sumerian Literary Texts from Nippur» en 1944. Mais encore…
En 1924, E. Chiera publiait une étude intitulée «Sumerian Religious Texts» et en 1934, il publiait «Sumerian Texts of Varied Contents». Et j’en passe.
On peut dire, après un examen sérieux et objectif de la question que le seul titre attribuable à M. Sitchin est celui de première oeuvre de fiction dans le domaine des études sumériennes. Ce fut un très grand succès de librairie, mais il ne faut pas prendre ça au sérieux.
Cette histoire de Nibiru m’a passionné, j’ai même déjà vu Sitchin en conférence, j’ai lu de ses livres. Je me suis donc documenté un peu, j’ai trouvé des livres, des grammaires, des traductions de texte, puis je me suis décidé et j’ai commencé, il y a quelques semaines à apprendre le sumérien. C’est difficile, mais c’est à la portée de n’importe qui qui est vraiment décidé.
Si il y a du monde de la ville de Québec qui lisent ici et qui sont vraiment passionnés par cette question, on peut s’organiser des séances pour apprendre le sumérien ensemble.
Écrivez-moi ici : scazelais@consultant.com
Merci au modérateur de nous donner l’occasion de nous exprimer et de faire un peu de lumière sur cette question.
30 avril 2008 à 17:05
Bonjour M. Cazelais, bienvenue sur mon blog et merci pour ces précisions.
En visitant votre site, j’ai constaté que vous aviez également commenté l’émission de LCN sur l’an 2012 dans votre blog:
http://www.sergecazelais.com/b.....la-fiction
Bonne courage dans votre apprentissage du sumérien. (M. Cazelais est un érudit des langues anciennes.)